Résistance Identitaire Européenne

De la nature des Dieux

 

Aujourd’hui, nous tenterons d’apporter une réponse à une question éternelle : quelle est la nature des dieux. Nous verrons cela à travers les différentes conception qui ont été celles d’auteurs antiques et modernes sur cette question, puis je vous livrerais mes propres convictions à ce propos.

Sources et liens :

- Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Joel Scmidt, Larousse.

- Lucrèce « De la nature des choses »

- Julien « Contre les Galilléens »

- Marc Aurèle « Pensées pour moi-même »

- « La mythologie du monde Celte » Claude Serckx, poche marabout.

- Nietsche « L’Antéchrist »

- Tacite « Œuvres complètes »

- Snorri Sturlusson « L’Edda »

- Evhémère : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v...

 

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Le Corporatisme de l'avenir

 

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L'État contemporain qui est issu de la révolution industrielle, devint un état de classes. Les détenteurs du capital dominent la production et ont, grâce à cela, un monopole formel sur les bénéfices. De cette manière les salariés sont devenus les machines vivantes de l'entreprise. La suite en est une tension entre le travail et le capital, qui trouve son expression dans la lutte des classes.

Le droit à la propriété fut peu à peu morcelé par la collectivisation. Grâce à la société anonyme les propriétaires ont conservé un droit de participation dans l'entreprise, mais leurs droits sont exercés par la Direction. Le pouvoir est concentré sur cette dernière, qui agit au nom des propriétaires. Ainsi a été supprimé le lien psychologique entre le propriétaire et ce qu'il possédait, comme cela existait dans l'ancien Etat à structure paysanne, où le paysan possédait personnellement sa ferme et l'administrait lui-même.

Le droit à la propriété dans l'Etat capitaliste devient l'annonciateur du communisme où l'Etat administre le bien de chacun. L'esprit d'entreprise, d'initiative dépendent du capital dans l’Etat ploutocratique. Ce qui signifie que seuls auront une influence les rares personnes qui contrôlent les grandes concentrations de capital, tandis que dans le monde communiste celles-ci dépendent de l'Etat.

La transmission du pouvoir d'une minorité capitaliste dans les mains de l'Etat est facilitée par la lutte des classes, grâce à laquelle l'Etat peut faire jouer les différents partenaires les uns contre les autres en vue de gagner finalement la partie lui-même.

Le Corporatisme signifie une rupture brutale avec cette évolution. Il doit être réalisé en 3 étapes : la réforme de l'entreprise, la création des corporations et la mise en place d'un Etat corporatif populaire.

La réforme corporative de l'entreprise réside dans le fait que le droit de propriété est juridiquement confié au chef d'entreprise. Les actionnaires ou leurs semblables demeurent possesseurs du capital investi. Ils ont le droit de réclamer un intérêt normal pour leur argent, de même que les employés ont droit à un salaire défini par des conventions. Ils ont de plus le droit de réclamer la moitié des places dans la direction, l'autre moitié étant réservée aux employés. Il est naturel que le chef de l'entreprise soit le Président, car il est l'arbitre entre le Travail et le Capital.

Le capital devient un moyen et non plus une fin en soi pour l'entreprise. L'intérêt normal des actions est considéré comme une dépense nécessaire. Le gain qui reste lorsque les salaires du personnel et de la direction, ainsi que les intérêts sont déduits, !es achats de machines et de matières premières effectués et les paiements dus, réglés, doit être partagé de sorte que dans la mesure où monte la rémunération des possesseurs d'actions, le pourcentage de participation aux gains des ouvriers, employés et de la direction monte également. Le gain doit être partagé entre tous les facteurs de la production : capital, travail et initiative. Cette réforme corporative des entreprises est complétée par une réforme fiscale qui remplace les impôts directs par des impôts sur la production. Ceux-ci sont payables lorsque le produit quitte le fabricant et leur pourcentage de la valeur des marchandises serait à peu près équivalent aux impôts actuellement payés sur ces dernières. En conséquence, le financement par l'Etat des secteurs de distribution sociale et économique se trouve modifié et relève de la politique des salaires et des prix. Les impôts ne font de ce fait aucun obstacle pour le développement économique. Les investissements deviennent plus rentables. Les capacités de travail dépassant la moyenne ne sont pas imposées d'une manière spéciale. Une entreprise peut prévoir sans difficulté les taxes de production dans ses calculs. Le système rendu possible grâce au corporatisme et à ses méthodes nouvelles pour réaliser des buts sociaux, favorise ainsi aussi bien l'économie et le travail que l'initiative.

La seconde étape du corporatisme consiste dans la formation de corporations comprenant les entreprises des mêmes branches industrielles, dont les représentants et directeurs sont élus par les organisations des entrepreneurs, employés et ouvriers de la même branche. Ces groupements sont réunis en corporations principales communes avec une organisation identique. Le Gouvernement choisit des présidents impartiaux pour diriger les Corporations et les Corporations principales, ce qui a pour suite les tribunaux d'arbitrage, mais avec un champ d'action sensiblement plus étendu. Toutes les corporations principales : agriculture, industrie, commerce, banque et assurances, professions libérales et familiales, doivent être représentées dans un Conseil Economique commun, qui se trouve placé sous la présidence d'un représentant du gouvernement. Ce Conseil servirait à élaborer des points de vue communs entre les corporations.

