Résistance Identitaire Européenne

Guerre Culturelle

Moscou accuse Erdogan de liens avec l'EI/DAESH

 

Moscou accuse Erdogan de liens avec l'EI, une "calomnie" pour Ankara

Vladimir Poutine accuse le président turc Erdogan de "complicité" avec l'EI

La Russie est passée mercredi aux attaques personnelles dans la crise qui l'oppose à la Turquie, en accusant directement le président Recep Tayyip Erdogan et sa famille de profiter de la contrebande de pétrole à laquelle se livre l'organisation État islamique (EI) en Syrie.

Ces nouvelles accusations interviennent plus d'une semaine après la destruction par l'aviation turque d'un bombardier russe près de la frontière syrienne, un acte qui a provoqué une crise aiguë dans les relations entre les deux pays.

"Cynisme sans limite" du gouvernement turc

"Le principal consommateur de ce pétrole volé à ses propriétaires légitimes, la Syrie et l'Irak, s'avère être la Turquie", a accusé mercredi devant plusieurs centaines de journalistes le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov.

"La classe dirigeante politique, dont le président Erdogan et sa famille, est impliquée dans ce commerce illégal", a poursuivi le vice-ministre, ajoutant que "le cynisme du gouvernement turc est sans limite".

Menaces de représailles turques

Recep Tayyip Erdogan n'a pas tardé à réagir, menaçant Moscou de mesures de représailles s'il continuait à "propager des calomnies". Il a répété qu'il démissionnerait immédiatement si les accusations russes étaient prouvées.

Vladimir Poutine avait déjà accusé Ankara lundi de "protéger" les combattants de l'EI et de couvrir ce trafic qui représente l'une des principales sources de financement du groupe djihadiste.

http://www.rts.ch/info/monde/7303743-moscou-accuse-erdogan-de-liens-avec-l-ei-une-calomnie-pour-ankara.html

 

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Les méfaits de l’immigration massive

 

Nous vous proposons ici qu'une infime partie des problèmes résultants de l'immigration sur le continent européen. Certains pays sont plus touchés que d'autres mais depuis maintenant quelques années l'ensemble de l'Europe est en train de subir une déferlante migratoire qui importe avec elle de très nombreux soucis de toute sorte.

Voici une liste bien entendu non exhaustive qui vous montrera l'ampleur de la catastrophe. Cette liste pourra bien évidemment être complétée tant les faits divers se multiplient chaque jour !

 

Écologiques : l’immigration de masse souille la terre de nos ancêtres. Comment voulez-vous que des personnes déracinées, qui n’ont aucun lien charnel ou spirituel avec cette terre, la respectent ? Et qui dit plus de monde dit plus de (sur)consommations.

 

Économiques et sociales : pression et baisse salariales, énormes coûts sociaux, richesse qui part à l’étranger, expulsion des européens pauvres ou sans domicile fixe des centre d’accueil et des logements sociaux.

http://www.contribuables.org/2008/03/le-cout-reel-de-l-immigration-en-france/

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/lutte-contre-le-racisme-un-plan-de-100-meur-18-04-2015-4703283.php (alors qu'il n'y a plus d’argent selon eux ! Et ceci n'est que le dernier en date, d'autres aussi coûteux l'ont précédé)

Réquisitions :

Coûts des migrants :

Immigrés, main d’œuvre bon marché :

 

 

Santé publique : outre des coûts énormes pesant sur la santé, l'immigration apporte son lot de maladies dont certaines avaient quasiment disparu depuis très longtemps.

http://www.revmed.ch/rms/2014/RMS-N-425/Maladies-tropicales-persistantes-chez-les-migrants

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2014/10/24/20002-20141024ARTFIG00387-clandestins-le-gouffre-financier-de-l-aide-medicale-d-etat.php

 

Sécurité : l’immigration est source d’insécurité (viols, agressions en tout genre, cambriolages, rackets, meurtres, etc.), l’afflux de migrants sert de cheval de Troie à Daesh qui introduit des combattants formés en Europe. Les prisons sont remplies d’allogènes français ou étrangers. Pour les exemples, il suffit d’éplucher quotidiennement la presse nationale et régionale pour trouver des faits divers où les délinquants et criminels sont très souvent d’origine extra européenne. Voir aussi le livre de Laurent Obertone : « La France orange mécanique ».

 

Violences des migrants à Calais et ailleurs :

Viols :

Terrorisme islamiste :

 

Ethniques : métissage généralisé, remplacement de population.

