Résistance Identitaire Européenne

Intervention d'Alain Cagnat lors de la XVII° Table Ronde

LE COMBAT CULTUREL

 

Comme Martin Luther King, « I have a dream ». Imaginons que le Front National remporte les prochaines élections présidentielles puis législatives. Qu’en ferait-il ? Faute de cadres aptes à investir les lieux du pouvoir, il ne pourrait le conserver longtemps. Mais, en fait, il ne peut conquérir le pouvoir, parce que, même s’il obtenait la majorité dans les urnes, il lui manquerait l’essentiel : le contrôle de la société civile.

 

L’INANITE D’UN COMBAT POLITIQUE SANS COMBAT CULTUREL

 

Pour Antonio Gramsci, la puissance de l’Etat, dans un pays moderne, est scindée en deux : le pouvoir politique, constitué des instances de gouvernement (exécutif, Parlement) et des piliers de l’Etat (armée, police, justice), et la société civile, composée des institutions culturelles (intellectuels, système éducatif, universités, médias, artistes, groupes d’influence). Pour simplifier les « faiseurs d’opinion ».

 

Pour que le pouvoir puisse fonctionner, il faut qu’il y ait concordance entre les deux sociétés, politique et civile. Si ce n’est plus le cas, sans contrôle de la société civile, la société politique n’est pas en état de diriger le pays. L’Etat semble solide sur ses bases, mais, en fait, il ses bases sont pourries. Comme une tour du World Trade Center, il s’effondre tout d’un bloc, alors qu’à la seconde précédente, il paraissait indestructible.

 

Il est donc essentiel, pour le pouvoir, de « tenir » la société civile. Cela passe par un contrôle sans faille du pouvoir culturel qui s’exerce dans tous les secteurs et à travers tous les vecteurs de la vie politique, économique, mais aussi médiatique et artistique : télévision, cinéma, théâtre, presse, maisons d’édition, mode, urbanisme, mœurs…

 

A contrario, pour l’opposition, il ne peut y avoir de combat politique efficace qui ne repose sur un combat culturel parallèle. A défaut, la quête du pouvoir est pure utopie. L’analyse de Gramsci était très pertinente. Il est seulement dommage que les marxistes l’aient lue avant nous. Et il faut se rendre à l’évidence : à l’heure actuelle, le pouvoir culturel nous échappe complètement. Comment en est-on arrivé là ?

 

LE CONSTAT DES ANNEES 1960

 

En 1962, la droite dite nationale n’existe plus. Elle a été décapitée, intellectuellement et physiquement, lors de l’Epuration de 1944-45 d’abord, puis à l’occasion de la défense de l’Algérie Française. Une fausse droite, la droite des moutons, la remplace : pétainistes en 40, gaullistes en 44, Algérie française en 58, Algérie algérienne en 62, gaullistes, giscardiens, puis chiraquiens et enfin sarkozystes. Ils sont ce « peuple de veaux » que méprisait leur idole. Ils n’ont aucune idéologie, sinon celle de leur petit confort ; couards à en vomir, ils sont prêts à tout accepter du moment qu’on les laisse jouir tranquillement de leur vie de néant.

 

Julius Evola écrivait dans Des Hommes au milieu des Ruines : « Le problème fondamental consiste à déterminer s’il existe encore des hommes capables de repousser toutes les idéologies, toutes les formations partisanes et tous les partis politiques qui dérivent, directement ou indirectement de ces idées, c’est-à-dire, en fait, tout ce qui va du libéralisme et de la démocratie au marxisme et au communisme ». Une poignée de militants va relever le défi du combat culturel : ils appartiennent à la Fédération des Etudiants nationalistes et au mouvement Europe-Action. Ils sont les Soldats de la Classe 60 qu’appelait de ses vœux Robert Brasillach du fond de sa prison. Ils ont compris que la décennie 1960 allait transformer le monde, par la décolonisation d’abord, et ses conséquences migratoires, puis par la révolution culturelle qui trouvera son point d’orgue en 1968. C’est grâce à eux que naît ce mouvement intellectuel qu’on a appelé la Nouvelle Droite, dont le fer de lance fut le GRECE. C’est ce combat culturel qu’a repris Terre et Peuple, non pas pour sombrer dans l’intellectualisme où se sont égarés certains, mais pour nous emparer, un jour, du pouvoir politique.

 

Entre 1977 et 2012, un événement majeur est intervenu : l’effondrement de l’URSS. D’aucuns ont cru, naïvement, que les idées marxistes allaient disparaître dans les gravats du Mur de Berlin. Ceux-là n’avaient pas compris que le marxisme n’était qu’une des branches de l’égalitarisme. Le libéralisme en est une autre, avec sa volonté de réduire l’individu en un consommateur décérébré qu’on assommera à coups de loisirs débilitants et à qui on inculquera que la seule valeur qui vaille, c’est l’argent.

 

En 1977, le GRECE publiait un petit ouvrage intitulé Dix ans de combat culturel pour une renaissance, qui faisait le point sur la première décennie de ce combat culturel. Il parlait de terrorisme intellectuel, d’antiracisme, d’identité, d’éducation, d’enracinement… Force est de constater, à sa relecture, 35 ans plus tard, que l’ennemi a progressé sur toute la ligne de front.

 

LA SUBVERSION INTELLECTUELLE

 

La décennie 1960, et particulièrement Mai 68, fut un désastre spirituel et culturel. La volonté de l’intelligentsia subversive qui prit les commandes du pouvoir culturel à ce moment-là et ne l’a plus quitté, est de déstructurer à la fois la société, en sapant l’autorité, en combattant toute hiérarchie, en inversant les valeurs, et l’individu, en effaçant sa mémoire, en le coupant de ses origines, en brisant sa culture.

 

Le postulat est que tout se vaut, les individus comme les cultures. La normalité n’existe pas, ou bien, tout est normal, à commencer par l’anormalité. L’hétérosexualité n’est pas plus normale que l’homosexualité. Les fous ne sont pas plus fous que les gens normaux. Les criminels sont encore plus des victimes (de la société) que les vraies victimes, et méritent donc plus de compassion. On ne parle plus de sanction, de dette envers la société ou de mise à l’écart pour empêcher le délinquant de nuire, mais on parle de réinsertion : la prison, , doit être l’exception. Les « sans papiers » ne sont plus des clandestins hors la loi, mais des citoyens en attente de régularisation. Les « roms » sont des victimes ; s’il y a tant de délinquance chez eux, c’est qu’on n’est pas assez gentil avec eux. Toute marginalité est bienvenue. Toute discrimination est strictement prohibée. L’ennemi, c’est l’altérité : raciale, ethnique, culturelle, sexuelle même.

 

DETRUIRE LA FAMILLE

 

Le plus important est de détruire la famille. Par trois chantiers : la légalisation de l’avortement, la banalisation du divorce, et l’apologie de l’homosexualité.

 

Avec l’avortement légalisé et remboursé, sans garde-fou, les femmes sont enfin libres de leur corps, vieille revendication des féministes et des soixante-huitardes. La fécondité, quelle horreur ! Depuis 1974, ce sont plus de six millions de petits êtres innocents qui ont fini dans les crématoires hospitaliers de France. Merci, Simone. Et ce qui est encore mieux, c’est qu’il s’agit surtout de petits Blancs. Parce que dans les « quartiers », on n’avorte qu’exceptionnellement.

 

On a rendu le divorce de plus en plus facile : un pet de travers de l’un ou de l’autre, et hop, un petit tour chez le juge, et vive la liberté. Et puis, les familles recomposées, c’est tendance. C’est chouette d’avoir, tout à coup, des tas de frères et sœurs avec lesquels ont vit un temps, puis dont on change, au gré des rencontres de Papa ou Maman. Occulté totalement, le traumatisme réel des enfants dont les parents se séparent. Et pour enfoncer le clou, on a instauré, en amont, le PACS en 1999 : même plus besoin de divorcer !

 

L’homosexualité était perçue comme une déviance, et même une maladie mentale par l’OMS jusqu’en 1981. Aujourd’hui, c’est aussi tendance. Mais si vous n’en pensez pas que du bien, c’est que vous êtes homophobe ! Homophobe ou raciste, c’est pareil : gare à l’arsenal répressif ! L’une des promesses de la gauche (qui ne coûte pas grand-chose, celle-ci) est d’autoriser le mariage entre deux personnes de même sexe : c’est moderne, d’ailleurs d’autres pays l’ont fait avant nous, l’Espagne, le Portugal… c’est que ça doit être bien. Certains pensent même à instaurer un « mariage pour tous » : on pourrait se marier à trois ou à quatre. En 2003, le magazine Elle avait même inventé un nouveau terme : le « trouple » pour couple + trio. Ce serait chouette et comme ça, on ferait plaisir aux partisans de la charia qui prônent la polygamie.

