
Avec Javier Milei au pouvoir depuis décembre 2023, les Argentins ont opté pour une solution radicale au malgoverno économique qui a frappé leur pays pendant des décennies. Milei, souvent qualifié de populiste et/ou « d'extrême-droite » par les médias dominants, est bien mieux caractérisé comme une Margaret Thatcher latino-américaine. Avec des propositions néolibérales de grande envergure, il espère sortir son pays des abysses économiques et de la corruption qui y sévit depuis des décennies pour l'amener à la croissance et à la prospérité. Toutefois, les recettes qu'il souhaite appliquer pour y parvenir se sont déjà révélées être une arme à double tranchant - c'est le moins que l'on puisse dire. Ce fut le cas pour le Royaume-Uni sous Thatcher. Mais plus loin de nous, en Argentine, ces idées néolibérales ont déjà été expérimentées. Au Chili, le dictateur Augusto Pinochet a supervisé la mise en œuvre de politiques économiques néolibérales du même type que celles dont Milei est un partisan enthousiaste.

Orange mécanique reste le meilleur Kubrick d’un point de vue inactuel. Ce n’est pas un hasard si Kubrick s’était fait traiter de fasciste et qu’il avait failli devoir quitter l’Angleterre. L’Angleterre Orange mécanique que nous évoquons ici dépasse de loin la dénonciation d’une insécurité qui ne sert que le pouvoir.

La gueule de bois olympique semble toujours d'actualité. Et semble aussi masquer, malgré tout, une réalité mondiale profondément et radicalement différente.

La synthèse extrême de cette époque, qu'il s'agisse des Jeux olympiques sexuellement ambigus, des affrontements ethniques au Royaume-Uni, des massacres quotidiens de Palestiniens par la « seule démocratie du Moyen-Orient », de la censure sociale, etc. peut, à mon avis, être articulée en deux étapes fondamentales.

Le ministère de la Vérité est enfin devenu une réalité et a commencé à condamner des personnes qui ont osé diffuser sur les médias sociaux des informations qui ne sont pas conformes à celles du gouvernement. Pour l'instant, cela se passe en Grande-Bretagne. Après tout, Orwell, qui a anticipé ces conneries dans son livre 1984, était sujet britannique. Tous les critiques qui se sont fait des illusions en pensant qu'il s'agissait de références à l'Union soviétique stalinienne seront désormais déçus.
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