Résistance Identitaire Européenne

Chroniques, par Pierre Vial

Une grande claque pour le système

{xtypo_dropcap}L{/xtypo_dropcap}a victoire, nette et massive, du non est d’abord et avant tout une grande claque infligée par le peuple au Système en place. C’est ce que Serge July (Libération, 30 mai 05) appelle « une épidémie de populisme » et, donc, « un désastre général ». Epidémie et désastre qui « emportent tout sur leur passage, la construction européenne, l’élargissement, les élites, la régulation du libéralisme, le réformisme, l’internationalisme, même la générosité ». July devait trépigner en écrivant ce tissu de conneries. Car la claque donnée à Chirac, à Raffarin, à Hollande, July l’a sentie aussi sur sa figure puisque, bien sûr, il fait partie des « élites » - comme Colombani du Monde et tous les autres éditorialistes de la grande presse qui ont fait le forcing, dans leurs papiers, pour expliquer à ces abrutis de Français les beautés et la nécessité du oui. Las ! Voilà-t-il pas que les manants se rebellent et envoient se faire foutre les beaux messieurs qui tombent de haut quand ils réalisent qu’ils ne sont que des tigres de papier (dure, dure cette expression,  pour ceux d’entre eux qui sont d’anciens maoistes…).

July, l’ancien soixante-huitard reconverti pour des raisons alimentaires (il faut bien vivre…) dans la « régulation du libéralisme » (sic) et « le réformisme » (resic) a bien compris la signification d’un tel triomphe du non : lui qui, comme ses congénères et complices, croyait pouvoir, grâce au rouleau-compresseur médiatique, formater, conditionner mentalement le bon peuple, découvre avec effarement et fureur qu’il n’en est rien. Ce que nous disons et écrivons depuis si longtemps, à Terre et Peuple, et qui était moqué par les intellos de service, apparaît aujourd’hui comme une évidence : le pays légal, institutionnel, est coupé, profondément, du pays réel, charnel. Il fallait appartenir au monde des nantis pour refuser cette évidence. Aujourd’hui, pour les nantis, le réveil est difficile. Et je prends le pari : ils n’ont encore rien vu...

« La France d’en haut et la France d’en bas, c’est le duo bien connu de toutes les périodes populistes » écrit rageusement July. Pauvre type. Lui qui, bien sûr, appartient à « la France d’en haut » découvre que le peuple, le vrai, celui qui trime et qui en bave, qui n’a plus de travail ou qui est étranglé par le Crédit agricole et autres sociétés philanthropiques, ose défier ceux qui savent, qui pensent pour les autres et leur expliquent ce qu’ils doivent penser… Ce qui fait le plus peur à July, aux autres Tartuffe de la presse, aux patrons des « partis de gouvernement » (UMP, UDF, PS) qui découvrent que, droite et gauche mêlées, ils sont minoritaires dans le pays, c’est ceci : ils se demandent, depuis le 29 mai à 22 heures, si ce n’est pas le début d’une remise en cause, globale et profonde, du Système en place.

Nous en sommes convaincus, cette remise en cause est en marche. Nous jouerons notre rôle en y contribuant de toutes nos forces.

Post scriptum :

1) Ce qui se passe à Perpignan, entre Maghrébins et Gitans, illustre le poids d’une réalité, incontournable et déterminante, qui s’appelle le communautarisme et les solidarités ethniques qu’il implique. Les Gaulois ont intérêt à y réfléchir.

2) L’invasion jaune, c’est le titre d’un livre, prémonitoire, écrit par le capitaine Danrit (pseudonyme du commandant Driant) au début du XXe siècle (voir à ce sujet la prochaine chronique « Eveilleurs de peuples » de Jean Mabire dans le n° 24 de la revue Terre et Peuple ). A ceci près que l’invasion jaune, en l’occurrence chinoise, n’a pas lieu aujourd’hui par les armes mais par l’exportation massive de produits à très bas prix (et pas seulement textiles) qui inondent les marchés occidentaux et les asphyxient. Et ce n’est qu’un début…

Imprimer E-mail

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites