
Le dernier livre d'Irnerio Seminatore
L'Institut Européen des Relations Internationales (IERI) a ouvert une « tribune des lecteurs », libre et pluraliste, où puissent s'exprimer des opinions et des points de vue sur les articles et publications consacrés aux relations internationales (lien : https://www.ieri.be/fr ). Pour commander le livre: https://www.fnac.com/a22739125/Irnerio-Seminatore-Paix-et...
ANALYSE ET OBSERVATIONS par Iwann Garnier-Lorrain
Originalité de l'œuvre
Une ambition affichée
Le mérite fondamental de cet ouvrage réside dans l’ambition de creuser dans la dialectique de la paix et de la guerre à la lumière des réflexions de R. Aron sur C. Clausewitz et d’autres penseurs de l’école réaliste

L’Occident aime se raconter une story héroïque. Lorsqu’il intervient, occupe, bombarde, impose des sanctions ou soutient des changements de régime, il prétend ne pas agir par soif de pouvoir mais par vocation morale. Il ne construirait plus d’empires, mais répandrait la liberté. Il ne mènerait pas de lutte civilisationnelle, mais protégerait les droits de l’homme. Il ne sèmerait pas le chaos, mais établirait des institutions. Le mantra classique est bien connu : nous n’apportons pas la domination, nous apportons la démocratie.
Lire la suite : L’Occident n’exporte pas la démocratie, mais la destruction !

Le concept de « sibérianisation » se réfère à la réorientation stratégique de la Russie vers ses profondeurs, des Monts Oural à l’Extrême-Orient et à l’Arctique.
Le concept de « sibérianisation », popularisé en Europe ces dernières années par le politologue Sergei Karaganov, concerne le réalignement stratégique de la Russie vers ses profondeurs, des Monts Oural à l’Extrême-Orient et à l’Arctique. Il articule un recentrage identitaire, économique et stratégique vers l’Asie, dans un contexte de rupture définitive avec l’Occident.
Lire la suite : La « sibérianisation » de la Russie et ses conséquences

Alexander Douguine sur la crise de la distinction ami–ennemi dans un monde multipolaire.
J’ai toujours abordé Carl Schmitt avec un intérêt et une attention considérables. J’ai traduit ses œuvres. Certaines choses — par exemple, son approche du Leviathan de Hobbes, son interprétation de Hamlet de Shakespeare, ou sa critique du Romantisme Politique — ont déclenché en moi un certain esprit de résistance. Pourtant, dans l’ensemble, je considérais, et considère encore, que la majorité de ses idées et concepts sont d’une grande pertinence.

L’alliance sacrilège entre transhumanisme et sionisme dévoile une logique technocratique glaçante, dans laquelle la transcendance biologique de l’humanité et l’expansion ethno-centrée s’entrelacent pour former une utopie violente.
Les deux idéologies puisent dans la même arrogance : seule l’élite technologique élue peut corriger l’algorithme défectueux de la planète. Le transhumanisme n’est pas simplement un optimisme scientifique, mais un projet profondément hiérarchique qui vise à créer, grâce à la technologie, une nouvelle race divine de maîtres.
Lire la suite : Algorithme promis : la dystopie du transhumanisme et du sionisme
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