 

Mieux, les homosexuels pourront adopter. C’est le petit qui va être content (ou la petite) : il (elle) aura deux papas ou deux mamans. D’ailleurs, les futurs livrets de famille ne comporteront plus les mentions « père » et « mère », mais « parent 1 » et « parent 2 ». Plus grave, on sait qu’un certain nombre d’homosexuels hommes (même si ce nombre est faible) sont aussi pédophiles. Pour preuve, il n’y a pas si longtemps, le Larousse et le Robert définissaient la pédérastie (mot suspect aujourd’hui, mais prisé par André Gide) pour qualifier aussi bien un homme qui a des rapports sexuels avec un autre homme, qu’un homme qui a des rapports sexuels avec un enfant. Qu’est-ce qui garantira que l’enfant adopté ne sera pas la victime de quelques prédateurs ?

 

Pour parachever le tout, on a inventé le « genre ». On ne serait homme ou femme que parce que la société nous conditionnerait dans ce rôle dès le plus jeune âge. Le résultat d’un apprentissage culturel. Peu importe que cette aberration soit en contradiction totale avec la nature ! Dans certaines maternelles, on fait jouer les garçons à la poupée et on met les filles à l’établi. A quand des individus asexués ou hermaphrodites ? On voit bien la main des lobbies homosexuels derrière cette opération.

 

On a donc bien compris que cette intelligentsia voulait détruire les fondements du vieux monde. Mais pour le remplacer par quoi ? Par une nouvelle religion dont les piliers s’appellent égalitarisme, universalisme et antiracisme.

 

LA RELIGION DE L’EGALITARISME

 

Cette idéologie va à l’encontre des lois de la Nature qui montrent que le monde n’est que diversité et hétérogénéité. Elle est totalement étrangère à l’univers des peuples européens. Les sociétés indo-européennes sont fondées sur une organisation trifonctionnelle : la souveraineté et le sacré, tout en haut, la fonction guerrière ensuite, et enfin la fonction productive.

 

Il faut remonter au christianisme primitif pour trouver la source de l’égalitarisme. Mais celui-ci définit les hommes comme égaux seulement devant Dieu. C’est avec le mouvement des idées du XVIIIème siècle que l’égalitarisme se laïcise. L’avènement de la démocratie en Angleterre, la Révolution française puis les révolutions marxistes l’ont érigé en idéologie dominante.

 

Il faut détruire les peuples dans leur variété, car chacun porte ses traditions, sa culture, sa langue, etc. en un mot ses différences. La République jacobine ne s’y est pas trompée qui a tout fait pour éradiquer tout particularisme régional, depuis plus de 200 ans. Le but est de transformer les individus en êtres indifférenciés, donc parfaitement interchangeables. Le nivellement des masses commencer dès le plus jeune âge et suivre l’individu tout au long de sa vie. Toute méritocratie doit être abolie.

 

Selon le postulat « Tout se vaut », il faut rabaisser la civilisation européenne et rehausser les autres cultures. Le discours ambiant proclame donc que la civilisation européenne ne serait rien sans l’apport des civilisations orientales, en particulier la civilisation arabo-musulmane. Comme on a pu le voir récemment dans une série sur ARTE, L’Orient et l’Occident, les Européens devraient tout non seulement aux Arabes, mais aussi aux Ottomans, aux Sumériens, aux Egyptiens et même aux Mongols (sic). Par exemple, Copernic n’aurait fait que plagier un savant arabe du 13ème siècle, etc. Si l’on comprend bien, sans ces braves gens, nous serions encore couverts de peaux de bêtes et nous vivrions dans des cavernes.

 

Il va de soi qu’un livre comme celui de Sylvain Gouguenheim, Aristote au Mont Saint-Michel, dérange beaucoup. Il démontre de manière scientifique que le Haut Moyen Age n’est absolument pas la période sombre qu’on veut bien nous faire croire, et que le savoir des Grecs a été transmis par les monastères occidentaux et par l’Empire romain d’Orient qui fut un foyer de foisonnement intellectuel à Byzance jusqu’en 1453. « L’image biaisée d’une chrétienté à la traîne d’un Islam des Lumières » relève plus du parti pris idéologique que de l’analyse scientifique » ne pouvait lui valoir que l’anathème de la bien pensance.

