Résistance Identitaire Européenne

Chroniques, par Pierre Vial

Panier de crabes

{xtypo_dropcap}I{/xtypo_dropcap}l est toujours plaisant de voir se dévorer entre eux les gens du Système que nous combattons.

Telle une vierge prude à laquelle on aurait mis la main aux fesses, le journal Le Monde se drape dans sa dignité face aux attaques portées contre lui par le livre de Pierre Péan et Philippe Cohen, La face cachée du « Monde » (Éditions Mille et une nuits). Livre qui fait un énorme succès commercial. Les patrons du Monde (le trio Plenel, Colombani, Minc) ne sont pas contents, mais alors pas contents du tout. Ils vont même faire des procès.  Car Péan et Cohen osent écrire que le quotidien, qui fait la pluie et le beau temps dans l’opinion grâce à sa réputation – usurpée – de journal « sérieux », documenté, objectif, est en fait une arme au service d’une guerre idéologique. Donc, le roi est nu... Scandale. !

Il est, d’après Plenel, scandaleux de dire que Minc est le « symbole du capital et de la finance mondialisés ». C’est peut-être scandaleux, mais pourtant c’est vrai… Il est, toujours selon Plenel, scandaleux d’écrire qu’il est lui-même « un trotskiste cosmopolite » et qu’avec son embauche au Monde , en 1980, « commence sans doute la plus importante opération d’ « entrisme » de l’histoire du trotskisme français, conduite au sein de l’une des institutions françaises les plus influentes ». C’est peut-être scandaleux, mais pourtant c’est vrai... Et un certain François Mitterrand le savait bien, ainsi que peut en témoigner son vieux compagnon Roland Dumas. Et, scandale suprême : Péan affirme que Plenel est un parfait représentant de « la police de la pensée ». C’est peut-être scandaleux, mais pourtant c’est vrai...

Péan et Cohen sont-ils blancs-bleus, dans cette affaire ? Évidemment non. Ils ont des comptes à régler et ils les règlent. Mais la fureur même avec laquelle réagissent Minc, Plenel et Colombani, en faisant monter au créneau de la vertueuse indignation leurs collaborateurs multiples et divers, directs et indirects, montre bien que Péan et Cohen ont appuyé là où ça fait mal. Comme on dit au jeu de la bataille navale : Le Monde, touché

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