 

Culturels : pertes des identités européennes au profit de cultures ou de modes étrangères (cours de danses exotiques comme la zumba, importation et mélanges de musiques)

http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Calais/actualite/Autour_de_Calais/Agglomeration_de_Calais/2008/06/27/article_le-cours-de-djembe-a-l-ecole-curie-duque.shtml (cas non isolé)

http://www.atlantico.fr/decryptage/zumba-recettes-fabrication-phenomene-planetaire-david-mignot-1814858.html

 

 

Religieux : la venue d’une population musulmane en grand nombre impose petit à petit l’installation de lieux de cultes et l’instauration de nourriture hallal dans les petites, moyennes ou grandes surfaces et dans les écoles. N'oublions pas le ,nombre de plus en plus important d'abattoirs qui ne font plus que du halal, au détriment des français qui ne veulent pas en manger. Une autre d’Afrique noire Chrétienne permet le développement des sectes protestantes évangélistes ou le remplacement dans les églises de curés Blancs par des curés Noirs, merci l’Église catholique !)

http://www.fdesouche.com/646001-bonnelles-78-78-migrants-installes-dans-un-monastere-2

http://www.fdesouche.com/646027-pau-bayrou-instaure-des-menus-vegetariens-pour-quon-vive-ensemble

http://www.nordeclair.fr/info-locale/wattrelos-thierry-coulomb-fdg-approuve-l-installation-ia59b0n505996

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_mosqu%C3%A9es_de_France

http://vigilancehallal.com/

 

Les immigrés sont responsables de fait de tous ces problèmes. Leur présence sur notre terre engendre toutes ces conséquences. Mais n’oubliez pas non plus que les premiers fautifs sont les collabos ou traîtres qui les ont fait venir ou qui n’ont jamais eu le courage de les faire partir. Droite/Gauche, Patronat/Syndicats, Lobbys communautaires/associations antiracistes, Merdias et journalopes. Tous complices dans cette politique du Grand Remplacement qui sert les intérêts du Capitalisme destructeur de nos identités ethniques, culturelles, spirituelles et anthropologiques !

 

Alors non à l’immigration invasion !

 

 

Manipulation / Désinformation :

http://breizatao.com/2015/09/08/en-bretagne-laccueil-des-clandestins-musulmans-ne-fait-pas-recette/

http://www.7sur7.be/7s7/fr/34762/Crise-des-refugies/article/detail/2452753/2015/09/11/Le-pere-d-Aylan-est-un-trafiquant-il-est-responsable-de-sa-mort.dhtml

http://www.polemia.com/une-photo-au-service-du-desarmement-moral/

 

Initiatives résistantes :

http://www.medias-presse.info/stop-immigration-civitas-lance-une-campagne-europeenne-contre-la-deferlante-migratoire/37818?utm_source=OxiMailing&utm_medium=e-mail&utm_campaign=mpi_96

http://www.medias-presse.info/pour-stopper-limmigration-a-quoi-sert-une-petition-a-contrecarrer-le-deluge-de-propagande-immigrationniste-a-rompre-lisolement-et-a-rendre-courage-a-un-maximum-deuropeens-pour-affronter-les/37910?utm_source=OxiMailing&utm_medium=e-mail&utm_campaign=mpi_96

http://www.medias-presse.info/immigration-si-les-etats-ne-protegent-pas-leurs-concitoyens-ceux-ci-devront-sorganiser-explique-le-president-du-npd-allemand/37897?utm_source=OxiMailing&utm_medium=e-mail&utm_campaign=mpi_96

http://www.polemia.com/pourquoi-je-naccueillerai-pas-de-migrants-refugies/

 

Perspectives :

http://www.fdesouche.com/635659-quatre-scenarios#

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FACEBOOK LE PIEGE….

A tous ceux qui utilisent  » FACEBOOK » ou qui auraient envie de l’utiliser ! ! ! !

FACEBOOK   LE PIEGE….

Non, ce système n’a pas été créé GRACIEUSEMENT pour votre plaisir… il faudrait être infiniment naïf pour croire cela !

Petit rappel ....  C'est toujours bon à savoir !


Derrière FACEBOOK, il y a un immense business dont

VOTRE VIE est la matière première

Ceci est un message de vigilance par rapport à FACEBOOK, Mieux vaut le savoir.

FACEBOOK est le plus « grand réseau social » en ligne dans le monde avec plus de 300 millions d’utilisateurs enregistrés.

Seulement, vous tous, en tant que français, utilisez ce site de réseau social en raisonnant "à la française"... C'est à dire que lorsque vous utilisez
FACEBOOK, vous respectez les règles et les lois françaises. Or, vous faites tous erreur !

FACEBOOK est une société Californienne régie à l'échelle mondiale selon le principe de loi en vigueur en Californie (lois encore différentes des lois américaines). Cela signifie que tout ce que vous y mettez est LEGALEMENT ARCHIVE dans une base de données énorme (photos, discussions, textes...) et ce même si vous avez effacé certaines choses.

En procédant ainsi, FACEBOOK est dans la parfaite légalité !

Tous les utilisateurs de FACEBOOK ont d'ailleurs donné leur autorisation pour que leurs données personnelles soient enregistrées, conservées et utilisées à d'autres fins... Et oui ! Etonnant ?? ! Pas tant que cela ! Avant d'utiliser FACEBOOK, vous avez du cliquer sur "j'accepte les conditions"... Si vous aviez pris la peine de lire ces conditions (souvent rédigées en anglais) vous seriez au courant ... !

Par ailleurs...
FACEBOOK n'est pas un site payant, pourtant des brevets sont régulièrement déposés par le siège de Facebook (notamment quand le site subit une évolution).

Tous ces brevets coutent énormément d'argent. Sans compter toutes les personnes qui travaillent sur ce site et qu'il faut rémunérer !

Comment pensez-vous que FACEBOOK puisse débourser autant d'argent

Alors que le site n'est pas payant ? ? ?