Les corporations deviennent des organes officiels, c'est-à-dire que l'adhésion en devient obligatoire. Chaque citoyen devient de cette façon membre d'une corporation comme il est membre d'une commune. Une partie des tâches qui sont du ressort de l'Etat peuvent être données aux corporations. Peut-être pourrait-on dire que ces dernières et les Corporations principales mènent une action parallèle à celle des communes et des provinces.

Il est évident que toutes les organisations ne peuvent être organisées d'après un seul schéma. L'agriculture et l'industrie ont des structures différentes auxquelles doivent correspondre leurs organisations.

Le corporatisme a également la possibilité de créer des organisations particulières au-delà des limites corporatives : les organes pour ainsi dire inter corporatifs. Un exemple frappant est la fédération d'une branche artisanale, qui a le devoir de sauvegarder ses intérêts et problèmes particuliers, sans tenir compte des questions financières. Dans une telle fédération, on devrait non seulement grouper officiellement les anciennes branches classiques, mais aussi les métiers modernes comme 'les réparateurs, installateurs et personnel d'entretien. Parmi les organes inter corporatifs on pourrait également compter les organisations principales actuelles : fédération des employeurs, fédération des fonctionnaires ainsi que les syndicats. Toutefois il est à noter que les organes inter corporatifs, ne peuvent être créés par voie légale et conservent par conséquent, leur caractère privé comme jusqu'à présent. Ceci n'empêche évidemment pas les représentants des corporations de leur accorder des moyens pour leurs travaux ou de collaborer avec eux, s'ils le jugent nécessaire. Le système d'organisation actuelle est conçu pour sauvegarder les intérêts des divers groupes dans la lutte des classes. Le corporatisme doit coordonner les intérêts des différents groupes sur la base de l'égalité sociale.

Sources : Défense de l’occident – avril mai 1978 – N° 157

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Ne nous laissons pas voler les élections régionales et départementales !

 

elec regio      ​​Communiqué du Mouvement Normand - n°280 - 7 Mars 2021

 

Le report des élections régionales et départementales en juin 2021, des élections a été tranchée, mais l’incertitude plane encore et toujours sur leurs tenues à cette date. 
L’argument de l’état d’urgence sanitaire est certes compréhensible pour certaines décisions mais de là à priver les citoyens des élections les plus locales particulièrement après la pantalonnade des municipales tout de même pleines de confusion, il n’y a un pas que le gouvernement semble vouloir faire. 
Evidemment, dans le climat d’anxiété dans lequel est maintenu le pays, il y a fort à parier que le taux d’abstention sera remarquablement élevé, cela nous rappellera les municipales déjà citées. Tout cela est préjudiciable à notre système électoral et au contrôle normal et sain par les citoyens des élus et de leurs bilans. 
De plus, la juxtaposition des deux élections sera une source de confusion regrettable. En effet, comment concevoir deux campagnes en simultané ? Comment les électeurs vont-ils pouvoir d’abord s’y retrouver, ensuite nourrir un intérêt quelconque pour chacune de ces élections pourtant fondamentales pour l’avenir de la Normandie ? 
Sans compter que comme le rappelle si bien le Cercle Normand de l’Opinion :

« Vont s’opposer deux logiques de systèmes électoraux : le scrutin régional de listes départementales à la proportionnelle (corrigée par la prime majoritaire au second tour) et le scrutin uninominal en binôme dans les cantons pour les élections départementales. On laisse imaginer le confusionnisme au sein des formations politiques qui, d’un côté, doivent individualiser les candidatures, de l’autre, promouvoir par avance les alliances au sein des listes.  Et puis se pose aussi le fait que, par les lois de décentralisation (de Defferre à la Loi NOTRe), règne une confusion des compétences entre la Région, le département et, même maintenant celles des métropoles et des pôles métropolitains… Tout cela embrouille la perception des citoyens. » 

Ce qui est plus inquiétant encore c’est le rapprochement de dates avec l’élection présidentielle. Car ces élections locales et régionales n’ont rien à voir avec l’élection présidentielle. Une telle confusion, et n’hésitons pas à l’écrire, une telle perturbation de ces élections se fera au profit des présidentielles et du rouleau compresseur parisien. Et le risque est bien là : celui de la confiscation jacobine des élections départementales et régionales par une perspective nationale centrée autour des élites centrées sur elles-mêmes et sur leurs propres débats, le tout à Paris. 
Surtout qu’à l’élection présidentielle de début 2022 suivront les élections législatives pour nos députés. Alors en quelques mois, nous serons obligés d’élire conseillers départementaux, régionaux, président de la République et députés, cela fait beaucoup d’un coup

La commission exécutive du Mouvement Normand                norm

Mouvement normand
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www.mouvement-normand.fr

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L'esclavage des blancs: L'histoire tabou et oubliée enfin révélée

 

On l'ignore totalement : au XVIe siècle, les esclaves blancs razziés par les musulmans furent plus nombreux que les Africains déportés aux Amériques.

