
En résistant à l’attaque illégale de leur pays par Israël et les États-Unis, les Iraniens ont conduit le « tigre de papier » à se révéler. En quelques jours, ils ont montré que les armes sophistiquées et onéreuses du Pentagone étaient inadaptées à leur manière, très économique, de faire la guerre. Ils ont désorganisé le marché mondial du pétrole, qui garantit le dollar états-unien. Enfin, ils ont fourni un modèle nouveau sur lequel tous les adversaires de la domination anglo-saxonne réfléchissent. Il a déjà conduit la Chine à revoir complètement ses plans de défense, en cas d’attaque états-unienne autour de Taïwan.
Lire la suite : LES CONSÉQUENCES IMPRÉVUES DE LA RÉSISTANCE IRANIENNE par Thierry MEYSSAN

Une nouvelle étude génétique vient renforcer une idée déjà ancienne chez de nombreux historiens et archéologues : les populations qui vivaient autour de la mer Égée à l’âge du bronze présentent une forte continuité avec les Grecs d’aujourd’hui. Publiés dans la revue scientifique Cell, ces travaux apportent un éclairage précieux sur les origines biologiques des civilisations égéennes, notamment celles de la Crète minoenne, des Cyclades et de la Grèce continentale des débuts.
À travers l’analyse d’ADN ancien prélevé sur des restes humains retrouvés dans plusieurs sites archéologiques, les chercheurs ont pu reconstituer plus finement la composition génétique de certaines populations ayant vécu entre environ 3000 et 1900 avant notre ère. Leur conclusion va dans le sens d’une forte continuité locale, complétée par des apports extérieurs plus limités.

Nous avions indiqué dans un précédent article que face au traitement que subissait Israël après le déclenchement de la guerre d’agression contre l’Iran pouvait susciter une certaine « joie mauvaise » (schadenfreude).
Un petit tour du monde sur Internet permet de constater que cette joie mauvaise s’est étendue à toute la planète. À preuve, l’incroyable succès d’une chanson datée d’ailleurs de la guerre des 12 jours de juin 2025. Intitulée « boom boom Tel-Aviv » elle est accompagnée d’images des bombardements que subit la capitale d’Israël. Les paroles renvoient évidemment à ce que ce dernier a fait subir aux palestiniens à Gaza.
Lire la suite : Contre l’Empire romain devenu fou, l’Iran a relevé le défi

Le premier tour des municipales 2026 a confirmé bien davantage qu’une simple photographie électorale locale. Il a mis en pleine lumière une fracture française qui existe depuis plusieurs siècles mais qui est devenue immense, presque organique, entre les grandes métropoles, plus que jamais ancrées à gauche ou à l’extrême gauche, et les villes moyennes, les espaces périphériques, les bastions populaires et les territoires en tension, où la droite et le Rassemblement national continuent de progresser. Ce qui se dessine au soir du 15 mars, ce n’est pas seulement une alternance ici ou là, ni une série de duels municipaux. C’est l’image de deux France qui cohabitent sur le même sol sans plus se comprendre vraiment, sans envie du moindre destin commun. Un pays au bord de la rupture en quelque sorte.

Après le premier tour de ces élections municipales 2026, des premiers enseignements peuvent être tirés. Jean-Yves Le Gallou revient sur plusieurs d’entre eux qui permettent de mieux saisir les enjeux politiques du moment et de demain.
Polémia
Lire la suite : Municipales : dédiabolisation, LFI, droite… L’analyse de Jean-Yves Le Gallou
Page 73 sur 1108