Bouches-du-Rhône : trois hommes soupçonnés d'avoir pillé 34 Ehpad placés sous les verrous

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Au centre d'une actualité morbide, avec des centaines d'anciens emportés chaque jour par le coronavirus, les Ehpad des Bouches-du-Rhône ont également été dans la ligne de mire d'une équipe de malfaiteurs méthodiques et insatiables. Une série de vols par effraction qui n'a pas commencé avec la crise sanitaire. Mais qui s'est poursuivie et même accéléré pendant le confinement, en dépit de l'hécatombe, et au détriment de personnes âgées ; déjà très fragilisées par l'isolement et la faucheuse qui rôde...

Depuis octobre 2019, cette équipe est accusée d'avoir frappé à près de 34 reprises dans des établissements de l’ensemble du territoire (Martigues, Aix, Saint-Mitre, Marseille…) pour un butin estimé à 100 000 euros de bijoux, 20 000 euros en liquide et une quantité de retraits indéterminée à cette heure.

Le mode opératoire était chaque fois le même. Une ou deux fois par semaine, un duo ou un trio d'hommes s'introduisait de nuit dans un établissement, parfois ouvert, ou en forçant les entrées, puis ils se dirigeaient dans les bureaux de la direction. "Là, ils descellaient les coffres-forts contenant les objets précieux des résidents : des bijoux de famille à la valeur sentimentale importante, mais aussi, des cartes bancaires avec bien souvent le code à proximité", détaille le patron de la sûreté départementale, David Brugère.

Ces coffres étaient ensuite embarqués dans une voiture avant d’être détruits et vidés à l'abri des regards. L’or était fondu, le métal revendu et les CB utilisées jusqu’au plafond autorisé. Opportunistes, les malfrats ont également dérobé, lors d’une virée à Plan-de-Cuques, une nouvelle matière précieuse : un lot de 300 masques chirurgicaux et des solutions de gel hydroalcoolique. Interpellés le 14 avril dernier dans leur domicile respectif du 13 arrondissement de Marseille, les suspects âgés de 22 à 24 ans ont reconnu les faits.

Ils ont été mis en examen pour "vol en bande organisée" et écroués en maison d’arrêt. Selon nos informations, deux des malfaiteurs présumés étaient déjà "très connus des services de police".

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