Résistance Identitaire Européenne

Jean Mabire - À la rencontre des dieux maudits

La mythologie nordique a toujours occupé une place prépondérante dans l’œuvre de Jean Mabire. L’un de ses derniers livres, « Thulé », évoquait la quête de ceux qui, depuis l’Antiquité, ont été fascinés par le blanc soleil des Hyperboréens. Jean Mabire explique ici les raisons qui l’ont poussé à écrire « Les dieux maudits » (Copernic) et à se faire le chroniqueur fidèle des dieux et des héros du nord de l’Europe.

dieux

Pourquoi ne pas l’avouer ? Je me suis résolu à écrire ce petit livre parce que j’avais grande envie de le lire. Il n’existait rien de tel en langue française : une sorte de Que sais-je de la mythologie nordique. Guère plus de deux cents pages et un peu d’ordre dans ces récits décousus et parfois contradictoires. Cet ouvrage a donc été d’abord composé comme mon propre « pense- dieux ». Je voulais en faire une sorte d’aide-mémoire élé- mentaire pour éclairer tant de ténèbres.

Ténèbres au milieu desquelles j’ai longuement vagabondé, la torche à la main, telles héros de Jules Verne dans les méandres souterrains de la lointaine Islande, bien certain de découvrir comme eux le secret des runes au terme de ce Voyage au centre de la foi... Dissiper les nuages qui obscurcissent le ciel, c’est parfois s'enfoncer dans les entrailles de la terre et de l’Histoire. Interroger la mémoire la plus longue.

Que l’on se rassure : je ne suis point spécialiste et encore moins universitaire. Pour évoquer nos dieux, je n’ai d'autres titres, que l’espérance et la fidélité - poussées au point de devenir hantises et vertus théologales d’un paganisme enfin naturel.

S’il est un livre que je me devais d’écrire, c’est bien celui- ci. Normand d’origine et de passion, fondateur de la revue Viking, collaborateur  de Heimdal ou de Haro qui en ont repris le flambeau, auteur d’une  histoire  des  Normands  et  d’une  épopée  des Vikings, chroniqueur des explorations polaires, familier des Sagas du moins celles traduites en français - pélerin fervent du soleil hyperboréen de l’ultima Thulé, navigateur dont le compas sentimental s’obstine depuis quelques décennies à toujours marquer le Nord, il me fallait rendre aux dieux d’Asgard la vie qu’ils m’avaient naguère offerte. Je rêvais depuis longtemps de restituer leurs périples, afin de les rendre familiers et populaires, comme il sied à des dieux de notre clan.

dieux1

Dans cette entreprise, toute érudition me semble inutile. Ce qui importe, ce sont les couleurs et les gestes. Donner à voir importe plus que donner à croire. Je ne vais pas jouer au savant que je ne suis pas. Le Futhark runique ne me sert pas d’alphabet clandestin. Je ne veux être qu’un amateur. Mais passionné et fureteur, inlassable comme ce Ratatosk, qui ne cesse de courir des branches aux racines d’Ygdrasil, pour attiser l’éternel combat de l’aigle et du serpent.

C’est un fait. La mythologie nordique s’enveloppe de cette brume tenace et glacée, que les marins appellent la crasse, et qui évoque tout de suite  les vaisseaux éventrés. Il existe d’innombrables ouvrages popularisant les grands thèmes de la mythologie des Grecs et des Romains. Familiarisés dès l'école avec les dieux et les déesses  de l’Olympe,  nous retrouvons leurs traits figés dans le marbre des musées. Ils restent des symboles évidents, à défaut d'être encore des  divinités  tutélaires.  Mais   cette  lumière, dont resplendit la tradition « classique », n’en rend que plus ténébreuse l’ombre qui entoure le légendaire « barbare ». Cette  opposition,  soigneusement  entretenue  par  des cuistres, n’a pas peu contribué à défigurer un héritage qui reste à la fois méconnu et rejeté. Maudits, nos dieux l’ont été tout autant par les missionnaires de l’évangélisation que par les pédagogues de la latinité, séduits par le mythe de l’Ex oriente lux dont se réclament les libres-penseurs épris de  progrès tout  autant  que les bigots les plus traditionalistes.