On a pris aujourd'hui la mesure de la traite des esclaves noirs organisée par les négriers musulmans à travers le Sahara, ainsi qu'en direction du Moyen-Orient et des régions de l'océan Indien. On sait aussi que l'affrontement entre l'islam et la chrétienté a alimenté en maures et en chrétiens les marchés d'esclaves des deux côtés de la Méditerranée médiévale.

On évoque entre 1,3 millions et 2,5 millions de personnes déportées dont une partie du Sud de la France, l’actuelle Provence et le Languedoc. Il est très intéressant de se replonger dans l'histoire et il est bon de rappeler quelques "souvenirs oubliés", juste une mémorisation des faits retranscrits par nos historiens.

 

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Parution du Cahier d'Histoire du nationalisme n°21 intitulé : LES PERON, L'ARGENTINE, LE JUSTICIALISME

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Cette 21e édition des Cahiers d’histoire du nationalisme nous emmène dans les années d’après-guerre en Amérique latine, plus précisément en Argentine, pays qui fut le théâtre d’une expérience politique originale : le Justicialisme. Surtout, le pays des gauchos et de la pampa fut le décor exotique d’une saga qui n’en finit pas de faire parler d’elle, celle des Perón.

Dans cette nouvelle édition revue et augmentée, qui reprend une partie des deux ouvrages publiés précédemment, Perón, dans la collection « Qui suis-je ? » aux éditions Pardès, et Evita, la reine sans couronne des descamisados aux éditions Dualpha, nous revisitons l’extraordinaire ascension d’une petite « Cosette de la pampa », qui s’est hissée au rang des plus grandes stars mondiales. En sa compagnie, nous assistons à l’émergence d’une doctrine politique originale, tentant de concilier le « national » et le « social », le justicialisme, incarné par son mari le général-président Perón.

Dans ce Cahier, l’auteur, Jean-Claude Rolinat, nous montre comment dans sa conquête des cœurs des « sans chemises » et dans la mise en œuvre de cette politique, l’inoubliable Eva Duarte illumina d’une lueur fulgurante les huit années passées aux côtés de son président de mari, avant qu’une cruelle maladie ne l’arrache à l’affection de ses millions d’afficionados, tragique événement qui allait plonger l’Argentine dans le malheur pour plusieurs années.

Idole des descamisados, ce couple mythique a traversé l’histoire et, un peu comme le Gaullisme en France, reste une sorte de référence à ses lointains héritiers, lesquels, libéraux ou démocrates-socialistes, n’en finissent pas de trahir l’esprit d’origine du justicialisme. Affublé du qualificatif de « fasciste » par ses adversaires, cette doctrine politique s’en écartait par le côté plutôt débonnaire de son inspirateur, même si les grandes messes populaires convoquées devant la Casa rosada, pouvaient ressembler à celles du Duce place de Venise…

Toujours imité, rarement égalé, le Péronisme inspira d’autres caudillos. Getulio Vargas au Brésil, comme Hugo Chavez au Venezuela dont parle également cet ouvrage, incarnèrent à leur manière  une sorte de « péronisme de gauche », avec les échecs qu’on leur connait.  

Les Perón, l'Argentine, le Justicialisme, Cahier d'Histoire du nationalisme n°21, Synthèse nationale, Jean-Claude Rolinat, 200 pages, 24 € (+ 5 € de port).

BULLETIN DE COMMANDE - Pour le commander en ligne cliquez là

 

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Le mystère des runes - 1.

 

Comprendre les runes commence par connaître leur histoire, leur environnement et leur contexte. Mais avant ça, il faut définir le sujet : que sont les runes ? Que ne sont-elles pas ?

par Halfdan Rekkirsson

 

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Anno Domini 1900 : quand les États-Unis sont devenus un empire

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Les États-Unis peuvent-ils être considérés comme un empire? Cette question déchire le monde des sciences politiques depuis l'époque de la guerre froide et la réalité politique depuis l'époque de l'expansionnisme vers l'ouest et le sud au nom de la « Destinée manifeste » et de la Doctrine Monroe.

Les politologues et les politiciens continuent d'être divisés sur la meilleure définition à donner aux États-Unis, mais ils s'accordent sur un point: la nation ne peut pas admettre qu'elle est un empire, en raison de la valeur intrinsèquement négative du terme, car cela reviendrait à avouer que les idéaux de la génération de George Washington ont été trahis et que la nouvelle terre promise a intériorisé cette forma mentis impérialiste contre laquelle elle s'est battue.

