Résistance Identitaire Européenne

J’AVAIS UN CAMARADE : Robert Blanc

 l s’appelait Robert Blanc. Il est parti rejoindre les Oies Sauvages au matin du 20 juin, en ce temps du Solstice d’été dont il savait quelle est la signification pour les gardiens du Graal puisqu’il en faisait partie. Quand je le voyais ou quand, très régulièrement, j’entendais sa voix au téléphone, je me sentais empli de cette force qu’il portait en lui. Car il était de ces Grands Anciens grâce à qui je suis devenu ce que je suis depuis le jour, il y a maintenant bien longtemps, où j’ai entendu leur appel.

L’engagement, pour Robert, était une évidence qui n’avait donc nul besoin de commentaires. Il l’avait prouvé en rejoignant les rangs de la Grande Armée, ce qui lui avait valu de payer, dans sa chair, le prix du sang. Il n’en faisait bien sûr jamais état. En vrai gentilhomme qu’il était, cela lui aurait paru de mauvais goût…

Après la fin d’une guerre qui n’avait été, en fait, qu’une bataille perdue dans le combat plurimillénaire que mènent les hommes de notre sang, il avait maintenu la flamme, en constituant, avec Jean Mabire et quelques autres lascars de bonne trempe, une Communauté de Jeunesse destinée à planter quelques jalons pour la suite. Ce qui fut fait.

Transmettre. Transmettre le message immémorial, l’héritage que doivent, à leur tour, incarner les jeunes générations. En ayant le souci d’une transmission, celle du sang, sans laquelle il ne saurait y avoir que verbiage et pieuses intentions.

Dors en paix, mon vieux camarade. Car toi et les autres Anciens que tu as rejoins, vous marchez en esprit dans nos rangs.

Selon une formule que tu affectionnais, je t’adresse mon salut réglementaire.

                                                               Pierre VIAL

 

 

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