Certains ecclésiastiques pourtant, au début du siècle, ne se montraient guère effrayés par le paganisme maurrassien. Derrière les hauts murs des collèges catholiques, la mythologie gréco-latine semblait appri- voisée et affadie. Elle n’était plus jugée dangereuse et les adolescents se voyaient autorisés à taquiner les muses. Le tonnerre de Zeus devenait anodin. La légende dorée des dieux et des héros de l’ancienne Hellade ou de la Rome antique se trouvait ainsi récupérée, véritablement aseptisée, débarrassée de tous les miasmes septentrionaux, qui constituaient pour les clercs une sorte de mal absolu. L’Antéchrist venait du froid...

Les dieux maudits, ignorés, perdus dans les brumes du Nord devaient fatalement m’apparaître séduisants, dans la mesure ou ils restaient interdits. Réflexe élémentaire de tout adolescent : la révolte contre l'ordre établi et surtout enseigné. Il se trouve toujours des collégiens pour trouver que pieux et pions ont la même étymologie.

A la religion des autels et des livres, comment ne pas préférer la croyance aux bois et aux sources ? Le Nord, pour moi, c’était d'abord la Nature. La terre contre l’au-delà, si l’on veut. Et la poésie contre le décalogue.

Je ne voyais guère cependant, l’intérêt de  remplacer le  bon Dieu ou Jupiter par Odin, si ce n’est par goût de l’irrespect, donc de la sagesse. Il  me parut bien vite évident qu’il ne fallait pas décalquer l’une sur l’autre les religions antagonistes. Échanger la croix du Christ contre le marteau de Thor n’est qu’un geste rituel. C’est la nature même de la foi qui doit devenir différente. D’un côté, la nuée, et de l’autre, le réel. D’où la nécessité de ne pas lire l’Edda comme une Bible, de ne pas chercher dans la mythologie nordique autre chose que des images et des symboles, des maximes et des récits. Il n’est pas inutiles de le rappeler au seuil de ce petit livre.

L’essentiel de la conception de vie des anciens Nordiques n'est pas codifié, mais suggéré. Leur mythologie doit se traduire et non se subir. Être fidèle à ces dieux maudits, c’est d'abord comprendre, c’est-à- dire, bien souvent, écouter une voix intérieure.

Une fois libéré de l’idée d'un Dieu unique, donc totalitaire, et de ses commandements numérotés et absolus, on découvre vite que le sacré peut être multiple, c’est-à-dire vivant. Alors s’estompe la rigoureuse frontière entre les dieux, les héros et les humains. La religion n’est plus extérieure mais intérieure. Le divin se retrouve au coeur de chacun. Démarche essentielle du paganisme. Les dieux du Nord peuvent se montrer souvent terribles et parfois burlesques, ils restent avant tout familiers. Aucun des neuf univers de la mythologie scandinave n’est insensé. Les voyageurs passent sans cesse de l’un à l’autre. Il n’existe pas d’arrière-monde d’une nature différente.

Le paganisme nordique a finalement mieux résisté aux assauts étrangers que le paganisme méridional. Sans doute, parce qu’il a été vaincu plus tard. Le fait est là, dans son  altérité sentimentale. Étudier la  mythologie « classique » ne conduit pas retrouver la foi, au sens exact du terme; cela ne dépasse guère l’émotion intellectuelle.

dieux2

L'évocation des sources antiques, si chères aux poètes et aux peintres du Parnasse, à la fin du siècle dernier, n’est pas un mouvement religieux, mais seulement littéraire et artistique. Sauf, peut-être, pour un personnage aussi singulier que Louis Ménard, dont les Rêveries d’un païen mystique demeurent un fort curieux témoignage.

Par contre, pour aborder  la mythologie « barbare », j’oserai dire qu’il faut déjà posséder la foi. Non la croyance en un dogme et encore moins la soumission à une chapelle, mais un élan de l’âme vers un ailleurs que les anciens situaient dans cette ultima Thulé aux limites septentrionales du monde connu. Aborder l’univers spirituel nordique, dont la mythologie    n’est  qu’un aspect, ne saurait être un passe-temps ou une curiosité, mais une découverte et une quête, que certains ont naguère comparé à la recherche du Graal. Mais sans la mystique, le Graal n’est qu'un gobelet.

Dans cette optique, le retour à la foi nordique peut fort bien se passer de Thor, d’Odin ou de Frey, qui apparaissent bien davantage comme des figures que comme des idoles.