 

Le pricipe est simple :


A l'heure actuelle, 60% des entreprises achètent les droits de consultation des archives de FACEBOOK. En effet, avant de se prononcer sur une embauche par exemple, l'entreprise a accès aux anciennes données que les utilisateurs ont postées sur FACEBOOK.

Ainsi ils peuvent mieux apprécier si la vie personnelle d'une personne est adaptée au poste auquel elle prétend... Les services de défense et de police utilisent également ces archives pour l'avancement d'enquêtes...

Soyez vigilants ! Vos erreurs de jeunesse ne doivent pas devenir indélébiles !

Evitez toutes photos compromettantes (avec alcool, cigarette, drogue, photos tendancieuses voire intimes, photos vulgaires...), évitez les insultes même contre une personne que vous estimez banale car l'injure est un délit qui peut faire l'objet d'une plainte (avec preuve à l'appui), évitez d'échanger des données trop intimes ou privées et ce même avec vos amis :

"Nos amis d'aujourd'hui peuvent être nos ennemis de demain"....

Et surtout ne négligez pas le droit à l'image. Beaucoup d'adolescents mettent sur Facebook les photos de leurs amis en partant du principe que cela ne posera aucun problème ! Effectivement, cela ne dérange peut-être pas les amis en question... Mais, s'ils sont mineurs et que les parents n'approuvent pas : une plainte peut être déposée.

Demandez toujours l'autorisation de la personne concernée avant de faire paraitre son image sur internet.
Méfiez-vous, la loi ne se retourne pas que contre les autres..."Nul n'est censé ignorer la loi" : vous ne pourrez pas dire à un juge "je ne le savais pas" !


Faites ce que vous voulez de ces informations. Au moins vous serez prévenus !

Par ailleurs, il serait intéressant de se demander pourquoi une telle exhibition de sa vie privée ? ? ?

FAITES CIRCULER CE MESSAGE !

CELA  NE VOUS DEMANDE QUE QUELQUES MINUTES POUR LE FAIRE & VOUS PRESERVEREZ

AINSI VOTRE TRANQUILITE ET CELLE DE TOUS VOS CONTACTS MERCI  :)

 

Un doute, regardez ici :

 

Questions. Pour toute question ou demande concernant notre politique de confidentialité, contactez notre équipe chargée des questions de confidentialité par le biais de cette page d'aide. Vous pouvez également nous écrire à l’adresse : 1601 S. California Avenue, Palo Alto, CA 94304, États-Unis.

 

Informations collectées quand vous interagissez avec Facebook : (NB : sans notion de durée de conservation)

 

Informations d’activités sur site. Nous gardons la trace de certaines des actions que vous entreprenez sur Facebook, telles que l’ajout de connexions (y compris l’adhésion à un groupe ou l’ajout d’un ami), la création d’un album photos, l’envoi d’un cadeau ou d’un poke à un autre utilisateur, l’indication que vous « aimez » un message, votre présence à un évènement ou l’utilisation d’une application. Dans certains cas, vous effectuez également une action quand vous nous fournissez des informations ou des contenus. Par exemple, si vous partagez une vidéo, outre le stockage du contenu actuel que vous téléchargez, nous pouvons enregistrer le fait que vous l’ayez partagée.

 

 

http://www.facebook.com/policy.php

 


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Les livres de Bernard Lugan épuisés et largement introuvables

Livres de Bernard Lugan épuisés et largement introuvables

Disponibles à l’ETAT NEUF en quelques exemplaires seulement


Huguenots et Français, ils ont fait l'Afrique du Sud

296 pages, 8 cartes, index
La Table Ronde, 1988
Prix d'Histoire de l’Académie française
(Louis Marin)
3 exemplaires disponibles
35 € / exemplaire
Référence : 01


Afrique : Histoire à l'endroit 285 pages, 15 cartes, index
Librairie Académique Perrin, 1989
3 exemplaires disponibles 30 € / exemplaire
Référence : 02


Histoire de la Louisiane française (1682- 1804)
273 pages, 6 cartes, index
Librairie Académique
Perrin, 1994
3 exemplaires disponibles
40 € / exemplaire
Référence : 03


Afrique : de la colonisation philanthropique à la recolonisation humanitaire
390 pages, 45 cartes, index
Christian de Bartillat, 1995
3 exemplaires disponibles
40 € / exemplaire
Référence : 04


Ces Français qui ont fait l'Afrique du Sud
430 pages, 21 cartes, index
Christian de Bartillat, 1996
2 exemplaires disponibles
40 € / exemplaire
Référence : 05


Histoire du Rwanda de la préhistoire à nos jours

Dépassé pour la période 1990-2010, mais demeure la somme irremplaçable pour les périodes précoloniale et coloniale
604 pages, 48 cartes, index
Christian de Bartillat, 1997
10 exemplaires disponibles
35 € / exemplaire
Référence : 06


La guerre des Boers (1899- 1902)
364 pages, 42 cartes, index, cahier photos
Librairie Académique Perrin, 1998
6 exemplaires
disponibles
40 € / exemplaire
Référence : 07


Histoire du Maroc des origines à nos jours
380 pages, 12 cartes, index
Librairie Académique Perrin, avril 2000
4 exemplaires disponibles.
30 € / exemplaire
Référence : 08


