Résistance Identitaire Européenne

Ethnopolitique

Les imprévus de la question raciale aux Etats-Unis

 

par  Tomislav SUNIC

 

Publié dans Réfléchir et Agir (Nr 43, hiver 2013)

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Le discours biblique joue un rôle multiple, faisant croire aux fidèles de Yahvé que la Bible contient à tout instant toutes les réponses à toutes les questions du monde. Ainsi la Bible peut-elle servir de vadémécum législatif dans n’importe quel système, tout en donnant bonne conscience à son utilisateur. L'avatar séculier du Nouveau Testament  se manifeste aujourd’hui dans l’idéologie des droits de l’homme, laquelle par un merveilleux détour devient l’outil idéal pour éliminer ceux qui n’entrent pas dans la catégorie des humains.

Autrefois, la Bible et son Ancien Testament servirent aux Juifs et à leurs imitateurs calvinistes du Massachussetts de guide angélique pour l’exclusion de l’Autre qui n'était pas considéré comme un enfant choisi par Yahvé. Ainsi dans sa nouvelle terre, fraîchement découverte, le nouvel arrivant et le croyant vétérotestamentaire ne pouvaient jamais avoir tort. La Bible leur servait d'outil utile pour se frayer le bon chemin esclavagiste dans leur nouveau pays, pays qui fut d’ailleurs perçu  comme un nouvel Israël, un Canaan miraculeux, où le destin avait projeté de longue date de les faire régner comme de nouveaux maitres du monde.

 

Une mission divine

 

Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, la Bible servit aux descendants des esclavagistes d'outil pédagogique pour mettre, cette fois, à feu et à sang les villes et les populations civiles allemande, française, croate et autres mauvaises espèces  européennes, tenues pour des diables incarnés empêchant les anges de la démocratie américaine d’accomplir pleinement leur grand projet de paradis terrestre.

Les premiers puritains américains n’avaient éprouvé  aucun scrupule à propager l'esclavage. Au contraire, vu qu’ils se considéraient comme des hyper-Hébreux et donc comme de super-élus de Yahvé, l'esclavage des Noirs fut perçu non seulement comme une plus-value bien méritée de leur travail, mais surtout comme quelque chose de lié à leur tâche divine de mener les damnés de la terre vers un avenir radieux, d’abord sous la férule de la Bible puis plus tard, sous celle des Lumières. La doctrine calviniste de la prédestination leur enseignait qu’ils avaient une mission extrêmement importante à accomplir, à savoir humaniser les Noirs, un peuple maudit et condamné par la Bible à servir le peuple élu. A cette époque, l’exclusion raciale des Noirs fut justifiée par les oukases vétérotestamentaires et non par les implacables lois de l’hérédité humaine. Les petits blancs esclavagistes ignoraient complètement le rôle des génotypes dans les différents drames humains.

 

Ce ne fut que beaucoup plus tard que les grand sociobiologistes américains apportèrent les preuves irréfutables que la différence entre les races existe bel et bien et qu’il y a donc des peuples et des races qui savent utiliser leur haut quotient d’intelligence pour améliorer leur sort au dépens des autres peuples et races. Bref, il y a des gens qui sont nés imbéciles ; il y a, en revanche, ceux qui savant bien profiter de l’imbécilité de l’Autre – et cela même au sens figuré et même dans le monde transfiguré de notre postmodernité.  Le proverbe français « on est toujours le con de quelqu’un autre » résume en quelques mots tous les traités polémologiques sur la notion de l’ennemi et de l’ami. Pourquoi donc moraliser sur le mal-fondé ou le bien-fondé éthique de l’esclavage en Amérique, comme le font les prêchi- prêcha de la gauche divine d’aujourd’hui ? Il est sûr et certain que si les Noirs d’Afrique ou bien les cholos mexicains  avaient su construire en premier la mitrailleuse Gatling, ils camperaient aujourd’hui à Manhattan ou au cœur de Paris comme les maîtres du monde et auraient mis en esclavage les Blancs et non l’inverse. Ce fut d’ailleurs le grand penseur Vilfredo Pareto qui fit, il y a bien longtemps, un constat connu de tous depuis toujours mais qu’on n’ose pas, en raison des l’inquisition ambiante, énoncer à haute voix : « Si les Nègres étaient plus forts que les Européens, l'Europe serait partagée par les Nègres et non l'Afrique par les Européens. Le «droit» proclamé par des peuples qui s'accordent le titre de «civilisés» à conquérir d'autres peuples, qu'il leur plaît d'appeler «non-civilisés», est complètement ridicule, ou plutôt ce droit n'est rien d'autre que la force. Car tant que les Européens seront plus forts que les Chinois, ils leur imposeront leur volonté; mais si les Chinois devaient devenir plus forts que les Européens, alors les rôles seraient inversés"(Les Systèmes socialistes, 1926, pp. 38-39).