Il ne faudrait pas trop abuser de l’opposition Nord- Sud, même si ce réductionnisme simplificateur a de quoi séduire les naïfs. Pendant très longtemps, des préjugés méridionaux ont cherché à rendre encore plus obscures les légendes septentrionales. Répondre par d’autres mépris serait d’autant plus stupide qu’il existe une indé- niable similitude religieuse entre le monde scandinave et le monde hellénique, entre l’univers germain et l’univers romain. Les recherches de Georges Dumézil sur la tripar- tition ont lumineusement démontré la parenté des peuples indo-européens.

Opposer en un affrontement absolu le Sud et le Nord aboutit à gravement mutiler un héritage commun. Il est bon de le rappeler au seuil d’un livre qui veut justement mettre en lumière des dieux maudits, ce qui ne veut pas dire rejeter dans l’obscurité des dieux plus aimables et plus aimés.

Tout familier de la mythologie méditerranéenne ne trouvera pas dans la mythologie scandinave un climat sensiblement différent. Passé le premier moment de surprise provoqué surtout par la consonance de  noms inhabituels a  qui n’est pas familiers des langues germaniques, tout s’éclaire. Les comparaisons sautent aux yeux, tellement évidentes qu’il n’est pas nécessaire ici d’y insister bien longtemps. Apollon et Balder ne sont pas des ennemis mais des frères, au moins des cousins.

Pour les sectaires de la culture classique, les dieux hyperboréens se confondent plus ou moins avec les divinités lapones. Il serait tout aussi stupide d’identifier les dieux hellènes avec les démiurges levantins. Et il faudra bien réconcilier un jour les dieux celtes et les dieux slaves, écartelés dans la fragile mémoire de nos peuples d’Europe.

Que l’on ne s’y méprenne pas. J’ai voulu rendre la vie aux dieux maudits d’Asgard non pas parce qu’ils seraient « supérieurs », mais surtout parce qu’ils restaient « mau- dits », c’est-à-dire, par un singulier paradoxe, à la fois méprisés et ignorés. Depuis un millier d’années, il y a eu « déicide » au nord de notre continent. Et en ce domaine, l’Université a longtemps pris la relève de l’Église.

Il ne s’agit donc pas ici de vengeance, mais de justice. Au dieu unique, qui les a naguère vaincus, répondent enfin les dieux différents. Ceux-ci ont longtemps été mal- traités par l’histoire, sans doute parce qu’ils étaient les plus purs, comme figés dans la glace d’une lointaine patrie.

De la mythologie scandinave, la plupart des Français ne connaissent guère que la chevauchée des Valkyries, qu’ils imaginent d’ailleurs à travers la transposition  lyrique   et   déjà « méridionale » (ou si l’on veut « classique ») des opéras de Richard Wagner. C’est tout juste s’ils font le rapprochement Wotan-Odin, à l’instar de la comparaison Zeus-Jupiter rabâchée sur les bancs du lycée. Le crépuscule des dieux - que les Nordiques nomment Ragnarok – n’est pour eux qu’un roulement de timbales qui fait frissonner les nuages de toile peinte. Hors cela, tout n’est qu’obscurité. Il y a plus grave que la niaiserie et c’est la trahison.

On a posé la question tout en fournissant déjà la réponse : cette mythologie nordique  ne serait-elle pas néfaste, puisqu’on a vu s’abreuver a sa source les apôtres d’un pangermanisme qu’il convient aujourd’hui de remiser au magasin des accessoires du théâtre européen ? Une telle calomnie prouve une méconnaissance totale de l’univers mental ou s’est épanouie la littérature nordique primitive. Dans cette Islande de la haute époque médiévale, sur la terre des glaciers et des volcans, va naître le premier parlement du monde !

Cet Althing, qui réunit tous les hommes libres, impose le respect de la loi commune, c’est-à-dire l’ordre, sans lequel il ne saurait y avoir de liberté. De ces païens islandais, les voyageurs étrangers ont pu dire, stupéfaits : « Ils n’ont pas de roi, seulement une loi ». Aucune nation n’a été plus rebelle au totalitarisme politique ou religieux que ce peuple de l’Atlantique nord, longtemps fidèle au souvenir de ceux des leurs qui avaient fui la dictature des premiers monarques norvégiens.

Sur cette Islande - que l’on peut sans démesure nommer Île sacrée du Nord – va surgir, comme floraison a la fonte des neiges, une prodigieuse littérature héroïque et mystique, dont la puissance, l’originalité et la grandeur séduisent tous ceux qui la découvrent.

