Résistance Identitaire Européenne

Quand les services turcs tuent en plein Paris

Ce 9 avril le quotidien Le Monde faisait connaître une décision du 11 mars : le gouvernement français acceptait de déclassifier les documents émanant de nos services de renseignement à propos d'une affaire qui remet en cause les relations d'État entre la France et la Turquie. (1)

L'assassinat, le 9 janvier 2013, rue Lafayette, à Paris, de trois militantes kurdes pose en effet plusieurs problèmes, que l'on devrait examiner séparément. Depuis septembre 2014 le magistrat instructeur demande cette déclassification dans ces termes : « L’enquête judiciaire, écrit-elle, a mis en évidence que l’un des mobiles les plus plausibles de ce triple assassinat pouvait être mis en relation avec les activités supposées d’Omer Güney [le "tireur présumé" précise Le Monde] en France au sein des services secrets turcs (MIT). »

 

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Bernard Lugan viré de Saint-Cyr !

A Saint-Cyr, l'Afrique n'est plus au programme...

Court-circuitant l'ensemble de la hiérarchie militaire afin de lui rappeler -si besoin était-, dans quel mépris elle est tenue, le cabinet du ministre de la Défense vient d'intimer l'ordre au général commandant les écoles de Coëtquidan de suspendre de cours Bernard Lugan.
 
Qu'il soit ainsi fait affront à la bienséance, nul ne s'en étonnera de la part de technocrates parvenus dont le carriérisme le dispute à la servilité. Ce qui est plus grave c'est que les libertés universitaires soient ainsi violentées par un pouvoir à la dérive.
 
Il est somme toute assez pittoresque qu'un chef de l'Etat devant l'unique succès de sa présidence à l'efficacité de l'armée de terre en Afrique, décide d'écarter le seul expert qui, du Mali à la RCA en passant par la Libye, le Tchad ou encore la Passe Salvador, la conseille efficacement au quotidien... Mais après tout, le sort de ses soldats est peut-être le cadet de ses soucis.
 
Quant aux joyeux élèves de la Spéciale, le cabinet du ministre vient de leur offrir, sans le savoir, un cadeau inespéré. Ils savent désormais qu'une secte d'idéologues faillis vivant ses derniers jours s'attache à détruire les enseignements ramenant les hommes de terrain à la réalité. Mais en se prétendant  indépendante de la vérité, cette secte est devenue la risée de l'opinion. C'est elle qui la détruira.
 
Et puis, après tout, pour de jeunes élèves-officiers, l'interdit ne reste-t-il pas  le meilleur moyen de faire ouvrir un livre ? Si tu ne viens pas à Saint-Cyr, Saint-Cyr viendra à toi...On ne lâche rien !
 
Bernard Lugan
15/04/2015

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Les obsessions liberticides des monothéistes

Les monothéistes (juifs, chrétiens, musulmans) sont toujours d’accord sur l’essentiel quand il s’agit du destin des hommes et se conduisent ainsi en dignes fils d’Abraham. C’est leur droit. Le nôtre est de vivre dans un autre univers mental que le leur.

Dernière illustration en date. Par la voix de leurs hiérarques (Philippe Barbarin, cardinal archevêque de Lyon, François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France, Monseigneur Emmanuel, métropolite de France, Haïm Korsia, grand rabbin de France, Mohammed Moussaoui, président de l’Union des mosquées de France), les monothéistes se dressent comme un seul homme contre le projet de loi sur la fin de vie débattu à l’Assemblée (il s’agit d’abréger le calvaire de malades en phase terminale par une sédation « profonde et continue »).

Comment s’explique leur position ? D’une façon très simple. Les monothéistes affirment obéir à la seule volonté de leur Dieu, éternel, tout-puissant et omniscient qui, en tant que Créateur, décide souverainement du sort réservé à ses créatures. Donc l’homme n’est pas libre de choisir son destin en ce qui concerne la maîtrise de la vie car, comme l’explique fort bien, dans la Bible, le texte de la Genèse au sujet du péché originel, celui-ci est constitué d’une orgueilleuse révolte de l’homme, affirmant sa liberté et donc le choix de conduire sa vie comme il le veut, en s’affranchissant des diktats du Dieu d’Abraham.

C’est pourquoi tout acte affirmant la liberté de l’homme quand la vie est en jeu – contrôle des naissances, avortement, suicide, euthanasie – est formellement prohibé par les monothéismes. Pour lesquels la prise en compte de la souffrance ne peut intervenir contre la volonté d’un Dieu qui décide de tout, du début à la fin d’une existence humaine sur laquelle il a, seul, le pouvoir d’intervention.

C’est en cela que le paganisme, qui proclame la totale liberté de l’homme, est incompatible avec la soumission des créatures à l’égard d’un créateur, soumission qui est le fondement des monothéismes.

                                                                                         Pierre VIAL

 

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