A la croisée des destins

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Eléments – N°38 – Printemps 1981

La France est un pays portant un nom germanique, peuplé de Celtes mélangés de Méditerranéens (1), qui parlent une langue dérivée du latin (2). Par les phases de peuplement qui se sont succédé au cours de la préhistoire, de la protohistoire et de l’histoire, la culture française est née de la rencontre, puis de la fusion de trois courants culturels : le celtique, le gréco-latin et le germanique. La France est ainsi le pays qui présente la meilleure synthèse des trois grands éléments constituants de la culture européenne. C’est ce qui fait écrire à Nicolas Lahovary : "La France est la seule des grandes nations européennes à comprendre des représentants nombreux des trois races principales de l’Europe. Il est donc naturel que son génie soit plus complet et plus équilibré et qu’elle ait pu joindre aux aptitudes artistiques des Méditerranéens les qualités militaires et politiques des Nordiques, ainsi que la force de travail des Alpins."

Un cliché historique, propagé par les instituteurs de la IIIe république, s’est inscrit dans la mémoire collective des Français : la France est définie, sur la carte du monde et en raisons de facteurs tant géographiques qu’historiques, par ses "frontières naturelles". De tous temps, le destin - que certains auteurs appelleront la Providence, en raison de leurs convictions - aurait assigné à la France pour limites inéluctables, et logiques, le Rhin, les Alpes et les Pyrénées. La République et l’Empire n’auraient fait que continuer l’œuvre entreprise par les "quarante rois qui firent la France". L’image d’une France hexagonale constituant, en tant que telle, le support concret de "l’idée France" est présente chez des esprits très différents les uns des autres. C’est Charles de Gaulle qui assure que "comme la vue d’un portrait suggère à l’observateur l’impression d’une destinée, ainsi la carte de France révèle notre fortune" (Vers l’armée de métier, Plon, 1934). C’est aussi Jean-Paul Dollé, successivement communiste orthodoxe et maoïste, qui écrit : "La France est une idée, une certaine idée ; un aspect, un point de vue que je regarde ; une terre que je foule et qui m’entoure ; un sol qui me parle et d’où je parle" (L’odeur de la France, Grasset, 1977). C’est encore le père dominicain Serge Bonnet qui déclare : "Je suis convaincu que nous ne réussirons à rebâtir quelque chose qu’en respectant ce que j’appelle la religion du sol. Le mariage d’un peuple et d’une terre avec une langue et une histoire." (Le Point, 1er janvier 1979).

De telles affirmations s’ancrent dans une certitude : la France devait être ce qu’elle est, sa configuration est le résultat d’un processus logique, d’une mise en faisceau de facteurs concordants et convergents. Or une telle conviction fait fi des composantes culturelles réelles de la France qui ont, bien souvent et pendant longtemps, constitué des forces centrifuges plus que centripètes. Autrement dit, la France est devenue ce qu’elle est malgré certaines voies qui auraient pu, au cours de son histoire, orienter son destin tout différemment de ce qu’il en a été. La France a rencontré un certain nombre de "croisées des chemins", de sollicitations, de tentations. Elle s’est faite en refusant ces tentations. On considère généralement que la France est née en 843, lorsque le traité de Verdun a divisé l’empire carolingien en trois parts, destinées aux trois petits-fils de Charlemagne : à Louis, la Francia orientalis (ou Germanie), à Lothaire la Lotharingie, à Charles la Francia occidentalis. Francia : le pays des Francs. Ce mot rappelle une vérité trop souvent oubliée ("oubli" entretenu par les historiens français de la période 1870-1914, germanophobes et revanchards, puis par les historiens de tradition maurassienne, dont la teutophobie n’était pas moindre). À savoir que pendant trois siècles et demi - excusez du peu - le sort de l’ancienne Gaule romaine a été lié à celui d’une partie de la Germanie - le Regnum Francorum ("royaume des Francs") des Mérovingiens puis des Carolingiens englobant de vastes territoires à l’est du Rhin, en particulier la Franconie. Pour la raison simple que les Francs étaient - et ils s’en sont souvenus longtemps - un peuple d’origine germanique.

