Mehdi Boutara, l’ex-chef de cabinet de Clichy condamné à 30 mois de prison pour trafic de cocaïne

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Mehdi Boutara

Mehdi Boutara, chef de cabinet de l’ancien maire socialiste Gilles Catoire, trempait dans le milieu depuis 2015.

Mehdi Boutara, collaborateur de l’ancien maire (PS) de Clichy, Gilles Catoire, a été condamné ce jeudi à 30 mois d’emprisonnement dont 24 mois avec sursis pour trafic de cocaïne par le tribunal de grande instance de Nanterre. Il devra également s’acquitter d’une amende de 20 000 €. Mais il n’ira pas derrière les barreaux : les six mois fermes sont aménageables. Même s’il échappe à la prison, Mehdi Boutara affichait une mine déconfite à sa sortie du tribunal. Et s’est refusé à tout commentaire.

À l’issue d’un procès de quatre jours, il y a un mois, le procureur avait requis à son encontre deux ans d’emprisonnement dont un avec sursis.

Son frère, également condamné, travaillait aussi à la mairie

Dans cette affaire de trafic martiniquais-clichois de cannabis et de cocaïne mis au jour en avril 2017, Mehdi Boutara avait été jugé au côté de treize autres prévenus, dont son frère Halim. Ce dernier a été condamné à le même peine que son frère cadet, et devra verser une amende de 15 000 €. Les douze autres écopent de peines allant de six mois avec sursis à quatre ans ferme.

Le procureur avait estimé que l’ancien directeur de cabinet de 38 ans avait effectué « une vingtaine de livraisons » pour son frère aîné, Halim, lui aussi employé à la mairie de Clichy à cette période. Ce dernier, toujours selon le magistrat, achetait entre 50 et 60 g par mois de poudre blanche provenant de Martinique.

Halim avait été arrêté le 27 septembre 2017 au volant de sa voiture, à Clichy. 142 g d’une cocaïne quasi pure avaient été trouvés dans son véhicule et 47 g dans son appartement. Mehdi avait été arrêté une semaine après lui. Des échanges de SMS entre les deux frères laissaient notamment planer un projet d’importation avorté de cocaïne depuis la Martinique.

Le duo semble avoir mis le nez dans la cocaïne à partir de 2015, surtout Medhi, quand il a perdu son emploi après l’invalidation des élections municipales. Son avocate, Me Paredero, avait décrit lors de l’audience un « homme fragile qui a aussi ses failles, même s’il a un bon niveau de vie ».

La défense d’Halim avait quant à elle mis en avant « une consommation festive au début » avec les amis de son frère. L’agent d’accueil à la mairie de Clichy était devenu leur dealer. Pour son avocat, Me Pierre Jude, il s’agissait d’un petit réseau avec « seulement douze contacts dans son téléphone, des CSP + qui prenaient un ou deux grammes ».

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