Les récits, plus ou moins contemporains de l’âge viking, que l’on nomme sagas et ou s’entremêlent les travaux champêtres, les batailles sanglantes et les navigations hasardeuses, sont désormais de mieux en mieux connus hors du monde scandinave. Il s’en dégage un certain nombre de figures héroïques devenues aujourd’hui assez familières à défaut d'être encore exemplaires.

dieux3

Le monde des dieux est moins connu que celui des héros. Il apparaît plus abrupt et les textes qui l’évoquent se dressent comme de hautes falaises au-dessus de rivages désolés. Il est difficile d’y aborder et bien davantage encore de les gravir.

Ces textes sont essentiellement constitués par les Eddas et par un ensemble de poèmes, dont on peut supposer qu’ils ne représentent que les fragments d’une immense littérature engloutie, un peu comme le sommet de ces icebergs qui émergent de l’océan et dont les trois quarts disparaissent sous les flots glacés.

On a coutume, en l’opposant aux sagas, de parler de l'Edda. En réalité ce mot désigne deux réalités assez différentes. D’une part, l’Edda de Snorri Sturluson, rédigée vers 1230, et qui comprend entre autres, sous le nom de Gylfaginning, ce que Régis Boyer nomme très justement « un véritable manuel d’initiation à la mythologie nordique destiné aux jeunes poètes ».

Quant à l’Edda anonyme, dite aussi Edda poétique ou Edda ancienne, elle restitue une très ancienne tradition orale qui fut, elle aussi, recueillie au  début  du  XIIIème siècle, mais contient de très nombreux passages archaïques, assez bien préservés de toute influence chrétienne.

Il faut rappeler quand même, pour dater toute cette aventure spirituelle, que l’Islande s’est convertie à la religion du Christ lors de l’Althing de l’an Mil, non par une décision autoritaire d’un souverain mais par un vote, dont le résultat dégagea une majorité longtemps tolérante pour la minorité restée fidèle aux anciens dieux païens.

Des deux Eddas, il n’existe pas de traduction intégrale en langue française. De même, un grand nombre de poèmes d’inspiration mythologique nous sont encore inconnus. Il convenait donc d’en réaliser une sorte de synthèse et surtout de la rendre accessible à un très large public.

Malgré l’habileté technique des versificateurs, malgré les interdits des missionnaires, malgré l’enchevêtrement parfois inextricable des personnages, des symboles et des péripéties, cette mythologie scandinave primitive a été populaire. Elle a inspiré d'innombrables récits de veillée, elle a longtemps attisé les rires et les craintes, les peines et les joies, les rites et les peurs d’hommes simples. Paysans et marins, ils vivaient tous dans l’intimité de ces dieux d’Asgard. Guerriers, ils croyaient mériter un jour le palais étincelant du Valhalla. Ces récits formaient la trame même de leur vie et les aidaient à accueillir sans crainte la mort.

Aujourd'hui, ces dieux maudits ne doivent  pas nous apparaître comme  des  dieux  étrangers,  ni surtout comme des dieux mystérieux et inaccessibles. Ce livre a pour première ambition de « populariser » leurs aventures...

dieux4

Ces récits vont apparaître, à l’image même de la vie, fort divers. On y passe tour à tour du merveilleux au grotesque, de l’épouvante à la farce, de la tragédie la plus grave à la comédie la plus folle : cela ne va pas sans horreur ni sans trivialité. Les dieux naviguent allégrement du champ de bataille à la salle de banquet. Ils ripaillent et s’insultent. Nous voici en pleine truculence. Loki lance son fait à chacun. Il traite Freya de putain et Thor de cocu. Odin lui-même n’est pas épargné et devient une ganache de la pire espèce.

On peut trouver choquant ce mélange. Mais c’est celui de toute une vieille tradition européenne, telle qu’elle va se perpétuer pendant tout le Moyen Age et éclater dans l’œuvre écrite d’un Rabelais ou dans l’œuvre peinte d’un Breughel.

Une des grandes leçons de cette mythologie, par ailleurs si incohérente, est peut-être le refus de briser l’unité profonde de la vie. Il apparaît tout aussi naturel, pour les vieux Nordiques, d’assumer son destin en se faisant tuer joyeusement que de ripailler entre deux combats. Il est aussi noble pour eux de brandir une épée que de vider une corne à boire. Ce qui est ignoble, c’est la lâcheté, le mensonge et le parjure.