Histoire de l’Egypte des origines à nos jours
294 pages, 32 cartes, illustrations, index
Le Rocher, mars 2002
3 exemplaires disponibles
22 € / exemplaire
Référence : 09


God Bless Africa : contre la mort programmée du continent noir
330 pages, 40 cartes, index
Carnot, février 2003
3 exemplaires disponibles
70 € / exemplaire
Référence : 10


Robert de Kersauson : le dernier commando boer
316 pages, 4 cartes, index, cahier photos
Editions du Rocher, 1990.
40 exemplaires disponibles
30 € / exemplaire
Référence : 11


Villebois-Mareuil : le héros de l’Afrique du Sud
326 pages, 4 cartes, index, cahier photos
Editions du Rocher, 1991
65 exemplaires disponibles
30 € / exemplaire
Référence : 12


Cette Afrique qui était allemande

267 pages, 8 cartes, index, cahier photos
Editions Jean Picollec, 1990
45 exemplaires disponibles
30 € / exemplaire
Référence : 13


Ouvrages en langues étrangères Disponibles à l’ETAT NEUF en quelques exemplaires


Storia del Sudafrica En italien

292 pages, cartes
Garzanti,1989
3 exemplaires disponibles
40 € / exemplaire
Référence : 14


Los Egipcios de las origenes haste nuestros tiempos En espagnol
267 pages 2003, Arial
3 exemplaires disponibles
30 € / exemplaire
Référence : 15


African Legacy, Solutions for a Community in Crisis En anglais
Il s’agit de la traduction anglaise de God Bless Africa
Broché, couverture dure, jaquette, 340 pages, 39 cartes, index
New-York, 2003
18 exemplaires disponibles
80 € / exemplaire
Référence : 16


Ouvrages disponibles en librairie mais qu’il est possible de commander à l’Afrique Réelle


Rwanda : le génocide, l’Eglise et la démocratie
234 pages, 22 cartes
Le Rocher, 2004
19 € / exemplaire
Référence : 17


Rwanda, contreenquête sur le génocide
330 pages, 10 cartes
Privat, février 2007
18 € / exemplaire
Référence : 18


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Le mythe Picasso

LE MYTHE PICASSO

A tous ses admirateurs prétendus, à tous ses thuri­féraires obligeants et obligés, à tous les sympathiques visiteurs russes de l'Exposition française de Moscou, qui ont accueilli avec une surprise amusée, mêlée d'un peu d'indignation, les divagations du camarade Picasso.

picasso

Je n'ai jamais pensé que Picasso avait du génie. Je lui ai attri­bué longtemps un extraordinaire talent. Aujourd'hui, j'ai d'ex­cellentes raisons de croire qu'il n'a, en fait, et n'a jamais eu qu'une immense habileté. Devant la marée montante d'éloges hyperboliques célébrant ce « monstre sacré », la phalange sans cesse accrue des sycophantes de la critique professionnelle, qui pensent lui emprunter quelque chose de sa gloire usurpée en l'en­tretenant, les cotes vertigineuses et relativement récentes obtenues en vente publique par des oeuvres qui dépouillées de leur signa­ture prestigieuse passeraient probablement inaperçues, il faut bien qu'une voix s'élève et, anticipant sur le jugement de la postérité, tente de ramener à ses justes proportions l'Espagnol mystificateur régnant sur l'univers du snobisme, de l'inculture et du plus conformiste des anti-conformismes.

Il est un test qui permet de prendre la mesure exacte de la grandeur effective d'un artiste : considérer son œuvre dans son ensemble, ne pas s'en tenir à des fragments savamment isolés, pouvant tirer une signification occasionnelle d'un contraste favorable. Cette épreuve, je l'ai tentée bien des fois. Plus exactement elle s'est proposée à moi, lors de diverses manifestations temporaires ou permanentes concernant l'art de Picasso. Si quelques œuvres isolées, telles, au Musée de Barcelone, «La femme à la mantille » et « L'Arlequin décoiffé », peuvent avoir un certain éclat surgissant d'un magma de tableaux médiocres ou insigni­fiants, jamais, au grand jamais, une exposition de Picasso ne m'est apparue autrement que comme un ensemble hétéroclite tenant mal la cimaise. Que ce soit au Musée d'Antibes, au Musée d'Art moderne de Paris, que ce fut à la Maison de la Pensée française, à la Rétrospective du Pavillon de Marsan, à l'Exposition de ses dessins et de ses estampes à la Galerie Mazarine, à celle de ses « Cinquante chef-d'œuvres au Musée Cantini de Marseille »... partout et toujours il s'agissait d'une arlequinade et l'on finit par comprendre que ce thème de l'Arlequin aie si longtemps obsédé Picasso ; il est le symbole de l'inaptitude pro­fonde à la création authentique, d'un artiste n'ayant d'autres ressources que celles d'un éclectisme systématique faisant de ses pseudo-créations un rassemblement de pièces et de morceaux empruntés à l'Histoire universelle de l'Art.

