Résistance Identitaire Européenne

Lignes de Front

Nouvelles de Charlottesville.

Les évènements de Charlotesville (Virginie) sont emblématiques, pour tous les gens conscients, des enjeux véritables de notre époque. Ce n’est pas le seul évènement de ce genre, loin de là, mais sa surmédiatisation en fait un évènement crisique de la séquence de guerre qui nous est menée.

Voici un premier article qui analyse l’évènement sous l’angle de la situation générale aux USA.

mardi 15 août 2017

Une séquence brutale a eu lieu vendredi 11 et samedi 12 aout dans la ville de Charlottesville, en Virginie, État où naquirent notamment Thomas Jefferson, rédacteur de la Déclaration d’Indépendance de 1776 et troisième président des USA, et Robert E. Lee, général commandant en chef de l’Armée de la Virginie du Nord, en réalité de facto principal officier général de toutes les forces armées de la Confédération des États sudistes durant la Guerre de Sécession. C’est autour d’une statue de Robert E. Lee sur le point d’être abattue et du Parc Lee qui doit être rebaptisé Parc de l’Emancipation (des esclaves, supposerons-nous), qu’eurent lieu les bagarres entre deux groupes, l’un des AltRight (autour de 300, qui avaient organisé la manifestation initiale) et l’autre des Antifa (en contre-manifestation), avec l’incident d’une auto conduite par un “suprémaciste blanc” fonçant dans le groupe Antifa et tuant une personne, et en blessant plusieurs. En fait, l’essentiel de la bataille s’est livré ensuite, avec un formidable déluge “antifa” (antifasciste), c’est-à-dire anti-raciste, anti-blanc, bien entendu anti-Trump, etc.

 

« Ce qui cependant divisera encore plus ce pays, écrit Ben Domenech de “The Federalist”, c’est le fait que les élites de droite dans la politique et dans les médias se précipitent pour capituler dans cette bataille avant même d’avoir commencé à y participer, sans penser une seconde vers quoi ce comportement conduira... [...] La situation vers où tout cela nous conduit est infiniment pire que celle où nous nous trouvons actuellement, – puisqu’il s’agit d’un conflit d’une nation en guerre avec elle-même à propos de son caractère et de sa nature. Cette guerre finira affreusement, quelle qu’en soit l’issue. Et toute cette histoire se terminera par le démantèlement de Monticello, pierre après pierre. »

Monticelllo est le nom de la demeure de Thomas Jefferson, né à Charlottesville et mort dans cette superbe maison édifiée en haut d'une colline, à 10 kilomètres de la même Charlottesville ; Jefferson avait fondé dans cette ville l’une des plus vieilles et des plus prestigieuses universités des USA, l’Université de Virginie. C’est dire si l’affrontement de la fin de la semaine dernière est plein de symbolisme dans tous les sens, qu'il acquiert une démesure significative à cause de ce symbolisme, qu’il est lié à la crise actuelle en lui donnant sa dimension métahistorique puisqu’elle renvoie à deux grands hommes des deux principaux événements de l’histoire de cette puissance, les USA.

Il nous apparaît totalement inutile, fastidieux, hypocrite et simplement stupide de nous attarder à la narrative dans laquelle s’ébat, en extase sinon en orgasme, toute la presseSystème du bloc-BAO plus que jamais constituée en bloc inaltérable d’une extraordinaire barbarie de l’inculture. Prendre une poignée de pseudo-nazis hirsutes venus des quatre coins des USA, sans aucune représentativité, sans la moindre audience, etc., pour en faire une “menace” semblable aux unités puissantes, armées et déterminées, tenant la rue d’une main de fer, balayant tout sur leur passage, des SA de Röhm en 1931-1932 et quel que fût leur recrutement, cela ne mérite pas une ligne de discussion sérieuse.

(Il faudra voir d’ailleurs dans quelle mesure cette bande incertaine et plus qu’à son tour manipulée par des sous-marins du FBI infiltrés dans ses rangs, comme le firent les SR italiens dans les groupuscules fascistes italiens dans les années 1970, – les “Années de Plomb” de la “Stratégie de la Tension”, – dans quelle mesure ce rassemblement si limité représente en quoi que ce soit le phénomène dit de l’AltRight qu’Hillary Clinton nous sortit de sa manche dans un discours à guichets fermés, il y a un an.)

Par contre, les Antifa méritent toute notre attention. Ils ont une longue histoire dans toute la sphère occidentale, et notamment aux USA. Un des deux articles de The Federalist repris ci-dessous se charge de nous en donner quelques détails. Ils sont devenus l’aile marchante, sinon l’aile cognante des démocrates eux-mêmes devenus frénétiquement progressistes-sociétaux. Leurs ébats sont bien plus considérables, incomparablement plus nombreux, mieux organisés, bien rémunérés (Soros fait teinter sa caisse enregistreuse) que ceux des pseudo-nazis sortis d’une sorte de parc d’attraction à la-Mad Max. Domenech fait un rappel de ces incidents violents provoqués par les Antifa, qui sont autant de phases du type-“révolution de couleur”, qui obtinrent en général comme commentaires de la presseSystème de longues analyses de compréhension et d’approbation pour la manifestation de leur juste colère destructrice : Oakland 2009, Akron 2009, Pittsburgh 2009, Santa Cruz 2010, Oakland 2010, Los Angeles 2010, Oakland 2011, Chicago 2012, Anaheim 2012, Brooklyn 2013, Ferguson 2014, New York City 2014, Baltimore 2015, Anaheim 2016, Chicago 2016, St Paul 2016, Milwaukee 2016, Charlotte 2016, Standing Rock 2016, Oakland 2016, Portland 2016, Washington DC 2017, Berkeley 2017, Anaheim 2017, Berkeley (à nouveau) 2017, Berkeley (à nouveau à nouveau) 2017, Olympia 2017, et Portland 2017.

Nous ignorons quelles sont les pensées secrètes, les orientations réelles s’ils en ont, les idéaux, les utopies de tous ces Antifa qui se placent bien entendu à l’extrême-gauche, ou ultra-gauche progressiste-sociétale. Là aussi, inutile de s’attarder dans les descriptions complotistes et autres, puisqu’il suffit de parvenir à la conclusion évidente que leur action est absolument et totalement au service du Système, directement ou par l’intermédiaire du Deep State et du parti démocrate qu’importe. La rapidité et la perfection de la mise en scène générale de Charlottesville, et le déferlement de communication qui a suivi montrent évidemment que ces actions entrent dans le scénario général de la guérilla postmoderne de la communication, et dominé sinon activé d’une façon irrésistible par les passions de la haine hystérique qui ne cesse de se révéler d’une durabilité et d’une capacité de régénération exceptionnelles.

La séquence anti-Trump a eu bien entendu sa place, avec la fureur formidable devant sa réaction immédiatement dénoncée comme complice-approbatrice de l’AltRight, nous faisant comprendre là aussi que la présence du président constitue pour l’instant un motif considérable, type-muleta, d’aliment de cette haine hystérique que l’on voit poursuivre sa course. (L’ancien gouverneur Huckabee a observé que si « Trump avait sauté dans son hélicoptère jusqu’à Charlottesville, s’était rendu à la prison [où se trouvait le chauffeur de la voiture qui avait foncé dans la foule], l’avait abattu d’une balle entre les yeux, on l’aurait tout de même critiqué à cause du choix du calibre de la balle... »).

D’une façon générale, toute cette séquence constitue un développement de plus pour renforcer notre jugement que la situation aux USA est sans issue et ne pourra déboucher que sur des développements dramatiques dont le plus probable est une déconstruction du pays. L’attitude de Trump, y compris ses hésitations dans ce cas sous la pression de la presseSystème et de l’establishment (d’une condamnation de toutes les haines et de tous les actes de violence à une condamnation spécifique et conforme à la narrative-Système du racisme des groupes AltRight), pourrait être jugée dans des conditions normales comme une reculade et un affaiblissement de plus du président.

Mais nous ne sommes pas dans conditions normales. Trump n’a nul besoin d’être fort, d’imposer une politique, de faire aboutir ses projets, etc. ; il est là, le plus utilement du monde, pour entretenir la colère du Système engendrant le plus complet désordre, notamment le désordre du pouvoir, et renforçant chaque jour le constat fondamental que « la référence n’est plus le Système mais le désordre ». (En cela, effectivement American Gorbatchev de la forme la plus inattendue, celle que nous ne pouvions prévoir.) De ce point de vue également, la séquence-Charlottesville aura son effet.

dedefensa.org

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