Résistance Identitaire Européenne

Fêtes Païennes

Solstice d’été 2020

 

feu de joie

Nous venons d’entrer dans le mois de juin et nous allons fêter dans quelques jours le solstice d’été. L’une des célébrations les plus importantes du calendrier païen. C’est le retour du soleil et de sa lumière de vie. Lumière qui nous réchauffe et qui nourrit à la fois le corps (récolte) et l’esprit (imaginaire/ connaissance/spiritualité).

Point culminant de l’année, le solstice d’été nous enseigne que tout ce qui croit doit décroître, et que tout ce qui décroit, doit croître. Loi des saisons, mais aussi loi intangible de la vie.

Les cultes saisonniers permettaient à la fois de s’inscrire dans le réel cyclique d’un « tout cosmique» tout en célébrant ce qui n’était pas perceptible par le touché, mais seulement par une sensibilité relevant du spirituel. En célébrant les anciens rituels, nous nous inscrivons dans cette même vision du monde qui ne dissocie pas l’Homme de son environnement, mais au contraire qui célèbre la composition d’un ensemble non étanche relié par le souffle de vie d’un univers à la fois multiple et unifié.

Célébrer la roue des saisons, c’est emprunter la même voie sacrée que ceux qui nous ont précédé. Festivités, rituels et symboles accompagnaient la vie quotidienne, non pas dans une chape de plomb dogmatique comme dans les monothéismes, mais dans un souci d’harmonie et de compréhension de ce qui échappe au regard profane.

A contrario, la société moderne nous a habitué à son lot d’escroqueries en tout genre L’illusion de l’acquisition de « l’inutile indispensable » est entretenue, le temps est atrophié au dépens du temps long, pourtant si nécessaire au développement de l’être. La vie n’est plus calquée sur les rythmes naturels, au contraire, elle doit obéir à des impératifs de « rentabilité », à des colonnes de chiffres, à des dogmes rédigés dans les salons feutrés de quelques think tank à la mode. Summum orwellien de la réduction des libertés, le crime par la pensée s’introduit doucement sous forme de servitude volontaire. La vie qui évolue dans un tel contexte est-elle encore naturelle ?

C’est donc loin de tout folklorisme désuet, et dans une cosmovision assumée et à contre-courant de la vaste contre initiation actuellement en cours que tout naturellement les hommes et les femmes véritablement libres retrouvent le chemin de la Tradition. Pour se faire, lors des jours précédant la cérémonie du solstice, l’introspection est de mise afin de préparer au mieux son esprit. Ce dernier agit à la fois sur notre propre corps mais également sur l’égrégore qu’il faudra créer avec les autres participants le jour du rituel. Cela est d’autant plus important que nous traversons actuellement une période difficile, rendue à la fois opaque et hystérique.

Llorenç Perrié Albanell

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Les fêtes de Yul

Les fêtes de Yul

 

Entre le 6 décembre et le 6 janvier, les peuples européens fêteront la vieille fête du solstice d'hiver.

 

Voici déjà des millénaires, nos lointains ancêtres célébraient le cycle du Yul en allumant un grand feu, symbole du puissant soleil, dispensateur de lumière et de fertilité.  Les Grecs célébraient, le 6 janvier, 1'épiphanie de Dionysos (epiphaneia = apparition, manifestation). La (re)naissance de Mithra était, elle, commémorée le 25 décembre et à Rome, la fête du Sol Invictus se déroulait le même jour.

 

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C'est seulement à partir de 440 que l'Eglise décida officiellement de célébrer la naissance de Jésus le 25 décembre. En effet, la date de l'événement variait, selon les sources, du 18 novembre (Clément d'Alexandrie) au 20 ou 21 mai.

 

« Plus tard, lorsqu'ils furent convertis au christia­nisme, nos pères n'abandonnèrent pas pour autant ces coutumes païennes et l'Eglise, bon gré mal gré, n'eut d'autre ressource que de les tolérer.  Elle fit même coïncider certaines de ses fêtes et des réjouissances solsticiènnes  (...)  L'Eglise décida aussi que la Noël serait fêtée le jour du solstice d'hiver, le 25 décembre, officialisant ainsi les joyeuses flambées qui marquaient cette date. » (I)

 

 En 601, le pape Grégoire 1er, enjoignait à ses mis­sionnaires anglais de s'employer à détourner de leur sens d'origine les coutumes païennes les plus enraci­nées, plutôt que de les combattre ouvertement.  C'est ainsi qu'au Moyen-âge, la fête de Noël devint la plus grande des réjouissances populaires chrétiennes. Une crèche vivante était représentée et processions, chants, danses, et même festin s'y trouvaient mêlés.