L’unité de ces récits vient du fait que l’on y retrouve les mêmes personnages – mais dans des situations souvent fort diverses. Elle vient aussi du cadre immuable : les neufs mondes et surtout Asaheim et Jotunheim, car les géants servent de perpétuels « faire-valoir » aux dieux. Les hommes sont presque toujours absents de ces aventures, encore plus effacés que les nains besogneux et les elfes évanescents. Mais ces dieux sont humains, trop humains parfois.

Jean MABIRE

Source : Eléments N°27 – Hiver 1978

Imprimer E-mail

Une nouvelle fois, deux hommes abattus à la kalachnikov dans le quartier de l’Estaque à Marseille

Les deux victimes ont été abattues dans les locaux d’un club de sport de quartier. Ce double homicide s’apparente une nouvelle fois à un règlement de comptes.

La violence continue de régner dans les quartiers nord de Marseille. Deux hommes d’une trentaine d’années ont été abattus à la kalachnikov dans la nuit de vendredi à samedi, au bout du port de l’Estaque, révèle La Provence.

Peu avant 1 heure du matin, un assaillant cagoulé, muni d'une arme longue, probablement une Kalachnikov, a surgi dans les locaux de l’amicale sportive Kuhlmann (ASK), dans ce quartier littoral du nord de la ville, précise le procureur de la République, Xavier Tarabeux.

L'assaillant a ouvert le feu à l’intérieur du local de cette association, où plusieurs personnes jouaient aux cartes. Ses tirs ont atteint une première victime à la tête. Une seconde a été fauchée d'une rafale au niveau du thorax et de l'abdomen.

Malgré l’intervention des marins-pompiers, les deux hommes visés sont décédées sur place.

La voiture des assaillants retrouvée calcinée

Le tireur, attendu par un complice selon les témoignages recueillis, a pris la fuite dans un véhicule, retrouvé calciné plus tard dans la nuit par les enquêteurs dans la commune de Sausset-Les-Pins (Bouches-du-Rhône).

Le mode opératoire et l'identité d'une des victimes, née en 1984 et connue pour infraction à la législation sur les stupéfiants, évoque un règlement de comptes.

La seconde victime n'avait en revanche aucun antécédent judiciaire dans le trafic de drogue, a précisé le procureur.

Selon la sénatrice PS des Bouches-du-Rhône Samia Ghali, qui est allée au chevet de sa famille, ce deuxième jeune homme était un chauffeur de car de 28 ans, venu jouer aux cartes dans le local et qui se serait retrouvé dans le champ de tir de l'assaillant.

Au total, 18 étuis de calibre 7.62, correspondant à une arme de type Kalachnikov, ont été retrouvés sur les lieux, a précisé le procureur.

L’enquête a été confiée à la brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille.

Ce double homicide survient quelques jours après une opération commando d’hommes armés de kalachnikov à La Busserine, au cours de laquelle notamment des policiers avaient été mis en joue.

Les 10e et 11e victimes de l’année

« Nous allons réagir et montrer que partout force reste à la loi », avait assuré Gérard Collomb en se rendant jeudi soir dans un commissariat des quartiers nord marseillais. « L’Etat de droit doit régner partout », avait insisté le ministre de l’Intérieur.

Le mode opératoire de samedi évoque un probable règlement de comptes. Si cette hypothèse se confirme, il s'agirait des dixième et onzième victimes affaires similaires à Marseille et sa région depuis le début de l'année. En 2017, 14 personnes avaient perdu la vie dans des règlements de comptes dans les Bouches-du-Rhône, selon la préfecture de police, contre 29 en 2016.

Dans la plupart des cas, il s’agit d’affaires liées au trafic de drogue. Lors de son discours sur les banlieues mardi dernier, Emmanuel Macron a promis un plan contre ce trafic d’ici juillet.

Source : Le Parisien avec AFP| 26 mai 2018

Imprimer E-mail

Lynché devant ses enfants par la racaille à Lille

France. Violences dans un parc à Lille : un père de famille lynché devant ses enfants par une vingtaine de « jeunes » pour s’être opposé à un rodéo, une femme tabassée, d’autres familles volées ou agressées

On en sait plus sur les graves événements de dimanche, aux Bois-Blancs, plaine des Vachers. Parce que des habitants se sont opposés à un violent rodéo, une vingtaine de jeunes ont débarqué au milieu des familles. Ils ont frappé à tout-va et volé des téléphones portables. Un père de famille a été roué de coups.

