
«Ce qu'il y a de bien chez Rabelais, c'est qu'il mettait sa peau sur la table, il risquait. La mort le guettait, et ça inspire, la mort ! C'est même la seule chose qui inspire, je le sais, quand elle est là, juste derrière. Quand la mort est en colère.
Lire la suite : Louis-Ferdinand Céline — Entretien avec Guy Bechtel, Le 27 novembre 1958.

Il y a quinze ans, l’OTAN bombardait la Grande Rivière Artificielle en Libye, un gigantesque mégaprojet aquifère initié par Kadhafi pour reverdir le Sahara et des parties du Sahel, en utilisant l’eau fossile multi-millénaire du sous-sol.
La Grande Rivière Artificielle constituait un réseau de 4000 kilomètres de canalisations souterraines, conçu pour capter l’eau fossile du Sahara et transformer le désert en terres agricoles. L’eau devait être extraite du système aquifère de grès nubien – la plus grande réserve d’eau fossile souterraine au monde, contenant une eau pure accumulée sous terre il y a 40.000 ans.
Lire la suite : Il y a quinze ans, l'OTAN détruisait la Grande Rivière Artificielle en Libye

Dominique Garcia, président de l'Inrap (Photo Anthony Maurin).
Objectif Gard : L’Inrap a pour habitude de transmettre ses connaissances. Cette conférence entre dans ce cadre ?
Dominique Garcia : C’est un évènement classique et normal qui, pour l'archéologie, a du sens. Les archéologues ne sont pas uniquement là pour bloquer des travaux d'aménagement mais aussi pour partager la documentation. L'Inrap a choisi, depuis maintenant une petite dizaine d'années, chaque année de prendre un thème qu'on traite au niveau national. C'est pour nous le moyen de faire un peu le bilan de tout ce qu'on connaît et de tout ce qu'on ne connaît pas, des collaborations qu'on peut tisser. Après les premières humanités, le Moyen Âge, les Jeux olympiques… On a lancé ce qui pourrait paraître pas original, mais qui était la première fois une année, une saison scientifique et culturelle sur les Gaulois.
Lire la suite : « Les Gaulois du Midi face à la romanité » : Dominique Garcia explique tout !

Photo : Portrait d'Hannah Arendt (c) © Ryohei Noda - Wikimedia Commons
Lire la suite : Poncifs suprêmes – Arendt et la banalité du mal

Au Vᵉ siècle de notre ère, alors que l’Empire romain d’Occident s’effondre sous la pression conjointe des migrations barbares, du refroidissement climatique et des épidémies, un petit peuple germanique quitte ses terres ancestrales pour traverser la mer du Nord et s’établir sur l’île de Bretagne. Ce peuple, ce sont les Angles. Quelques décennies plus tard, leur nom donnera celui de l’Angleterre — Engla land, « terre des Angles ». Leur langue, mêlée à celle de leurs cousins saxons et jutes, deviendra l’anglais moderne. Leur ancienne patrie, en revanche, sombrera dans le quasi-oubli — un oubli que les fouilles archéologiques menées en Allemagne du Nord et au Danemark méridional, depuis le XIXᵉ siècle, ont commencé à dissiper de manière spectaculaire.
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