 

Ce que l'on prend pour un pouvoir magique de renouvelle­ment ne serait en fait chez le « sorcier malaguène » qu'une ten­tative permanente et désespérée d'échapper à son propre néant. Il en est de son génie prétendu comme de cet héroïsme des combattants dont la montée à l'assaut ne serait que fuite en avant, moyen glorieux d'échapper à la peur qui les tenaille et les contraint à l'action. Par sa double ascendance, espagnole et juive, ibère et sémite, Picasso appartient à une race dont la faculté d'adaptation est remarquable, capable de développer au plus haut point le sens du mimétisme, qui paraît bien être une des marques les plus évidentes de sa propre personnalité.

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A la fin du siècle dernier, la Catalogne — et pour s'en con­vaincre il suffit de parcourir les salles du Musée d'Art moderne de Barcelone — recelait un nombre considérable de jeunes artistes d'un talent au moins égal, sinon supérieur à celui de Picasso, au nombre desquels un Nonnel apparaît comme infini­ment plus doué que Picasso lui-même. Tous, plus ou moins po­larisés par une ville, où avaient déjà brillé d'un vif éclat des peintres espagnols de la génération précédente, tels Madrazo et Fortuny, vinrent avec des fortunes diverses s'agréger à l'Ecole de Paris, ce Léviathan qui absorbe tout et ne rend presque rien. Parmi ces nombreux appelés, un seul élu : Pablo Ruitz-Picasso.

 

Pourquoi cette éclatante, cette quasi-inexplicable réussite, pourquoi cette convergence d'éloges, réticents d'abord mais si peu, car Picasso bénéficia vite, très vite même, quoiqu'on disent ses biographes, d'une réputation qui outrepassant les barrières des cénacles artistiques et mondains, pénétra dans le grand pu­blic, ne serait-ce que par la voie du scandale, ressort le plus efficace de la publicité. La réponse à cette question réclame plus de discernement que la qualité plastique et picturale, pour le moins douteuse, des œuvres du peintre de « Guernica ».

 

Si Picasso n'est pas l'artiste génial que l'on prétend, s'il ne possède aucun des dons suprêmes qui font le véritable créateur, s'il n'est rien d'autre qu'un maniériste supérieur, d'une verve inégale mais assez inépuisable, il est, par contre, un homme d'une intelligence aiguë, qui sait tout de suite prendre la me­sure des gens avec lesquels il peut avoir affaire. D'où, connais­sant son siècle et les hommes, le caractère payant des attitudes qu'il sut très vite adopter. Ses accoutrements vestimentaires suc­cessifs en témoignent, autant que ses prétendues « époques », qui ne furent, elles aussi, que des défroques adoptées et quittées quasi-simultanément. En effet, la cote bleue de chauffe succède au style rapin des « Quatre Gats », lavallière, pèlerine et large feutre, rapporté de son Espagne natale et dont il comprit bien vite dans le Paris des peintres d'avant-garde le caractère désuet. Puis, il y eut le velours côtelé, style « artisan », le « home-spun », très britannique, le style « marchand de primeurs » avec la bar­rette de la chaîne de montre passée dans la boutonnière du ves­ton avachi, le style progressiste, uniforme des « métingues », canadienne crasseuse au col relevé, à laquelle s'ajoutait, dans les réunions mondaines, par une suprême ironie antibourgeoise un chapeau melon de circonstance. Il y eut le style naturiste, short et torse nu, agrémenté quelquefois du petit maillot rayé et de la marinière des pêcheurs de crevettes. Un des plus récents ava­tars : le pantalon cerclé, celui de Monsieur Courbet, dans « l’Atelier », autre excentrique mais d'un moins contestable génie.

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Suivant la coupe et la couleur du costume, répondant aux mêmes volontés provocantes, mais avec d'autant plus de liberté qu'elles étaient essentiellement gratuites, il y eut, successive­ment, les époques : bleue, rosé, nègre, cubiste, romaine, ingriste, surréaliste, monstrueuse, avec des résurgences et des retours, toujours Picasso dans ses pseudo-trouvailles ne faisant que dé­marquer un artiste contemporain, voire les œuvres de ses amis, ou, ayant recours à ses curiosités ethnographiques et historiques, pasticher les sculpteurs congolais, les dessinateurs des vases étrusques, les fresquistes catalans du XIIIème siècle, Ingres, Daumier, Courbet, après avoir exploité à tour de bras Renoir, Degas, Lautrec, Steinlen, Boldini et tant d'autres.

 

Dans tout ce bric-à-brac historique et esthétique, dans ce pandémonium, où coexistent toutes les formes et tous les styles, reflet de l'incroyable désordre, dans lequel vit et paraît se com­plaire aussi bien le locataire désargenté du Bateau-Lavoir, que le propriétaire richissime de l'abominable villa de Cannes, de style monégasque, ou le châtelain, bien vite lassé, du sévère Vauvenargues, quelle est la part du talent, outre celle de la mystification et du fortuit, sans parler des constants et incontes­tables larcins qui en constituent la trame graphique et plastique ?

Pour moi, elle est assez mince et si l'homme est infiniment plus intelligent son savoir-faire est du même ordre que celui de ces peintres mondains à l'arabesque péremptoire ou de ces illustra­teurs sans prétention, qui remplissaient autrefois les albums pour enfants de dessins légendes et se rabattent aujourd'hui sur les bandes plus commerciales du « Crime ne paie pas » et des « Amours célèbres ». Seulement, il y a la manière. Or, la ma­nière de Picasso est à l'inachèvement, à la forme laissée volon­tairement ouverte, au tératologique, au cocasse. L'homme n'est pas dénué d'humour et cet humour il l'exerce, je dois le dire, avec une constante application sur le dos de ses plus fidèles ad­mirateurs.

