Résistance Identitaire Européenne

Chroniques, par Pierre Vial

Le métis, l’Amérique et l’ethnopolitique

 

  Obama, la créature forgée par Soros, Brejinsky, Rockfeller et les grands Banksters US

 

 

Le métis, l’Amérique et l’ethnopolitique

 

Depuis ses origines, l’histoire des Etats-Unis est marquée par une ambiguïté, disons même une ambivalence : la doctrine qui a servi de justification idéologique à l’Etat yankee est le melting-pot (le « mélange » - mélange ethnique s’entend), ce qui est compréhensible pour la mosaïque de populations que sont les « Américains ». Mais, dans la réalité, c’est la composante WASP (White Anglo Saxon Protestant) qui a toujours contrôlé le pouvoir (en liaison, plus ou moins discrète, avec la communauté juive). Cette composante WASP vient de subir un cuisant échec avec l’élection d’Obama (la défaite de MacCain, qui est aussi celle des néo-conservateurs bushistes, ne nous tire évidemment pas une larme tant nous avons toujours considéré ces gens-là comme les ennemis acharnés des peuples européens…).

 

OBAMA : METIS OU NOIR ?

 

La victoire d’Obama le métis est apparemment le triomphe du rêve qui excite les zélotes du métissage : imposer celui-ci comme la panacée universelle, le remède miracle pour pacifier le monde d’aujourd’hui et plus encore celui de demain. Grâce à ce melting-pot dont Obama serait le modèle, lui qui fait retrouver à l’Amérique ses fondamentaux. Une Amérique qui aurait pour ennemi idéologique le culte des différences, les appartenances communautaires enracinées, les identités ethniques, les patries charnelles. Obama pouvant affirmer avec d’autant plus d’assurance qu’il n’y a plus ni Blancs ni Noirs… puisqu’il n’est lui-même ni Blanc ni Noir.

C’est là que le bât blesse. D’abord parce que cette vision irénique est totalement détachée du réel et même en contradiction avec le réel. Obama le sait d’ailleurs très bien : lui que les media occidentaux présentent comme le président « postracial » (Le Monde , 6 novembre), le symbole même d’une société multiethnique (aujourd’hui en Amérique, demain sur toute la planète), avait déclaré dans son désormais célèbre discours de Philadelphie (qualifié par Le Monde de « fondateur »), le 18 mars : « La race est une question que notre pays ne peut se permettre d’ignorer ». Certes, pour des raisons d’efficacité électorale, il lui a fallu surfer sur un double impératif, avec ses aspects contradictoires : bénéficier au maximum du vote noir (donc jouer la carte communautariste, qui s’est avérée efficace puisqu’il a en effet bénéficié de 96 % des votes Noirs) mais en même temps ne pas se laisser emprisonner dans ce choix, pour ratisser le plus large possible (ce qu’il a réussi à faire et ce qui lui a apporté la victoire). D’où la définition, assez bien vue, donnée par Le Monde (7 novembre) du nouveau président américain : « Un métis qui se revendique Noir ».

Problème : même si dans l’euphorie de ce qu’ils considèrent comme leur victoire, qui a un goût agréable de revanche, ils ont, provisoirement, mis entre parenthèses cet aspect dérangeant, nombre d’Africains-Américains (c’est le terme désormais consacré pour éviter de dire « Noirs ») estiment qu’Obama n’est pas vraiment leur « frère » (alors qu’ils reconnaissent à sa femme la qualité de sister  car elle est, à la différence de son mari, « descendante d’esclave » selon l’expression chère aux apôtres de la repentance obligatoire pour les Blancs). Qu’il le veuille ou non, Obama ne pourra ignorer les réalités ethniques. C’est ce que rappelle Charlton McIlwain, professeur à l’université de New Tork où il dirige le laboratoire de recherche « Races et politique » (notons au passage que l’existence d’un tel laboratoire est totalement impensable en France… pays, comme chacun sait de la Liberté !). Il met les pieds dans le plat : « Une fois l’euphorie passée, beaucoup de gens jugeront ce qu’accomplira Obama à travers le prisme racial. Que ses décisions soient perçues comme bonnes ou mauvaises, on les liera aussi à la couleur de sa peau ». Et bien des Noirs l’attendent sur la question de la discrimination positive (qui consiste, rappelons-le, à favoriser systématiquement les Noirs, en bien des domaines, en raison de la couleur de leur peau… ce qui est du racisme à la fois anti-Blancs, considérés comme coupables d’avoir une peau claire, mais aussi anti-Noirs, car cela suppose qu’on leur attribue une infériorité intrinsèque, d’origine ethnique, qu’il faut compenser par un favoritisme social…). Si Obama veut, par hostilité au racialisme « qui est si prégnant » (McIlwain) aux Etats-Unis, prendre des mesures pour réduire la dimension raciale de la discrimination positive au profit de critères purement sociaux, McIlwain estime qu’il va susciter contre lui une franche hostilité au sein de la communauté noire : « Cela heurterait beaucoup d’entre eux, et plus encore nombre de leurs dirigeants.  Parce que beaucoup fondent leur carrière sur la base de la représentation des intérêts raciaux ou ethniques. Beaucoup réagiraient en disant : « Mais que croit-il ? On ne l’a pas élu pour ça » (…) Sur des questions comme la déségrégation, la carte scolaire, la reconstruction de La Nouvelle Orléans, ses décisions seront scrutées de très près par les dirigeants et les activistes noirs. Des gens comme le révérend Jesse Jackson ou le révérend de New York Al Sharpton s’opposeront vigoureusement à toute velléité de remplacer les critères raciaux par des critères sociaux » (Le Monde,  6 novembre).

Voilà qui nous conforte dans notre conviction d’avoir, avec le critère ethnopolitique, la clé permettant de comprendre bien des situations et d’agir en fonction de cette compréhension car le facteur ethnique est déterminant dans le monde d’aujourd’hui. Nous sommes les seuls qui osent le dire aussi clairement aujourd’hui en France et ceux qui nient le choc des identités ethniques (expression que nous préférons à celle, ambiguë, de « choc des civilisations ») sont totalement déconnectés des réalités (nous aurons la charité de ne pas citer les déclarations pitoyables de ceux qui, au sein de ce qu’il est convenu d’appeler « les nationaux » - ou l’extrême-droite, comme on veut – se croient obligés de rechercher, à l’occasion de l’élection d’Obama, un brevet d’anti-racisme).

La réalité des confrontations ethniques est illustrée par ce qu’on peut appeler « l’effet Obama » en France (et ailleurs).

 

L’EFFET OBAMA

 

La vague d’euphorie délirante provoquée par l’élection d’Obama chez les Noirs et les Maghrébins de l’hexagone est très révélatrice du véritable enjeu de la présidentielle américaine tel qu’il est vu par ces populations : c’est la défaite du Blanc. Le métis Obama est devenu, sur toute la planète, le champion des Non-Blancs obsédés par un fantasme revanchard : imposer ou jour ou l’autre leur domination sur les Blancs. Obama peut bien s’en défendre, la main sur le cœur. C’est pourtant bel et bien ainsi qu’il est perçu REELEMENT, au-delà des lénifiants discours de circonstance dégoulinants de bons sentiments sur la réconciliation que le nouveau président américain se croit obligé de tenir. Sont révélatrices, à cet égard, les réactions enregistrées par Le Figaro (6 novembre) auprès de « Français de la diversité » (autrement dit les « Franco-Africains »). « Obama, c’est nous tous », dit Ali, cafetier à Aubervilliers. Roger, né en Côte d’Ivoire, est heureux de « sentir le monde basculer ». Pourquoi Gilles est-il pour Obama ? « Parce que je suis noir ». Et Safia : « Dommage que ce ne soient pas nos élections ».

Pour Le Monde, qui se désole de ne pas trouver un « Barack Obama français » (29 octobre) le nouveau président est (6 novembre) « l’homme qu’il faut ». Pourquoi ? Parce qu’il « a fait coïncider l’espoir avec le noir ». Les media hexagonaux font assaut d’ethnomasochisme. Dans Le Monde 2 (1er novembre) Franck Nouchi, renégat exemplaire et donc soucieux de manifester sa servilité à l’égard de la négritude,  commente ainsi l’héritage génétique reçu par Obama de sa mère Blanche et de son père Noir : « A elle, la Blanche, il devait ses petits sourcils fins qu’on ne remarque pas. A son père, le Noir, son cerveau, son caractère ». Vous avez dit supériorité raciale ? Ou ça donc ?

 

RETOUR AU REEL

 

Ceci étant, sont bien naïfs ceux qui s’imaginent que grâce à Obama va surgir un « nouveau monde », d’où disparaîtrait, par exemple, la volonté américaine de faire régner son hégémonie sur le monde. A peine élu, dans son premier discours, Obama a asséné : « Une nouvelle aube du leadership américain est à portée de main ». Avis aux doux rêveurs européens…

De même, le système américain reste verrouillé par les mêmes détenteurs des vrais pouvoirs. En est l’illustration le rôle joué par la firme Goldman Sachs, qui est « la banque la plus puissante du monde » comme le reconnaît Marc Roche, envoyé spécial du Monde à New York qui a publié dans son journal (21 octobre) une passionnante étude sur cette firme. Laquelle, pour l’élection présidentielle, n’avait pas mis tous ses œufs dans le même panier, en versant  228 000 dollars (seulement, si on peut dire…) à McCain et 874 000 dollars à Obama (ce qui met Goldman Sachs au deuxième rang des plus gros contributeurs d’Obama). Marc Roche rappelle : « L’histoire de cet établissement fondé en 1869 par un instituteur juif bavarois, Marcus Goldman, se confond avec celle des Etats-Unis. Le numéro un planétaire des métiers financiers a tissé un réseau unique au sein des cercles du pouvoir. Une toile d’araignée qui unit le gratin de la haute banque d’affaires new-yorkaise à l’establishment de Washington ». Un homme symbolise cette « Goldman connection » (dixit Marc Roche) : Henry Paulson, secrétaire au Trésor (c’est à dire ministre des Finances) pendant la dernière partie du règne de Bush, depuis 2006, après avoir été directeur général de Goldman Sachs. Mais l’arbre Paulson ne doit pas cacher la forêt : dans son enquête, Marc Roche a recensé les noms d’une vingtaine de hautes personnalités de la vie politique et financière américaine qui, tous, ont des liens très étroits avec Goldman Sachs, où ils ont occupé d’importants postes de responsabilité. Ils incarnent un système de ramifications public-privé au plus haut niveau, système où le pouvoir financier fait la loi. Avant même les résultats de l’élection présidentielle, Roche notait, au sujet du futur secrétaire au Trésor : « Les noms qui circulent, en cas de victoire de Barack Obama, sont ceux d’anciens associés ou de personnalités du monde financier très proches de la noble maison. Pas trop de soucis à se faire… Ce qui est bon pour Goldman Sachs est bon pour les Etats-Unis. Et vice-versa ». Autrement dit, on prend les mêmes et on recommence…

Rien de tel, pour comprendre la réalité du pouvoir qu’incarne désormais Obama, que d’examiner de très près les hommes (et femmes) qu’il choisit pour en faire sa garde rapprochée, sans laquelle aucun président américain ne peut fonctionner. Un nom saute aux yeux : celui de Rahm Emanuel. Il a été choisi, dès le 5 novembre, comme « chief of staff » de la Maison Blanche,  c’est à dire l’équivalent du secrétaire général de l’Elysée, en plus puissant puisque, nous dit Libération (6 novembre), c’est « le poste réputé le plus important de Washington, après celui de président ». Le même journal nous donne des précisions bien intéressantes sur le personnage : « Fils d’un pédiatre israélien immigré à Chicago, Emanuel est resté très proche du pays de sa famille, où il est très connu et populaire. Il parle hébreu avec son père et avait effectué une période de service civil en Israël durant la première guerre du Golfe ». Ajoutons que le père d’Emanuel a été membre de l’Irgoun, ce qui démontre son caractère de parfait humaniste… Tout ceci pour dire qu’Israël n’a pas besoin de s’inquiéter : les Etats-Unis d’Obama seront, comme l’étaient ceux de Bush, un soutien inconditionnel de l’Etat juif. Y compris si cela doit conduire à une troisième guerre mondiale.

 

ET MAINTENANT ?

 

La fête est finie, les lampions sont éteints. Pour beaucoup de jobards le réveil sera difficile. Après le délire soigneusement orchestré pour célébrer la victoire d’Obama, celui-ci se retrouve confronté aux dures réalités. Et là, l’imagerie d’Epinal sera sans effet.

Obama n’est qu’un leurre. Cette réalité va apparaître crûment quand il butera, dès demain, sur les choix fondamentaux qu’imposent aux Etats-Unis les réalités du monde : la crise financière et économique, qui ne fait que commencer, le bourbier irakien, le piège afghan… Le proche avenir va être intéressant.

Pour nous, d’un point de vue argumentaire, la situation est idéale car elle est limpide : il y a, d’une part, ceux qui veulent, ou qui acceptent le soi-disant « nouveau monde » incarné par Obama ; et il y a, d’autre part, ceux qui le refusent et sont déterminés à le combattre. Voilà : tout est simple. Il faut choisir son camp. Et ceux qui ne veulent pas choisir se retrouveront, et c’est justice, dans les poubelles de l’Histoire.

 

                                                                                                          Pierre VIAL     

 

  

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