En réalité, le fait que le débat soit toujours en cours et loin d'être terminé n'est pas pertinent, car les chiffres de la politique étrangère des États-Unis sont plus éloquents et explicatifs que les livres, les opinions et les théories: 800 bases militaires présentes dans 80 pays, 200.000 soldats déployés dans le monde - dont un tiers au Moyen-Orient -, 64.000 milliards de dollars dépensés en interventions militaires et en guerres au Moyen-Orient et en Asie depuis le 11 septembre 2001, au moins 81 opérations d'ingérence électorale certifiées de 1946 à 2000, 72 changements de régime ratés pendant la guerre froide (et autant de réussites) et 208 années sur 223 consacrées à l'envoi ou à la présence de troupes à l'étranger dans le cadre de guerres, de missions multinationales, du renversement de gouvernements hostiles et/ou de la répression de révolutions.

Chiffres et faits à l'appui, on peut légitimement faire entrer les États-Unis dans la catégorie des empires dits informels, c'est-à-dire des entités impériales qui préfèrent les protectorats aux colonies et qui maintiennent le contrôle de leurs domaines au moyen d'un interventionnisme ouvert et secret, d'une interdépendance économique (et politique) entre le centre et les périphéries et d'instrumenta regni tels que le divertissement (Hollywood) et la religion (le protestantisme évangélique).

L'éternel dilemme de l'empire a cependant besoin d'un élément supplémentaire pour être définitivement résolu: une date. En bref, quand la transformation des États-Unis en empire a-t-elle eu lieu? La réponse peut surprendre: lors de l'élection présidentielle de 1900.

 

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La naissance de l'empire

Les États-Unis ne deviendront pas un empire en tentant de mettre en pratique les préceptes de la doctrine Monroe, ni même dans le cadre de la traduction de la « Destinée Manifeste » dans le Pacifique occidental ou suite à la Seconde Guerre mondiale, mais suite à leur intervention dans la guerre d'indépendance cubaine et la révolution philippine.

Nous sommes en 1900, deux ans se sont écoulés depuis la guerre entre Washington et Madrid pour le contrôle de La Havane, et l'électorat doit choisir entre le démocrate William Jennings Bryan et le républicain sortant William McKinley. Non la situation économique intérieure mais la politique étrangère sera au cœur des programmes électoraux des deux hommes politiques et polarisera l'opinion publique américaine.

 

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McKinley était un partisan de l'interventionnisme à l'étranger, n'importe quand et n'importe où, et un partisan du colonialisme - l'appel aux urnes avait pour toile de fond les tentatives américaines d'annexer les Philippines après les avoir arrachées à l'empire espagnol décadent - tandis que Bryan était un belliciste repenti, converti à la cause de l'anti-impérialisme. Cette année-là, en bref, le peuple américain ne choisirait pas simplement entre les démocrates et les républicains, mais entre l'Amérique comme expérience ou comme destin ou, pour paraphraser Bryan, entre l'Amérique comme démocratie ou comme ploutocratie.

 

Le discours de Bryan

Bryan tentera l'impossible: ouvrir les yeux d'une opinion publique enivrée par l'effet Cuba et euphorique à l'idée que les États-Unis sont sur le point de devenir une puissance bicontinentale, en expliquant que le citoyen ordinaire ne gagnera pas un dollar de ces réalisations mais que d'autres souffriront grandement de ce militarisme.

 

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La pensée de Bryan sera admirablement emblématisée dans un discours prononcé à Indianapolis le 8 août 1900, qui est entré dans l'histoire sous le titre Imperialism: Flag of an Empire. Transcrit de manière à permettre sa transmission à la postérité, Imperialism représente un jalon dans l'histoire politico-culturelle des États-Unis du début du XXe siècle et le pilier du mouvement anti-impérialiste nord-américain.

Le discours s'ouvre sur un long j'accuse contre le parti républicain, accusé par Bryan d'être la longa manus des cercles ploutocratiques sous le contrôle des « adorateurs de Mammon » purement intéressés par l'argent et indifférents aux besoins de l'homme du peuple. Selon Bryan, les républicains ont fait de la politique un moyen et de la richesse une fin, ce qui a donné lieu à une législation qui a transformé « l'argent en maître et les hommes en serfs ».

Les guerres soutenues par McKinley ne contribuent pas à la cause du bien-être du peuple américain, car elles servent à l'enrichissement de quelques-uns, pas plus que la colonisation des Philippines ne sert l'intérêt national. Selon Bryan, les Philippins ont besoin d'être libérés, et non assujettis, et les Républicains n'ont pas le droit de remplir frauduleusement la guerre de connotations religieuses pour gagner la faveur des croyants les plus naïfs.

 

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Car « les guerres de conquête laissent en héritage une haine perpétuelle », un sentiment contraire au plan divin pour les Hommes, dont le cœur a été rempli « d'un amour de la liberté par Dieu lui-même » et qui n'ont pas été créés pour être asservis « à un maître étranger ». L'électorat chrétien, à la lumière du faux messianisme brandi par McKinley, aurait dû se voir rappeler que « l'amour, et non la force, était l'arme du Nazaréen; qu'il avait atteint le cœur humain en se sacrifiant pour son prochain, et non en l'exploitant ».