On comprend, du coup, pourquoi la France médiévale a gardé - par exemple dans les rites et symboles liés à la fonction royale - certains caractères profondément germaniques. Le souvenir des Carolingiens, qui avaient su allier, sous leur autorité, germanité et romanité, est revendiqué par les Capétiens. Ils veillent sans cesse à rappeler que les rois de la "troisième race" (la dynastie capétienne) se rattachent tout à fait directement à ceux de la "deuxième race" (la dynastie carolingienne). Leurs diplômes affirment qu’ils perpétuent l’œuvre de Charlemagne. Les écrits de l’abbaye de Saint-Denis - qui joue le rôle d’un véritable centre de propagande capétienne - renchérissent. Et, à partir du XIXe siècle, les Capétiens ne manquent jamais de souligner que leurs épouses sont toutes - sauf une - d’ascendance carolingienne, et transmettent donc ce précieux sang à leur descendance. Il est ainsi logique que des Capétiens aient été, à quatre reprises (1272, 1308, 1313, 1324), candidats à l’Empire. La perspective de rassembler sous le même sceptre la France, l’Allemagne et l’Italie a pu paraître suffisamment grandiose pour qu’elle fût reprise, au XVIe siècle, par un François Ier - souverain par ailleurs fort réaliste, comme le note fort justement René Fédou (3), et qui n’est en rien cet esprit chimérique qu’a cru pouvoir décrire une Régine Pernoud, emportée par ses partis-pris (4). Ce n’est pas un hasard si François 1er, après Charles VIII et Louis XII, a voulu étendre sa domination sur l’Italie. Une vision impériale ne considère comme des barrières ni les Alpes, ni le Rhin.

C’est ce qu’avaient bien vu les ducs de Bourgogne. Le projet d’un Charles le Téméraire était bel et bien la reconstitution de la Lotharingie, c’est-à-dire d’un Etat médian, au cœur de l’Europe, formant un bloc beaucoup plus homogène qu’on ne pourrait le croire. La puissance d’évocation et de mobilisation du mythe lotharingien a d’ailleurs une valeur insoupçonnée. N’est-ce pas le maréchal Lyautey qui déclarait - le propos est rappelé dans le Journal de Jean de Pange : "Au moment où la guerre tournait mal, en 1917, je me disais : s’il faut refaire une grande Lotharingie allant de la mer du Nord à la Suisse, en englobant la Franche-Comté et la Lorraine, ne m’y retrouverais-je pas très bien ? Je n’aime pas le drapeau tricolore, je n’aime que le drapeau lorrain. Je me sens chez moi dans toute la vallée du Rhin, à Mayence, à Cologne, parce que je suis Franc. Je ne me sens pas bien à Béziers…"

On peut apprécier une telle déclaration comme le symptôme des menaces qui continuent de peser, siècle après siècle, sur l’unité française. On peut aussi, tout au contraire, estimer qu’elle manifeste un sentiment d’appartenance à des patries charnelles qui dépasse, transcende, en amont et en aval, ce moment de l’histoire qu’est la France.

Le dépassement de la France par un ensemble géopolitique de grande ampleur aurait pu se réaliser au XVe siècle, par la fusion des traditions normande, anglaise et française. C’est ce qu’évoque plaisamment - mais le propos va loin - Cavanna (Charlie-Hebdo, 21 janvier 1981) :

"S’il n’y avait pas eu Jeanne d’Arc, la France perdait la guerre de Cent Ans, vous êtes bien d’accord ? (…) Si pas de Jeanne d’Arc, le roi de France perdait la guerre et le roi d’Angleterre devenait en plus roi de France. Vu ? Or, qui était le roi d’Angleterre ?

Un Français. Parfaitement. Là, je vous épate. Plantagenêt, il s’appelait. Quoi de plus français que ça ? Plantagenêt, Champdavoine, Mouchabœuf, hein, ça sent le terroir. Et si ce Plantagenêt faisait la guerre au roi de France, c’est parce que le vrai roi de France, c’était lui, Plantagenêt, en ligne directe depuis Hugues Capet, l’ancêtre fondateur, tandis que le roi de France d’alors n’était que le rejeton d’une branche cousine qui avait usurpé le trône en prenant le prétexte d’une certaine loi dite "salique" dont personne n’avait jamais entendu parler et qui, paraît-il, interdisait aux femmes de régner sur le royaume de France. Plantagenêt était héritier direct, mais il y avait une femme dans le coup, alors que Charles VII, héritier zigzaguant, slalomait de mâle en mâle. Mais passons.