 

LA RELIGION DE L’UNIVERSALISME

 

L’universalisme est le pendant de l’égalitarisme. L’individu indifférencié devient le citoyen du monde et nous sommes tous des habitants du « village monde ». Le rêve de ces fanatiques est d’établir un gouvernement mondial. Il ne faut pas croire que ce n’est qu’utopie. Le Nouvel Ordre Mondial, voulu aussi bien par les marxistes que par les libéraux, pour des raisons faussement antagonistes, est déjà en marche avec toutes ses courroies de transmission internationales : ONU, OMC, Union Européenne, etc. Ce qu’explique Jacques Sévilla, dans Historiquement incorrect : « La libre circulation des biens, des capitaux et des hommes et le matérialisme mercantile tendent à considérer l’être humain comme un consommateur, et la planète comme un marché sans frontières. Au regard des exigences du libre-échange, les nations sont des enracinements à combattre ».

 

Michèle Tribalat, quant à elle, dans Les yeux grands fermés, parle de « totalitarisme doux » :«  Les défenseurs des droits de l’homme et ceux d’une conception libérale se rejoignent pour souhaiter une libre circulation des hommes alignée sur celle des marchandises et des capitaux… Ils invitent à considérer les flux migratoires comme des rivières naturelles contre lesquelles on ne peut pas grand-chose et auxquelles il faut plutôt songer à s’adapter avec entrain…»

 

L’ABRUTISSEMENT DES FOULES

 

Big Brother n’a pas oublié la maxime des Romains : « Du pain et des Jeux » pour le peuple. Son arsenal est infini : la téléréalité, les jeux télévisés débiles, les films bien pensants, les people, le bling-bling… Surtout ne pas donner à réfléchir à ce troupeau d’imbéciles qui bouffent du McDo, boivent du Coca et se gavent de séries américaines. Ce sont, comme l’écrit Richard Millet, dans De l’antiracisme comme terreur littéraire : « Des esclaves convaincus que leur néant est la forme suprême du bonheur ».

 

Je ne cesse jamais de m’étonner en consultant le classement des personnalités préférées des Français du Journal du Dimanche. Les lauréats sont : Yannick Noah, Omar Sy, Zinédine Zidane, Jamel Debbouze, Gad Elmaleh, et Mimie Mathy qui a détrôné l’icône Simone Weil. Je ne vous dirai surtout pas qu’il y a là deux personnes d’origine africaine, deux personnes d’origine maghrébine, deux personnes de religion juive et une personne qui a un handicap. La police de la pensée dirait que c’est discriminatoire et je serais d’accord avec elle. Non, je m’étonne plutôt que Yannick soit un délinquant fiscal, qu’Omar ait émigré fiscalement aux Etats-Unis dès qu’il est devenu riche, que Zinédine soit notamment célèbre pour donner des coups de boule dans les stades et que Jamel soit très discret sur son passé de délinquant. Finalement, il n’y a que Mimie pour laquelle j’ai de la considération. Mais c’est un avis tout personnel.

 

Je m’étonne qu’il n’y ait dans ce classement pas de sportifs comme Sébastien Loeb, Yannick Agnel ou Christophe Lemaître, ou de chanteurs comme Charles Aznavour, Serge Lama ou Patricia Kaas, par exemple. Ni de scientifiques, ni d’écrivains, ni de médecins… Pensez, il n’y a même pas Bernard-Henri Lévy ! Mais, enfin, quand on sait que 19 millions d’habitants de ce pays sont allés voir Intouchables, avec le même Omar Sy, un bel hymne à la diversité où le Blanc est un benêt, je ne m’étonne plus de rien.

 

LE TERRORISME INTELLECTUEL

 

L’idéologie totalitaire a besoin de moyens totalitaires pour faire taire les rebelles. Elle a donc développé tout un arsenal de lois liberticides qu’applique avec zèle la meute des chiens de garde d’une magistrature collabo tout acquise à la « cause ». Il ne faut pas hésiter à parler d’une nouvelle inquisition. Les grands prêtres en sont les intellectuels de magasin Lidl comme Bernard-Henri Lévy, Jean-François Kahn ou Laurent Joffrin. Leurs officines s’appellent Le Monde, Libération, Le Nouvel Observateur… Derrière Le Monde, il y a la Banque Lazard, et derrière Libération, il y a la Banque Rothschild ! Etonnant, non ? Mais rares sont les hommes courageux qui osent s’opposer à cette dictature de la pensée dans la droite des moutons. La plupart préfèrent hurler avec les loups.

 

Autrefois, aux yeux de l’intelligentsia, l’ennemi était le fasciste, terme utilisé à tout bout de champ et toujours hors de propos. De nos jours, quatre blasphèmes vous emmènent directement en Correctionnelle, autrement appelée TGI, non pas pour Tribunal de Grande Instance, mais Tribunal de la Grande Inquisition : antisémite, raciste, homophobe, islamophobe. La liste n’est pas exhaustive et s’enrichit régulièrement. Ainsi, dès qu’un auteur exprime des idées contraires au « politiquement correct », il est mis au ban de la société. C’est ainsi que des enseignants (Dimitri Casali), des historiens (Sylvain Gouguenheim, Jacques Heers, Daniel Lefeuvre, Olivier Piétré-Grenouilleau, Jacques Sévilla), des géopoliticiens (Aymeric Chauprade, Annie Laurent, Bernard Lugan), des démographes (Jean-Paul Gourevitch, Michèle Tribalat), des sociologues (Hugues Lagrange, Pierre-André Taguieff), des écrivains (Richard Millet, Jean Raspail) subissent, à des titres divers, les foudres du Système pour avoir osé se dresser contre lui.

 

Les gens des médias n’échappent pas à la règle, comme Eric Zemmour pour avoir dit que les prisons étaient remplies de Noirs et de Maghrébins. Et il faut s’appeler Gilles-William Goldnadel et être membre du comité directeur du CRIF pour écrire impunément Réflexions sur la question blanche en 2010.

 

LES ATTEINTES A LA LIBERTE D’EXPRESSION : LES LOIS MEMORIELLES

 

« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses idées, et celui de rechercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières, les informations par quelque moyen que ce soit » (Déclaration internationale des Droits de l'Homme, adoptée par l'ONU le 10 Décembre 1948).

 

Il y a longtemps que la liberté d’expression n’existe plus en France, si tant est qu’elle ait existé sous les différentes Républiques. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté ! », comme disait Saint-Just. Aujourd’hui, il n’y a plus de guillotine pour se débarrasser des ennemis de la république, mais on a inventé les lois liberticides, joliment appelées lois mémorielles. Et l’arsenal répressif est impressionnant. La prison, bien sûr, mais elle est rarement utilisée, car les établissements pénitentiaires manquent de place. Et puis, il y a une sanction qui est beaucoup plus efficace, celle qui fait mal au portefeuille : l’amende, généralement très élevée, dont on sait qu’elle mettra le récalcitrant à genoux, qu’il aura du mal à s’en relever et que, probablement, il en sortira dégoûté et hors d’état de nuire. Celle-ci peut aller jusqu’à 45 000 euros. Il vaut mieux brûler des voitures, vendre de la coke ou s’éclater dans une tournante.

 

LA LOI FABIUS-GAYSSOT : LA RELIGION DE LA SHOAH

 

« Les juifs n’ont pas le monopole du martyre ! On comptait beaucoup d’Auvergnats, de Périgourdins, voire de Bretons à Auschwitz et à Dachau. Pourquoi nous rebat-on les oreilles avec le malheur juif ? Oublie-t-on le malheur berrichon ? Le pathétique poitevin ? Le désespoir picard ». C’est Patrick Modiano qui s’exprime ainsi dans La Place de l’Etoile, en 1968. Impensable aujourd’hui !

 

Car la première loi mémorielle est la loi Fabius-Gayssot (1990) qui définit le délit de « négation des crimes contre l’humanité ». Grâce à elle, la Shoah est devenue le Dogme absolu, intouchable, ainsi que l’explique Jacques Heers dans L’Histoire assassinée : « On ne peut nier que ces condamnations lancées par le pouvoir politique aient lourdement pesé sur la recherche historique. Cela s’affirme évident lorsque ce pouvoir, ayant fait connaître sa vérité jusque dans les détails, interdit formellement toute nouvelle enquête, révision, précision même qui risquerait de mettre en cause ses certitudes, ne serait-ce que sur un seul aspect du problème. Lorsque le seul fait de souhaiter confier aux historiens l’étude du passé, sur tel ou tel point contesté, est aussitôt pris pour un grave délit, il est bien clair que toute recherche se trouve figée, réduite à la clandestinité ou, plutôt, réduite à néant ».

 

Il faut s’appeler Jacques Sévilla pour oser écrire : « Or, à écouter le discours dominant, celui qui prévaut au cinéma, à la télévision, dans les livres ou les commémorations officielles, le sort tragique de ceux qui ont été déportés uniquement parce qu’ils étaient juifs paraît désormais le seul à bouleverser les consciences… La solution finale est une tragédie particulière qui s’est déroulée au sein d’une tragédie générale ».

 

C’est que le sujet est totalement sacralisé et verrouillé, comme l’explique le gourou de la Shoah, Claude Lanzmann : « Il y a sans doute eu des excès dans la « mobilisation mémorielle. » Mais ne vous y trompez pas : « ce » n’est pas fini et ça ne finira pas... Oui, les outrances, les rituels, les commémorations… peuvent énerver. Ceux que ça énerve n’ont qu’à soigner leurs nerfs ». Voila, c’est dit. Nous ne sommes plus dans le rationnel et l’objectif. Nous sommes dans l’irrationnel, le mystique, le sacré. Pierre Nora parle de « nouvelle religion séculière » et Goldnadel de « religion shoahtique ».

 

Une telle attitude n’est pourtant pas sans danger comme l’écrit Esther Benbassa : « La mémoire de la Shoah s’impose… jusqu’à légitimer une étonnante tendance à la victimisation, victimisation qui immunise le juif contre toute critique et immunise par là même Israël ». La Shoah serait donc un système qui permettrait à la communauté juive de noyauter tous les pouvoirs, politique, financier, médiatique, show-business…, de réclamer toujours plus de réparations, de culpabiliser encore et toujours les Allemands qui ont commis l’Holocauste, les Suisses qui ont détourné la fortune des déportés, les Français qui ne les ont pas assez aidés, et également de soutenir coûte que coûte l’Etat d’Israël. C’est la thèse de Norman Finkelstein dans L’industrie de l’Holocauste, Réflexions sur l’exploitation de la souffrance des juifs (2000). L’antisémitisme des banlieues se nourrit des outrances du discours sur la Shoah.

 

LA LOI TAUBIRA : LES TRAITES NEGRIERES

 

La seconde est la loi Taubira (2001), qui qualifie de crime contre l’Humanité la seule traite négrière pratiquée par les Européens, pourtant moins importante que celle pratiquée par les Arabes ou par les Noirs entre eux. Car « Il ne faut pas désespérer les banlieues » dira-t-elle pour se justifier. Jacques Heers lui répondra : « Personne ne devait s’y tromper, on ne voulait parler que des Français et des Anglais, seuls responsables du dépeuplement de l’Afrique. […] Quant aux Musulmans, mieux vaut se taire : ce serait du racisme ». Et la loi Taubira va très loin. Elle exige que, non seulement la mémoire des esclaves soit défendue, mais aussi que « l’honneur de leurs descendants soit également défendu ». Ce qui légitime et légalise pour la première fois le principe du malheur héréditaire.

 

Mais notre chère Garde des Sceaux ne s’est jamais indignée du fait que l’esclavage perdure dans 23 pays d’Afrique (Mauritanie, Somalie, Soudan, Congo,…) et du Proche-Orient (Yémen, sultanat d’Oman, Arabie saoudite,…), touchant au moins 27 millions d’individus ! Pourquoi ne pas faire de loi mémorielle sur le massacre des Albigeois, des Vaudois et autres protestants ? Ou sur le génocide que nos révolutionnaires ont pratiqué en Vendée ? Mais non, il y a de bons génocides (ceux qui exterminent les méchants) aux yeux de nos donneurs de leçons.

 

Jacques Heers a démonté le procédé : « L’Etat, maître depuis longtemps dans l’art de dicter l’Histoire par célébrations et pantomimes, sait aussi, depuis quelques années, montrer d’un doigt vengeur les affreux, les criminels et les pervers dans un passé de plus en plus lointain. […] Contre ces maudits, les forces du Bien mènent non une guerre de conquête mais une expédition punitive, une croisade des temps modernes. […] Ces escroqueries intellectuelles sont délibérément préparées puis imposées par une volonté politique qui décide de ses choix et prétend, au nom d’une idéologie, d’intérêts immédiats, d’une complaisance diplomatique, écrire et réécrire l’Histoire ».

 

LA RELIGION DE L’ANTIRACISME

 

L’UNESCO écrivait dans son Courrier en novembre 1974 : « L’utilisation du mot race pour désigner différents groupes ethniques n’est pas erronée. Différentes races existent bien et sociologues, anthropologues, etc. utilisent tous ce mot. Ce qui est erroné, c’est de penser à ces différentes races en termes d’infériorité ou de supériorité ». Cela tombe sous le sens. Mais c’était en 1974. Depuis, la grande machine à laver les cerveaux a fait des ravages.

 

C’est Gilles-William Goldnadel qui écrit dans Réflexions sur la question blanche : « Il fut pourtant un temps, pas si lointain, où le mot race et la chose n’avaient rien d’interdit. Mais depuis la Shoah, l’irrationnel le plus complet s’est emparé du concept racial ». Et encore : « L’obsession xénophile issue du choc médiatique de la Shoah est passée au milieu. Dans le mitan des années 1960. C’est elle qui proscrit désormais toute réflexion identitaire nationale autour de questions religieuses ou ethniques. Et même rend sulfureuse la seule évocation de l’idée de race ».

 

Ainsi, il y a bien des races de chiens, de chats, de bovins, d’ovins, de poules…, mais, contrairement à l’évidence, il n’y a plus de races humaines, il n’y a qu’une espèce humaine qui est LA race humaine. Les races humaines n’existant pas, il a bien fallu, pour continuer à différentier les peuples entre eux, parler d’ethnies, faisant ainsi dériver le sens de ce mot. Comme le dit Alain de Benoist : « En supprimant le mot, on croit supprimer la chose. Mais les mots ne sont pas les choses, et les réalités demeurent ».

 

Les officines porte-flingues de la police de la pensée veillent : SOS Racisme, le MRAP, la LICRA, le CRIF, les Indigènes de la République, le CRAN… Gare à l’imprudent ! Il se retrouvera vite traîné en Correctionnelle, ou à tout le moins lynché dans les médias qui pensent bien. Comme Richard Millet : « La gnose antiraciste tente de nous persuader que les races n’existent pas, à tout le moins la race blanche, coupable, exclusivement, de tous les maux, et promise, punition et rédemption, à disparaître dans la fade colorisation du métissage universel prôné par le parti dévot … Il est donc devenu, même avec la caution de Lévi-Strauss, impossible de s’interroger sur le seuil de tolérance ou sur la couleur des gens, leur origine, le caractère de ce qui est français, la nation, la faillite de l’enseignement, la culture comme universalisation du mensonge, bref tout ce qui dégrade un réel que la Propagande tente d’escamoter mais qui ne cesse de resurgir dans la violence de sa vérité ». Car les faits sont têtus.

 

LE RACISME ANTI-BLANC

 

L’antiracisme est à sens unique. Le racisme ne peut s’exercer que de la part des Blancs à l’encontre des Noirs, des Jaunes ou des Rouges. Jamais à l’inverse. C’est ce qu’explique Goldnadel : « L’antiracisme sait faire montre de discernement compréhensif. On tolère aisément que des mouvements revendicatifs communautaristes – comme les Indigènes de la République – se réclament ouvertement de la notion de race. On admet parfaitement qu’un Antillais puisse se sentir une solidarité chromatique naturelle, par exemple dans le domaine sportif, avec un Ivoirien ou un Sud-Africain. Mais un Blanc ! Suggérer la possible existence d’une race blanche, et vous allez entendre toute la gamme des bruits martyrocrates qui vont du toussotement gêné au hurlement vengeur en passant par le ricanement goguenard ».

 

Parmi le florilège des cris de vierges effarouchées, citons SOS Racisme : « Nous ne pouvons accepter la notion de racisme anti-Blancs parce qu’elle est une thèse défendue depuis longtemps par l’extrême-droite ». En résumé, parler de racisme anti-Blanc, c’est, aux yeux des antiracistes, encore du racisme. Les Indigènes de la République, eux, ont un raisonnement quelque peu spécieux : le Blanc ne peut être victime de racisme puisque c’est lui qui en a inventé le concept (sic). C’est qu’ils nous aiment bien, ces indigènes, comme le prouvent ces propos de leur présidente, Houria Bouteldja : « Aujourd’hui, il y a encore des gens comme nous qui vous parlent encore. Mais, demain, il n’est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs ». Si ce n’est pas du racisme anti-Blanc, qu’est-ce que c’est ?