Mais les guerres d'agression (et de conquête), selon Bryan, seraient délétères pour une autre raison également: la corruption des personnes qui les soutiennent et de la nation dans son ensemble. En bref, les États-Unis, autrefois habitués à s'ingérer dans les affaires étrangères des autres, sous prétexte de combattre l'impérialisme pour perpétuer l'impérialisme à leur tour, risquaient de développer une dépendance pernicieuse à la belligérance et de créer un « établissement militaire ».

Se référant abondamment à la pensée d'Abraham Lincoln, cité à plusieurs reprises, le candidat démocrate a tenté d'expliquer à la foule que « la sécurité de cette nation ne réside pas dans sa marine, son armée ou ses forteresses, mais dans cet esprit qui valorise la liberté comme l'héritage des hommes partout, dans tous les pays » et que cet esprit serait tué « en plantant les graines du despotisme aux portes [des États-Unis] ».

Bryan ne rejette toutefois pas la pensée jeffersonienne sur le devoir des États-Unis de répandre la liberté dans le monde, car il est profondément convaincu de l'unicité de la « nation indispensable », mais il ne commet pas l'erreur des républicains de confondre « expansion et impérialisme », c'est-à-dire la propagation des valeurs avec l'annexion de territoires entiers.

 

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Enfin, les Américains n'auraient pas dû se laisser séduire par la fascination de la grandeur, car « l'impérialisme sera rentable pour les fabricants d'armes, il sera rentable pour les propriétaires de navires qui transporteront des soldats vivants aux Philippines et les ramèneront morts au pays, il sera rentable pour les grands hommes d'affaires, et il sera rentable pour les officiers dont les salaires seront fixés ici et payés là-bas, mais pour le fermier, l'ouvrier et la grande majorité des personnes employées dans d'autres domaines, il impliquera des dépenses sans retour économique et des risques sans récompense ».

 

Les suites du débat

Les appels de Bryan au bon sens des Américains tomberont dans l'oreille d'un sourd. Sa (deuxième) course à la présidence se solde par un échec retentissant: 6.370.932 voix (45,52%), l'équivalent de 155 grands électeurs et de 17 États fédérés, un résultat bien inférieur à celui de 1896, où Bryan avait recueilli 6.510.807 voix (47,7%) et un total de 176 grands électeurs et de 22 États fédérés.

McKinley, grâce à l'accent qu'il met sur les avantages de l'impérialisme, parvient à augmenter le nombre de votes en sa faveur (de 7.112.138 à 7.228.864), le nombre de grands électeurs (de 271 à 292) et le contrôle des différents États (de 23 à 28) par rapport à l'élection qui avait eu lieu quatre ans plus tôt. Vivre pleinement son second mandat s'avère toutefois impossible: le 6 septembre 1901, il tombe sous le feu d'un terroriste anarchiste, un certain Léon Czolgosz, et meurt après huit jours d'hospitalisation.

Le sceptre de McKinley est repris par le vice-président de l'époque, Theodore Roosevelt, un représentant de l'aile la plus interventionniste du parti républicain, dont la politique étrangère musclée sera rebaptisée la « diplomatie du gros bâton ». Comme McKinley, il sera lui aussi acclamé par l'opinion publique et est toujours considéré comme l'un des présidents les plus populaires de l'histoire des États-Unis.

 

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Le destin de Bryan fut très différent: oublié par les électeurs, privé de visibilité par la grande presse et s'éloignant de la politique après avoir rompu avec le parti démocrate suite à la décision de Woodrow Wilson d'entrer dans la Première Guerre mondiale, il passera les dernières années de sa vie à parler de la foi dans les églises et les universités, développant une sorte d'obsession pour le débat entre darwinisme et créationnisme.

Aujourd'hui, cent vingt et un ans après ces élections âprement disputées, nous pouvons admettre franchement que l'histoire a donné tort à ceux qui voulaient donner raison à McKinley: dans l'Anno Domini 1900, le vote n'a pas opposé démocrates et républicains, mais démocratie et ploutocratie, paix et guerre, liberté et impérialisme. Cette année-là, en décrétant la défaite de Bryan, les urnes allaient donner naissance à l'Empire avec enthousiasme.

Emanuel Pietrobon

Sources : https://it.insideover.com/ - Euro Synergies.

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Les juifs du parti de Le Pen constituent une liste noire des candidats qui auraient des affiliations dites "néo-nazies"

 

Les juifs du parti de Le Pen constituent une liste noire des candidats qui auraient  des affiliations dites "néo-nazies".

Des officiels JUIFS et des "manipulateurs" du parti ostensiblement anti-invasion Rassemblement national de Marine Le Pen préparent une liste de responsables du parti d'extrême droite français ayant des affiliations dites "néo-nazies", en prévision des élections régionales prévues en France en juin. Le parti a déjà été critiqué par l'Alliance nationale basée aux États-Unis, entre autres, pour avoir abandonné le nationalisme racial, approuvé le mélange racial et, sous la direction des Juifs, être devenu un autre faux espoir et une impasse pour les Blancs qui souhaitent survivre en tant que race.

