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Ceci est une présentation "douce" de la réalité qui est très dure.
J-39 avant les prochaines élections régionales, fédérales et européennes. D'ici le 26 mai, les traditionnels débats et autres interviews en direct vont se multiplier dans les médias d'information. Mais certains partis et personnalités politiques seront absents de ces dispositifs en raison du cordon sanitaire médiatique, effectif en Belgique francophone depuis près de 30 ans. Une pratique souvent assimilée au boycott, à la censure et à une atteinte à la liberté d'expression. À raison? Comment s'applique-t-il concrètement? Pourquoi a-t-il été instauré? Qui est concerné?
Le cordon sanitaire, c'est quoi?
Le cordon sanitaire est d'abord politique. Au début des années 90, plusieurs partis flamands prennent l'engagement ferme de ne pas gouverner avec le Vlaams Blok et de ne pas faire passer des propositions de lois ou de décrets qui nécessitent l'appui de ce parti.
"Il est formalisé en Flandre, puis repris par les familles politiques francophones. Cela va ensuite plus loin au sud du pays où il est décidé d'établir un cordon sanitaire médiatique. L'idée est claire, il ne faut pas donner de liberté aux ennemis de la liberté", commente Jean Faniel, directeur général du CRISP (NDLR: centre de recherche et d'information socio-politique).
Concrètement, les partis jugés antidémocratiques, xénophobes ou racistes, qui véhiculent un discours de haine ne peuvent jouir d'une libre antenne. "Il n'est pas question de ne pas donner la parole aux partis d'extrême droite. Ce dont il est question, c'est de ne pas les laisser s'exprimer en direct", poursuit le docteur en sciences politiques.
"Les médias s'attellent à ce que des propos délictueux, racistes ou négationistes ne soient pas tenus sur leur antennes afin de ne pas être associés au délit. L'approche se veut très juridique à l'origine", avance Marc de Haan, président de l'Association pour l'autorégulation de la déontologie journalistique.
Par qui? À l'encontre de qui?
Lié à la notion de direct, le cordon sanitaire n'est pas pour autant exclusivement réservés aux médias audiovisuels. Les médias écrits sont également conviés à le respecter.
"Les médias de presse écrite et de presse électronique peuvent aussi pratiquer le direct. Techniquement, cela s'avère possible avec le net, notamment. On assimile aussi cette réflexion à l'idée d'accorder une tribune ou une carte blanche. Ce type d'article ne s'apparente pas à une interview où l'interlocuteur est cadré par des questions et commentaires.", souligne Marc de Haan.
La recommandation adressée aux médias par le Conseil de déontologie journalistique prévaut exclusivement pour la campagne électorale. "C'est une période particulièrement sensible car tout un chacun s'attend à ce que son message soit relayé. Mais les principes déontologiques s'appliquent en tout temps", expose Muriel Hanot, secrétaire générale du Conseil de déontologie journalistique.
Au sein de cette recommandation, aucun parti n'est cité nommément. "La position du parti sur le spectre politique n'a aucune importance. Le terme extrême droite n'est par exemple pas mentionné", détaille Muriel Hanot. Mais si après analyse approfondie, il résulte que son programme est antidémocratique, incite à la haine et ne respecte pas les conventions des droits de l'Homme, alors il convient d'appliquer le cordon sanitaire.
"Aux médias de définir la frontière"
"Les conclusions peuvent diverger selon les rédactions. Ce sont les médias qui doivent définir la frontière", reprend Muriel Hanot. "Il n'existe pas de liste scientifique basée sur des critères très pointus. La liberté éditoriale appartient à chaque rédaction."
"À l'époque où le cordon sanitaire a été créé, les idées extrémistes étaient clairement cantonnées dans des partis spécifiques comme le Vlaams Blok ou le Front National (NDLR: les noms de ces partis ont changé depuis lors). Mais elles ont aujourd'hui percolé à d'autres partis politiques, jugés démocratiques, par l'entremise de certaines personnalités, plus que par les programmes", précise Marc de Haan. "Le cordon sanitaire peut donc s'avérer moins opérant, mais on peut très bien l'appliquer à une personne précise sans le généraliser à l'ensemble de son parti."
Une acte de censure?
Souvent associé à tort à un boycott total, le cordon sanitaire s'érige-t-il comme un acte de censure, une entrave à la liberté d'expression? Légitime, la question fait débat depuis près de 30 ans et l'instauration de la pratique.
"Je conteste le mot censure. Dans cette optique, la liberté d'expression serait entravée par une autorité qui aurait le pouvoir de le faire. Ici, on est dans l'opposition entre deux libertés", estime Marc de Haan. "La liberté d'expression de candidats politiques porteurs d'idées extrémistes qui se voit limitée par la liberté d'expression des journalistes, qui ne sont pas de simple porte-micros. Ils ne sont pas obligés de répercuter les propos de tout le monde. Ils ont aussi une liberté de conscience. Les journalistes peuvent estimer qu'il est insupportable de contribuer à la renommée d'idées racistes."
"Assimiler le cordon sanitaire à de la censure est une vision complètement dépassée par les faits. Il y aurait censure si un parti d'extrême droite ne pouvait pas s'exprimer du tout. Mais ces partis ont leurs propres journaux, leurs propres pages Facebook, leurs propres sites internet..."
Quel impact?
Le cordon sanitaire explique-t-il à lui seul les scores électoraux relativement faibles des partis d'extrême droite en Belgique francophone? Jean Faniel nuance.
"C'est l'un des éléments. Mais il ne faut pas oublier non plus que c'est une famille politique composite qui a toujours éprouvé des difficultés à se fédérer. Même lorsqu'elle était à son apogée au milieu des années 90, il y a toujours eu de fortes tensions en interne. Toutes les initiatives menées de manière récurrente par la société civile, les associations et les syndicats pour éduquer la population et lui faire prendre conscience des dangers que représentent les partis d'extrême droite jouent aussi un rôle important."
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14 Sep 2017
Laurent Ozon.
Les populations touchées par l’Ouragan Irma ont été secouées par des crises particulièrement révélatrices : anarchie, pillages, violences inter-ethniques et intersociales, désespoir viral sur les réseaux sociaux, peurs contagieuses, critique de l’absence de moyens de secours et d’assistance des institutions.
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Auteur Basile. Blanche Europe.
Publié le 2 Sep, 2017
Les gauchistes ont une utilité lorsque, cherchant à débusquer du facho jusqu’au néolithique, ils nous permettent de faire connaissance avec des figures de notre histoire dont nous ignorions la grandeur et la pertinence de vues.
Alertés par un article d’un site gauchiste qui nous a étonnés, nous tenions donc à honorer ce jour le quatre-vingtième anniversaire du décès du baron Pierre de Coubertin.
Ce français aux larges vues et à l’énergie intrépide a un nom qui claque comme un fanion dans le vent. Il consacra toute sa vie à un projet magnifique : faire renaître l’olympisme grec après quinze siècles de sommeil.
Lire la suite : Pierre de Coubertin, rénovateur de l’olympisme et défenseur de la santé aryenne.
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I have no illusions about Marine Le Pen and people around her. Speaking of a “pacified France” to make it a banner is a denial of reality, which is a negative sign for someone who claims to assume the responsibilities of power. That being said, what is important is not there because the votes that are going to be on her name are not based upon the qualities or defects of the candidate. They will, in fact, be the expression of a despair with regard to the System, of a simple and pure rejection of this System and of what it carries, in particular, immigration invasion and the Great Replacement it implies, which would seal the death of our identity and our freedom. Therefore, these votes are useful because they constitute a pre-revolutionary potential.
Why? Because the voters of Marine Le Pen will be disappointed (to say no more) one day or another, by the gap, the deep gulf between the hopes they put on her and what she claims to do. That is, imprisoned by its allegiance to the System, which she is hiding less and less, especially on immigration and multiracial society, she will cause a disappointment in proportion to the illusions she has aroused and sustained.
Thus - and this is where everything can happen - there will be people, many people, ready to rally to the idea that only a radical solution calling into question and rejecting the whole system, could save our country, actually on the verge of ruin. An unlikely hypothesis, as some people say (to reassure oneself), but that we cannot exclude totally: if a certain number of Gaul end, exceeded, by reacting really, that is to say, physically, what would happen? This is called a Revolution. A Revolution identity, which is carried by some people, of which we are. Let's get ready.
Pierre VIAL
To read:
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Sylvain Tesson, Sur les chemins noirs, Gallimard, 2016, 144 pages, 15 euros.
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Philippe de Villiers, Les cloches sonneront-elles encore demain ?, Albin Michel, 2016, 316 pages, 22,50 euros.
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Michel Onfray, Décadence, Flammarion, 2017, 750 pages, 22,90 euros.
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Jean-Claude Michéa, Notre ennemi, le capital, Flammarion, 2017, 314 pages, 19 euros.
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Jacques Sapir délire totalement. Dans un entretien paru dans le dernier numéro de la revue Eléments, il souhaite une alliance des souverainistes du Front de gauche jusqu’au FN. Il plane ! Il y a un fossé qui les sépare irrémédiablement: c'est l'immigration. A moins qu'un des deux partis ne change d'avis sur le sujet (peut-être avec un reniement total de la part du Fn mais nous en sommes loin), il n’y aura jamais d’accord, c'est utopique !
Et quand il dit que le Fn est économiquement incohérent parce qu'il prône la préférence nationale -parce que cela sépare les travailleurs français et étrangers - c'est du grand n'importe quoi ! Même s’il ne parle que de l’emploi marchand (hors secteurs régaliens), l’accès des étrangers au marché du travail permet de faire baisser les salaires. Encore un idiot utile du Capital.
M. Sapir n'a rien d'un identitaire. Il pense que le problème de l'immigration (au niveau culturel et sécuritaire) se réglera après avoir géré les problèmes économiques. Quel naïf. « La question n’est pas de savoir s’il y a trop ou pas assez d’immigrés » Ou quel complice du Grand Remplacement. ..
Que l'économie soit redressée ou non, nous ne voulons pas d'allogènes sur notre terre. Point final.
Yann
Entretien avec Jacques Sapir, In Eléments n°158 janvier - février 2016
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En préconisant un Front des Patriotes nous voulons contribuer à mettre en synergie toutes les forces qui ont pour motivation de leur action la base commune devenue aujourd’hui un impératif de survie : face à l’invasion, Résistance et Reconquête.
C’est dans cet état d’esprit que nous mentionnons les prises de position et les opérations organisées par les publications et mouvements qui vont dans le bon sens, celui d’une action militante coordonnée.
Pierre Vial