Stéphane (prénom modifié) a assisté à un déferlement de violences, dimanche. La scène se passe plaine des Vachers. Vers 19 h, du monde profite encore de cette chaude journée. Une quiétude rompue par l’irruption d’une moto-cross pilotée par un jeune.

« Il passait au milieu des enfants. Un père s’est interposé et s’est pris aussitôt une droite au visage. Sa femme est venue l’aider : elle a reçu deux coups de poing en pleine figure. » Une dizaine de témoins se lèvent pour calmer l’excité. Celui-ci les menace et s’en va.

« Trois minutes plus tard, il a débarqué avec une vingtaine d’autres jeunes, avec des voitures et des deux-roues. Ils ont frappé directement tout ce qu’ils pouvaient. » Un père de famille, en train de téléphoner, se fait plus spécifiquement démolir. « Ils ont sans doute pensé qu’il appelait la police. Cinq à six jeunes l’ont roué de coups, devant ses enfants. Il baignait dans son sang. »

Les badauds qui filment ou photographient sont eux aussi attaqués : « ils se sont fait voler leur portable. »

La bande repart au bout de quelques minutes. « C’était la stupeur, les enfants étaient paniqués ! »La police intervient. Quatre plaintes ont pour l’instant été déposées. « C’est peu, les gens ont peur. » Une enquête est en cours. Personne n’a été interpellé pour l’instant.

 

Source : Les Observateurs.ch

Imprimer E-mail

Un abbé de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X condamné pour viols aggravés sur des enseignantes

Membre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, Christophe Roisnel a été condamné à 19 ans de réclusion en appel. En première instance, il avait été condamné à 16 ans de prison.

Un abbé intégriste qui comparaissait en appel depuis mardi à huis clos à Nanterre pour viols aggravés sur trois enseignantes, dont certains assortis d’actes de torture, a été condamné vendredi à 19 ans de réclusion criminelle, contre 16 en première instance. Le ministère public avait requis 20 ans.

Inscrit au fichier des délinquants sexuels

Comme en première instance, la cour a assorti cette peine d’un suivi socio-judiciaire pendant six ans et d’une injonction de soins pour ses "problèmes de déviance sexuelle". Christophe Roisnel, 44 ans, sera par ailleurs inscrit au fichier des délinquants sexuels.

Impassible à l’énoncé du verdict, l’homme avait été mis en examen et écroué en avril 2014 pour des actes commis en 2010 au sein de l’école qu’il dirigeait, Notre-Dame de la Sablonnière, à Goussonville (Yvelines, un établissement proche de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X.

Ascendant psychologique

D’autres faits s’étaient déroulés à Villette (Yvelines), ainsi qu’au domicile des parents du religieux, dans la Manche.

Les victimes, toutes trois enseignantes, l’accusaient d’avoir usé de son ascendant psychologique pour parvenir à ses fins : il évoquait avec elles des agressions sexuelles, réelles ou inventées, que celles-ci auraient subies par le passé et leur faisait revivre ces épisodes traumatiques pour, disait-il, qu’elles puissent les dépasser.

Leur avocat François Souchon a qualifié la peine infligée de "juste". "On a eu plus de vérité à cette audience d’appel" qui a eu "des vertus bénéfiques et salvatrices pour toutes les parties", selon lui.

Abus d'autorité

La cour a estimé, comme en première instance, que l’abbé avait abusé de l’autorité que lui conférait son statut d’ecclésiastique.

Le religieux, qui comparaissait détenu, n’avait cependant été condamné en mai 2017 que pour viols et non pour actes de torture.

Il a aussi été condamné cette fois pour avoir violé l’une des victimes à l’aide de ciseaux, d’aiguilles à tricoter, de manches à balai et d’autres ustensiles (brosse à dent, pinceau, gant de crin...) et l’avoir flagellée avec sa chemise.

Christophe Roisnel a cette fois encore été jugé à huis clos à la demande des parties civiles (BIEN: des parties civiles). Il a cinq jours pour se pourvoir éventuellement en cassation. Ses avocats n’ont pas souhaité s’exprimer.

