Résistance Identitaire Européenne

Darmanin minable inquisiteur par Pierre Vial

gi

 

Gérald Moussa Darmanin, ministre de l’Intérieur propulsé par Macron, est fils d’Annie Ouakid et petit-fils de Moussa Ouakid, Algérien. Ce qui a beaucoup facilité sa carrière, en tant que produit exemplaire de la diversité. Il illustre parfaitement un des principes de base de la Macronie : brasser du vent et parler beaucoup pour abuser le bon peuple (c’est le cas du projet de loi contre « les séparatismes ») mais ne jamais agir contre les fondements de l’idéologie multiraciale, qui est le catéchisme des prophètes du mondialisme, dont Macron n’est que le porte-parole.

 

Darmanin Dissolution Generation Identitaire

 

Sa dernière trouvaille (qui lui a été soufflée par ses maîtres) : interdire Génération Identitaire, qui a commis un crime impardonnable : agir spectaculairement contre les envahisseurs (baptisés « migrants » par les agents médiatiques de l’Anti-France) qui accentuent toujours plus leur pression, avec l’appui des ligues de vertu « antiracistes », qui haïssent le monde blanc, pour coloniser notre terre et soumettre notre peuple.

Nous saluons l’action courageuse et exemplaire de Génération Identitaire et lui apportons notre totale solidarité. Il faut être bête comme un Darmanin pour croire qu’une interdiction ministérielle peut empêcher la survie d’un mouvement de résistance. Le combat continue et ce n’est pas le minable inquisiteur Darmanin qui pourra arrêter la lutte pour la vie menée par les femmes et les hommes de notre sang.

 Pierre VIAL

sigle

Imprimer

Entretien de RigenerAzione Evola avec Eduard Alcantara et une brève présentation de ce dernier.

Rigenerazione evola logo2 scritta

 

Interview récente réalisée par « RigenerAzione Evola » à propos de l'édition anglaise de The Man of Tradition.

Ex: https://septentrionis.wordpress.com/

 

D : Eduard Alcantara, parlez-nous un peu de votre livre. De quoi parle-t-il ?

 

2

 

R : Le livre vise à montrer la caractérisation archétypale de ce que serait un Homme de Tradition, y compris - donc - les objectifs qu'il devrait s'efforcer d'atteindre, afin de servir de modèle à tous ceux de nos semblables qui aspirent à s'élever au-dessus de la médiocrité de l'homme moderne (et, plus encore, post-moderne), médiocrité qui est  hégémonique en nos temps de dissolution. En gardant toujours à l'esprit quels sont les traits essentiels qui définissent l'Homme de Tradition, il sera possible d'aspirer, petit à petit, à se forger intérieurement ; avoir ce modèle comme miroir dans lequel se regarder (et qui sait s'il ne sera pas possible d'aspirer à ne pas écarter la possibilité d'opérer un renouvellement ontologique intérieur). La difficulté ou l'impossibilité de trouver, de nos jours, quelque maillon des chaînes initiatiques qui nous relient à la Sagesse de la Tradition Primordiale nous amène à donner une valeur particulière à ce qu'Evola appelle la « voie autonome de réalisation ». Le contenu de ce livre peut peut-être aider dans une certaine mesure à faire en sorte que ce chemin ne soit pas une chimère.

Les chapitres de notre travail sont ordonnés en crescendo, en commençant par les premiers relatifs à ce que le maître romain appelait la « race du corps », en continuant avec d'autres chapitres liés à la « race de l'âme » et en terminant par ceux qui seraient en relation étroite avec la « race de l'esprit » ; donc, liés aux trois composantes de l'être humain.

L'ensemble du livre est truffé et complété par une multitude de citations destinées à illustrer ce qui est démontré.

 

D : D'où venez-vous et quel est l'accueil de Julius Evola dans votre pays ?

R : Je vis à Hospitalet de Llobregat, une ville située à côté de Barcelone, en Espagne.

En Espagne, il y a pas mal de personnalités qui, travaillant dans le domaine de la dissidence à l'ordre établi, reconnaissent qu'elles sont fortement influencées par l'héritage évolien.

 

3

Pour commander l'ouvrage: https://editorialeas.com/producto/el-hombre-de-la-tradicion/

En 1975, la maison d'édition « Martínez Roca » a publié La tradition hermétique. En 1977, le magazine Graal a publié Orientations. Toujours en 1977, la maison d'édition Plaza & Janés publie Le mystère du Graal. En 1981, les Ediciones Heliodoro ont publié Metafísica del sexo. Dans les années 80, les Ediciones Alternativa, avec une nette tendance à faire évoluer la réception des idées traditionnelles, ont publié plusieurs opuscules de la pensée traditionnelle et quelques ouvrages tels que Masque et visage du spiritualisme contemporain et Les Hommes au milieu des ruines. En 1987, les Ediciones de Nuevo Arte Thor publient Cabalgar el tigre. Cette même maison d'édition a également publié Meditaciones de las cumbres ( Méditations du haut des cîmes). En 1991, la maison d'édition Edaf a publié Tantric Yoga.

Il existe de nombreux autres ouvrages d'Evola publiés en espagnol, mais qui appartiennent déjà à des éditeurs de pays d'Amérique latine, comme l'éditeur mexicain Grijalbo, qui a publié La doctrine de l'éveil ou les Ediciones Heracles, en Argentine, qui ont publié bon nombre de livres d'Evola.

De même, plusieurs maisons d'édition espagnoles ont publié des ouvrages sur l'œuvre léguée par le maître. Cela a été fait par Ediciones Nueva República, Editorial Fides, Hipérbola Janus, Eminves, Editorial Retorno, Ediciones Titania ou, entre autres, Editorial Excalibur.

Les Ediciones Camzo et Editorial Eas se sont également intéressées à l'œuvre de Julius Evola, au point d'être les maisons d'édition qui ont publié mes livres.

4

Pour commander l'ouvrage: https://editorialeas.com/producto/evola-frente-al-fatalismo/

L'association culturelle Tierra y Pueblo, en 2004, a organisé à Madrid un colloque d’hommage à Evola à l'occasion du 30e anniversaire de sa mort. Le contenu des conférences qui y ont été données, ainsi que les autres conférences d'un autre grand séminaire tenu à Rome par l'Associazione Culturale Raido, ont été publiées par Tierra y Pueblo sous le titre « Julius Evola. Un penseur politiquement incorrect ».

De même, il existe des associations culturelles telles que l'association Genos dans laquelle l'influence de l'héritage d'Evola est évidente dans beaucoup de ses œuvres, insérées dans le magazine Europae.

 

D : Connaissiez-vous RigenerAzione Evola et que pensez-vous de ce projet ?

R : Je ne connaissais pas le site web de RigenerAzione Evola. Je l'ai regardé et j'ai vraiment aimé ce que j'ai vu. Excellente diffusion de l'œuvre d'Evola ! Il y a de nombreux articles dont je ne connaissais pas l'existence et des études intéressantes de différents auteurs sur l'œuvre d'Evola. Je vais essayer de le garder toujours à portée de main. J'ai été frappé par l'interview qui a été réalisée à son domicile en 1973, un an avant sa mort et dont le son peut être entendu dans la vidéo que le web nous procure.

 

***

A propos d’Eduard Alcàntara

J'enseigne depuis trois décennies et demie, en tant qu’instituteur dans l'enseignement primaire.

Deux de mes principaux passe-temps sont les questions liées à la métaphysique et à l'histoire. Si l'on ajoute à cela le fait que j'ai toujours admiré l'essence de l'armée, il n'est pas surprenant que j'aie fini par être attiré par la Tradition telle que Julius Evola nous l'a si magistralement transmise.

J'ai eu mon premier contact avec le maître romain dans la première moitié des années 80 du siècle dernier, à partir des travaux réalisés par Ernesto Milà dans des magazines, des livres et une maison d'édition qu’il avait lui-même fondée (Ediciones Alternativa).

Je gère un blog traditionaliste dont le contenu s'inspire de l'héritage de « la dernière gibeline » : Julius Evola. « Septentrionis Lux » - https://septentrionis.wordpress.com/

Pendant plusieurs années, j'ai également administré un forum, également d'inspiration essentiellement évolienne, appelé « Traditio et Revolutio », dont les membres venaient d'Espagne et du Portugal ainsi que de plusieurs pays d'Amérique latine. En décembre 2020, les groupes de yahoo ont disparu et avec eux le forum.

J'ai collaboré à plusieurs magazines papier et numériques, ainsi qu'à plusieurs sites web et blogs en Espagne, au Portugal et en Amérique latine. Ediciones Titania a publié « Evola y la cuestión racial ». Ediciones Camzo a publié « Reflexiones contra la modernidad ». Editorial Eas a publié « L'homme de tradition » (1ère et 2ème éditions). L'Editorial FasciNaçâo a publié « O Homem da Tradiçao » (édition portugaise du livre mentionné ci-dessus).

Troy Southgate vient de publier « The Man of Tradition : Actualising the Evolian Character » (édition anglaise du livre ci-dessus). L'éditorial Eas a publié mon « Evola contre le fatalisme ». J'ai également écrit un certain nombre d'avant-propos pour différents auteurs.

 

5

Sources: Euro-Synergies

Imprimer

Pour le dire avec des fleurs: mon hommage à Robert Brasillach par Frédéric Andreu-Véricel

 

1

 

Cette heure matinale du 6 février 2021 cherchait en vain son rayon poétique. Ni la morne lueur du ciel cotonneux de Paris gorgé d'un orage tu, ni le pavé glissant des ruelles du quartier Charonne, ni rien de ce qui s'est gravé depuis mon arrivée matinale, ne trouva grâce aux yeux des neuf muses. Et pour « découronner » le tout, les semelles de mes vieux souliers accusaient, depuis quelques jours déjà, une usure peu propice à une marche assurée. Les accidents de cette chaussée fort ancienne qui entourait le cimetière, encore toute luisante de crachin nocturne, ne se privèrent d'ailleurs pas de provoquer quelques belles glissades, heureusement sans conséquence.

Pourtant, dès que le cimetière apparut, les augures changèrent tout-à-coup de bord ! Non seulement le portail grand ouvert me faisait signe d'entrer mais les fleurs du cimetière escortaient déjà mes pas vers le puits de lumière qu'on devinait derrière l'enclos. À ce moment-là, j'ignorais encore que mon passage éclair dans la « Cité Lumière » allait être le théâtre d'une de ces rencontres dont Paris a le secret.
À mesure que j'arpentais la petite montée, le portail entrouvert délivrait son tableau de fleurs, la verdure des cyprès longilignes apparut bientôt, puis ce fut la blancheur des albâtres des premières tombes.
L'une d'entre elles (à droite en montant l'allée centrale) était couronnée d'un bouquet entouré d'un papier transparent et d'un ruban tricolore. De toute évidence, la gerbe de fleurs avait été déposée peu de temps avant puisque le cellophane n'était maculé que de quelques gouttes de pluie.
J'étais pourtant seul face à la tombe de Robert et Marguerite Brasillach, absolument tout seul comme en cet instant où je serai face à la mort elle-même. J'observais chaque instant comme les pages d'un livre qui se tournent. Cette tombe, symbole de la mort, je ne la trouvais paradoxalement ni triste ni lugubre car je savais ces instants déjà penchés dans la temporalité transversale de l'écriture.

