
Extrait de Louis Rougier, Le conflit du christianisme primitif et de la civilisation antique, 1977
M. Marcel Simon (…) montrait comment, considérée à l’origine par les païens comme une variété de la judaica superstitio, l’Eglise s’était détachée progressivement de la Synagogue jusqu’à revendiquer pour elle, auprès des autorités romaines, les immunités légales dont jouissait le judaïsme en tant que religio licita, sous prétexte qu’elle était devenue le « Verus Israël », les Juifs ayant été déboutés de la Promesse faite par Iahvé aux patriarches, en s’obstinant à ne pas reconnaître Jésus comme le Messie promis par les Ecritures. C’est lors de la guerre de Bar-Kochba, sous Hadrien, que fut définitivement tranché le cordon ombilical qui reliait le christianisme au judaïsme, les Juifs reconnaissant en Bar-Kochba le Messie qui, pour les chrétiens, était apparu un siècle auparavant.


L'œuvre monumentale de Douguine, Noomachie (la Guerre des logos), n'est pas seulement une théorie des relations internationales, mais une tentative d'opérations magiques à l'échelle des civilisations. En y regardant de plus près, on constate que l'architecture de ce temple de la pensée est une systématisation des visions ésotériques de « l'Amiral » de l'underground soviétique, Evgueni Golovine.
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Argent créé à partir de rien et exploitation : la dictature financière des seigneurs apatrides de la notation
Sur la base de la nouvelle alchimie bancaire, qui transforme le papier imprimé en or et, en outre, en chaînes inoxydables de l'endettement, la classe liquide-financière des seigneurs de la globocratie sans frontières a acquis le monopole de la creatio ex nihilo de la monnaie et de la notation (c'est-à-dire du montant que les entités publiques ou privées paient pour obtenir de l'argent). Le monde entier est endetté envers la classe dominante pour la simple raison que l'on progresse en accumulant des intérêts.
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