
Ce bref essai, résumé de ce que j’ai exposé dans plusieurs ouvrages, vise à présenter une critique exhaustive et radicale de l’ordre international dirigé par les États-Unis depuis 1945. Il argue que cet ordre est en train de vivre un processus terminal d’agonie, comparable à celui d’un malade en fin de vie, causant misère et désastre autour de lui. Il s’articule autour de plusieurs axes d’analyse :
Lire la suite : L’ordre mondial, instauré en 1945, touche à sa fin

La nouvelle stratégie nationale de sécurité des États-Unis (National Security Strategy, novembre 2025) ne modifie pas les grandes lignes de la politique étrangère et de sécurité, mais elle abandonne leur déguisement idéalisé et exprime les choses de manière exceptionnellement directe. La rhétorique précédente, qui prônait la diffusion mondiale de la démocratie et les interventions, a été remplacée par une politique réaliste froide, qui place la souveraineté, la puissance économique et les intérêts américains au centre.

« En 1613, les ambassadeurs anglais John Merrick et William Russell débarquent dans la cité portuaire d'Arkhangelsk, dans le nord de la Russie ».
Ou encore : Le plan anglais pour coloniser une partie de la Russie. Voyons-en plus.
Lire la suite : La vieille passion géopolitique et l’intérêt du Royaume-Uni pour la Russie

Le New-York Times rapportait que «le cartel de los Soles avait réussi à faire entrer clandestinement des tonnes de cocaïne aux États-Unis sans pratiquement aucun contrôle jusqu’à ce qu’Hugo Chávez emprisonne le général qui avait dirigé le cartel et expulse la DEA (l’agence fédérale US de lutte contre le narcotrafic) du Venezuela, à partir de ce moment-là, il est devenu courant d’y financer des sabotages d’usines, des coups d’État militaires et, finalement, des projets d’attentats terroristes, sous prétexte qu’il s’agissait d’un «narco-État»».

Ce qui a volé en éclats, avec l'intervention brutale des Américains au Venezuela, c'est l'illusion que pouvaient donner les BRICS d'une opposition, au moins minimale, à l'agression impérialiste yankee. Or, Trump a fait exactement ce qu'il avait dit qu'il ferait, il a démoli les résistances vénézuéliennes, sans qu'une résistance l'en ait empêché, et il a, en shérif qu'il prétend être, dans la plus pure tradition du Far West, kidnappé Maduro, présumé truand, pour le livrer à une Justice de cow boy, et probablement l'emprisonner à vie. Dans le même temps, il poursuit son programme cynique de brigandage, de vol du pétrole vénézuélien.
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