Economie

Le groupe Bic vend une filiale à un groupe estonien qui va ensuite délocaliser une usine en Tunisie

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L'usine Bic de Vannes, spécialisée dans la production des célèbres stylos quatre couleurs, va fermer ses portes. 33 licenciements et 6 reclassements dans une autre région en découlent.

Les salariés de Bic Ecriture sont en grève illimitée depuis jeudi pour protester contre la fermeture de leur usine de Vannes en Bretagne. Le mouvement fait suite à la vente par le groupe Bic de sa filiale Bic Sport, pionnier de l'industrie de la planche à voile, à l'Estonien Tahe Outdoors, les salariés estimant faire face à «un manque de loyauté» de leur direction, a indiqué à l'AFP Jean-Louis Le Droguenne, délégué syndical CFDT. Cette cession achève le recentrage de Bic sur son cœur de métier: stylos, briquets et rasoirs. Le groupe français tire ainsi un trait final sur ses diversifications. «Bic a vendu le site aux Estoniens, et Bic Écriture qui était locataire de Bic Sport n'a plus de locaux», expliquait Jean-Louis Le Droguenne, délégué CFDT, au quotidien régional Le Télégramme .

Résultat, l'atelier Bic Ecriture, qui produit chaque année 100 millions de stylos quatre couleurs, va devoir fermer pour être délocalisé à Marne-la-Vallée, mais surtout à Bizerte en Tunisie. Si la vente se traduit par la fermeture de l'atelier de papeterie, c'est officiellement parce que le repreneur souhaite occuper toute la surface pour développer son activité. «La direction dit avoir fait des recherches de locaux près de Vannes mais n'avoir rien trouvé», indique, circonspect, Jean-Louis Le Droguenne, qui ajoute: «On nous licencie alors qu'on a plein de commandes».

Un plan social a été annoncé. Il prévoit 33 licenciements et 6 reclassements au siège de Bic. Mais selon le délégué CFDT, aucun des salariés vannetais n'envisage un départ en région parisienne. Les suppressions de postes devraient intervenir par vagues, d'avril à juillet 2019. Les grévistes, à qui la direction demande de former les salariés tunisiens, réclament des clarifications sur les démarches de déménagement ainsi qu'une prime de 1.500 euros bruts par mois et par personne jusqu'à l'arrêt de la production prévu début juillet.

Pour sa part, la direction a indiqué à l'AFP qu'une procédure d'information-consultation avait débuté le 5 décembre. «Nous sommes conscients des conséquences de cette fermeture et nous ferons en sorte que tout ce passe dans les meilleures conditions pour chaque salarié», a ainsi déclaré une porte-parole.

Source : lefigaro.fr du 07/01/2019

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