 

Mais en Ecosse, en 1583, la fête de Noël, considérée comme fête païenne, fut interdite.  Les puritains anglais parvinrent à la faire interdire, pour les mêmes raisons, sous Cromwell. Et ce n'est que lors de la restauration de Charles II, en 1660, qu'elle fut réta­blie.

 

Aujourd'hui encore certains chrétiens, comme les Témoins de Jéhovah, se refusent à célébrer Noël, fête européenne par excellence.

 

Comme nous le rappelions plus haut, la fête indo­européenne du Yul n'est pas limitée à une seule journée. En fait, Noël ne représente que le point culminant du cycle.

Les festivités débutaient, dans ce qu'on peut appe­ler les Grands Pays-Bas (de la Picardie à la Rhénanie en passant par la Champagne et la Lorraine) et plus particulièrement en Flandre, Hollande et Wallonie, par la fête de Saint-Nicolas. 

 

Celui-ci, monté sur son âne, ne serait autre que le vieil Odin chevauchant Sleipnir - soit une édulcoration chrétienne du mythe de la « Grande Chasse ».

 

Vient ensuite la Sainte Lucie (lux = lumière), toujours vivante en Suède et en Alsace, où les jeunes filles réveillent la maisonnée en lui apportant café et petits pains en forme de roue solaire.

 

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Le Père Noël (ou Bonhomme Noël ou encore Bonhomme Janvier) serait la version déchristianisée de Saint Nicolas,  II faut remarquer la violence avec laquelle l'Eglise s'est parfois attaquée au jovial personnage : en 1941, le curé de Clichy-sous-Bois affiche un qua­train contre le Père Noël et à la gloire du petit Jésus; le cardinal Roques, lui, dénonce en 1951 les « invraisemblables stupidités d'un imaginaire chiffonnier dénommé Père Noël ».

 

Et c'est la fête des rois qui clôt le cycle, avec sa galette ronde et dorée comme le soleil. (…)

 

Un des maîtres-symboles du Yul est sans conteste le traditionnel sapin (dont la signification serait à rapprocher à la symbolique païenne de l'arbre, modèle de vie, synthèse de la terre et de la lumière). C'est à Schlesttstadt, en Alsace, que l'on trouve, en 1521, la première mention d'un arbre de Noël; puis à Strasbourg en 1539.  La première description précise date de 1605.  L'arbre est attesté en Allemagne à partir de 1700, mais n'atteindra Paris et Londres qu'en 1837, pour seulement se généraliser en France à partir de la diaspora alsacienne de 1870.

 

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Un autre thème majeur est le feu, non seulement le feu dans l'âtre mais aussi celui du bûcher.  Bien qu'en Wallonie il ait quasiment disparu, la tradition­nelle « chandelle de Noyé » a subsisté : « Allumée à minuit pour marquer la naissance du Christ, elle est le symbole de la fête du feu. Noël n'est en effet que la fête antique du feu.  Le Christianisme a su profiter de cette solennité païenne pour l'accorder harmonieuse­ment avec l'image de l'homme nouveau, du Soleil sur le monde. » (3)

 

Michel B. FINCŒUR

 

(1) André NIZETTE : « Mathy brule-t-il ? » in « Folklore
dans la province de Liège... un passé bien vivant ! »,
1968, Liège, Fédération du Tourisme dans la province
de Liège.

 

(2) Georges REM : « Quelques pages pour lire au coin du feu » in « Si Liège m'était conté... » n° 29, 8ème année, hiver 1968. Enfants-Magazine décembre 1976.

 

« Comment les Rois Mages vinrent en Occident » Robert de HERTE in le Figaro-Magazine 06.01.1979.

 

Dossier « Noël, le Soleil reviendra » Eléments n° 19 déc.76-Janv.77.

 

« Les Solstices, Histoire et actualité » J. MABIRE et P. VIAL, éditions G.R.E.C.E., 1975.

 

(Sources :Pour une renaissance européenne, Décembre 1980)

 

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