 

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Le professeur Jean-Richard Sulzer, juif et conseiller régional dans la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, dirige le volet public de la campagne de mise sur liste noire. Sulzer est à la tête du "Cercle juif national", un groupe informel créé en 2018 pour les responsables juifs, dont quatre membres du conseil national, du Rassemblement national, le supposé parti politique français "d'extrême droite" précédemment connu sous le nom de Front national, afin de "combattre l'antisémitisme" dans les rangs du parti.

"Nous demandons à [Le Pen] de retirer les néo-nazis des listes de candidats", a déclaré Sulzer au Jerusalem Post cette semaine. "S'ils sont autorisés à se présenter, ce n'est pas bon pour la réputation de notre parti..... Nous ne voulons pas que ces hommes ou ces femmes sur la liste se présentent, parce qu'ils ont appartenu à des groupes néo-nazis dans le passé ou en raison de leur comportement antisémite."

En d'autres termes, dès qu'un Français aura pris conscience de qui se cache derrière la campagne d'extermination du peuple français, et de tous les peuples européens, il ne pourra plus être candidat (ni même membre, vous pouvez être sûrs qu'on en arrivera là).

Selon Sulzer, Marine Le Pen "sait officieusement" que son groupe "travaille sur une liste", et il a exprimé l'espoir qu'elle prendra l'initiative de "retirer certains des candidats problématiques" avant que les listes officielles des partis ne soient soumises. (Marine Le Pen, qui a partagé son lit avec un juif algérien pendant une décennie, était si désireuse de "moderniser" son parti et de le purger du "racisme" qu'elle a expulsé son propre père, fondateur du parti, de ses rangs).

Sulzer et ses "associés" sont toujours en train de dresser leur liste noire, qu'ils prévoient de publier dans le courant du mois, quelques semaines avant la date limite à laquelle les partis doivent soumettre leurs listes pour les élections régionales du 17 mai. Les élections régionales sont prévues dans toute la France les 13 et 20 juin, après avoir été reportées en raison des restrictions COVID-19, mais la possibilité qu'elles soient à nouveau repoussées demeure.

M. Sulzer a également accusé le parti de disqualifier "un nombre suspect" de candidats potentiels juifs de se présenter sur les listes du Rassemblement national. Le Cercle national juif a déjà eu des démêlés avec le Rassemblement national. Dans un document obtenu par le Post, l'avocat du parti a envoyé une lettre menaçant de poursuivre le groupe en 2019, lorsqu'il s'appelait le Rassemblement national juif, s'il ne changeait pas de nom.

"Il est clair que [Le Pen] ne veut pas que le Rassemblement national soit associé aux Juifs", a déclaré Sulzer dans un incroyable élan de paranoïa juive. "Nous voulons lui rappeler que les juifs existent, que les sympathisants juifs existent, et que les élus juifs du parti Rassemblement national existent, et qu'elle ne peut pas nier notre existence." Rien n'est jamais assez pour Sulzer et ses semblables. Il dit essentiellement : "Si vous ne nous donnez pas tout ce que nous voulons maintenant, vous êtes comme un "nazi" qui veut tuer six millions de Juifs."

Un candidat que les membres juifs du parti tentent de faire retirer est Gilles Pennelle, la tête de liste du Rassemblement national en Bretagne et membre du bureau national du Rassemblement national, une institution supérieure du parti.

Ils accusent Gilles Pennelle d'être membre de l'association païenne et nationaliste "Terre et Peuple", dont le site internet affiche le slogan "Résistance identitaire européenne". Le nom du groupe fait écho au slogan "sang et terre" du mouvement allemand Völkisch. Pennelle a écrit un article sur Le Seigneur des Anneaux pour le magazine du mouvement en 2003.

En 2002, un article du Monde contrôlé par les médias décrivait le rôle prépondérant de Pennelle dans un "événement d'extrême droite" à l'occasion de "l'anniversaire de la Nuit de cristal", au cours duquel des T-shirts portant des slogans que les Juifs n'aimaient pas ont été vendus. Existe-t-il un autre groupe sur Terre qui surveille les slogans des t-shirts vus lors des événements politiques les plus obscurs et qui conserve la liste des slogans et des participants pour une utilisation ultérieure ?

Pennelle a été cité comme appelant à la défense des "idées identitaires", pour empêcher la "Turquie musulmane" d'entrer dans l'UE, car "si nous ne faisons rien, ils s'installeront dans nos cathédrales et coucheront avec vos filles".

Un autre candidat susceptible de figurer sur la liste est Jordan Bardella, vice-président du Rassemblement national et chef de sa faction au Parlement européen. Bardella est un ancien assistant de Jean-François Jalkh, une figure de proue du parti, qui a admis avoir lu des historiens révisionnistes de l'Holocauste, a fait l'éloge de certains d'entre eux et a remis en question l'utilisation du Zyklon B pour tuer des masses de Juifs. Jalkh a également participé à des événements en l'honneur des militaires.

Jalkh a également participé à des événements en l'honneur du héros militaire et leader de la France de Vichy, le général Philippe Pétain. Imaginez cela : Être l'assistant d'un homme qui lit un livre que les Juifs n'aiment pas est suffisant pour vous mettre sur une liste noire à vie. Les Juifs n'ont apparemment aucune idée de ce que cela représente pour les personnes libres de penser.

Le Rassemblement national a été fondé sous le nom de Front national par le père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen, en 1972. Le père et la fille sont tous deux arrivés en deuxième position lors d'une élection présidentielle française, respectivement en 2002 et en 2017.

Marine Le Pen a tenté d'éloigner le parti du nationalisme racial sur lequel il a été fondé, allant jusqu'à courtiser les électeurs juifs en disant qu'elle est un "partenaire dans la lutte contre l'islam radical".

Sources : https://www.jpost.com/diaspora/antisemitism/jews-in-far-right-french-party-list-party-members-with-neo-nazi-ties-664543

Traduit avec www.DeepL.com/Translator (version gratuite)

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Eugène Krampon a lu « SUR ET AUTOUR DE CARL SCHMITT » de Robert Steuckers

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Lire l’œuvre abondante – ou les études universitaires voire les nombreuses publications sur les écrits et la pensée du plus grand juriste allemand du XXe siècle que fut Carl Schmitt - n’est pas toujours un exercice aisé. Si vous ne possédez pas de formation en droit et/ou en sciences politiques (comme l’auteur de ces lignes d’ailleurs), cet ouvrage de Robert Steuckers constitue, et de loin, la meilleure entrée en la matière, tant nul mieux que lui, dans notre mouvance, ne dispose d’un lumineux esprit de synthèse, de précision, du sens de l’anecdote et surtout, de la faculté de vous ouvrir à de nouvelles et vastes perspectives idéologiques. En clair, avant de vous lancer dans de sérieuses et nécessaires « aventures schmittiennes », mieux vaut commencer par cette riche et complète initiation – je dirai même plongée juridico-philosophique – que nous propose notre érudit et délicieux camarade belge dans ce recueil d’une grande densité.

 

QUELQUES POINTS SAILLANTS

Au-delà des éternelles critiques que lui adressent en continu les cloportes et les minus qui n’ont jamais rien lu de l’œuvre de Schmitt et qui ne retiennent de lui que ses quelques années de sympathie pour le IIIème Reich voire sa supposée postérité dans la praxis des néocons et autres faucons américains, il est nécessaire de le lire pour découvrir en fait une pensée verticale extrêmement riche et très actuelle, et dont les leçons nous éviteraient bien des naufrages sur les récifs de la mondialisation libérale qui nous prive de notre destin.

Cet ouvrage fourmille de concepts. Néanmoins, en tant que nationaliste révolutionnaire européen, j’ai choisi quelques points de la pensée de Carl Schmitt qui peuvent trouver écho dans notre combat contre la pieuvre :

  Le décisionnisme en politique : en cas de normalité de la situation, les dirigeants politiques libéraux s’en tiennent généralement à une norme juridique, des mécaniques, des rigidités, des procédures routinières qui peuvent vite devenir « une cage d’acier » empêchant toute résolution de problèmes urgents pouvant même conduire une nation à sa perte. Les vieilles nations européennes s’en rendent bien compte aujourd’hui tant elles sont démunies juridiquement face au terrorisme islamique mais aussi face à l’invasion migratoire qu’elles ne peuvent juguler au motif qu’il existerait une norme supérieure à leurs droits fondamentaux : les droits de l’homme. Hors selon Carl Schmitt, l’exceptionnalité d’une situation appelle la décision, ce qui signifie, agir, sévir, légiférer. Et en conséquence, restaurer la dimension personnelle du pouvoir, la décision d’un homme dans le cadre d’une situation « hors norme et urgente » étant toujours préférable que la lenteur des procédures et du verbiage parlementaire. Un véritable vitalisme politique ! Ce qui suppose ponctuellement d’avoir recours à la dictature, de suspendre le droit avant que la normalité ne reprenne ses droits, ou que le droit évolue de manière « re-territorialisé », c’est-à-dire convenant à un Etat et à son peuple (aucun droit international ne peut se substituer au droit national). Et qu’on ne vienne pas nous faire là la sempiternelle leçon sur le totalitarisme qui serait congénitalement au fond de notre ADN puisque la sacro-sainte république de Weimar a usé de cette pratique politico-juridique des dizaines de fois avant 1933, ainsi que le général de Gaulle durant la guerre d’Algérie ( l’article 16 de la Constitution de notre Vème république permet de suspendre la démocratie sous couvert de l’état d’urgence…)

