L’identité face au mondialisme :

Les éditions Synthèse nationale viennent de publier successivement dans la série des Cahiers d’histoire du nationalisme, (CHN) une Histoire des phalanges espagnoles écrite par le spécialiste de l’Espagne, Michel Festivi (CNH N°32) ; et États-Unis : La mouvance identitaire blanche volume 2 sous-titré « les réactionnaires » (CNH N°31), par Rémi Tremblay, journaliste et historien québécois. Puis, dans la série Les Grands classiques de Synthèse nationale, L’argent de Charles Péguy.
Michel Festivi est un spécialiste incontesté de l’histoire de l’Espagne et singulièrement de la IIe République espagnole et de la Guerre civile. Sa bibliographie est déjà très fournie. Dans ce numéro N°32 du CHN, il dresse une histoire passionnante du national-syndicalisme, des Phalanges espagnoles et des hommes de ces mouvances, Ramiro Ledesma Ramos, Onésimo Redondo et José Antonio Primo de Rivera.

Rémi Tremblay, historien et journaliste, patriote québécois, nous brosse l’histoire des mouvements identitaires blancs « les réactionnaires » aux États-Unis. C’est un expert reconnu en ce domaine de longue date. Enfin les Éditions Synthèse ont eu la bonne idée de promouvoir l’ouvrage de Charles Péguy, intitulé l’Argent, qui fut initialement inséré dans les Cahiers de la Quinzaine entre février et avril 1913.
Quels sont les points communs de ces trois livres me diriez-vous ? Une volonté certaine et assumée de lutter contre le capitalisme, le système libéral outrancier, le socialisme ou le communisme internationaliste, pour préserver l’identité des nations et la défense des travailleurs, des producteurs, assurer leur dignité.

C’est incontestablement le cas des mouvements des Phalanges espagnoles qui entendirent lutter à la fois autant contre le système bourgeois conservateur, que contre le marxisme et le système parlementaire défaillant. Promouvoir les ouvriers et les paysans « pas un espagnol sans pain », fut un de leur slogan. On retrouve, avec des différences liées aux contextes locaux, aux histoires et aux parcours des hommes, les mêmes intentions dans ceux qui entendirent préserver l’identité blanche aux États-Unis. Rémi Tremblay, grand spécialiste de cette période, nous le décrit parfaitement.
Enfin dès 1913, le socialiste non marxiste Charles Péguy, dans L’Argent, dénonçait la bourgeoisie et le basculement de la France vers une modernité devenue folle. Pour Péguy, il fallait réconcilier la République, l’Église et la famille, notamment au travers du prisme de l’éducation. Les identitaires espagnols ou américains, ne disaient pas autre chose globalement. L’argent est un réquisitoire terrible contre le capitalisme débridé, et contre l’anéantissement progressif de la France éternelle. Les Phalanges espagnoles défendirent la grandeur de l’Espagne, et les identitaires blancs américains, la préservation d’une Amérique vraiment enracinée dans ses traditions et ses valeurs.
Ces sujets sont plus d’actualité que jamais.
Michel Festivi : Les Phalanges espagnoles, les Cahiers d’histoire du nationalisme N° 32, 24,00 euros www.synthese-editions.com
Remi Tremblay : États-Unis, la mouvance identitaire blanche, « les réactionnaires », Volume 2, les Cahiers d’histoire du nationalisme N°31, 24,00 euros, www.synthèse-editions.com
Charles Péguy : L’argent, Les grands classiques de Synthèse nationale, 20,00 euros, www.synthese-editions.com