Il semble que, dans un pays d’Amérique en crise économique, il y ait une sorte de dictateur qui a convoqué des élections (pour tromper, sa méchanceté ne connaissant pas de limites), qu’il a gagnées. Mais on nous dit qu’il a triché (vous voyez, c’est un méchant !), que le peuple le rejette unanimement et qu’il descend dans la rue pour lutter pour sa liberté, sa justice, son égalité, sa fraternité et tout ça.
En marge du sommet de l'OTAN à Washington. En apparence, une célébration somptueuse et festive du 75ème anniversaire d'une Alliance qui a désormais atteint son expansion maximale, avec pas moins de 32 membres.
Dans un revirement politique spectaculaire, les Iraniens ont élu le réformateur Masoud Pezeshkian comme neuvième président, ce qui suscite la curiosité de tous les observateurs quant aux changements possibles dans la politique étrangère de l'Iran post-Raïssi, orientée vers l'Est.
« Leur soumission au progrès n'a d'égale que leur soumission à l’Etat… »
Bernanos avait rêvé au début, juste après la Libération, et ça donne la France contre les robots, livre qui doit être oublié – même par les ignares et les distraits - car il est dépassé un an ou deux après. Le grand esprit déchante vite (« votre place est parmi nous ! » lui chantait de Gaulle qui part vite aussi) et cela donne ensuite les prodigieuses conférences de « La Liberté, pour quoi faire ? », où le grand esprit pragmatique et non visionnaire remet tout le monde à sa place : la démocratie vaut les dictatures et le christianisme est crevé, surtout celui qui veut se moderniser. On relira mon texte fondamental (je pèse mes mots, car on est en enfer, on y est vraiment) sur Bruckberger qui va plus loin que Bernanos quand il découvre que l’Inquisition est la source et le prototype des méthodes totalitaires modernes.
Lire la suite : Bernanos et la « masse disponible » des temps totalitaires par Nicolas Bonnal
Des hommes ont toujours rêver de dominer le monde. Nous en avons eu de tristes exemples au 20ème siècle. D’autres rêvent de le façonner selon leur vision. Ils s’associent dans l’espoir d’y parvenir. Ainsi, avons-nous les Chevaliers de Malta (1565), les Francs-maçons (1723), la Fabian Society (1884), The Round Table (1905), l’Opus Dei (1928), le Bilderberg group (1954), le Club de Rome (1968), le Forum économique de Davos (1971), et bien d’autres encore. Des écrivains ont décrit ce que ce monde fantasmé pourrait être. Aldous Huxley a publié Le meilleur des mondes (1932), et George Orwell 1984 (1949). Le moins que l’on puisse dire est que ces œuvres ne font pas rêver.
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