Tout en étant rois d’Angleterre, les Plantagenêts étaient ducs d’Anjou et d’Aquitaine et seigneurs de beaucoup d’autres lieux en France. Ils parlaient français évidemment. Et même exclusivement. Toute l’Angleterre parlait français. Eh oui. Depuis trois siècles, exactement depuis que Guillaume le Bâtard, duc de Normandie, avait mis la piquette aux Anglo-Saxons à Hastings. Toute l’Angleterre parlait français, c’est-à-dire le roi, la cour, les seigneurs, les curés, les militaires, l’administration, l’université, le commerce… Seul le bas peuple se cramponnait encore à un dialecte saxon abâtardi qui lui avait d’ailleurs lui-même été imposé quelques siècles plus tôt par la minorité oppresseuse des envahisseurs angles, saxons et danois. Le peuple ne se souvenait même plus que son parler d‘origine était un patois celtique.

Ce n’était donc qu’une question de temps, le peuple désapprendrait l’anglo-saxon et apprendrait le français tout comme il avait désappris le celtique au profit de l’anglo-saxon. Le latin avait, vaille que vaille, mis quatre à cinq siècles pour éliminer en Gaule toute trace du celtique des autochtones et du germanique des envahisseurs, mais il en était venu à bout, et tellement bien qu’il s’était transformé et était devenu le français. Le français, langue officielle de Grande-Bretagne, grignotait tout doucement les résistances locales…

Si donc Jeanne d’Arc n’était pas venue interposer son fameux pucelage en travers du cours majestueux de l’Histoire, le roi d’Angleterre, devenu légitime roi régnant en France, aurait établi sa résidence à Paris. Il était français, ne l’oublions pas, pour lui l’Angleterre n’était que secondaire, la France était alors un pays vaste, fertile, riche, civilisé, alors que l’Angleterre n’était qu’un caillou aride, couvert de landes et de forêts, dont la seule ressource consistait en la laine de ses moutons, et en la pugnacité de ses archers. Aucun doute là-dessus, le roi de France et d’Angleterre aurait tenu sa cour à Paris, le centre de gravité du système eût été Paris, le peuple d’Angleterre eût parlé français en moins de deux…"

Comment expliquer que, malgré les diverses voies possibles, la France soit devenue ce qu’elle est ? La réponse est dans l’existence d’un sentiment national, né d’une prise de conscience et conforté par des difficultés.

Au Moyen Age, le mot natio, conformément à l’étymologie (nascere), "désigne un groupe d’hommes ayant une origine commune" (5). Il est donc en rapport avec le lieu de naissance, l’origine ethnique et géographique. On a cru longtemps que le Moyen Age n’avait pu "produire" le sentiment national, l’idée nationale. Les meilleurs historiens sont, au contraire, d’accord aujourd’hui pour affirmer que "ni la ferveur religieuse, ni l’idéal "universaliste" de Respublica christiana, ni les conditions, d’ailleurs changeantes, de l’économie, n’ont empêché l’éclosion de sentiments nationaux" (6). Bien mieux, des chercheurs estiment maintenant qu’il faut faire remonter les origines des nations aux VIIIe et IXe siècles.

La distinction entre Romains (en fait, Gallo-Romains) et Germains (les "Barbares"), fondamentale en Gaule aux VIe et VIIe siècles, s’estompe vite ensuite. Au VIIIe siècle, note Lucien Musset (7), on est désormais "Austrasien, Neustrien, Bourguignon ou Aquitain plus que Franc ou Romain." Cependant une ligne de clivage importante - et qui aura la vie dure - apparaît, reposant sur une évidente différence d’identité culturelle : "Tous les habitants des pays situés au nord de la Loire se considèrent comme Francs, se donnent une origine commune, à laquelle les savants de l’époque appliquent la légende troyenne, qui faisait du peuple franc l’égal du peuple romain. Inversement, le nom de Romania, refoulé de ces pays, englobe toutes les populations du Sud-Ouest, appelées bientôt Aquitani, et qu’on croyait d’une race absolument différente" (8).