Pressions sur les enseignantes

La Fraternité sacerdotale Saint-Pie X est une communauté intégriste proche des milieux d’extrême droite, fondée en 1970 par Mgr Marcel Lefebvre. Elle ne reconnaît pas le Concile Vatican II (1962-1965) qui a, selon elle, rompu avec la tradition. Elle compte près de 600 prêtres dans une soixantaine de pays dans le monde, dont 150 en France.

L’abbé Roisnel avait été écarté de ses fonctions de directeur d’école en 2011 par les autorités ecclésiastiques après que les trois femmes s’étaient plaintes de ses agissements.

Il avait alors été envoyé dans un couvent de capucins dans la région lyonnaise, puis muté dans une école de garçons.

Mais, selon une source proche du dossier, il avait tenté de faire pression sur les enseignantes pour qu’elles se rétractent et celles-ci avaient alors déposé plainte pénalement en 2013.

Procès canonique à venir

Seules deux des trois victimes s’étaient constituées parties civiles: une institutrice de 38 ans, que l’accusé dirigeait au sein de l’école, et une amie de celle-ci, enseignante dans un autre établissement, âgée de 32 ans.

Un procès canonique devrait avoir lieu dans les mois qui viennent: l’abbé pourrait alors être "réduit à l’état laïc" (renvoyé de l’état clérical), selon une source proche du dossier.

Source : Le Progrès du 16/02/2018

Imprimer E-mail

Serge BLOCH-DASSAULT, le magouilleur ultra-libéral que le quotidien Présent encense.

Serge BLOCH-DASSAULT souhaitait que les Français travaillent beaucoup plus, par exemple, en dormant sur leur lieu de travail comme les Chinois ! Français, soyez de bons esclaves au service du Capitalisme industriel ! Mais comme ce monsieur s'est converti au catholicisme en 1950, tout va bien...

Nous ne pleurerons pas la mort d'un magouilleur condamné plusieurs fois par la justice pour corruption, achats de votes et blanchiment d'argent !

présent

 

 

Imprimer E-mail

EDITORIAL - TP MAG N°75 (english version)

“The door is inside’


This inscription, which may seem a little enigmatic, was engraved at the entrance of the church of Sainte-Onenne (nicknamed "the Grail Church") in Tréhorenteuc, in Morbihan, on the edge of the forest of Paimpont-Brocéliande, by Father Gilard. Father-Gillard, who arrived in 1942, play his part in trying to restore the structure in bad shape. But in his own way, very specific. That is, the man did not slip into the usual ecclesiastical mould. With the help of two German prisoners at the end of the war, a cabinetmaker and a painter, who had been entrusted to him, he conveyed into the arrangement and decor of his church a very personal religious vision, based on pagan-Christian syncretism. The Round Table, The Val-sans-Retour, the Barenton fountain, the white deer with the gold necklace, all the Arthurian imagery is there, with some references to companionship. All organized around the central symbol, the Grail, whose meaning falls into the imaginary’s Celtic and, more broadly, Indo-European. The Grail glass is, in fact, the magic cauldron containing the drink of immortality. And this drink is the blood. The Quest for the Grail is the transmission of the cult of the blood and the attempt of Christian recovery by the Cistercian Robert de Boron, in the Middle-Ages, which cannot, despite all his efforts, conceal the truth.
Saying to bystander, “The door is inside”, Gillard has fulfilled an awakening role. It is a question of inviting everyone to an advantageous introspection. It is by descending into ourselves that we can find the education we need, today more than ever.
We try, by the battle we are conducting, to serve this conception of the world, of man, of life, of the History which is ours. And this fight, of course, has political and social aspects. However, the essential is not there. The essential is a doctrine that fall deeply into the roots of our identity. The doctrine of the blood. A doctrine that nourishes in us the conviction that the most important combat, fundamental combat, is a spiritual battle. Our enemies or friends, who did not understand this, did not understand who we are, what we really are and what we maintain with the serenity that brings Fidelity. In fact, when all betray us, we will remain faithful.
The obstacles, the difficulties, the wounds we encounter on our path can do nothing against the faith we carry in us. Especially, as those who have for so long paved the way on our side. Let us listen the voice of Dominique Venner: "Our world will not be saved by blind scientists or jaded scholars, but by poets and fighters, by those who have forged the "magic sword" spoken by Ernst Jünger, the spiritual sword that makes monsters and tyrants turn pale. Our world will be saved by watchmen placed on the borders of kingdom and time. »

To you, the Watchmen, Guardians of the Sacred Fire and the Blood Cup, Salvation and Fraternity.