 

2

 

Je réside loin de Paris et les occasions de m'y rendre sont peu nombreuses. La première fois que je me rendis à Paris, c'était pour lire des poèmes à l'invite de la Maison de Poésie, rue Ballu ; les autres fois furent toujours des visites très ciblées en rapport avec la littérature. Une autre fois, je visitais le château de Versailles.

Cette fois-ci, je venais rendre hommage à l'auteur des poèmes de Fresnes. Et cet acte était pour moi de la littérature et rien d'autre. Pour se faire, je n'avais que le nom d'un lieu, une date, et quelques heures - encadrées par deux horaires de train. La tombe rectangulaire et sobre comme un livre fermé, j'en avais déjà vu une image dans la biographie signée par Anne Brassié et c'est avec non moins d'émotion que je découvris, toute proche, celle d'un autre grand auteur, Maurice Bardèche.

 

3

 

Je peux même dire que le tombeau des Bardèche m'impressionna davantage encore car il était auréolé d'un autre halo que celui des fleurs, bien que d'un certain point de vue, ces deux tombes - pourtant séparées par l'allée centrale du cimetière - n'en formaient qu'une seule. Ne me demandez pas pourquoi mais, dans la trame de mon souvenir, c'est tout le carré du cimetière qui forme désormais une seule tombe symbolique, un seul enclos, un seul texte de fleurs. Ne me demandez pas non plus pourquoi ces minutes qui suivirent ma visite des tombes semblèrent comme suspendues dans une sorte de hors-temps livré à l'écriture. Un instant, j'étais resté les yeux et le cœur ouverts devant la tombe dans une attitude que certains appellent la prière et que d'autres appellent le recueillement et que j'appelle l'écoute profonde du sismographe intérieur.

Pendant ce temps-là, quelques personnes s'étaient regroupées à l'extérieur de l'enclos, à mi-hauteur de l'escalier situé en contre-bas du cimetière, comme si quelque Kairos avait organisé cette rencontre. Il y avait un homme élégant revêtu d'un beau complet rouge, une femme aux cheveux très noirs, d'allure espagnole, et une autre, plus jeune, aux yeux d'un vert étonnamment profond ; un trio dont j'ignorais tout et dans lequel je m'étais joint sans vraiment l'avoir décidé, alors que je redescendais les marches du cimetière. La causerie impromptue qui suivit cette rencontre nous fit voyager autour des îles Baléares, de Poliensa, de la baie d'Alcudia, autant de lieux de la « mythologie personnelle » du jeune Brasillach. De fil en aiguille, la conversation parvint en direction de l'Allemagne. Et la femme aux cheveux noirs, d'évoquer son voyage en Allemagne, ses paysages, et le sort réservé là-bas à ceux dont l'Histoire officielle de la seconde guerre mondiale ne convient pas, la perte d'emploi, la traque, les barreaux de la prison.

Nous traversons une période de censure par chloroforme. Tout le monde en convient désormais tant l'atmosphère est saturée d'une idéologie mortifère et culpabilisatrice. Mais on ne se rend pas toujours compte des étapes qu'il a fallu franchir pour y parvenir. On ne se rend pas compte que l'exécution d'un poète - aux termes d'un procès expédié en quelques jours - fut nécessaire pour assurer la défaite des peuples et la victoire des multinationales. Ce poète s'appelait Robert Brasillach.
Pour les uns, Brasillach est le symbole de la collaboration éhontée avec l'occupant allemand ; pour les autres, il est le symbole de la résistance européenne face à l'internationalisme. Il est devenu difficile de comprendre que tout symbole a deux faces, un recto et un verso, de sorte que pour être un résistant véritable, il fut nécessaire d'avoir aussi été un collaborateur.

 

4

 

Tous ces sujets furent abordés par notre quatuor improvisé, tandis que les soleils verts des yeux de ma jeune voisine murissaient dans mon poème intérieur. Ses jambes croisées et désinvoltes semblaient écrire une sorte de hiéroglyphe égyptien dont je cherchais l'omen.

Je me présentais au groupe comme un « lecteur passionné de Brasillach ». C'est alors qu'un autre petit groupe s'agglutina au nôtre sur les marches de l'escalier :
« C'est la famille Bardèche ! » s'écria l'homme au complet veston. Notre rassemblement disparate d'une dizaine de personnes formait une grappe dont je ne tardais pas à m'extraire pour rejoindre l'église voisine. L'un des membres du clan Bardèche tourna alors la tête dans ma direction. Même furtif, ce contact visuel résuma les discussions que nous aurions pu avoir et que ce simple regard rendit inutile...

Ne serait-ce que pour un moment, il fallait venir ce 6 février 2021 dans le cimetière de Charonne afin de rendre hommage au « courage ». Ce courage-là est indissociable d'un type d'engagement, d'un type d'homme devenu aujourd'hui presque inaudible. Les nouvelles générations confondent les principes avec des slogans, des tenues vestimentaires, des autocollants appliqués à l'arrière de l'automobile, exemple caractérisé de « la religiosité seconde » si justement décrite par Oswald Spengler. Je crois qu'il est nécessaire de célébrer l'héroïsme en dehors de tout parti pris idéologique. Le courage d'un René Char entré en résistance au péril de sa vie vaut bien celui d'un Brasillach. L'idéologie passe ensuite.

En comparaison avec ces heures sombres de la seconde guerre mondiale, notre courage à nous se limite à bien peu de choses : dire merde à l'idéologie qui nous demande de désigner des méchants et des gentils, dire merde à l'autocensure, désigner l'ennemi prioritaire intérieur et extérieur. Quant à transcrire le mouvement tellurique de l'imaginaire à la manière du sismographe intérieur, ce n'est pas du courage mais l'art de l'écriture.

Nous offrons aux morts et aux vivants ce bouquet de mots publiés sur un écran d'ordinateur, voilà tout. C'est bien peu de choses en comparaison du courage d'un Char ou d'un Brasillach. D'autres, plus matinaux que moi, vinrent déposer un bouquet de fleurs sur la tombe de Charonne reconvertie en lieu de ralliement politique. Je n'en fus pas.

A présent, il convient de quitter ce lieu comme on quitte le sommet d'une colline escaladée, sans regarder en arrière. Alors que midi n'avait pourtant pas encore sonné, il me semblait que la journée était déjà terminée.

Il n'y avait pas de sommets à gravir dans cette morne journée d'hiver autre que le pic des transports urbains en direction de la gare.

Dans quelques minutes, j'allais entrer dans le métro où je serai le seul blanc.
À chaque fois que toi aussi tu te retrouves en minorité dans ton propre pays, souviens-toi que tu célèbres non pas les vaincus de 1945, mais les vainqueurs, ceux-là même qui ont écrit l'Histoire.


Frédéric Andreu-Véricel
contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Sources: Euro-Synergies

Imprimer

Les Indo-Européens, origine de la société occidentale blanche

1

 

Évoquer les Indo-Européens dans ce livre peut paraître surpre­nant. Leur faire place, c'est rappeler l'unité de culture et d'origine des peuples européens, et nous persuader que leurs qualités et leurs défauts, ayant traversé les siècles, nous posent encore des problèmes aujourd'hui, dont la solution n'est pas évidente.

De l'Inde à l'Islande, presque toutes les populations blanches ont la même origine culturelle, et une parenté ethnologique, confirmée par la distribution spécifique des groupes sanguins. Aujourd'hui leurs descendants, expatriés en Amérique du Nord, du Sud, en Australie, sont partout disséminés dans le monde.

Ces populations occupent tout l'espace européen et iranien, après avoir balayé en deux vagues d'invasion (2200 à 2000 av. J.-C. et 1200 av. J.-C.) les populations plus anciennes dont il ne subsiste plus que des traces culturelles et raciales.

Ainsi, de la race néolithique primitive, qui occupait l'Aqui­taine, le Sud-Est de la France, l'Espagne, l'Afrique du Nord et les Canaries, les seuls éléments, importants et originaux qui survivent sont les Basques. Les autres populations, conquises par les Indo-Européens, se sont fondues à eux. A l'autre bout de l'Europe, seules les tribus pacifiques finno-ougriennes (Finnois, Lapons, Estoniens, Livoniens, etc.) ont échappé elles aussi, grâce au rude climat et à une nature dangereuse, à l'assimilation.

 

L'unité linguistique

Le terme « Indo-Européen » est une définition linguistique plutôt que raciale.   Thomas Young l'utilise le   premier   pour désigner un ensemble de langues qui lui semblent apparentées par la racine de nombreux mots (1).

Les travaux de Franz Bopp, puis ceux de Schlegel, de Grimm et surtout d'Adolphe Pictet, publiés en 1859, marquèrent les ressemblances, plus ou moins étroites, existant entre différentes langues.

Les recherches ont été poussées plus loin. Elles viennent démontrer que les langues Indo-Européennes ont bien une origine commune certaine qui préjuge une certaine forme d'unité raciale. Ces langues se sont diversifiées et ont des traits caractéristiques qui les répartissent en deux groupes.

Dans le premier, caractérisé par les gutturales (Kentum), on trouve :

* le grec avec ses dialectes aéolique, ionique, dorique, etc. ;

* le latin et les langues ou dialectes qui en ont découlé
(français, espagnol, italien, provençal, etc.);

* les langues celtiques (ancien gaulois, gaélique, breton,
gaélique écossais, irlandais, langue de Manx sur l'île de Man);

* le germanique avec ses trois branches :

-gothique,

-norse (danois, norvégien, suédois, islandais)

-germanique de l'Ouest (anglais, hollandais, frison, fla­mand, bas-allemand, etc.);

* le hittite.

La seconde série caractérisée par les chuintantes (Satem) regroupe :

* le sanscrit, dont la transcription moderne est parlée aux
Indes, par près de 300 millions d'hommes;

*           l'iranien;

*           le zend;

*           l'arménien;

*           les langues slaves ;

* les langues baltes (letton, vieux prussien et surtout le
lituanien dont les racines paraissent les plus primitives et les plus
anciennes parmi les langues Indo-Européennes).

Ces travaux scientifiques ont permis aux Allemands de bâtir le mythe d'une race pure de type aryen constituée de blonds aux yeux bleus. Il s'agit en fait de races diverses, rassemblées dans une zone géographique délimitée, et qui se sont, plus ou moins, mélangées et métissées entre elles. « L'agrégation, qui provoquera la formation des peuples Indo-Européens, se manifeste dans les milieux néolithiques, probablement au Ve millénaire (2). » L'histoire, formidable et mouvementée, des Indo-Européens s'étend sur toute la protohistoire européenne, de la fin de l'époque préhistorique à l'aube de l'ère historique. Ce sont ces peuples, particulièrement aptes à la chasse, à l'aventure et à la conquête guerrière, qui vont jeter les bases de notre civilisation européenne.

Vers la fin de la période néolithique occidentale (aux environs de 4000 avant J.-C.) apparaît, dans le Nord-Est européen, un type culturel nouveau caractéristique du groupe Indo-Européen.

Il s'est vite imposé, rejoignant puis dépassant le niveau culturel et social des groupes humains qu'il relayait.

Je suis surpris de voir combien chez nous le fait Indo-­Européen a toujours été éludé. Bien que nous ayons en France, avec le Pr. Georges Dumézil, le plus grand spécialiste des questions Indo-Européennes, notre pays marque un total désintérêt pour ce sujet qui est l'histoire de nos origines. Les Indo-Européens ne figurent dans aucun programme de lycée ou de faculté. Les études les concernant sont heureusement fournies et nombreuses en Angleterre, en Allemagne, dans certains pays d'Europe de l'Est, et aux Etats-Unis (3).