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La recette, car il y a une recette, exactement comme pour ces cocktails savants, base de l'éthylisme mondain, que nos snobs les plus à la page tendent à remplacer par le « gros-rouge », cette recette ou, plus exactement, ces recettes, on peut les mettre en forme. Prenez un nu, cernez-le d'un trait dépouillé que n'au­rait pas renié l'élève le plus déférent de Monsieur Ingres, voire de Monsieur Gérôme, ayez soin d'outrepasser l'exactitude de certains contours en donnant aux mains et aux pieds, si ce n'est à la tête, des dimensions hypertrophiques et vous obtenez un Picasso d'époque romaine. Prenez les planches d'un album de Flaxman, les relevés d'un Corpus de vases grecs ou étrusques, recopiez exactement mais ayez soin de maintenir votre poignet très libre afin de conserver au crayon une grande liberté de jeu sur la feuille, négligez volontairement certains détails, ne bou­clez toujours pas l'arabesque, de temps en temps détournez les yeux pour laisser au crayon ses propres initiatives et vous avez un Picasso des « Scènes antiques », des « Minotaures », des « Centaures joueurs de flûte », des Oarystis gréco-catalans. Pour les dessins cubistes, la recette est plus simple encore et je me dispenserai de la donner, car elle apparaît avec évidence aux yeux de tout dessinateur, y compris ceux de ces magistrats dis­traits, qui durant les audiences ennuyeuses couvrent leur buvard de dessins plus ou moins géométriques en se laissant guider par leur seule fantaisie.

 

Si Picasso dessinateur est d'une incontestable et souvent assez incroyable habileté, il y a Picasso peintre. Non moins habile mais disposant de ressource beaucoup plus sommaires, car Picasso n'est pas peintre. Il n'a ni le sens inné, ni la compréhen­sion des ressources du métier pictural, de la couleur-matière, qui mince ou épaisse constitue la substance, on peut dire la chair de toute vraie peinture. Picasso promène un pinceau chargé de couleur sur une toile, mais ce pinceau, il le manie comme un crayon — ceci la caméra de Monsieur Clouzot nous l'a montré de surcroît — et si ses œuvres peintes valent quelque chose, elles le valent uniquement par leur spontanéité d'exécution, leur gra­phisme, jamais par la matière colorée, qui, elle, est banale. Si par hasard, comme dans certaines œuvres de jeunesse — « Por­trait de Coquiot » — cette matière est plus nourrie, elle devient ennuyeuse et lourde. Picasso peintre est un chapitre assez bref. Sa couleur n'est que coloriage. Il n'est pas une toile de lui, grande ou petite, qui ait la sonorité, l'éclat, la vie profonde d'un « Cézanne »» d'un « Courbet », d'un « Delacroix ». Sur ce plan, il reste très loin derrière de moins illustres contemporains, un Matisse, un Dufy, voire un Vlaminck, peintre sommaire mais qui durant une courte période eut du génie et qui eut l'incontes­table mérite d'avoir été le premier contempteur d'un Picasso dont il avait percé à jour, avec son bon sens flamand, la systé­matique volonté de mystification.

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II y a Picasso sculpteur et céramiste. Je serais plus disposé à lut rendre hommage. Car si Picasso connu surtout comme pein­tre n'est à tout prendre qu'un dessinateur de talent, Picasso sculpteur reste encore assez confidentiel. Mais s'il n'y avait pour justifier le talent de Picasso sculpteur que ce marron d'Inde, aggravé aux dimensions d'une tête plus forte que nature, par lequel la Ville de Paris a prétendu honorer la mémoire de Guillaume Apollinaire, au Square St-Germain-des-Prés, il fau­drait tout de suite « tirer l'échelle ». Heureusement Picasso a fait mieux. Plasticien, on doit lui reconnaître le sens des volumes résumés et caractéristiques, celui des analogies formelles, dont il abuse d'ailleurs dans ses sculptures-montages, où un vieux gui­don de bicyclette simule les cornes d'un taureau, et une planche de sapin l'échiné d'une chèvre. Je pense que là est cependant la meilleure part de cet art de funambule, bien qu'une volonté de déformation systématique, et qui ne va pas toujours dans le sens de l'expressif et du nécessaire, gâte là encore ses meilleurs travaux. Je ne pense pas toutefois qu'on puisse mettre ces quel­ques réalisations heureuses sur le plan des grandes créations plastiques contemporaines, celles d'un Maillot ou d'un Despiau, voire celles d'un Renoir ou d'un Matisse, autre rusé compère mais dont l'œuvre nous apparaît, post-mortem, comme plus ho­mogène que l'art désintégré du « maître de Guernica ».