  Le Grand Espace – grossraum – européen : les peuples européens partageant une identité, une culture, des intérêts et un espace de civilisation communs, Carl Schmitt estimait urgent de penser l’organisation de cette espace qui est « nôtre » et que constitue le bloc continental « Europe », afin de nous organiser militairement, économiquement et de partager intelligemment nos ressources ( matières premières et agricoles) visant de facto et avec le temps, à une véritable autarcie des grands espaces. Voyant aussi la montée en puissance d’Empires et de nations prédatrices, il estimait que les Européens devaient au plus vite se doter d’une véritable « doctrine Monroe », c’est-à-dire littéralement interdire notre sol à toute puissance étrangère (notamment aux USA.) Repenser une autre Europe intégrée, hors UE voire même contre l’UE qui n’est non pas les Etats-Unis d’Europe mais les Etats-Unis en Europe, voilà à quoi nous devons nous atteler urgemment. De même qu’il avait bien analysé, pour prolonger sur ce sujet, notamment dans Le nomos de la terre, la lutte éternelle entre les puissances de la Terre par définition enracinées ( l’Europe) et les puissances de la mer (les thalassocraties Anglo-saxonnes) nomades, fluides, impérialistes, agressives, prédatrices.

 

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  La désignation de l’ennemi : telle est la base du combat politique qui ne l’oublions jamais, est aussi une forme de guerre. Malheur à celui qui par mollesse n’ose pas le montrer du doigt! A contrario, si vous ne désignez-pas un ennemi, c’est aussi lui qui peut vous désigner comme tel (regardez aujourd’hui comment les mondialistes nous désignent avec mépris ou avec une haine viscérale : populistes, extrémistes, fascistes…) Cet ennemi peut être extérieur mais aussi intérieur. Schmitt écrivait : « Aussi longtemps qu’un peuple existe dans la sphère politique, il devra opérer lui-même la distinction entre amis et ennemis, tout en la réservant pour les conjonctures extrêmes dont il sera juge lui-même…Dès l’instant que la capacité ou la volonté d’opérer cette distinction fait défaut au peuple, ce dernier cesse d’exister politiquement. S’il accepte qu’un étranger lui dicte le choix de son ennemi et lui dire contre qui il a le droit ou non de se battre, il cesse d’être un peuple politiquement libre et il est incorporé ou subordonné à un autre système politique. » Citation d’une clairvoyance rare qu’illustre notre vassalisation, que ce soit dans les domaines du militaire, du politique, de l’économique  à des organismes qui nous ont littéralement mis sous tutelle, pensons à l’UE, l’OTAN, l’OMC, la CEDH…

   La primauté du Politique : l’Etat n’est qu’un moyen, pas le but (contrairement au fascisme.) S’appuyant sur l’Histoire, son territoire et son peuple, un Etat a le devoir de concevoir des institutions et des règles s’inscrivant dans la durée, susceptibles non pas d’assurer le bonheur à ses citoyens mais un destin. Mais aussi de briser impitoyablement toutes les féodalités, notamment financières susceptibles de mettre le peuple en coupe réglée. Imposer le pouvoir du Politique contre le pouvoir de l’économique qui ne peut profiter qu’a une minorité. Ce qu’avait bien compris Maurras : « De l’autorité des princes de notre race, nous avons passé sous les verges des marchands d’or qui sont d’une autre race que nous, c’est-à-dire d’une autre langue et d’un autre passé. »

   L’ernstfall : l’ernstfall est l’antonyme absolu du bien-être, du confort, du farniente, de la dolce vita, du consumérisme qui tuent tout vitalisme chez les peuples qui ne sont plus aptes à lutter contre la dureté de l’existence ou contre toute difficulté, même temporaire (la crise du COVID 19 en est un exemple frappant puisqu’avec un taux de mortalité de 0,05% en France, il s’avère qu’1/5 em des Français souffriraient de troubles psychologiques !) Cette notion qui nous rappelle aussi le tragique de l’existence oblige les peuples, s’ils ne veulent pas mourir, à se hisser à la pointe d’eux-mêmes. Dominer une situation ou se laisser emporter. Pour Schmitt, l’ernstfall c’est la guerre sous toutes ses formes, ce qui justifie l’existence d’un Etat fort, des citoyens disciplinés, des militants mobilisés en permanence, une sorte de « Sparte » au quotidien dynamisant toutes les forces potentielles de son peuple.

Vous trouverez bien d’autres choses passionnantes dans cet ouvrage de l’ami Steuckers (citons la théorie du partisan), notamment sur les influences philosophiques qui ont influencé Carl Schmitt (Hobbes, Machiavel, Donoso Cortes, Clausewitz…) ainsi que sur sa postérité à travers des auteurs trop méconnus tels qu’Othmar Spann, Otto Koellreuter…Ce sont sur les fondations solides qu’a jetées le grand juriste de Plettenberg que nous relèverons l’Europe de ses ruines.

Eugène Krampon

Diffusion du Lore, pour commander c’est ici : Sur et autour de Carl Schmitt : un monument revisité

 

Pour information à nos amis du Grand Est, Robert Steuckers échangera avec vous et pourra

vous dédicacer ses ouvrages, le samedi 24 avril, à partir de 14 h, à la librairie LES DEUX

CITES, 6 Grande rue 54000 NANCY.

Venez nombreux !

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