Résistance Identitaire Européenne

Politique

La réaction de Antonin Campana sur les « élections »

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Dans l’hebdomadaire Marianne du 17 mars 2017, Jacques Julliard écrivait : « La France de demain sera une nation multiethnique, multiculturelle, multireligieuse (…) La pression migratoire ne va pas cesser de s’exercer sur les pays d’Europe pendant des années, et sans doute des décennies ». Et il ajoutait : « la question est donc moins de savoir comment y résister – problématique de Marine Le Pen – que comment l’organiser -problématique républicaine ».

Question : le camp « patriote » pourrait-il penser, enfin, à sortir de cette « problématique républicaine » ?

Le camp « national » et « patriote » ne gagnera jamais une élection importante. C’est impossible, car les règles ont été précisément instituées pour que cela ne se produise pas. Comme dirait l’autre : « c’est étudié pour » ! Nous sommes enfermés dans une « problématique républicaine » liberticide pour le peuple autochtone, qui est obligé de subir, pour reprendre Julliard, une « pression migratoire » que cette « problématique » universaliste « organise » méthodiquement. Regardez Boulanger, regardez Maurras, regardez Barrès, regardez Péguy… qu’ont-ils pu faire, malgré leur talent, alors que la France déjà vacillante tenait encore debout et que le peuple français n’était pas encore l’ombre de ce qu’il fût ? Rien ! Absolument rien ! Et vous pensiez que Zemmour et Le Pen, avec dix-sept millions d’allochtones habitant au milieu d’un peuple de vieux, dans une France autochtone ayant renoncé depuis longtemps à se perpétuer, qui tremble aujourd’hui devant une « pandémie » responsable de 2% des hospitalisations, pouvaient renverser une « problématique républicaine » qui s’est considérablement renforcée depuis Péguy ? Vous rêviez ? La République est un régime totalement verrouillé, je l’ai déjà expliqué et je ne vais pas revenir sur ce point.

La voie électorale est une impasse qui permet au mieux de faire vivre des partis. Des partis qui ne servent à rien, si ce n’est à nourrir ceux qui les servent, à détourner des énergies par de faux espoirs et à nous faire perdre de précieuses années. Vivement 2027 pensent déjà les imbéciles ! La partie est truquée, que faut-il pour qu’ils le comprennent ?

Que faire alors ? D’abord prendre conscience que tout ce que nous subissons aujourd’hui n’est pas le fruit du hasard. Et puis agir. Lisez ou relisez notre petit PDF, « Grand Remplacement : que Faire ? », nous parlions déjà du Grand Rassemblement, bien avant qu’Eric Zemmour n’en fasse un stérile slogan de campagne.

Se rassembler, s’organiser, revendiquer et conquérir des droits légitimes, non en tant que parti politique mais en tant que peuple ! En tant que peuple autochtone emprisonné dans une population de plus en plus allochtone. En tant que membre d’une lignée autochtone européenne en voie de remplacement sur ses terres ancestrales. En tant que représentant d’une civilisation européenne de plus en plus remise en cause. En tant que représentant d’une culture française de plus en plus attaquée. Bref, en tant que nation autochtone revendiquant légitimement le droit à l’existence ainsi que tous les droits contenus dans la Déclaration des nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Comprenez bien et ne prenez pas la stratégie pour le but. Le but est la reconquête de nos terres ancestrales pour pouvoir y vivre librement selon notre identité et nos traditions. Cela suppose bien évidemment la remigration. Mais sommes-nous aujourd’hui en mesure d’imposer la remigration ? Sommes-nous seulement en mesure de la soumettre publiquement ? « Y penser toujours, n’en parler jamais » : soyez lucides sur les rapports de force !

Quand l’écart entre la situation présente et la situation désirée est trop important, il faut des étapes intermédiaires. C’est l’objet de la stratégie, dont la revendication des droits contenus dans la Déclaration de l’ONU n’est qu’un moyen tactique de harcèlement.

La première étape vers la Libération est un « appel du 18 juin » et la constitution d’un CNR. Il me semble que seules des personnalités autochtones représentatives peuvent lancer cet appel avec efficacité. Une Marion Maréchal a mieux à faire que de s’investir dans un parti pour y faire de la politique politicienne qui n’aboutira à rien !

La deuxième étape est l’amorce du processus de rassemblement. Ce processus ne peut être un processus politique, il ne s’agit pas de lancer un nouveau parti mais de rassembler un peuple, ou tout au moins, dans un premier temps, sa partie consciente.

La troisième étape, qui marche au rythme de la seconde, est un processus d’organisation : du peuple rassemblé nous devons faire une nation.

La quatrième étape est un processus de conquêtes de droits civiques autochtones, tels qu’ils sont par exemple exposés par la Déclaration de l’ONU. Comprenons bien, ce n’est ni un syndicat, ni un parti, ni un « mouvement » qui revendiquera ces droits mais une nation entamant un long processus de libération.

Faire d’un peuple éparpillé dans un melting-pot une société organisée vivant en parallèle dans la République « française » est une étape incontournable de notre processus d’émancipation. Pour abattre notre peuple, la République en a fait une somme d’individus. Pour qu’il renaisse, nous devons entamer le processus inverse. Paradoxalement, la présence allochtone devrait nous faciliter la tâche. « Qui se ressemble s’assemble » dit le proverbe : par sa visibilité envahissante, par son racisme parfois, l’allochtone montre à tous les autochtones européens qu’ils se ressemblent. C’est une première prise de conscience. Elle est nécessaire !

L’allochtone doit-il pour autant être considéré comme « l’ennemi » ? Il serait stratégiquement contre-productif de s’en prendre à la fois à l’Etat républicain, qui nie le droit à l’existence de notre peuple, et aux populations allochtones. Au contraire, dans un premier temps, il ne faut pas remettre en cause le droit des allochtones de nationalité française dans le cadre du régime républicain. Le pourrions-nous seulement ? Il faut obtenir des droits collectifs autochtones, à la manière des Kanaks de Nouvelle-Calédonie. Il nous sera alors possible de subordonner progressivement les institutions de la République aux institutions autochtones. On peut imaginer par exemple, comme il se fait en Nouvelle-Calédonie dans certains domaines, qu’une loi républicaine ne puisse être appliquée en France si elle n’a pas été auparavant validée par un Parlement autochtone. A terme, la République sera ainsi vidée de sa substance, et peu importe les droits qu’auront les allochtones si ces droits ne sont plus qu’un folklore civique dans un cadre républicain ramené au statut de coquille vide.

D’autre part, ne voyons pas dans les allochtones seulement des allochtones. Les allochtones sont aussi des autochtones de quelque part. Autrement dit, ils font aussi partie d’un peuple autochtone. Or, tous les peuples autochtones sont ou seront confrontés aux problématiques que nous connaissons. Tous les peuples, y compris en Afrique, devront faire face à des vagues migratoires, mais aussi aux politiques dissolvantes menées par l’oligarchie mondiale. A l’évidence, une nouvelle architecture internationale, fondée sur les droits des peuples autochtones, peut se mettre en place. Tous les peuples autochtones ont les mêmes intérêts, les mêmes défis à relever, les mêmes droits et doivent pouvoir coopérer de peuple à peuple en shuntant les élites mondialistes. Dès lors, puisque le droit international autochtone (cf. la Déclaration de l’ONU) reconnaît la prééminence des autochtones sur leurs terres ancestrales, aucun peuple ne pourra s’opposer, sous peine d’affaiblir ses propres droits, à l’exercice du droit à la remigration.

Les critiques verront beaucoup de conditionnel dans cet exposé et m’accuseront de pousser la remigration aux calendes grecques. C’est qu’elles n’auront pas fait une analyse correcte de notre situation présente. Forcément, à moins que des évènements extérieurs à nous-mêmes, c’est-à-dire qui ne dépendent pas de notre peuple avachi, viennent précipiter les choses, il faudra des décennies, et peut-être même des siècles, telle l’Espagne de la Reconquista, avant d’accéder à la situation désirée. Voyez ceci : imaginez qu’on demande à mon lecteur de gravir un sommet tel que l’Everest. Commencerait-il l’ascension dès demain, à peine sorti du lit ? Probablement pas. Il passerait des mois et même sans doute des années à s’entraîner à gravir des sommets de plus en plus hauts, peut-être même en commençant par quelque petite colline. Etape après étape, il lui faudrait ainsi acquérir toutes les capacités physiques, techniques et mentales nécessaires. Et bien, sachez que pour notre peuple se libérer est plus ambitieux que de gravir l’Everest ! L’écart entre notre situation présente et la situation désirée est trop important pour que nous puissions par magie passer directement de l’une à l’autre. C’est aussi pourquoi, en attendant, je propose de construire une société parallèle qui rendra vivable et acceptable ce temps d’attente et de préparation.

 

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Pour conclure et revenir sur le titre de cet article, attendre passivement 2027 comme on a attendu 2012, 2017 et 2022, est une sottise absolue qui coûtera cher à notre peuple. Les politiciens professionnels qui prétendent qu’il suffit d’un bulletin dans une urne pour résoudre une « problématique » qui a mis deux siècles à s’imposer, sont soit des idiots, soit des menteurs. Il ne faut plus les écouter !

Antonin Campana

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