Au sein de l’empire carolingien, Aquitains, Gascons, Goths, Bretons, Saxons, Bavarois, Provençaux, Lombards constituent des groupes ethniques cohérents, conscients de leur identité. D’où la décomposition assez rapide d’un empire qui n’était qu’un "conglomérat de nationalités" (9), sans liens réels autres que l’obéissance à un souverain dont l’autorité était purement personnelle et disparaît avec lui, et une idéologie factice, exaltant des valeurs chrétiennes qui n’étaient ni profondément ressenties ni réellement vécues.

Le poids du fait national est déjà tel que naissent - souvent sous la direction de comtes francs émancipés de leurs liens avec l’empereur et voulant s’enraciner - des "principautés basées sur les nationalités". Et, note R. Fédou, "la présence d’une base nationale a assuré aux principautés territoriales une homogénéité qui a été pour elles un facteur capital de durée". La solidité du lien ethnique explique aussi que l’appartenance nationale ait été, pendant longtemps, définies par les "patries charnelles" : "Les Aquitains, sous leurs ducs, avaient beau faire partie du royaume de France : personne ne les aurait dits et crus "Français". On comprend encore mieux ainsi les "fidélités absentes" dont pâtirent les premiers Capétiens".

Comment, donc, a pu naître un sentiment national français, alors qu’au XIIe siècle encore, "ce cadre politique qu’est le royaume n’est qu’un assemblage de "nations", dont les habitants ne conçoivent pas grand-chose au-delà des limites de leur ville, de leur châtellenie, parfois de leur comté ou de leur duché" ? Deux facteurs semblent avoir joué : l’élaboration d’une mystique "nationale" française et l’intelligence politique des souverains - et de leurs représentants - sauvegardant l’identité culturelle des peuples intégrés dans le royaume.

Dès le XIIe siècle, observe K.F. Werner (10), le mot franceis est présent dans la Chanson de Roland. C’est l’époque où Suger, abbé de Saint-Denis - on sait que Saint-Denis a été choisi comme patron du royaume par Louis VI - parle de la Francia comme de la personnification d’une réalité collective, d’une communauté historique. Au siècle suivant, le mot de Francia est devenu courant, et désigne sans doute possible le royaume capétien (les textes parlent du Rex Francie régnant sur le Regnum Francie). À partir de 1318 natio gallicana et nacion de France sont des expressions de plus en plus fréquentes. Les légistes - ces intellectuels formés aux disciplines juridiques et qui se font les agents actifs du pouvoir royal - distinguent chaque fois qu’ils en ont l’occasion les "gens qui sont nés hors du royaume" et "ceux qui sont nés au royaume".

La guerre de Cent ans a joué un rôle décisif pour ancrer un sentiment national français. "Philippe de Valois, disent les chroniques du temps, fut couronné parce qu’il était né du royaume" - ce que ne peut prétendre un concurrent anglais - et c’est la désignation d’un ennemi commun qui soude les Français : on qualifie indistinctement d’ "Engloys" les partisans de l’autre camp, même s’ils ne sont pas natifs d’Angleterre. La guerre est la grande accoucheuse d’une communauté nationale naissant dans le sang et les larmes. Une active propagande, à base de traités, pamphlets, chansons, poèmes, sermons et lettres patentes exalte le nom de Français, qui signifie, dit-on, courage, honneur et "franchise" - c’est-à-dire liberté. Une chanson populaire, œuvre d’Olivier Basselin, dit : "Entre vous, gens de village - qui aimez le Roy Françoys - Prenez chascun bon courage - Pour combattre les Engloys !" (11) Puis, avec Charles VII, le sentiment national exprime non plus seulement le refus de l’occupant étranger mais le groupement d’une communauté populaire autour du souverain, qui "devient le symbole de l’union nationale, celui auquel doit adhérer la nation qui existe depuis longtemps." (12)

Ceci a été rendu possible par une intégration intelligente des "nations " régionales au sein du royaume, au fur et à mesure que le pouvoir royal étendait son emprise sur de nouveaux territoires.