 

Dans la céramique et la poterie, art mineur où la cocasserie et le sens métaphorique de Picasso pouvaient se donner libre cours, ses réussites furent plus certaines et son influence plus heureuse. Elle a aidé les artisans potiers à se libérer des chaînes d'une fausse tradition, qui n'était plus que routine laborieuse et sans joie. D'ailleurs, là encore le malaguène n'a pas eu à avoir recours à ses facultés d'invention. Il s'est contenté de re­prendre une tradition authentique, celle qui faisait la saveur de prototypes de caractère quasi-immémorial. Sur le plan techni­que les meilleures créations de Picasso dans ce domaine restent toutefois loin derrière les humbles réussites des artisans d'autre­fois et, pour s'en convaincre, il suffit de rapprocher au Musée d'Antibes les poteries signées Picasso des quelques exemplaires de terres vernissées des potiers de Vallauris au XVIIIème siècle. Il y a là une belle leçon de modestie à l'usage de nos céramistes amateurs.

 

Si Picasso peintre est sans génie, l'homme a peut-être, lui, du génie, celui de la destruction. Ses tableaux-puzzle, ses compo­sitions « monstrueuses » en témoignent, ainsi que l'ensemble d'une œuvre qui n'est à tout prendre qu'un vaste chantier de démolition, on peut dire d'équarrissage. Transposant, en ses premières années parisiennes, les compositions et les thèmes des artistes de la fin du siècle — ses meilleures réussites probable­ment sont là — mais pensant qu'à ce jeu de pasticheur on ne pouvait conquérir la grande notoriété, Picasso, né malin, se livre dès lors à une dissection plus consciencieuse et de la nature et des œuvres d'art qui lui tombent sous la main. Cela nous a valu toutes les déformations, toutes les transpositions plus ou moins gratuites, qui caractérisent son œuvre depuis 1910 et le Cubisme prit chez lui très tôt sa forme dite synthétique, selon laquelle l'objet éclaté en morceaux pouvait se recomposer au gré des fantaisies personnelles de l'artiste et aboutir aux compositions les plus gratuites, celles d'ailleurs que les collectionneurs snobs d'aujourd'hui paraissent apprécier davantage.

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Engagé dans une si belle voie, encouragé par ses apparents succès, Picasso n'allait pas s'en tenir là et on peut affirmer qu'à partir de cette date et sauf de rares répits — il faut bien que les meilleurs clowns se démaquillent — son œuvre n'allait être qu'un ramassis de compositions extravagantes, privées de toute espèce de signification positive et auxquelles on peut faire subir toutes les exégèses, les plus savantes comme les plus absconses, les plus spirituelles comme les plus saugrenues. Et c'est à quoi ne manquèrent ni ses biographes, ni ses apologistes, ni les commentateurs successifs de ce prophète du XXème siècle, générateur de toutes ses hérésies et de toutes ses absurdités (1).

 

Ce petit bonhomme, aux yeux en grain de café, qui a l'allure d'un torero retraité, a, en effet, causé plus de mal à son époque, sur le plan artistique s'entend (2), que les quelques fantoches sanglants auxquels nous sommes redevables de deux guerres mondiales et de tous les bouleversements politiques, sociaux, in­tellectuels et économiques qui en sont résultés. La chose est si vraie que le bon peuple lui-même, ce Monsieur Tout-le-Monde, qui, en définitive, a plus d'esprit que Voltaire et Rousseau, ne s'y est pas trompé, créant le qualificatif « picasso » qu'il accole volontiers à tout ce qui lui paraît faux, extravagant, incompré­hensible.

 

« Ça c'est du Picasso » s'esclaffe l'homme de la rue devant les ahurissants échantillons de toiles éclaboussées de couleurs, serties en de fines baguettes dorées, qui se proposent à notre admi­ration comme les chefs-d'œuvre de l'Art d'aujourd'hui, l'art dit informel, le borborygme ayant la prétention de rivaliser avec le langage de Dante, de Shakespeare, de Racine et de Goethe, la fiente maculant .les fonds de cage où se concentrent les poules pondeuses, celle de vouer à l'oubli les œuvres du Titien, de Rembrandt, de Poussin, et de Dürer. Cet homme paradoxal, qui signe des chèques provisionnés sur la bêtise, en griffonnant sur un coin de serviette en papier, qui est plusieurs fois milliardaire, qui se permet toutes les fantaisies et ne recule devant aucune palinodie, qui se moqué éperdument de ses contemporains et probablement de lui-même, s'offre le luxe de jouer au commu­niste, de dessiner des colombes de la paix, d'approuver les ukases de Staline et de Kroutchev, de se laisser donner du « cama­rade » par les métallos embourgeoisés du parti.

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Mais là n'est pas le pire. Ayant donné son cœur aux marxis­tes espagnols, refusant mais avec moins de noblesse que Casals, de rentrer dans une patrie souillée à ses yeux par la dictature de « ses bourreaux » — mais Guernica n'a jamais fait oublier Albacete — cet exilé volontaire, ce contempteur de l'hispanité, car, qu'il le veuille ou non, l'hispanité est d'essence aristocra­tique et paysanne mais non pas marxiste, se voit dresser des autels dans ce pays qu'il refuse et auquel il appartient cependant par toutes ses fibres. Je n'hésite pas à l'affirmer : si Picasso est un artiste digne de ce nom, cet artiste n'est pas un artiste français mais un artiste spécifiquement espagnol. Et au lieu de faire cho­rus avec mon cher Waldemar Georges, cependant plus clairvo­yant d'habitude, qui clama dans un récent article de « Combat » le scandale qu'il y avait à laisser partir pour Barcelone les œu­vres que le maître eût si volontiers offert à sa patrie d'adoption, si seulement elle en eût manifesté le désir — patrie d'adoption... non de résidence, car Picasso, que je sache, est toujours bien de nationalité espagnole, ce qui lui a permis d'exploiter sans ver­gogne la naïveté et le snobisme de ses zélateurs français — j'ac­quiesce bien volontiers à cette réintégration. Oui, que Picasso retourne en Catalogne d'où il est venu, c'est normal, c'est légiti­me et si quelque gloire doit rejaillir d'une telle présence, c'est bien sur son Espagne natale et non sur la France, pur alibi, que cette gloire douteuse doit projeter ses rayons. Il est vrai que notre grande sœur latine possède avec Le Greco, Vélasquez et Goya des antidotes souverains.