Là, pourtant, sont nos véritables sources, communes à toute l'Europe. Là, est notre culture primitive. Ces hommes, qui nous ont directement précédés, sont à travers nous à l'origine des civilisations et de la science les plus avancées, de l'art et de la culture les plus raffinés. L'esprit d'invention, de création, les a conduits, en 4 500 ans, par une longue marche progressive, des bords de la Baltique jusqu'à la Lune.

 

Le foyer de la dispersion

Le « peuple » Indo-Européen se présentait, à l'origine, sous la forme d'une sorte de confédération de sociétés, éparpillées sur un large territoire, dont l'unité linguistique constituait le lien le plus conscient.

L'emplacement du foyer où apparut, et d'où se dispersa, la race blanche, a été circonscrit dans une région comprise entre l'Elbe à l'ouest, la Vistule et le Dniepr à l'est, le Jutland au nord, et la région montagneuse des Carparthes au sud.

Cette région venait de connaître de grands bouleversements. « Vers —8000 avant notre ère, les glaciers Scandinaves se retirèrent, définitivement, vers le Nord. Les îles Britanniques se séparèrent du continent. La Baltique fit sa jonction avec la Mer du Nord. La toundra se couvrit de forêts épaisses. L'Europe jouit dès lors d'un climat tempéré (4). »

Ces transformations climatiques et géographiques devaient permettre les conditions assez exceptionnelles du développement d'une économie agricole se substituant à celle de chasseurs nomadisants. Les hommes se consacrent à l'élevage et les femmes et les enfants à une agriculture rudimentaire. La société s'organise en génos, grandes familles, de caractère exogamique, qui sur des territoires héréditaires, établissent d'étroits liens familiaux entre elles selon des modes prédéterminés.

Chaque génos, composée d'hommes libres, est une commu­nauté de sang, de caractère fondamentalement patriarcal. La lignée remonte au dieu père le « Deiwos peter ». Lorsque la situation l'exige, les chefs de génos se réunissent et élisent un chef parmi eux, le « regs » (rex en latin, rix en gaulois, raja en sanscrit).

Le regs est contrôlé par l'assemblée des chefs de génos : les peteres, assemblée dont nous retrouverons le principe dans la suite des temps avec le « senatus » des Romains, la « gerousia » des Grecs, la « Sahba » des Indo-Aryens, le « thing » germanique et « l'althing » islandais. Dès le début de leur histoire, la souveraineté, chez les Indo-Européens, s'exprime par une sorte d'aristodémocratie qui permet d'allier l'efficacité de commandement du chef avec le contrôle de ses actes par l'assemblée.

 

 

L'esprit de conquête

Vers l'an 2500 av. J.-C, la souche originelle Indo-Européenne se fractionne. L'une après l'autre, ses branches se mettent en mouvement. Les peuples Indo-Européens partent pour de loin­taines migrations. Pourquoi ces déplacements d'hommes et de familles qui constituent le premier mouvement d'expansion de nos ancêtres?

La raison, la plus communément avancée, est une modifica­tion des conditions climatiques dans l'Europe de l'époque. Le milieu du troisième millénaire fut, en effet, marqué par une amélioration du climat, provoquant un brusque réchauffement du Nord européen. Le développement de l'agriculture et de l'élevage en fut plus favorisé encore. L'accroissement de la population qui en résulte, entraîne un surpeuplement relatif, dans la zone de forêts, d'îlots lacustres et de marécages où les espaces agricoles demeurent limités. Les récoltes s'avèrent bientôt insuffisantes et les migrations commencent.

 

2

 

Sans doute, est-ce une raison valable, mais ce n'est pas la seule. Bien des peuples manquant de subsistance et, placés dans les mêmes conditions, n'entreprendront pas pour autant des migra­tions aventureuses de cette envergure. Dans le cas des Indo-Européens domine l'esprit de conquête qui les caractérisera constamment. Il s'agit d'une race animée par un tempérament batailleur, sensible à l'attrait de l'aventure pleine de curiosité de l'inconnu, forte d'une volonté de domination, animée aussi par une mentalité impérialiste que l'on ne retrouve, à ce degré, chez aucun autre peuple.

A la veille de la dispersion, on évalue les Indo-Européens à environ une dizaine de millions d'hommes. Les migrations les conduisent vers le sud, vers un climat moins rude, où ils pourront donner libre cours à leurs activités créatrices. A partir de 2400 avant J.-C., les vagues de migrants se succèdent, de plus en plus nombreuses, qui conduiront ces peuples à la conquête de la moitié de la terre. Certains groupes vont disparaître en route, ou rejoindre d'autres rameaux. D'autres vont marcher, sans trêve, jusqu'au bout, jusqu'au terme de leur histoire.

Leur progression ne se fait pas en un mouvement de pénétration pacifique, mais par la conquête. Les envahisseurs Indo­-Européens apportent avec eux une technologie supérieure et ils ont domestiqué le cheval et le bœuf, grâce auxquels ils peuvent couvrir de grandes distances.

Les éléments indigènes, trouvés sur place par les Indo-Européens, leur étaient, presque toujours, supérieurs en nombre. C'est particulièrement sensible en Orient, où les Indo-Aryens représentaient une minorité infime au milieu des autochtones. La conquête Indo-Européenne a donc provoqué la création d'un système de castes destiné à préserver sa domination. Ce système était d'autant plus rigoureux que la proportion d'Indo-Européens dans la population était plus faible. Il a survécu dans une certaine mesure aux Indes jusqu'à ce jour et certaines formes de recrute­ment des élites s'en inspirent encore même si elles sont fondées sur des critères tout différents.

 

L'homme indo-européen

Un sentiment unissait les peuples Indo-Européens, celui d'appartenir à une même communauté de langues et d'institutions. Les études linguistiques ont mis en évidence que les langues des Indo-Européens constituaient un outil incomparable, parfaitement adapté au raisonnement abstrait et au développement des sciences.

 

3

 

Hommes actifs, durs pour eux-mêmes, comme pour les autres, ne corrigeant leur emportement que par leur intelligence, ils étaient habités par la volonté de puissance, le goût de l'héroïsme et de la création. Attachés à ce qui enracine, famille, fonction, cité, culture, race, ils alliaient la sûreté technique au génie impulsif.

 

Religion et société

Dans les communautés Indo-Européennes, existait une simili­tude, étroite, entre la religion et la communauté elle-même. Avant la première dispersion, celle-ci dispose, déjà, d'une « idéologie » reposant sur une vue commune du monde, se traduisant par une conception, propre, du fait religieux, de la société, de la souverai­neté et des rapports entre les hommes et les dieux. Elle s'appuie, également, sur une théologie, une liturgie, une poésie et une littérature épique, que l'on retrouve semblables quant au fond, mais adaptées quant aux formes, chez les différents rameaux Indo­-Européens.

A l'image des hommes, les dieux Indo-Européens, forment une communauté, un « panthéon ». Ils sont dotés d'attributs fonction­nels correspondant aux classes humaines primitives, qui répar­tissent les hommes libres en prêtres, guerriers et paysans. L'organisation sociale est, en effet, fondée sur la distinction entre ces trois niveaux de fonctions : le niveau sacerdotal et souverain, le niveau guerrier, le niveau populaire et producteur. Hiérarchique­ment ordonnés, ces groupes sociaux connaissent un équilibre interne, qui permet à chacun de porter sa part de responsabilité et d'initiative, dans l'action commune.

 

4

 

La société Indo-Européenne est paysanne et guerrière à la fois. Cette ambivalence, constante dans son histoire, est symbolisée par la scène fameuse du consul romain, requis pour prendre la tête d'une armée et trouvé labourant ses terres... Quant au mode de gouvernement, s'il varie d'un peuple à l'autre, il est toujours chargé de traduire, dans les faits, une tolérance qui exprime une conception concrète de la liberté et de la dignité individuelle. Il est très rare que le pouvoir royal soit héréditaire. Le plus souvent, le roi, élu, ne règne pas en souverain absolu, bien qu'il soit responsable, sur sa tête, de la bonne marche du gouvernement. Il est entouré des conseils et du contrôle d'une assemblée aristocra­tique comme nous l'avons déjà noté.

 

Les conquêtes Indo-Européennes

Ce sont ces peuples qui vont conquérir tout un continent. Les expéditions, victorieuses, des premiers Indo-Européens les amè­nent aux confins de l'Europe centrale, puis, après une halte de quelques décennies, jusqu'aux bornes de la Chine à l'est, de l'Afrique noire au sud. Les contingents de cavaliers qui débou­chent, entre le XXe et le XVIIe siècle avant J.-C, dans les plaines du pourtour méditerranéen, les troupes combattantes et paysannes qui, dans un deuxième temps, coloniseront les péninsules hellé­nique et italique, puis ibérique et britannique, sont les premiers représentants de ce type nouveau, d'homme et de civilisation, d'où nous sommes issus.

Dès 2500 avant J.-C., et jusqu'en 2000, voire 1600, les vagues migrantes sortent, l'une après l'autre, du réduit et se dispersent, souvent sans marquer culturellement et socialement les peuples autochtones, si ce n'est en laissant en place une aristocratie dominante. Une dernière grande vague, vers —1250, va permettre aux Indo-Européens de fixer les limites de leur domaine. Il englobera les sociétés védique et iranienne, l'empire hittite, les royaumes des plateaux d'Anatolie, les civilisations historiques des Grecs, des Latins, des Celtes et des Germains, la Gaule, la péninsule Ibérique, l'Angleterre, l'Islande et la Scandinavie.

La même énergie inépuisable, la même âpreté à la guerre et la volonté de conquête, qui ont caractérisé les peuples Indo-­Européens, seront à l'origine de tous les grands mouvements ultérieurs de l'histoire de l'Occident : la tentative de conquête du Proche-Orient à l'occasion des croisades; l'occupation de l'Amé­rique centrale et de l'Amérique du Sud, puis celle de l'Amérique du Nord; la conquête de l'Australie et des terres de l'Océanie; l'occupation de l'Afrique, à l'époque romaine et plus tard aux siècles des conquêtes coloniales...

Lorsque aucun conflit ni aucune expansion n'est envisageable à l'extérieur, les peuples Indo-Européens, dans leur impétuosité vitale, retournent le fer contre eux-mêmes dans des guerres entre voisins — comme on l'a vu à travers toute l'histoire et jusqu'au cours des deux dernières guerres « mondiales », qui étaient d'abord des conflits fratricides entre Européens.

 

Quand le maître devient apprenti sorcier…

Cette insatiable volonté de conquête ne se traduit pas seulement en termes guerriers. C'est la race Indo-Européenne qui porte l'élan scientifique, technique, culturel et qui imprime sa marque à l'essor de nos sociétés. Mais ce développement positif a son revers négatif. Maître et dominateur, l'homme Indo-Européen est devenu apprenti sorcier. Les bouleversements qu'il a imposés à la société humaine, ont pris une telle ampleur qu'il parvient difficilement à les maîtriser.

La division du monde entre des blocs antagonistes, la continuation des conflits et des guerres sont un risque majeur parce qu'ils déboucheront inéluctablement sur un anéantissement absolu. L'agressivité naturelle des peuples Indo-Européens les place, aujourd'hui encore, à la tête de cette compétition terrible, comme en témoigne la lutte pour l'hégémonie qui oppose depuis trente ans les États-Unis et l'Union soviétique, les deux peuples Indo-Européens les plus puissants.