Pierre VIAL

Imprimer E-mail

EDITORIAL - TP MAG N°75 (deutsch version)

«Die Tür befindet sich im Inneren»

Diese etwas von vorneherein geheimnisumwitterte Inschrift ziert das Eingangsportal zur Kirche Sainte-Onenne (die «Gralskirche») im bretonischen Trehorenteuc (Departement Morbihan), am Rande des Waldes von Paimpont-Brocéliande. Autor der Inschrift ist Pfarrer Gillard. 1942 im Dorf angekommen, unternahm er, die etwas baufällige Kirche zu restaurieren, doch auf sehr eigentümliche Weise. Denn der Mann paßte nicht in das gewohnte Muster der kirchlichen Gepflogenheiten. Am Ende des Krieges wurde ihm dabei von zwei deutschen Kriegsgefangenen, einem Tischler und einem Maler, die ihm anvertraut worden waren, geholfen. Aus der Einrichtung und Ausschmückung seiner Kirche spricht eine sehr persönliche Auffassung der Religion, sprich: ein heidnisch-christlicher Synkretismus. Die Tafelrunde, das Tal ohne Wiederkehr, der Brunnen von Barenton, der weiße Hirsch mit der goldenen Kette: die gesamte Bilderwelt der Artus-Sage ist vorhanden, nebst einigen Bezügen zur Gesellenbruderschaft. Alles dreht sich um das Hauptsymbol: den Gral, dessen Bedeutung tief in die keltische, und darüber hinaus indogermanische Vorstellungswelt zurückreicht..

Denn der Kelch, den man gemeinhin «Gral» nennt, ist in Wirklichkeit der Zauberkessel mit dem Ewigkeitstrunk. Und dieser Trunk ist nichts anderes als das Blut. Die Gralssuche ist die Weitergabe des Blutkultes, und der Aneignungsversuch durch den Zisterzienser Robert de Boron im Mittelalter vermag, trotz all seiner Bemühungen, diese Tatsache nicht zu verbergen.

Indem er dem Passanten sagt: «Die Tür befindet sich im Inneren», erfüllt Gillard die Rolle eines Erweckers: Es geht darum, jeden und jede von uns zu einer heilsamen Introspektion anzuhalten. Nur, wenn wir in uns gehen, können wir die Lehren (wieder)finden, die wir so sehr brauchen. Heute mehr denn je.

Der Kampf, den wir führen, ist dazu angetan, der Welt-, Menschen- Lebens- und Geschichtsauffassung zu dienen, die die unsere ist. Zwar trägt dieser Kampf auch politische sowie soziale Aspekte. Doch das ist nicht das Wichtigste. Das Wichtigste ist eine Mystik, die tief in die Wurzeln unserer Identität greift. Es ist die Mystik des Blutes. Diese Mystik, welche in uns die Überzeugung nährt, daß der Hauptkampf, der Lebenskampf schlechthin, ein Kampf um die Seelen ist. Derjenige, ob Feind oder Freund, der das nicht verstanden hat, hat von dem, was wir wirklich sind, gar nichts begriffen. Das behaupten wir mit der Seelenruhe, die die Treue gibt. Denn wir wissen: Wenn alle untreu werden, so bleiben wir doch treu.

Die Fallstricke, die Schwierigkeiten und die Wunden, die wir auf unserem Weg erleiden müssen, vermögen gegen den Glauben, den wir in uns tragen, nichts auszurichten. Zumal diejenigen, die uns seit jeher den Weg vorgezeichnet haben, an unserer Seite mitmarschieren. Laßt uns doch auf die Stimme Dominique Venners hören: «Unsere Welt wird nicht von blinden Wissenschaftlern oder abgestumpften Schriftgelehrten gerettet werden. Sie wird gerettet werden von Dichtern und Kämpfern, von denjenigen, die das «magische Schwert» geschmiedet haben werden, von dem Ernst Jünger einst sprach. Das spirituelle Schwert, vor der Monster und Tyrannen erblassen. Unsere Welt wird gerettet werden von den Wächtern an den Schwellen des Königreiches und der Zeit».
Ihr Wächter des Heiligen Feuers und der Blutschale, seid mit brüderlichem Handschlag gegrüßtǃ

Pierre VIAL

Imprimer E-mail

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites