
Dans le récit du fascisme espagnol, on croit souvent que Franco a pris le contrôle de la Phalange aux dépens des véritables fascistes fidèles à José Antonio Primo de Rivera. Mais un examen plus approfondi du fonctionnement interne de la Phalange révèle une situation plus complexe, notamment en ce qui concerne sa direction. José Antonio Primo de Rivera n'incarnait peut-être pas le cœur du fascisme espagnol, comme en témoignent ses importants désaccords idéologiques avec Ramiro Ledesma Ramos. Par exemple, en matière de philosophie économique, José Antonio préférait le socialisme corporatif au fascisme. Il critiquait notamment l'État corporatif du fascisme italien, le jugeant superficiel et dépourvu d'une véritable unité organique. Fervent défenseur du socialisme corporatif, il accordait la priorité à la réforme agraire par rapport aux autres réformes espagnoles, considérant l'Espagne comme un pays ravagé par les effets néfastes du capitalisme industriel en raison de sa structure capitaliste sous-développée et de son industrie agraire.
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Dans la vision assez naïve d'un progrès constant de l'humanité guidée par les lumières de la raison, en 1755 l'Académie des inscriptions mettait au concours le sujet suivant : « En quel temps et par quels moyens le paganisme a-t-il été éteint dans les Gaules ? » C'était poser tout le problème de l'affrontement du christianisme et des vieilles religions rurales ainsi que des persistances de ce paganisme à travers les traditions populaires.
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