L'héritage génétique Indo-Européen, positif par certains aspects, est dangereux par d'autres. Il doit trouver en lui les moyens de son nouveau destin

Un monde, fini et limité, où n'existent plus d'espaces vierges à conquérir, est en effet un monde fragile où la moindre étincelle peut déclencher une explosion fatale. Il faut canaliser notre agressivité naturelle vers des expressions autres que la domina­tion. Il faut l'orienter vers des défoulements positifs et créateurs. Faute d'objectifs concrets et de desseins généreux, notre trop-plein d'énergie se décharge, encore aujourd'hui, comme aux débuts de l'espèce. Ce que les ethnologues appellent pompeusement la « lutte intraspécifique », la guerre fratricide, est un élan vital qu'il faut sublimer parce qu'il devient mortel.

Ce risque est actuel et la géopolitique nous montre clairement les éléments possibles de l'affrontement entre les deux plus grandes puissances Indo-Européennes.

 M. Poniatowski

Notes :

(1) Dans le Quaterly Review d'octobre 1813, article de Thomas Young (1773-1829). C'est l'un des meilleurs philologues de son époque, mais il a aussi contribué à la théorie ondulatoire de la lumière et à l'analyse de la perception des couleurs

(2) P. Bosch Gimpera, Les Indo-Européens, Payot, 1961.

(3) Où est éditée une importante revue trimestrielle The Journal of Indo-
European Studies (Suite 108, 1785 Massachusetts avenue, N. W., Washington
B.C. 20.036).

(4)John Geipel-Laffont, L'Anthropologie de l'Europe.

 Sources : Michel Poniatowski, L’avenir n’est écrit nulle part-Ed. Albin Michel-1978

 

 

Imprimer

Pierre Vial mis à la question par nos amis de Breizh-Info.com

vial

 

Nous nous faisons écho récemment de la parution du 86ème numéro de la revue Terre et Peuple, sur le thème des communautarismes.

Pas simplement une revue mais aussi un mouvement culturel et politique, Terre et peuple a été fondé en 1994 par Pierre Vial,  maître de conférences en histoire médiévale à l’Université Jean-Moulin – Lyon III durant 34 ans. Ce dernier, militant identitaire de toujours, a également participé à la fondation du GRECE, mais aussi de mouvements de jeunesse, avant d’être conseiller régional (FN) mais aussi conseiller municipal, à Villeurbanne, dans les années 90.

Nous l’avons interrogé pour connaitre son regard, ses idées, sur le monde d’aujourd’hui et sur celui qui attend demain, notre jeunesse chère au cœur de Pierre Vial.

 

Breizh-info.com : Si vous deviez vous présenter à nos lecteurs, que diriez-vous ?

Pierre Vial : J’essaye d’être ce que Gramsci appelle un intellectuel organique, c’est à dire quelqu’un qui concilie la réflexion et l’action. D’où mon travail métapolitique et mon engagement politique, que j’ai toujours menés de front même si, selon les périodes, l’un ou l’autre était plus apparent. J’ai toujours eu peu d’estime (pour rester gentil) pour les révolutionnaires en chambre, qui prétendent « penser » (il y aurait beaucoup à dire sur cette prétention) mais qui surtout ne veulent pas se salir les mains en allant au charbon, tout en critiquant ceux qui y vont. Et puis agir c’est donner des coups mais aussi en prendre. Alors, on n’est jamais trop prudents…

 

Breizh-info.com : En 1994 vous avez fondé le mouvement Terre et peuple, et la revue qui va avec. Quelle est son actualité ?

Pierre Vial : Terre et Peuple illustre ce que je dis dans la réponse précédente. Aujourd’hui plus que jamais s’engager sur le terrain sans savoir, très précisément, pourquoi on le fait, est inutile et ne peut que servir l’ennemi, trop content d’affirmer que le militant identitaire a de gros muscles et un pois chiche en guise de cerveau. C’est pourquoi nous apprenons à nos camarades à toujours se guider sur cette boussole qu’est notre doctrine racialiste, folkiste, résumée par Terre (l’enracinement) et Peuple (l’identité raciale).

 

Breizh-info.com : Depuis votre engagement en politique il y a fort longtemps, le monde, et particulièrement l’Europe, ont évolué à grande vitesse. Mais n’avez-vous pas l’impression, ces dernières années, d’assister à une accélération encore plus rapide de l’Histoire ?

Pierre Vial : Il y a certes une accélération de l’Histoire qui est due à l’engrenage dans lequel s’est jetée à corps perdu la société matérialiste, capitaliste, libérale qui nie les périls et qui finira par mourir de son inconscience, ce dont je me félicite.

 

Breizh-info.com : Quel regard portez-vous sur l’opposition politique et militante à ce gouvernement, et plus globalement, à l’oligarchie, aujourd’hui en France et en Europe ?

Pierre Vial : Tous ceux, quelle que soit leur étiquette, qui se dressent contre le Système méritent d’être approuvés et soutenus. Mais le Système a une grande capacité à récupérer et neutraliser les forces qui s’opposent à lui. La première nécessité est donc d’ouvrir les yeux de ceux qui veulent rester libres, de leur montrer où sont les vrais enjeux, quels sont les maîtres du jeu. Pour renverser la table où est organisé un jeu truqué. Cela s’appelle une révolution.

 

Breizh-info.com : Comment percevez-vous la multiplication des interdictions, des censures, des répressions visant les dissidents au sens large, finalement de cette guerre que mène main dans la main GAFA et gouvernements d’Occident ?

Pierre Vial : Les maîtres du Système ont peur. Ils ont peur que les peuples se réveillent (c’est le populisme), demandent des comptes et appliquent une justice expéditive. Il leur faut donc museler, embastiller voire assassiner tous ceux qui refusent la servitude.

 

Breizh-info.com : Vous consacrez le dernier numéro de votre revues aux communautarismes. A une période où les tenants de la République française entendent mener une guerre sans merci aux séparatismes, les Européens doivent-ils envisager de refonder des communautés organisées, sur leurs propres terres ?

Pierre Vial : Les Tartuffes qui prétendent lutter contre les séparatismes ont tout fait pour que les envahisseurs imposent toujours plus leur arrogante présence sur notre terre. Ils feignent de s’inquiéter : y aura-t-il une guerre des races ? Mais cette guerre est là, chaque jour, dans nos rues. Va-t-on la subir ou faire face ? Les Blancs ne peuvent compter que sur eux-mêmes, en s’organisant efficacement car ils ne peuvent évidemment pas compter sur des autorités qui ont perdu toute crédibilité.

 

Breizh-info.com : Vous avez fondé et animé des mouvements de jeunesse. Quel message d’espoir auriez-vous à lui faire passer justement à cette jeunesse, que l’on veut aujourd’hui enfermer pour sauver quelques octogénaires, et à qui identité, vitalité, culture, éducation et même perspectives économiques ont été progressivement supprimées ou dévoyées ?

Pierre Vial : La jeunesse est le seul espoir d’un peuple et c’est pourquoi le Système fait tout pour la dévoyer, l’asservir, la contrôler. Il faut donc dire et redire, sans se lasser, aux garçons et aux filles de notre sang : révoltez-vous, libérez-vous et le vieux monde s’écroulera sous vos coups.

Propos recueillis par YV

Sources : Breizh-info.com, 2021.

 

220px Terre et Peuple

 

Soutien total à nos camarades de Breizh-info.com (Site d'information non conformiste et enraciné)

BREIZH-INFO

 

 
 

Imprimer

Des principes de la géostratégie thalassocratique des Etats-Unis après 1945 par Carlo Terraciano

Carlo Terraciano

En hommage à Carlo Terracciano, géopolitologue italien décédé en septembre 2005, cette traduction de l'un de ses textes, traduit par Robert Steuckers pour la revue « Vouloir » en 1999. Cette étude, rédigée il y a 20 ans, indique la clairvoyance de cet ami italien disparu, et tant regretté par la communauté des géopolitologues.

Pour les Etats-Unis, l'hégémonie mondiale maritime est étroitement liée à la possession d'îles et de péninsules importantes dans les deux océans que Washington entend transformer en « Mare Nostrum », pour faire de ses citoyens les « cives imperiales » de l'Occident.

L'Europe, dans cette stratégie impérialiste américaine, acquiert une position de première importance, comme le notait le vice-amiral Lacoste, commandant de la flotte française de la Méditerranée: «Les grandes péninsules comme l'Europe sont soumises à la double influence du continent et de la mer; elles sont l'objet des convoitises et deviennent le terrain d'affrontement entre les « patrons de la Terre » et les « patrons de la Mer ». Les nations qui se trouvent dans de telles zones ont toujours oscillé entre une politique continentale et une politique maritime. Les principales puissances terrestres ne se donnent pas de grandes flottes, sauf dans leurs phases d'expansion, et uniquement pour faire pièce à l'expansion des « patrons de la Mer» (cf. Jean Schmitt, «Apocalisse blu», Panorama, XIX, n°812, nov. 1981).

Mais il n'y a pas que ce destin de péninsule. L'importance géopolitique de l'Europe est planétaire sur le plan stratégique. Car l'Europe est la clef du monde. Qui la possède détient la clef de la domination sur le globe tout entier. «L'Europe occupe une position axiale: elle est le centre géographique des terres émergées. A l'époque des avions et des missiles à longue portée, l'Europe constitue une base de tir idéale: à partir de son territoire, on peut atteindre tous les points du globe. Mais notre continent est aussi et surtout le port du monde, avec ses 40.000 km de côtes. Il est une main qui s'ouvre sur la mer. Le posséder signifie posséder la puissance maritime. La densité de sa population, sa productivité agricole, ses capitales industrielles, son exceptionnelle main-d'œuvre, contribuent à faire de l'Europe la région la plus convoitée du globe. Notre continent est l'échiquier sur lequel deux joueurs se disputent l'histoire, l'un pour s'y maintenir, l'autre (l'Union Soviétique) pour la conquérir. Celui des deux systèmes —l'occidental-américain ou le soviétique— qui réussira à arracher à son adversaire la moitié de cet échiquier obtenu à Yalta bénéficiera d'une avantage incomparable pour attirer dans son orbite les continents périphériques» (F. Gugliemi, «All'alarmi, siam europei!», in Candido).

L'importance des côtes, des îles et des péninsules à la périphérie des grandes masses continentales est capitale pour les géostratèges des puissances maritimes. Cet état de choses nous oblige à étudier les géopolitologues anglo-saxons qui sont les héritiers directs de Mahan, fondateur de la « Navy League » et père des stratégies navales et thalassocratiques américaines. Parmi ces géopolitologues, citons d'abord Nicholas J. Spykman.

N. J. Spykman

Spykman est l'auteur de America's Strategy in World Politics (1942), ainsi que d'un manuel plus célèbre Geography of Peace qui fut écrit en pleine guerre en 1944. Selon Spykman, les éléments qui font la puissance d'un Etat sont:

1) La superficie du territoire.

2) La nature des frontières.

3) Le volume de la population.

4) L'absence ou la présence de matières premières.

5) Le développement économique ou technologique.

6) La force financière.

7) L'homogénéité ethnique.

8) Le degré d'intégration sociale.

9) La stabilité politique.

10) L'esprit national.

Mises à part les considérations sur les facteurs non directement géographiques, Spykman était profondément influencé par Sir Halford John Mackinder, auteur de Democratic Ideals and Reality, qui dans ses derniers ouvrages avait considérablement réhabilité l'importance de l'aire atlantique, ce « Midland Ocean », comprenant les Etats-Unis et l'Europe occidentale. En plein conflit mondial, Mackinder et son disciple Spykman réévaluent le « Sea Power », qu'ils opposent à l'  « Heartland Power » de la masse eurasiatique, surplombant l'Europe orientale et la Sibérie occidentale.

Spykman va plus loin que son maître et renverse carrément le rapport d'importance que ce dernier accordait dans un premier temps aux concepts désignant le Vieux Continent: soit l'« Anneau » ou « Face marginale »: c'est l'« Inner Crescent » de Mackinder qui devient chez son disciple américain le « Rimland ». Chez Mackinder l' « Inner Crescent » était en permanence sous la menace, c'était un espace de civilisation certes brillant mais toujours prêt à tomber dans l'escarcelle des « barbares dynamiques » du « Heartland ». Pour Spykman, au contraire, ce sont les « rimlands » qui sont les atouts géopolitiques et géostratégiques majeurs: «Qui contrôle les rimlands contrôle l'Eurasie, qui domine l'Eurasie domine les destinées du monde!». L'Amérique, « Ile du Monde », est un concurrent direct des « rimlands », elle doit les comprimer et réduire leur importance, en jouant tantôt de ses propres atouts de grande puissance maritime, tantôt des atouts de la puissance continentale qui fait face aux « rimlands ». Pour la nouvelle géopolitique américaine de Spykman, les « rimlands » ne sont plus périphéries mais centres de gravité géostratégique.

Fondamentalement, pour Spykman, la position des « rimlands » et donc de l'Europe est la suivante: «La position des « rimlands » par rapport à l'Equateur, aux océans et aux masses terrestres détermine leur proximité du centre de puissance et des zones de conflit; c'est sur leur territoire que se stabilisent les voies de communication; leur position par rapport à leurs voisins immédiats définit les conditions relatives aux potentialités de l'ennemi, déterminant de ce fait le problème de base de la sécurité nationale» (N.J. Spykman, Geography of Peace, p. 5, cité in Antonio Flamigni, «Introduzione à la geopolitica» in Rivista militare, mars/avril 1986, p. 42).

Cette sécurité nationale est bien entendu, pour Spykman, celle de l'Amérique.

Spykman a donc corrigé Mackinder, en affirmant: «Il n'y a jamais eu de simple opposition entre puissances maritime et puissance terrestre. Les oppositions dans l'histoire ont toujours eu lieu entre un Etat appartenant à la « face marginale » et la Russie, ou entre la Grande-Bretagne et la Russie ensemble contre une quelconque puissance de la « face marginale» (cf. Norman J. Pounds, Manuale di geografia politica, vol. II, Angeli ed., Milano, 1978, p. 232).

Il suffit de se souvenir de la politique anglaise de monter les puissances européennes les unes contre les autres. Quant à l'Afrique et l'Australie, elles sont des « Offshore Continents ». Les Amériques sont à l'abri d'un « Oceanic Belt » (une ceinture océanique) atlantique et pacifique. De ce point de vue, qui fait de l'Amérique une plate-forme, la France n'est plus rien d'autre qu'une « tête de pont » sur la continent eurasiatique, et la Grande-Bretagne qu'un « moated aerodrome » (un aérodrome défendu par des douves, c'est-à-dire par la Manche). Tandis que le Canada et les Etats-Unis forment l'arrière stratégique fournissant main-d'œuvre, industrie et agriculture, etc. Avant, pendant et après la seconde guerre mondiale, les Américains ont donc eu des vues très claires sur le rôle dévolu au Vieux Monde européen, en dépit de tous leurs discours et théorisations propagandistes, évoquant une bien hypothétique « défense de la démocratie » ou autre dérivatif sans relief.

«L'Atlantique-Nord est dès lors la mer intérieure du monde euro-américain et de sa périphérie géopolitique. Comme il n'y a pas de puissance maritime riveraine dans l'Atlantique Sud, cette zone reste essentiellement contrôlée par l'Europe et les Etats-Unis» (Cf. Gérard Chaliand et Jean-Pierre Rageau, Atlas stratégique, 1986). Mais ce rôle dévolu à l'Europe par Chaliand et Rageau est bien mince: c'est plutôt une présence américaine que l'on constate dans l'Atlantique-Sud, flanquée de sa brillante seconde, l'Angleterre. La Guerre des Malouines en 1982 l'illustre amplement.

Cela saute aux yeux: la politique extérieure américaine, depuis la seconde guerre mondiale sur le théâtre européen jusqu'à nos jours, avec la création de l'OTAN et du défunt Pacte de Bagdad, suit exactement les lignes directrices indiquées par la géopolitique de Spykman. Cette politique américaine vise à occuper tout le « rimland » et à encercler le cœur de l'Eurasie, représenté sur l'échiquier international par l'URSS et le Pacte de Varsovie (signé après la création de l'OTAN). Les géopolitologues américains ont eu plus de chances d'être écoutés que leurs homologues européens. Ils ont été suivis par leurs gouvernants, au contraire des Européens. Les politiques atlantique, pacifique et globale suggérées par les géopolitologues américains ont été suivies d'effets.

La géopolitique du « pivot continental » de Mackinder et la variante maritime de Spykman ont connu le succès, la première dans la première moitié de notre siècle, la seconde dans la seconde moitié. Mais Spykman lui aussi a été réactualisé.

L'un des réactualisateurs de Spykman a été D. W. Meinig, auteur de Heartland and Rimland in Eurasian History (West. Politics Quart., IX, 1956, pp. 553-569). Meinig ne retient pas de critères purement géographiques, il adopte également des critères d'ordre culturel, voire fonctionnels.

D. W. Meinig

Meinig affirme: «Nos critères doivent principalement s'appuyer sur une orientation effective et fonctionnelle de la population et de l'Etat, et non sur une simple position géographique [statique] face à la mer ou au continent... Un cœur peut être plus stable et donc plus fonctionnel: on le voit dans cette zone qu'est la grande bande territoriale faite de steppes et de déserts en Eurasie, une bande qui est fermée à l'Ouest par le bassin de la Volga et la Mer Caspienne, au Nord par les franges méridionales de la taïga, à l'Est par les montagnes qui ferment la cuvette intérieure où s'est déployée la culture chinoise, et au Sud par la bande territoriale montagneuse continue qui part du Sin-Kiang pour traverser l'Hindoukouch et le Kopet Dag pour aboutir aux marges méridionales de la Caspienne» (Pounds, op. cit., p. 233).

Mais c'est surtout la « bande marginale » qui intéresse Meinig. Cette bande est divisée en:

1) une bande marginale continentale, soit le « rimland » proprement dit et

2) une bande marginale maritime. Cette dernière détermine l'orientation géopolitique des Etats qui la composent. Cette orientation, répétons-le, est plus « fonctionnelle-culturelle » que géostratégique. Il est intéressant de noter sur la carte combien les pays orientés vers l'extérieur sont plutôt atlantistes et pro-occidentaux, comme l'était l'Iran avant la chute du Shah. Ceux qui sont tournés vers l'intérieur des terres étaient plutôt inféodés au bloc communiste. La Yougoslavie faisait exception (vu sa fenêtre adriatique), les pays du Pacte de Varsovie confirmaient la règle, de même que l'Afghanistan, y compris avant l'invasion soviétique de 1979. L'Indochine, sauf le Nord-Vietnam, était d'abord considérée comme neutre.

Meinig note, entre autres faits, que les îles n'étaient pas nécessairement tournées vers le pouvoir maritime (Japon, Angleterre, Irlande). Une île pouvait parfaitement vivre repliée sur elle-même ou amorcer une expansion extérieure (intra-archipelique ou extra-insulaire), selon les besoins du temps et les choix politiques et culturels du pays. Meinig reprochait à Mackinder d'avoir été trop déterministe et de ne s'être borné qu'aux facteurs géographiques. Meinig « se limitait à tracer un schéma analytique, à l'intérieur duquel on pouvait étudier les inter-relations entre le noyau central et la bande marginale » (Pounds, op. cit., p.236).

W. Kirk, dans un ouvrage ultérieur, Geographical Pivot of History (1965), a voulu renverser complètement la perspective de Mackinder, en utilisant justement la méthodologie culturaliste-fonctionaliste de Meinig. Kirk explique que c'est dans les « bandes marginales » que les grandes civilisations de l'histoire sont nées, alors que le centre eurasiatique demeurait arriéré, restait l'habitat de hordes de rudes envahisseurs nomades et cavaliers, que les civilisations assimilaient bien vite et absorbaient dans leurs populations nombreuses, vivant sur le littoral. Kirk procédait là à une remise à jour de la mentalité eurocentrique, au profit du pouvoir occidental américain.

Geography and Politics in a Divided World

La synthèse la plus intéressante de toutes ces remises à jour des thèses géopolitiques de Mackinder est celle de S. B. Cohen, auteur de Geography and Politics in a Divided World (1963), qui décrit la géographie politique mondiale comme le jeu complexe des interrelations entre des « noyaux » et des « bandes discontinues » (déjà en 1915 Fairgraive avait utilisé le terme de « zone de fragmentation » pour désigner les petits Etats éparpillés entre le noyau central continental et la puissance maritime.

Cohen décèle une quinzaine de régions relevant de ces divers types, qu'il regroupe en quatre catégories:

1) Le monde maritime dépendant des trafics commerciaux;

2) La puissance eurasiatique continentale;

3) Les bandes discontinues;

4) Les régions géopolitiques indépendantes.

Ce schéma subit toutes sortes de modifications continues, dues aux différents choix politiques du temps. La Russie a été à la fin de l'ère soviétique une puissance à la fois continentale et navale de premier plan, juste derrière sa concurrente américaine (voir l'étude du Pentagone, «Soviet Military Power» parue en trad. it. dans Rivista italiana de difesa, mai 1986).

Comme nous avons déjà pu le noter, les études les plus récentes tendent toujours davantage à limiter le champ proprement géographique pour aborder des thématiques historiques, culturelles ou politiques. Dans les « zones de fragmentation », donc dans les « bandes de discontinuités », nous assistons à l' « effet domino », terme utilisé pour la première fois par l'Amiral Arthur Radford en 1953. Kissinger parlait, lui, de « linkage ». A l'époque de Reagan, on utilisait des concepts comme celui de la « chaîne globale » ou de l'« arc de crise ».

Toutes ces conceptions de l'impérialisme militaire global des Etats-Unis répondent à la définition que donnait le géographe américain Weigert à la géopolitique: « l'application des principes géographiques aux jeux que provoque la fringale de puissance ». Ou encore à la définition de Taylor, qui parlait d'« une géographie politique qui renonce à la rigueur scientifique et contient implicitement ou explicitement une invitation à l'action».

De telles considérations péjoratives s'adressaient à la géopolitique allemande de Karl Haushofer!  Karl Haushofer

Trad. française : R. Steuckers

Sources : Extrait d'une étude parue dans Orion, n°26/1986

Imprimer

Mais quelle est cette secte qui dirige le monde ? par Pierre-Emile Blairon

diable masqué

 

Portrait d’un robot

Il nous faut d’abord dresser un portrait-robot (on ne peut pas si bien dire !) du sectateur mondialiste-type ; choisissons-le de nationalité française, celle que nous connaissons le mieux, mais il n’est pas plus Français que Guatémaltèque ou Martien.

Il a été formaté en France (ENA et Sciences Po) et aux Etats-Unis (Yale ou Harvard) ; c’est un Young Leader[1], la créature arrogante d’une sorte de club élitiste franco-américain qui se permet de choisir (en finançant leurs études) les futurs dirigeants politiques, financiers, économiques et médiatiques de la société française (existe maintenant en version franco-chinoise - on n’arrête pas le progrès- avec la bénédiction de l’inévitable Attali, le fléau de Dieu, celui qu’on voit sourire béatement derrière chaque Président français depuis Mitterrand lors des cérémonies d’investiture).

Le Young Leader fait aussi partie de l’une ou de plusieurs de ces officines qui rassemblent leurs membres périodiquement dans un grand fracas médiatique sous prétexte que leurs réunions sont « secrètes » : Bilderberg, Trilatérale, Open Society de Soros, Forum de Davos, Fondation Rockefeller, le club Le Siècle d’Olivier Duhamel[2], Skull and Bones, Fondation Gates, etc.

Notre homme-robot est un parfait nomade qui n’a de connaissance des pays qu’il traverse que le confort des hôtels de luxe qui l’hébergent, confort agrémenté de « shoots » et de gâteries sexuelles selon ses « orientations », la plupart du temps exclusivement perverses (c’est qu’on s’ennuie dans la routine !)

On lui a inculqué une aversion totale pour la nature, l’histoire, les traditions, l’enracinement, l’attachement à un sol ou à un peuple ; il n’a aucune connaissance culturelle en dehors de ses spécialités consacrées principalement à l’économie, aux opérations boursières et à l’art de manipuler les foules en jouant de la flûte ; il est probable qu’un élève studieux d’une 3ème , des années 1950, aurait pu lui en remontrer en culture générale mais s’il ne s’est jamais aventuré dans les labyrinthes lumineux de la langue d’un Gracq, il vous dira ce qu’il faut en penser parce que ses maîtres n’auront pas oublié de programmer le neurone adéquat. Notre « homme » est un as de la simulation et de la dissimulation.

Enfin, pour compléter ce charmant tableau, il a une haine viscérale pour « le bon peuple » en même temps que ces manants lui inspirent une trouille tout aussi incontrôlée ; c’est juste à ce (dernier) moment qu’il redevient humain.

Il nous faut voir maintenant comment on est arrivé à l’émergence d’un tel monstre.

 

Les films prophétiques de Stanley Kubrick

Stanley Kubrick est mort le 7 mars 1999 juste après avoir terminé la réalisation de Eyes wide shut, qu’il considérait comme son meilleur film. Il y a donc 22 ans.

Eyes

La plupart des spectateurs du film, mais aussi des critiques, n’y ont rien compris ; et, mieux, pour se défendre de leur incapacité à l’expliquer, ils ont affirmé que, de toutes façons, il n’y avait rien à comprendre, que ce n’était qu’un « film de cul » décrivant une orgie satanique organisée par l’upperclass new-yorkaise avec un scénario aux dialogues indigents rappelant le film de série B éponyme : Orgie satanique, sorti en 1965. Ce bon Kubrick est bien fatigué, circulez, y a rien à voir.

Mais Stanley Kubrick ne s’est pas contenté d’être parmi les plus grands cinéastes de tous les temps, salué pour sa technique et l’éclectisme de ses choix, il est aussi un visionnaire, de ceux dont on ne reconnaît le génie prédictif que lorsque les événements qu’ils ont décrits arrivent effectivement.

J’ai choisi de parler des œuvres de Stanley Kubrick pour n’avoir pas à remonter aux racines du mal, à savoir au frankisme (fin du XVIIIe siècle), aux Illuminati (début du XVIIIe siècle) ou aux francs-maçons (fin du XVIsiècle) même si ces sociétés plus ou moins secrètes et d’autres beaucoup plus anciennes (la Kabbale, La Confrérie du Serpent) constituent les références (mal comprises) de celle qui gouverne la planète aujourd’hui.

 

2001 : L’Odyssée de l’espace et le transhumanisme

2001 : L’Odyssée de l’espace, l’autre film prophétique de Kubrick est sorti en 1968 ; il y a trois personnages principaux dans ce film : un monolithe noir[3] qui symbolise la Connaissance apportée aux hommes par des extraterrestres, vraisemblablement originaires de Jupiter, un humain, David Bowman, qui servira d’objet d’observation à ces mêmes extraterrestres[4], un ordinateur, appelé Hal 9000 dans la version originale et Carl 500 dans la version française qui va préfigurer la révolte des robots qui vont s’humaniser jusqu’à défier leurs créateurs et se libérer de leur joug. En quelque sorte, l’histoire de Prométhée défiant les dieux qui recommence.

2001

Le scénario ? Il y a plusieurs millions d’années, une tribu d’australopithèques découvre un monolithe noir déposé devant leur caverne ; en le touchant, ils acquièrent un savoir qui leur permet d’utiliser les os des animaux qu’ils mangent comme armes pour vaincre les tribus ennemies. C’est la scène-culte, exactement archéofuturiste, la plus célèbre de l’histoire du cinéma, qui montre l’un d’eux tuant son adversaire avec un os qu’il va ensuite lancer vers le ciel ; l’os tournoyant se transforme en un vaisseau spatial qui vogue au rythme d’une valse de Strauss ; raccourci stupéfiant entre notre plus vieille histoire et notre plus lointain futur. Une équipe de cosmonautes retrouvera ce même monolithe enfoui dans le sol lunaire [5], émettant des ondes en direction de Jupiter ; il sera encore présent, immense, en orbite autour de Jupiter où va accéder David Bowman au terme d’un voyage à travers l’espace et le temps, et le temps aussi de sa propre vie qui défilera devant les yeux hallucinés du cosmonaute.

Le monolithe noir se dressera une quatrième fois, implacable, tel Thanatos, le juge des morts, devant le lit de Bowman, vieillard agonisant.

La dernière image du film est celle d’un fœtus, probablement Bowman lui-même, image d’espoir, de recommencement, de renaissance, symbolisant le cycle des réincarnations.

Une grande partie du film, entre les fantastiques images de début et de fin, raconte l’emprise progressive du robot sur les humains qui sont censés êtes ses maîtres. L’humanisation du robot ou la robotisation de l’Homme est un lieu commun de la science-fiction depuis Frankenstein. L’œuvre de Marie Shelley, si bien nommée : Frankenstein ou le Prométhée moderne, a été écrite en 1818 ; on connaît l’histoire : Un jeune savant nommé Frankenstein [6] décide de fabriquer un être humain en assemblant des parties diverses de cadavres glanées dans les cimetières. Nous allons voir que « La secte qui dirige le monde » a plus d’affinités avec la créature hagarde de Frankenstein, composée de chairs putrides sanguinolentes, qu’avec une répliquante (femme-robot) de Blade Runner (l’autre film-culte de la SF) mignonne et bien propre sur elle.

C’est cette partie-là du film qui met en vedette le robot qui intéresse précisément La-Secte-qui-dirige-le-monde ; Car la principale obsession (ils en ont d’autres) des membres de la Secte qui sont biologiquement des humains, quoiqu’ils fassent, est l’immortalité du corps ; celle de l’âme ne les intéresse aucunement comme ne les intéresse pas non plus les corps autres que le leur, ils ne sont pas du tout altruistes ; quand ils pensent « élitistes », il convient de traduire : égoïstes ; les Sectateurs sont psychiatriquement malades, dotés d’un ego surdimensionné, d’une vanité incommensurable (qui se traduit universellement par ce qu’on appelle l’hubris), d’un narcissisme hors normes qui en fait des manipulateurs pervers ; on retrouvera ces traits de leur caractère tout au long de leur parcours sociétal, notamment par de sordides faits divers qui les impliquent dans des histoires de délinquance financière ou sexuelle dont ils se sortent toujours. On ne compte plus les membres du gouvernement mis en examen [7].

Les Sectateurs sont progressistes, c’est-à-dire qu’en bons matérialistes athées, ils ne croient qu’au progrès de la technique, or, ce progrès-là se heurte, dans son évolution qu’ils aimeraient infinie et sans obstacle, à une évidence naturelle que nous pensions jusqu’à présent incontournable : la mort.

Les Sectateurs se comportent comme des Titans prométhéens : ils rêvent de gigantisme (de titanisme), ils rêvent d’être Dieu, de le remplacer, de créer (pour eux uniquement) un paradis sur Terre.

Les savants savent désormais comment enrayer l’oxydation des cellules qui est le principal facteur de leur vieillissement [8] ; Les études qui se poursuivent dans ce domaine sont, bien évidemment, financés par les richissimes dirigeants de la Secte, comme ils financent aussi la recherche sur les nanoparticules insérées dans des corps humains qui permettront de changer les organes déficients et donc, à terme, le corps en entier [9]

Mais, mesdames et messieurs qui me lisez, ne rêvez pas ! L’immortalité, ça n’est pas pour vous !

Et c’est là que vous allez comprendre (pour ceux qui ont raté quelques épisodes [10]) ce qui est en train de se passer au moment où j’écris, le 3 février 2021.

« Rien ne garantit qu’une humanité augmentée sera tolérante vis-à-vis des humains traditionnels. [] La possible tyrannie de la minorité transhumaniste doit être envisagée avec lucidité. »

Ainsi s’exprime le représentant du transhumanisme en France, Laurent Alexandre, dans son livre dont le titre ne prête à aucune ambiguïté : La Mort de la mort[11].

mort de la mort

Et il va rajouter un peu plus loin :

« Avoir des millions de nanorobots médicaux dans le corps est une perspective intéressante, à condition que la sécurité informatique soit assurée. Imaginez que des bioterroristes parviennent à prendre le contrôle de ces nanorobots ! En les rendant agressifs, ils pourraient tuer d’un clic de souris des millions d’individus […] Une attaque terroriste virale, avec par exemple une version génétiquement modifiée du SRAS, de la variole ou autre, pourrait provoquer des millions de victimes avant qu’un vaccin ne soit disponible [12]. »

Epoustouflantes, ces dernières lignes, non ? Le copain de Bill Gates a écrit son livre en 2011, il y a 10 ans !

Mais les premières lignes sont aussi « prophétiques » ; je le dis et le redis : la Secte ne cache jamais rien de ses monstrueuses intentions. D’abord, la menace : « la possible tyrannie de la minorité transhumaniste » que la Secte met précisément à exécution en ce moment. Puis le projet est exposé : en fait de « terroristes », ce sont les adeptes de la Secte eux-mêmes qui prendront « le contrôle de ces nanorobots » et qui pourront donc éliminer à leur guise tout contrevenant à leurs diktats : « ils pourraient tuer d’un clic de souris des millions d’individus », rajoute Alexandre.

Il n’a jamais été question pour la Secte d’étendre le bénéfice de l’immortalité corporelle à l’ensemble de l’humanité. Et pour cause ! Imaginez la planète qui déborde déjà avec 7 milliards d’individus dont les enfants pourraient ne jamais mourir… Là encore, la Secte nous a avertis (par les inscriptions sur les « Georgia Guidestones [13] ») qu’elle avait fixé le seuil maximal de la population mondiale à 500 millions d’individus. Il faut bien éliminer les autres d’ici là, donc 6 milliards 500 millions d’humains.

La Secte espérait bien arriver à ses fins avec la fabrication par les Chinois (et les Français aussi, semble-t-il) d’un virus qui permettrait une belle hécatombe pour commencer. Raté, l’éléphant n’a accouché que d’une souris et la terrible pandémie que d’une grippe à peine plus sévère que les grippes saisonnières. La Secte va-t-elle se rattraper avec l’inoculation d’un pseudo-vaccin OGM [14] bien mortel ? L’avenir nous le dira. En attendant, le premier volet de l’objectif Covid a été pleinement atteint : la soumission de la population planétaire aux injonctions pourtant hautement stupides de la Secte ; mais, d’un mouton, on ne fait pas un loup et d’un imbécile un génie et, comme disait Céline : « J'ai toujours su et compris que les cons sont la majorité, que c'est donc bien forcé qu'ils gagnent ! »

 

Eyes wide shut et le satanisme

Revenons au dernier film de Kubrick ; le titre est éloquent : les yeux grand fermés ; c’est exactement l’attitude de repli des populations actuellement ; il n’est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre ; les éléments qui viennent à l’encontre du matraquage médiatique concernant cette pseudo-pandémie comme les statistiques officielles prouvant les unes après les autres qu’il n’y a jamais eu d’augmentation du nombre de morts supérieure à la moyenne depuis 1945 ne servent à rien ; les masses ont décidé de ne rien voir, de garder les yeux fermés. Il est plus confortable d’adopter une attitude moutonnière et de faire comme la majorité plutôt que de penser par soi-même, de se faire une opinion et de découvrir que la vérité va à contre-courant de la doxa officielle.

 

sociétédemoutons

 

Là encore, la Secte ne cache pas les statistiques ni leur caractère officiel, donc authentique et vérifiable comme si elle savait que rien désormais ne pourrait convaincre les foules que le Covid n’existe pas et n’a jamais existé ; le lavage de cerveau, qui fait croire qu’on peut mourir du Covid alors qu’on meurt d’une comorbidité (ou de vieillesse, ou des deux), s’est avéré d’une totale efficacité sur la quasi-totalité de la population planétaire et l’on reste toujours effaré de constater cette unanimité même si l’on connaît les méthodes employées pour arriver à ce résultat. L’idée m’était même venue (parce que j’aime bien lire des ouvrages de science-fiction) que ce pouvait être avec l’appui (et sur l’injonction) d’autres puissances extérieures à notre monde, plus efficaces que la Secte, mais tout aussi nocives, sinon plus.

En vérité, et pour revenir sur Terre, notre planète, cette technique de propagande (du titre de l’ouvrage d’Edouard Bernez, Propaganda, dont se sont inspirés tous les petits apprentis-dictateurs), a été bien étudiée par Noam Chomsky, Lucien Cerise ou Philippe Bobola qui nous ont expliqué comment fonctionne la « fabrication du consentement » des masses sur le principe de l’hypnose, ce qu’on appelle « l’ingénierie sociale ».

Mais ce titre – et ce film – concernent un autre domaine, moins policé et moins lisse sur le plan esthétique que celui traité par 2001 : l’Odyssée de l’espace, où l’opinion est tout aussi volontairement aveugle et qui constitue l’autre visage de la Secte, encore plus effrayant, et c’est pour cette raison que ce visage est dissimulé dans les plus importantes scènes du film.

Le personnage principal est un médecin dont le rôle est interprété par Tom Cruise, fréquentant la haute bourgeoisie new-yorkaise, qui, par curiosité, se fait inviter à une soirée très spéciale et très fermée – il n’en sait pas plus - où l’on doit se rendre masqué.

Dans ce grand manoir fortement gardé où arrivent de luxueuses limousines, le jeune médecin va se trouver confronté à un spectacle mêlant à la fois la frénésie de scènes orgiaques et la rigueur glaçante d’une cérémonie accompagnée de lugubres mélopées, offrant tous les aspects d’un rite satanique. Le médecin, qui n’a pas reçu d’invitation en bonne et due forme, est démasqué – dans les deux sens du terme - et doit encourir une lourde sanction dont on devine la sévérité ; il est secouru par une jeune femme qui s’offre à sa place en sacrifice et qui sera effectivement retrouvée morte le lendemain d’une overdose.

Il raconte sa mésaventure à Ziegler [15], l’organisateur de la soirée qu’il connait bien, puisqu’il est l’un de ses riches patients, mais dont il ignorait le rôle et la présence à la soirée. S’ensuit au cours de cette entrevue un dialogue où Ziegler l’admoneste et lui fait entrevoir le danger auquel il vient d’échapper : « Ecoute, Bill, tu ne sais pas dans quel guêpier tu t’es fourré hier soir. Tu as une idée du monde que tu as côtoyé ? Crois-moi, ces gens ne sont pas n’importe qui ; si je te disais comment ils s’appellent… Je ne vais pas le faire, évidemment, mais si je te le disais, tu n’en dormirais pas de la nuit. »

Drogue, sexe, satanisme, meurtres, magie noire : la Secte. L’affaire Epstein 20 ans avant. Il n’y manque que la pédophilie et les enfants offerts en sacrifice au diable.

 

Magie kabbalistique et puritanisme biblique : l’alliance de la carpe et du lapin

Mais, pour revenir à la réalité, comment des gens qui ne croient ni à Dieu, ni à diable, participeraient-ils à de telles orgies dont le décorum et les rites semblent inspirés d’une autre époque ? Comment une femme aussi austère que Christine Lagarde qui dirige le FMI peut-elle s’enticher de numérologie [16] ?. On l’entend dans cette vidéo demander à son auditoire de « penser au 7 magique » et prédire en 2014 (guématrie : 7, en additionnant les chiffres) » les 7 années prospères qui vont suivre jusqu’à 2021 », année où « le FMI aura quelque à faire ».

Sans doute, 7 années « prospères » pour les mondialistes et une année 2021 où ils espèrent leur triomphe final, mais une année terrible pour les peuples opprimés par eux.

La secte la plus célèbre et la plus fermée des Etats-Unis a son siège à Yale ; elle a été fondée en 1832 et a accueilli en son sein certains présidents des Etats-Unis, comme la famille Bush ; la secte s’appelle très romantiquement Skull and Bones, crâne et os. Des visiteurs qui se sont introduits par effraction dans le « saint des saints » ont contemplé un décor funèbre : murs tapissés de velours noir ou rouge, pentagramme, une gravure représentant un cercueil et des crânes Tous les ingrédients du parfait petit magicien, genre Harry Potter. On pourrait en sourire si cette caricature de décor de film pour faire peur aux enfants n’était pas prise au sérieux par les individus les plus puissants des Etats-Unis et donc de la planète.

skul and

Il est probable que cette mise en scène macabre qui souligne l’attrait des Américains pour le satanisme considéré alors comme une transgression libératrice, trouve ses origines dans celles des Etats-Unis, avant même les pompeux rituels maçonniques, lorsque les premiers puritains chassés d’Angleterre s’installèrent dès 1620 dans le Massachusetts, gens frustes et manichéens n’ayant pour tout repère spirituel que les injonctions bibliques auxquelles ils s’adonnaient dans la plus stricte observance, étouffant les moindres tentatives de liberté de penser et d’indépendance ; c’est dans ce même Massachusetts que, quelques années plus tard, en 1692, éclata l’affaire des « sorcières » de Salem et les procès sordides qui s’ensuivirent qui aboutirent à l’exécution de 14 femmes et 6 hommes.

Nous allons retrouver ce même archaïsme superstitieux dans ce qu’on pensait être l’endroit idéal où s’épanouissait la « modernité », la joie de vivre et la libération des mœurs de cette Amérique coincée : Hollywood.

On se trompait lourdement ; le cinéma américain est tout aussi prude que les premiers pilgrims et il faut s’appeler Kubrick pour oser filmer une paire de fesses ; par contre, l’hémoglobine coule à flots et on s’ingénie à montrer complaisamment et avec force détails tous les massacres, à la tronçonneuse ou avec tout autre ustensile.

Les affaires de sexe ne se traitent pas dans les films, elles se font dans les coulisses et sur les canapés des producteurs ; le répugnant Weinstein sera le premier à tomber sous la charge accusatrice de pas moins de 93 actrices.

Les Américains, dont les pulsions sexuelles étaient refoulées depuis des siècles, s’étaient arrangés autrement depuis longtemps et s’adonnaient secrètement à toutes sortes de perversités, pratiques d’autant plus facilitées qu’ils disposaient d’un solide compte en banque et d’une notoriété suffisante pour décourager les soupçons.

 

Hollywood et la pédophilie

Mais que peut-on chercher quand on a tout : l’argent, le pouvoir, la gloire ? D’abord, l’immortalité, on l’a vu ; mais après ?

Eh bien, on cherche des dérivatifs à son ennui (surtout s’il doit durer éternellement) , de nouvelles sensations, on cherche à jouer avec ses pairs à qui repoussera toujours plus loin les limites de sa puissance et à transgresser tout ce qui paraît constituer les tabous d’une société qui ne doivent être respectés que par les autres, ceux qu’on paye et qu’on domine.

hollywood

Et voici qu’on en arrive à la pédophilie, une perversion qui gangrène la totalité de la planète.

Aux USA, le FBI annonce qu’il y a actuellement 1800 enquêtes en cours, qu’une opération datant du mois de janvier de cette année a permis de libérer 33 enfants, que 473 personnes ont été arrêtés l’année dernière pour trafic d’enfants [17].

Hollywood se retrouve encore en première ligne. Un jeune producteur hollywoodien s’est résolu à dénoncer ce dont il a été témoin [18] ; c’était en août 2020.

Et la saga Epstein était déjà passée par là, affaire qui, après celle de Weinstein, libère la parole ; Epstein, cet homme d’affaires milliardaire, agent du Mossad et de la CIA – exactement le même profil que le père de sa compagne Guislaine Maxwell, Robert Maxwell, milliardaire britannique aujourd’hui disparu [19] – filmait les ébats sexuels de ses prestigieux invités avec des jeunes filles mineures ; cela permettait ensuite bien sûr de les faire chanter ; on a répété entre autres les noms des Clinton [20] et du prince Andrew, le fils de la reine Elisabeth ; Epstein sera retrouvé pendu dans sa cellule ; personne ne croit à un suicide, bien sûr ;  il est inutile de s’attarder sur cette affaire que tout le monde connaît ; il nous faut juste rappeler que, dans ce grand cercle des puissants, tout le monde se fréquente, investit dans les mêmes entreprises, échange ses partenaires, femmes, filles, fils, maris, se retrouve dans les mêmes clubs sélects, les mêmes plages paradisiaques, les mêmes îles privées, prend les mêmes cocktails dans les mêmes yachts ou les mêmes jets, boit les mêmes coupes de champagne dans les mêmes hôtels particuliers, tous aussi luxueux dans n’importe quelle partie du globe, et participe, in fine, aux mêmes orgies pédo-sataniques sans crainte de se faire prendre en se protégeant les uns les autres.

Guislaine Maxwell est toujours en prison et toujours vivante ; parlera-t-elle ? Rien n’est moins sûr maintenant que ses amis sont au pouvoir en Amérique.

 

Du marécage new-yorkais au Marais parisien

Epstein avait des liens étroits avec la France, il possédait un bel hôtel particulier à Paris, avenue Foch, Guislaine Maxwell est britannique, mais aussi française (née à Maisons-Laffitte), mais aussi américaine ; l’une de ses sœurs, Christine, spécialisée dans le domaine de l’internet avec sa société Chiliad, s’est installée en France, à Meyreuil, une petite commune limitrophe d’Aix-en-Provence, à la fin des années 1990 [21].

Jeffrey Epstein avait un correspondant à Paris, Jean-Luc Brunel-Benchemoul, qui avait créé deux agences de mannequins et qui aurait fourni Epstein en très jeunes filles ; accusé de viol sur mineurs, il a été arrêté par la police française le 17 décembre 2020.

Comme l’Europe et la France ont toujours avalé toutes les turpitudes venant des USA, le courant pédophile a traversé l’Atlantique pour s’installer en France où il semble encore plus actif, et peut-être depuis aussi longtemps qu’aux Etats-Unis.

Tout comme en Amérique aussi, les langues se sont récemment déliées avec le témoignage de nombreuses victimes de pédophiles gravitant dans les hautes sphères du pouvoir politique, médiatique, culturel.

Certains se souviennent de l’affaire du Coral en 1982, un centre éducatif où ont été commis des actes pédophiles ; l’un des protagonistes, qui accusait certaines personnalités du monde politique et littéraire (déjà) est retrouvé mort ; les enquêteurs ont conclu à un suicide (déjà).

En 1996, c’est l’affaire Dutroux en Belgique, en 2003, l’affaire Fourniret, en 2005, l’affaire d’Outreau, en 2007, l’affaire Evrard… mais c’est l’affaire Matzneff,  qui va véritablement réveiller l’opinion en 2019 quand elle s’aperçoit que les milieux culturels, politiques et médiatiques étaient depuis toujours très tolérants à l’égard de la pédophilie au point que certains individus invités à l’émission Apostrophes dirigée par Bernard Pivot, comme Daniel Cohn-Bendit ou Gabriel Matzneff, n’hésitaient pas à décrire leurs expériences pédophiles.

Matzneff

Le livre de Vanessa Springora paru en décembre 2019, qui raconte sa relation avec Matzneff alors qu’elle avait 14 ans, jette un pavé dans la mare de la bienpensance ; le livre de Camille Kouchner, fille de Bernard Kouchner et d’Evelyne Pisier, Familia Grande, s’engouffre dans la brèche en dénonçant les agressions sexuelles commises envers son frère Julien par leur beau-père, Olivier Duhamel.

C’est ainsi que l’on reparle de la mort mystérieuse de l’actrice Marie-France Pisier, retrouvée au fond de la piscine de la propriété familiale de Sanary, par la voix de Julien : « Je n'ai jamais cru que ma tante se soit suicidée, mais je ne sais pas comment elle est morte. Ma seule certitude, c'est que toute cette histoire [concernant l'acte de pédophilie] l'a tuée. » Marie-France Pisier s’était élevée, avant sa mort, contre l’apathie de sa sœur à propos des relations connues d’Olivier Duhamel avec son beau-fils ; il se passait de drôles de choses dans cette maison de Sanary où « les jeunes sont offerts aux femmes plus âgées » selon les dires de Camille [22]. Enfin, la dernière qui vient de sortir, le 25 janvier 2020, juste quelques jours après l’affaire Duhamel : l’affaire Richard Berry, un acteur connu, marié à l’époque à Jeane Manson, chanteuse et actrice, accusé par sa fille de l’avoir violée alors qu’elle avait 8 ans ; elle en a 45 aujourd’hui.

Il est fort probable que la liste des plaintes à venir sera longue, en Amérique, en France et ailleurs puisque ces pratiques incestueuses et pédophiles sont habituelles chez les adeptes de la Secte.

Pour conclure, j’aimerais donner un ordre d’idée de ce que pourrait représenter numériquement la Secte sur le plan mondial en prenant arbitrairement comme unité de base l’unité décimale pour simplifier.

Pour une population mondiale de 7 milliards d’individus (où l’on retrouve le chiffre 7) :

En passant rapidement sur le cœur du noyau de la Secte (7, 70, 700, 7000 qui seraient les véritables maîtres du monde) :

Les comploteurs seraient au nombre de 70 000, en y ajoutant les chefs d’Etat, les membres des gouvernements de la planète, les divers membres des clubs secrets déjà cités, les communicants : (journalistes, publicitaires), les grands patrons, les vedettes du showbiz collabos, la jet set, les syndicalistes corrompus… donc en pourcentage sur la totalité de la population planétaire : 0,001 %

Leurs affidés, leurs suiveurs, leurs employés, leur clientèle comme on disait chez les patriciens romains, leurs laquais, grassement payés, auxquels il faut rajouter leurs chiens de garde (leurs milices : police, gendarmerie…) bien dressés, à défaut d’être bien payés : 70 millions, soit 1 % de la population mondiale. Le dissident russe Zinoviev, opérant les mêmes calculs, estimait à quelques 50 millions le nombre de ces employés du Système [23] en 1999.

Les ennemis des comploteurs seraient les complotistes, selon la qualification des comploteurs. Nous reprendrons les mêmes chiffres, pour être à égalité. 70 000 résistants, lanceurs d’alertes, écrivains, journalistes, blogueurs, influenceurs qui ont analysé les intentions malfaisantes de la Secte bien avant le début de leur application, soit 0,001 %.

Les hommes et les femmes de bon sens, qui sont passé au travers du nuage toxique qui se diffuse principalement par hypnose (ingénierie sociale) en allumant la télévision (publicité, infos, images subliminales) ou la radio (publicité, infos, sons subliminaux) ; estimons donc cette population lucide et en bonne santé mentale à 70 millions d’individus, soit : 1 % de la population mondiale.

flute

Et puis, vient le troupeau inconscient qui a suivi les joueurs de flûte sans se poser de questions, qui le conduisent à l’abîme où il se jettera massivement. Les bons toutous muselés et décérébrés respectant les gestes-barrières (pas de barrières le long du précipice, la Secte a oublié d’en disposer) sont au nombre de 6 milliards 859 millions et des poussières, soit 98,998 % et des poussières.

En ramenant tous ces chiffres à la France, en supposant qu’elle contient 70 millions d’habitants, donc 1% de la population mondiale, nous obtenons 700 sectateurs comploteurs, 700 000 affidés, 700 résistants dits « complotistes », 700 000 personnes avec un cerveau en état de marche, et 68 millions 589 000 moutons lobotomisés.

L’objectif souhaité de 500 millions de survivants au maximum recommandé par les Georgia Guidestones sera largement atteint si rien ne change d’ici la fin.

Chapeau ! Rideau !

Pierre-Emile Blairon (Sources Euro-Synergies)

Note:

[1] Parmi tant d’autres exemples, Emmanuel Macron est Young Leader, ainsi que celui qui lui a servi de Premier ministre, Edouard Philippe.

[2] https://www.valeursactuelles.com/societe/onze-ministres-d...?

[3][3] Qui fait des émules en apparaissant mystérieusement un peu partout sur la planète Terre depuis 2019.

https://www.businessinsider.fr/ce-que-lon-sait-des-myster...

[4] https://www.premiere.fr/Cinema/Stanley-Kubrick-revele-le-sens-de-la-fin-de-2001-L-Odyssee-de-l-espace-dans-une-interview.

[5] Pour l’anecdote, 2001 : L’Odyssée de l’espace a été réalisé en 1968 ; le 21 juillet 1969, l’Homme (américain) marchait sur la Lune pour la première fois. Dans une vidéo que vous trouverez ci-après, diffusée par les Inrocks, qui aurait été tournée 3 jours avant sa mort, Stanley Kubrick disait que les Américains n’étaient jamais allés sur la Lune et que les images du prétendu alunissage ont été tournées par lui sur Terre sur commande des autorités américaines en compétition avec les Russes pour la maîtrise de l’espace à l’époque. Selon l’article des Inrocks qui accompagne ces images (et selon tous les medias mainstream), la vidéo en question est un faux (Moon hoax) et c’est un acteur qui tient le rôle de Kubrick ; je n’ai pas trouvé de réponses aux questions que je me pose mais elles existent peut-être : quel est le nom de cet acteur ? D’autre part, en 2021, les techniques de reconnaissance faciale et vocale sont suffisamment sûres pour permettre l’accès à des sites sensibles ; quelle est la société maîtrisant ces techniques qui a déterminé que l’homme qui parle dans cette vidéo ne peut pas être Kubrick ? https://www.lesinrocks.com/2019/03/08/cinema/actualite-ci...

[6] Il est toujours bon de le préciser car on assimile souvent le nom du créateur à sa créature.

[7] https://www.lesechos.fr/politique-societe/politique/ces-affaires-qui-ternissent-le-quinquennat-macron-138374

[8] Voir mon livre La Roue et le sablier, p. 263.

[9] Id. p.259.

[10] Voir mon article Objectif Covid : soumission et robotisation de la population planétaire, Nice Provence infos

[11] Laurent Alexandre, La Mort de la mort, éditions JC Lattès

[12] Voir La Roue et le sablier, p.265

[13] La Roue et le sablier, p 267

[14] Sacré avantage quand même pour ceux qui se feront vacciner : plus la peine de regarder les étiquettes dans les supermarchés pour savoir si le produit que vous achetez comporte des OGM ; les OGM sont déjà inclus : c’est vous !

[15] Interprété par le cinéaste Sidney Pollack, réalisateur de plusieurs chefs-d’œuvre, dont Jeremiah Johnson et Out of Africa.

[16] https://www.youtube.com/watch?v=cU6kwbHArYo

[17] https://exoportail.com/usa-33-enfants-disparus-retrouves-lors-dune-operation-de-lutte-contre-la-traite-detres-humains/?

[18] https://www.youtube.com/watch?v=TBb4HKQsn9w&fbclid=IwAR1iaz4-J3RgBg0fHdNTTlJL3jhwsT-CSnZFTfrkXHz9KKlJW_DpZL897Gw

[19] Mort mystérieuse, car cet excellent marin serait tombé de son yacht… en pissant par-dessus bord. Je n’ai pas compté le nombre de morts mystérieuses évoquées dans cet article.

[20] Le couple Clinton étant lui-même impliqué dans une affaire de pédophilie, le fameux « pizzagate ».

[21] https://www.thedailybeast.com/ghislaine-maxwell-where-in-the-world-is-jeffrey-epsteins-girlfriend

 « Her older sister, Christine Malina-Maxwell, has a home in Meyreuil, a semi-rural village about 8 miles from Aix-en-Provence » (Daily Beast)

[22] https://fr.news.yahoo.com/affaire-olivier-duhamel-sc%C3%A8nes-sordides-210414631.html

[23] La Roue et le sablier, p.208.

Imprimer

Pas de combat politique sans mythe ! Georges Sorel (Vidéo)

 

43051 004 7838674A

 

Dans cette vidéo, nous nous pencherons sur la notion de mythe politique telle qu'elle fut exposée par Georges Sorel. Comme il le montre, tout combat politique repose sur des mythes qui meuvent les militants et les partisans, rappelant ainsi la primauté des images, des sentiments et des idéaux sur la stricte analyse rationnelle dans ce domaine.

https://www.youtube.com/watch?v=71EaGhamUnA&t=2s

Imprimer

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites