
Partie 1 :
La situation actuelle d’escalade autour de l’Iran ne peut être comprise qu’en la lisant comme un conflit entre des zones d’influence clairement définies. Il ne s’agit ni, au principal, d’un processus de réforme interne en Iran ni d’une question «systémique» abstraite, mais de la confrontation entre les intérêts stratégiques de quatre acteurs : les États-Unis, Israël, la Russie et la Chine. Toute analyse qui omet ce cadre reste nécessairement incomplète.

Dans l’imaginaire collectif, il est commun de penser que les paysans du Moyen Âge travaillaient sans relâche dans les champs, à une époque où les congés payés n’existaient pas. Pourtant, il n’en est rien. Leur temps de travail hebdomadaire serait même inférieur au nôtre aujourd’hui.
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Dominique de Villepin incarne jusqu’à la caricature cette figure française du verbe souverain vidé de toute puissance critique réelle, une parole qui se donne comme hauteur mais qui n’est en réalité qu’évitement systématique du conflit, une rhétorique de surplomb qui transforme la politique en exercice de style et la culture en naphtaline prestigieuse, car ce qu’il appelle profondeur n’est qu’une suspension permanente du jugement, une façon élégante de ne jamais nommer les rapports de force, de ne jamais désigner les responsables, de ne jamais se salir avec le social réel, le peuple réel, celui qui ne parle pas comme lui, ne pense pas comme lui, ne vit pas dans ses phrases longues et bien repassées ;

Le Groupe de la Banque islamique de développement (BID) a rendu public son cadre stratégique pour la période 2026-2035. Présenté comme un document de planification économique et institutionnelle, ce texte dépasse largement le simple champ financier. Il révèle la nature profonde d’une institution multilatérale qui se définit non seulement comme un acteur du développement, mais aussi comme un vecteur assumé de structuration économique, sociale et normative fondée sur les principes de la charia.

François Boucher, Les forges de Vulcain, 1757, Musée du Louvre
Aujourd’hui, dans les pays historiquement chrétiens, des centaines de milliers de personnes se disent païennes. Leur nombre pourrait même dépasser le million. Comment cela se fait-il ? En fait, le paganisme est bien inscrit dans l’histoire de l’Occident. L’héritage culturel du monde préchrétien – en particulier celui de la Grèce et de la Rome antiques – est resté une source d’inspiration pour les renaissances païennes. Le matériel nécessaire à la renaissance des croyances « païennes » a toujours existé. Pas surprenant que de nombreuses personnes l’aient utilisé au cours des siècles.
Mais de quoi s’agit-il ?
Lire la suite : Ou en sommes-nous avec le paganisme ? (Un avis...)
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