 

 

Les Juifs et les esclaves 

 

Au début de la construction de l’Amérique, l’exclusion raciale et l’esclavage, tant décriés par les bien-pensants d’aujourd’hui comme le crime ultime, n’avaient donc comme source de légitimité que la Sainte Ecriture. Quoiqu’ils rechignent à en parler aujourd’hui, les Juifs, en tant que peuple auto-choisi, jouèrent  un rôle primordial dans la traite négrière du Nouveau Monde. Le rôle des premiers esclavagistes juifs reste un sujet fort délicat en Amérique ; on évite de l'aborder dans les cours universitaires où, en revanche, les petits blancs figurent toujours comme des racistes invétérés. Pourtant, un livre bien documenté du professeur afro-américain Tony Martin (Jewish Onslaught, 1993) a fait dans les années 90 pas mal de vagues dans les milieux médiatiques et académiques ; il apportait une lumière tout à fait nouvelle sur les origines de l’esclavagisme américain ce qui valut illico à son auteur noir d’être dénoncé par les milieux juifs américains comme « antisémite et raciste ».

Le lien entre les Juifs et l'esclavage était connu avant même la Guerre Civile et il est intéressant de noter que les négociants juifs furent parmi les plus ardents défenseurs de la traite de Noirs. L'un des principaux avocats de l'esclavage dans le Sud était le politicien américano-juif "Major" Mordecai Manuel Noah (1785-1851) qui fut l'efficace promoteur de l'esclavage. De son côté, l’avocat et historien juif Seymour B. Liebman écrit: «Ils sont venus avec des navires transportant des Noirs africains désignés à être vendus comme esclaves. La traite des esclaves était le monopole royal, et les Juifs étaient souvent nommés agents de la Couronne dans leur vente. ...Non seulement les navires appartenaient aux Juifs, mais ils furent dotés d'équipages juifs et commandés par des capitaines juifs. " [New World Jewry 1493-1825: Requiem for the Forgotten (KTAV, New York, 1982), pp 170-183.]

Rien de neuf sous le soleil. L’esclavagisme fut justifié par les vers de l’Ancien Testament comme en atteste la malheureuse figure du Nègre Cham qui dut subir la malédiction de Noah. Comme l'écrit le sociobiologiste et professeur Kevin MacDonald : « En outre, la loi juive tolère l'esclavage et fait une distinction entre le traitement des esclaves juifs et non-juifs (au grand dam de ces derniers). Les Juifs dominaient le commerce des esclaves dans le monde romain antique et les Juifs avaient participé au financement du commerce des esclaves africains dans le Nouveau Monde en tant qu'élite marchande en Espagne, au Portugal, et à Amsterdam. Aux États-Unis, les Juifs faisaient du commerce d’esclaves et  possédaient eux-mêmes des esclaves. ” (MacDonald, K. Jews, Blacks and Race. In S. Francis (Ed.) Race and the American Prospect, Atlanta, GA: The Occidental Press, 2006).

 

Création d’un climat

 

Plus tard, au début du XXe siècle, les intellectuels juifs ont contribué à la création du climat intellectuel qui a rendu possible la révolution dans les relations raciales en Amérique. On a fait un grand pas en arrière. Les Noirs américains, y compris le fameux Martin Luther King, deviennent dès lors un fer de lance pour les juifs eux-mêmes qui se lancent dorénavant dans la rhétorique antiraciste et pro-noire et qui dénoncent toute discrimination raciale. L’esprit du temps, après la Deuxième Guerre mondiale, était propice pour lutter contre la prétendue bête immonde de l’antisémitisme et du fascisme. D’ailleurs, c’est dans l’Amérique de l’après-guerre que la scholastique freudo-marxiste, y compris l’Ecole de Francfort, dirigée en grande partie par des intellectuels juifs, prit racine plus profondément qu’en Europe.  En témoigne tout d'abord l’intellectuel juif Horace Kallen a qui l'on doit le lancement de l'expression « pluralisme culturel » Les Juifs devinrent par la suite l'avant-garde dans la promotion des États-Unis comme paradigme d'une société multiculturelle et sans frontières. Cette conception avait pour but de faire des  Etats-Unis une supra société, organisée comme un ensemble de différents groupes ethniques et culturels et accompagnée d'une idéologie multiraciale et déracinée. Dans cette optique, plus la société américaine devient racialement hétérogène, moins les Juifs courent le risque d’être pris comme seules cibles de la haine des Blancs.

Au début du troisième millénaire, l’Amérique avec ses 300 millions d’habitants, dont 100 millions de citoyens  d’origine non-européenne, ne ressemble guère au pays qu’elle fut au milieu du XXe siècle. Les deux partis politiques majeurs n’arrivent pas à résoudre le problème  de l’immigration sauvage. L’Amérique compte officiellement 15 millions de clandestins, alors que le chiffre réel s'élève vraisemblablement à 24 millions d'étrangers en situation irrégulière, ce qui coûte au pays des milliards de dollars. En outre, l’Amérique héberge  50.000 étrangers en situation irrégulière qui sont des condamnés de droit commun et que la police n’arrive pas à dépister.

Suite aux lois des années 1960, le système d'immigration a été transformé pour favoriser les personnes en provenance des pays du Tiers-Monde. Si les tendances démographiques actuelles se poursuivent, les Américains blancs vont devenir une minorité en l'espace de quelques décennies à peine. La grande majorité des immigrants, légaux et illégaux sont issus de pays d'Amérique latine, d'Asie et d'Afrique ; la plupart sont analphabètes et possèdent un faible quotient intellectuel.

D’après les lois en vigueur et quoique les Noirs américains ne représentent que 13% de la population américaine, ils détiennent près de 40% des emplois fédéraux. A l’instar de l’ex-Union soviétique, c'est le quota racial qui décide du sort des fonctionnaires et non l’intelligence, les lois du marché ou la méritocratie dont la classe politique en Amérique aime tant à se vanter. Par ailleurs, sur une population carcérale de 2,3 millions de prisonniers, les « Latinos », à savoir les "mestizos" latino-américains et les Noirs, représentent 70% des détenus.  D’ailleurs, l’univers carcéral est la branche la plus prospère de l’industrie  américaine, elle ne risque point l’externalisation ni la réduction d’effectifs.

Pour comprendre le chaos racial en Amérique, il serait utile d’examiner ses causes profondes et pas seulement ses effets néfastes. On a beau s'en prendre aux Noirs ou bien aux clandestins mexicains, on oublie souvent les idéologies modernes qui créent et justifient l’immigration de masse. Comme je l'écris dans mon livre sur l’Amérique (Homo americanus) l’idéologie du progrès, l’individualisme et l’économisme sur lesquels a reposé le rêve américain ne promettent pas un avenir qui chante. « Dans un proche avenir, l’américanisme, comme l’ancien système communiste, ne fonctionnera que comme une lutte élémentaire pour la simple survie collective dans laquelle les guerres raciales seront la norme ».

 

Tomislav (Tom) Sunic ( www.tomsunic.com) est écrivain et ancien professeur de sciences politiques aux Etats-Unis. Il est l’auteur du livre Homo Americanus : rejeton de l’ère postmoderne (Akribeia, 2010).

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