Guadeloupe et Martinique : il faut se débarrasser de ces sangsues

« Les Guadeloupéens, en majorité noirs, s’estiment méprisés par les Martiniquais qui sont en majorité des métis » (Dictionnaire de géopolitique, Yves Lacoste dir., Flammarion, 1993). En une phrase, Béatrice Giblin-Delvallet, professeur et directrice du département de géographie à l’université de Paris-VIII (Vincennes-Saint-Denis), a le courage de rappeler l’importance du facteur racial dans la vie des Antilles. Un facteur qui explique bien des choses comme l’a rappelé un débat sur France-Info (jeudi 12 février) auquel participait le directeur du Nouvel-Observateur, Denis Olivennes. Débat consacré, bien sûr, à la situation pour le moins tendue née en Guadeloupe et ayant gagné la Martinique, puis la Réunion et la Guyane…

Yves Jégo, secrétaire d’Etat à l’outre-mer, découvre qu’on ne lui a pas fait un beau cadeau en lui confiant un tel poste… Il constate « la situation exceptionnelle de la Guadeloupe, de nature insurrectionnelle ». Elie Domota, chef du « Collectif contre l’exploitation », joue le numéro du pauvre Noir exploité par le méchant Blanc (la Guadeloupe serait, en toute simplicité, « pire que l’enfer ») et il menace : « Un patronat véreux et mafieux appelle à la guerre civile. Si c’est cela qu’ils veulent, ils l’auront ». Explication de texte : le « patronat véreux et mafieux » est blanc. Encore que le président du Medef local soit un métis… Mais la masse de la population, noire, voue une haine tenace et de longue date aux békés (les descendants des premiers colons blancs qui ont mis en valeur les Antilles). D’autant que ceux-ci mettent parfois les pieds dans le plat. Un grand béké, Alain Huygues-Despointes, s’est lâché dans un documentaire diffusé le 6 février par Canal +, où il déclare : « Dans les familles métissées, les enfants sont de couleurs différentes, il n’y a pas d’harmonie. Moi, je ne trouve pas ça bien. Nous, on a voulu préserver la race ». Le malheureux… Victime d’un lynchage médiatique, orchestré par le quotidien France-Antilles, il s’est dépêché de demander pardon… en rappelant qu’il avait signé en 1998 une pétition reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité. Ce pauvre type n’a pas compris qu’il ne lui serait jamais pardonné d’avoir dit, une fois dans sa vie, la vérité.

Une vérité qui saute aux yeux, au point que le clivage racial est avoué par l’envoyée spéciale du Monde (6 février 2009) en Guadeloupe, Béatrice Gurrey. Décrivant les négociations entre, d’un côté,  Yves Jégo et les représentants de l’Etat et, de l’autre, Elie Domota et les membres du « Collectif contre l’exploitation », elle écrit : « Une rangée d’hommes blancs face à une rangée d’hommes – et une femme – noirs ». Tout est dit.

La mémoire historique joue son rôle, comme le rappelle Béatrice Giblin-Delvallet : « Avec le soutien des révolutionnaires envoyés de métropole par la Convention, les esclaves noirs se révoltèrent en 1793-1794 contre les planteurs blancs de la Guadeloupe. Le groupe que formaient ces derniers fut anéanti, beaucoup s’enfuirent, à Cuba notamment. Voilà pourquoi le groupe des békés (planteurs blancs martiniquais), dont le rôle est resté si important en Martinique, n’existe pas en Guadeloupe. Le métissage y est beaucoup moins important. C’est ce qui explique aussi que les dirigeants économiques et les capitaux d’origine métropolitaine (sociétés anonymes, etc.) ou martiniquais soient extérieurs à l’île. Par ailleurs, les souvenirs des luttes très dures de 1793-1794 et de 1848, à la veille de l’abolition de l’esclavage, restent très vivaces parmi les Guadeloupéens ». S’y ajoutent des souvenirs plus récents : Elie Domota réclame « justice et vérité sur les massacres de 1967 » (répression d’émeutes) où, assure-t-il, « 120 personnes ont péri ». Et il réclame « réparation et indemnisation » ( « indemnisation », un mot-clé : la France doit payer). Car la France, coupable de tant de maux, a tout de même un avantage : c’est la vache à lait. Là encore Béatrice Giblin-Delvallet résume parfaitement l’enjeu : « L’importance des subventions publiques et parapubliques assure à la population un niveau de vie nettement supérieur à celui des micro-Etats voisins indépendants (…) Nombreux sont les Guadeloupéens conscients des avantages financiers que leur procure l’Etat : indemnités de chômage, revenu minimum d’insertion (RMI), assurances sociales, etc. »

Le problème est que les Antillais en veulent plus, toujours plus. En utilisant la menace de l’indépendance. Jacques Bangou, maire de Pointe-à-Pitre, Afro-Antillais (c’est le terme politiquement correct pour désigner un Noir), n’en fait pas mystère : « Le démantèlement des mécanismes post-coloniaux – l’organisation administrative et les secteurs-clés de l’économie sont toujours tenus par les Blancs – lui paraît aujourd’hui possible » (Le Monde, 10 février 2009).

Alors, nous, on lui dit : chiche ! Les Antilles veulent l’indépendance ? Bravo, qu’on la leur donne. Tout de suite. Bon débarras.

Les Antillais pourront ainsi jouir à loisir de leurs stocks de bananes (pour un temps, car lorsque les Blancs ne seront plus là, les récoltes vont maigrir). Qu’ils se défoulent dans le bordel dont ils sont des spécialistes. Bien entendu, les Antillais présents en France seront tous si enthousiasmés par leur indépendance qu’ils rentreront dare-dare, n’est-ce pas, dans leurs îles paradisiaques ? En tout cas ceci contribuera à redonner à la France un air un peu plus européen. Une France qui pourra économiser ce sang que lui pompent les sangsues antillaises, qui sont d’insupportables parasites que les Gaulois ne doivent plus supporter.

Pierre VIAL

NB : Voir aussi l'article du Figaro sur le coût des colonies, soit 13 Milliards par an



 

 

 

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