F.-H. LEM

(1)    Bien entendu, il ne saurait être question de reprocher à Picasso le traditionalisme, voire l'académisme de ses débuts, en l'opposant au reste de son œuvre, pas plus qu'il ne serait décent de lui faire grief de s'être mis dans le sillage de quelques-uns de ses aines dont le ta­lent lui apparaissait comme incontestable. Picasso a eu de bons maîtres au départ et n'a probablement jamais été dénué de goût — cer­taines œuvres de jeunesse en témoignent hautement — mais ce qui est grave dans son cas, c'est de n'avoir su et probablement de n'avoir su, grâce à un effort persévérant et modeste, surmonter cette inévita-le période d'apprentissage en s'affirmant dans sa personnalité d ar­tiste créateur et original, libéré de ses servitudes premières.

 

Picasso, artiste intelligent, mais probablement sans génie, doué d'une ambition et d'un orgueil dont témoignent toutes ses réactions à l'égard de ses contemporains, voulant à tout prix se mettre hors de pair — ceci est très espagnol, rejoint l'esprit « matador », ne serait-ce que ce­lui de son ami Luis Dominguin — être partout et toujours « el primo » et pour cela misant sur le « bluff », adoptant les attitudes provocan­tes, pratiquant les renversements de situation les plus inattendus, Pi­casso s'est engagé délibérément dans la voie, dont je pense avoir assez bien, quoique brièvement, marqué les principales étapes. Cette volonté permanente de surenchère, cette exploitation de l'effet de surprise, qui en art n'est qu'un moyen très subsidiaire, ont abouti à cette ligne sinueuse, toute en retournements, à cette fuite perpétuelle devant l'opinion que l'artiste sollicite en la méprisant, à cette œuvre hybride qui n'est, en définitive, que l'envers d'une authentique création.

(2)     Non pas que l'art hybride de Picasso ait fait tellement école ; c'est surtout le caractère gratuit et décevant de ses œuvres et sa scan­daleuse réussite qui ont exercé sur les jeunes générations la plus dé­sastreuse influence.

 

Source : Défense de l’occident/Novembre 1961

 

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Le triomphe de Mickey, par Jean Cau

Le triomphe de Mickey, par jean Cau



Mesdames et Messieurs,

Je vous en préviens, ma brève intervention sera truffée d'un anti-américanisme primaire et concret. J'en prends le risque comme vous allez voir. Car il est à mon avis un critère imparable pour juger de la bonne santé intellectuelle et morale d'un individu : c'est le jugement qu'il porte sur l'Amérique, à la fois telle qu'elle existe, là-bas, de l'autre côté de l'océan, et telle qu'elle se manifeste dans nos murs et, également, aux quatre coins de la planète.

Si ce jugement est de rejet, si l'individu secrète immédiatement des anticorps, s'il manifeste de vives réactions de défense et des réflexes de protection, nous le considérerons comme en bonne santé. En bonne santé personnelle mais aussi nationale, populaire et historique. Nul besoin dès lors de lui rédiger une ordonnance lui prescrivant de ne point regarder la télévision, de n'écouter la radio qu'avec d'infinies précautions en plaquant des filtres dépolluantes sur ses oreilles, de ne point aller au cinéma, de surveiller le langage de ses enfants et les musiques — ou plutôt les cris, hurlements, braiments et hululements — que des appareils appelés walkmans déversent à l'intérieur de leur crâne. Enfin, de se munir d'un décodeur pour comprendre les sens enfouis sous la surface des débats politiques et culturels.

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Pensées corsaires, par Gabriele Adinolfi

NOUVEAU – NOUVEAU - NOUVEAU

Pensées corsaires 
par Gabriele Adinolfi



"Je veux dédier cette édition française à tous ceux qui ont contribué de quelque manière à sa réalisation et à sa conception. Tout d'abord à Rémi qui l'édite et à Pascal qui a insisté pour qu'on la traduise du transalpin et qui y a apporté sa précieuse contribution. Mais aussi à tous ceux dont j'ai croisé le chemin…Je veux la dédier à ceux qui n'ont jamais changé, à Pierre Vial chez qui je reconnais l'entêtement du capricorne, autrement dit l'honneur par la fidélité, à Jean Haudry qui me semble toujours un vieux sage souriant, inspirant confiance au cœur de la tempête et à Camille-Marie Galic dont l'importance de l'action ne sera jamais suffisamment reconnue…"

(Gabriele Adinolfi, extraits de la préface)

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