Résistance Identitaire Européenne

Chroniques, par Pierre Vial

On prend les mêmes et on recommence

{xtypo_dropcap}P{/xtypo_dropcap}ourquoi changer une équipe qui perd ? Chirac, qui n’a jamais eu le sens du ridicule, se prend pour Machiavel : en donnant à son nouveau premier ministre – personnage mondain totalement dépourvu de sens du terrain politique quotidien, celui de la rue, où il n’a jamais mis les pieds – un double qui s’appelle Sarkozy, Chirac croit neutraliser celui-ci pour 2007. Il risque bien plutôt de lui offrir un marchepied.

Avec les gens au pouvoir, on est dans le règne du virtuel. Et les Français, dans tout cela ? Ils ont l’impression qu’on se fout d’eux, et ils ont raison. Ce sont les politiciens qui ont fait preuve de leur nullité avec Raffarin qui sont censés être moins nuls avec Villepin... Tout cela ne fait que creuser un peu plus le fossé désormais très profond qui sépare le pays légal du pays réel (expression qu’on prétendait passéiste et qu’on a vu bel et bien resurgir dans le débat public...). Quand moins d’un Français sur quatre fait encore confiance au président de la République (pivot du Système dans la Ve République), la République a du souci à se faire.

 

Le divorce entre gouvernants et gouvernés est désormais patent et, au jeu des guignols, le parti socialiste ne dépareille pas la collection. Les luttes de clans, qui sont en fait des luttes d’intérêts, paraissent dérisoires face au réel et font de ce parti une machine à perdre. L’élimination de Fabius n’est qu’un épisode dans le jeu de massacre.

 

Derrière ce théâtre minable, les réalités sont là. Les événements de Perpignan rappellent à ceux qui voudraient l’oublier le poids du facteur ethnique car, malgré les efforts de la presse pour le nier, la vérité éclate à travers les images télévisées : il s’agit d’un affrontement entre deux communautés et les rivalités pour le contrôle du trafic de drogue n’en sont qu’une illustration. Sur ce sujet comme sur d’autres, Chirac a tout faux et applique le principe « toujours plus loin dans l’impasse » en faisant du maghrébin Azouz Begag un ministre de la « Promotion pour l’égalité des chances », façon d’officialiser le favoritisme de principe dont doivent bénéficier les immigrés et qui est baptisé, dans le jargon officiel, « discrimination positive ».

Tous ces gens continuent ainsi à creuser le fossé dans lequel ils vont tomber. Nous attendons la suite avec intérêt.

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