
Qu’y a-t-il de commun entre La Varende et Brasillach ? Pas grand-chose, serait-on tenté de dire. La Varende, c’est la nostalgie d’une France rurale, orpheline de son roi. Brasillach, c’est le mouvement, le futurisme, le progrès, les espoirs nés d’un « fascisme immense et rouge » idéalisé. Certes La Varende a aussi été publié dans Je Suis Partout. Mais il s’agissait d’un roman, paru en feuilleton, comme ce fut le cas pour Barjavel, Anouilh et Marcel Aymé. Nous sommes loin des articles engagé de Brasillach (qui y fut aussi un grand critique de l’actualité culturelle, ne l’oublions pas).

Le libéralisme est un sous-produit très important du rationalisme, et ses origines et son idéologie doivent être clairement démontrées.

Un célèbre roman dystopique [1], paru dans la deuxième année de la « guerre froide », présente le scénario fantaisiste de trois superpuissances continentales gouvernées par autant de systèmes politiques totalitaires: l'Océanie, l'Estasie et l'Eurasie. Cette dernière, soumise à un régime néo-bolchévique, englobe le vaste espace territorial qui s'étend de l'Europe occidentale et méditerranéenne au détroit de Béring. Telle est l'image de l'Eurasie modelée par un informateur au service de l'Information Research Department (IRD) du Foreign Office britannique, un « policier colonial » [2] prêté à la littérature, qui s'inspirait ouvertement des schémas de la propagande antinazie et antisoviétique [3].

Le conflit israélo-palestinien
Nous vivons une époque hallucinante où tous les artifices « droitdel’hommistes » du monde occidental sont en train de voler en éclat devant le reste du monde. Le roi/gendarme étasunien est de plus en plus nu mais ni lui ni ses courtisans européens ne s’en aperçoivent. Pourtant certains diplomates occidentaux préviennent mais il n’y a pire sourd que celui qui ne veut pas entendre :
Lire la suite : Revue de presse alternative du 30 octobre 2023
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