
Préface : Aux initiés et aux autres
Il faut croire qu’on n’en a jamais fini avec le « Baron ». On pensait avoir tout lu sur Ungern et sur son odyssée : comment il vécut, comment il affronta le peloton d’exécution au terme d’une cavalcade de trente-six mois – septembre 1918-septembre 1921 – qui le vit passer de simple iessaoul (capitaine) de l’armée du tsar à lieutenant-général des armées blanches, puis de lieutenant-général des armées blanches à une réincarnation de Tsagan-Burkhan, le dieu de la guerre du bouddhisme tibéto-mongol. Pour ne parler que de l’édition française, les biographies narrant de manière plus ou moins romancée l’extraordinaire destinée du général-baron Roman Feodorovitch von Ungern-Sternberg ont cessé de se compter sur les doigts d’une main.


Quelles règles serait-il préférable d’adopter face aux tensions et disputes internationales dans lesquelles se trouve le monde ? Changer de voie n’est pas simple en ces temps-ci, entre des porteurs puissants de projets parfois très singuliers, qui devisent comme si de rien n’était de l’énergie atomique, dans un contexte déjà plutôt tendu. Mais le point faible dans ces disputes n’est pas le seul problème.

«Il n’y a pas un dollar américain dépensé en Europe et dans l’OTAN qui n’ait servi les intérêts américains»
Interview du général Fabio Mini
L’AntiDiplomatico a interviewé le général Fabio Mini, ancien commandant de l’OTAN lors de la mission KFOR au Kosovo.
Q : Général, du moins jusqu’à aujourd’hui, les États-Unis n’ont pas réussi à obtenir le soutien de leurs alliés de l’OTAN pour la guerre contre l’Iran : l’Espagne a interdit aux États-Unis d’utiliser ses bases et même son espace aérien pour tous les aéronefs américains. La France s’est jointe à eux, tout comme l’Italie et l’Allemagne. Est-il possible que cette conjoncture mène réellement à la sortie des États-Unis de l’OTAN ou, du moins, à une dislocation de cette organisation ?
Lire la suite : «Sur le plan politique, l’OTAN est déjà disloquée»
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