Prenons le cas du Languedoc. Cette région a subi la "croisade des Albigeois", déclenchée par l’Eglise pour arrêter les progrès de l’hérésie cathare. Le Languedoc était sans doute plus tourné vers l’Aragon - dont le roi Pierre II est tombé à Muret, en 1213, contre les croisés français - que vers Paris. De plus la croisade et ses suites ont laissé de cuisantes blessures dans les corps et dans les âmes. On peut s’étonner de "la relative aisance avec laquelle - quoi que les passions fassent dire parfois - le Midi "occitan" a finalement accepté la conquête capétienne." (13)

Cela s’explique, sans doute, par le souci qu’a eu Alphonse de Poitiers, frère de Louis IX, d’administrer les terres de langue d’oc, en respectant les identités des peuples du Midi. Ce souci se retrouve dans les privilèges et libertés des pays réunis au domaine royal, privilèges et libertés reconnus et affirmés par le roi, qui les défendra au besoin contre ses propres agents (14). Des Etats provinciaux se portent garants de la perpétuation des traditions et franchises des nations qui composent le royaume de France. Dans ces états provinciaux siègent des représentants des trois ordres. Si la France est devenue, au fil des siècles, ce qu’elle est, sans céder à certaines tentations - la tentation impériale, la tentation franco-anglaise - c’est pour avoir su bâtir un sentiment national sur des diversités régionales assumées et préservées. C’est du jour où ces diversités ne seront plus assumées mais au contraire réprimées qu’apparaîtra un sentiment national niveleur et stérilisant. On peut dater, ainsi que le fait Olier Mordrel, ce phénomène de la Révolution (15) : "La Révolution, en appliquant sur l’ensemble du territoire, le damier uniforme des départements, a sciemment voulu méconnaître les diversités de l’hexagone. Elle n’a pas plus tenu compte des fleuves et des montagnes que des dialectes et des usages, des droits et des traditions. Si bien que, comme le mot français, le mot France a été vidé de son sens véritable qui était assemblage, auquel on a préféré une notion qui était plus un programme que la reconnaissance d’un fait : l’unité et l’indivisibilité".
Et pourtant cette tentation réductrice n’eût jamais été possible sans l’existence d’un sentiment national enraciné dans les profondeurs de l’histoire, par-delà les conflits sanglants dont la France a été le théâtre. À cet égard le destin de la nation française demeure riche d’enseignements à l’heure où l’Europe, par-delà la diversité de ses peuples, ressent confusément la nécessité de se constituer en tant que nation, face aux "empires" soviétique et américain.

1 - D’un point de vue anthropologique, la population française est composée de "Méditerranéens", "d’Alpins" et de "Subnordiques". Voir Nicolas Lahovary, Les peuples européens. Leur passé ethnologique et leurs parentés réciproques d’après les dernières recherches sanguines et anthropologiques, la Baconnière, Neufchâtel, 1946. Le chapitre consacré à la France dans cet ouvrage a été réédité par le G.R.E.C.E. en 1974, sous le titre La France ethnique.

2 - Le Français appartient, au sein de l’ensemble linguistique indo-européen, au groupe des langues romanes.

3 - René Fédou, L’Etat au Moyen Age, PUF, 1971.

4 - Régine Pernoud, L’unité française, PUF, 1949.

5 - B. Guenée, Etat et nation en France au Moyen Age, dans Revue Historique, t. CCXXXVII, 1967.

6 - R . Fédou, op. cit.

7 - L. Musset, Les invasions. Les vagues germaniques, PUF, 1969.

8 - R. Fédou, op. cit.

9 - J. Dhont, Etudes sur la naissance des principautés territoriales en France (IXe-Xe siècles), Bruges, 1948.

10 -K.F. Werner, Les nations et le sentiment national dans l’Europe médiévale, dans Revue Historique, t. CCXLIV, 1970.

11 - P. Barbier et F. Vernillat, Histoire de France par les chansons, t. 1, Paris, 1956.

12 - Marcel Pacaut, Les structures politiques de l’Occident médiéval, Paris, 1969.

13 - R . Fédou, op. cit.

14 - J.F. Lemarignier, La France médiévale. Institutions et sociétés, Paris, 1970.

15 - Olier Mordrel est l’auteur d’un travail de réflexion fondamental sur l’essence du fait national français, paru dans Stur et qui, revu et augmenté, paraîtra prochainement aux éditions Picollec sous le titre Le mythe de l’hexagone.

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