 

Je ne résiste pas à l’envie de vous réciter quelques paroles extraites de chansons de rap, qu’on connaît par cœur dans les « quartiers » :

-          « Les keufs connaissent l’odeur de ma bite » ( groupe Brûle),

-          « Faut que Paris crame ! » (groupe Salif),

-          « J’ai envie de dégainer sur les faces de craie » (groupe Amer),

-          « C’est pour niquer la France… Flippe pour ta femme, tes enfants, pour ta race ! On est installés ici et c’est vous qu’on va mettre dehors » (groupe Smala),

-          « On va emmener les porcs à la morgue, brûler leur sperme en échantillon, souder leurs chattes. Quand j’vois la France les jambes écartées, j’l’encule sans huile » (groupe Lunatic),

-          « J’aime les CRS morts… J’prends mon temps à me dire que j’finirai bien par leur tirer dessus » (groupe Islam)

 

Du racisme anti-blanc ? Pas du tout, c’est de l’art. D’ailleurs, ces sublimes chansons sont en vente à la FNAC, chez Virgin ou chez Amazon !

 

Pierre Desproges disait  : « Je serai antiraciste quand on écrira « racismes » au pluriel ».

 

Mais il ne faut pas désespérer. Même l’UMP, ou tout au moins une partie du parti des moutons, deviendrait courageuse. Jean-François Copé ose parler de racisme anti-blanc dans son manifeste, « La droite décomplexée ». Même si c’est par calcul, c’est révélateur.

 

METISSEZ-VOUS !

 

L’heure est au métissage obligatoire. Mais pour les Blancs seulement. Comme l’écrit Goldnadel, « La France, c’est comme une Mobylette : elle marche au mélange », disaient finement les gentils potes de SOS-Racisme, la main jaune sur le cœur, telle l’étoile nostalgiquement regrettée. L’homme blanc, l’indigne, pour survivre, doit disparaître… ».

 

Cet avis est partagé par Taguieff : « En quoi le « pluriel » et le « métissé » sont-ils plus dignes d’admiration que ce à quoi on les oppose ? Pourquoi préférer la « diversité », source d’inégalité et de conflit, à l’homogénéité ou à l’unité ? Cette vision d’un avenir radieux est fondée sur deux axiomes : le changement est amélioration, le mélange est « enrichissement »... Mais ces deux propositions ne font qu’exprimer des croyances, et, ainsi formulées, elles sont l’une comme l’autre fausses : tout changement n’implique pas une amélioration, tout mélange ne constitue pas un « enrichissement »

 

Il l’était également par Alain de Benoist, dans les années 1970 : « Vaut-il mieux une planète où coexistent des types humains et des cultures variés, ou bien une planète dotée d’une seule culture et, à terme, d’un seul type humain ? On pourrait distinguer entre raciophobes et raciophiles. Les premiers souhaitent la disparition des races, donc l’uniformisation des modes de vie. Les seconds pensent que c’est la pluralité de l’humanité qui fait sa richesse, et qu’un monde où l’on retrouverait, sur les deux hémisphères, les mêmes villes, les mêmes immeubles, les mêmes magasins, les mêmes produits, les mêmes modes de vie, serait un monde incontestablement appauvri ».

 

Eh bien, oui ! Nous sommes des raciophiles, ou des ethno-différentialistes si l’on préfère. Nous voulons conserver la diversité et la spécificité des peuples de la Terre, celles des Bretons et des Alsaciens, bien sûr, mais aussi celles des Navajos des Etats-Unis, des Jivaros du Brésil, des Hottentots d’Afrique du Sud, des Karens de Birmanie et des Aborigènes d’Australie. Nous ne voyons pas quel avantage tirerait l’Humanité du métissage des Masaï avec des Ouïghour. Les racistes ne sont pas ceux que l’on pense.

 

RABAISSER L’HOMME BLANC PAR LA CULPABILITE ET LA REPENTANCE

 

La démolition de la société européenne passe par la culpabilisation de l’Homme blanc. Les Français ne furent que d’horribles esclavagistes au XVIIIème siècle, d’affreux colonialistes au XIXème et d’infâmes collabos au XXème. Nous sommes « coupables de crimes contre l’Humanité, contre la civilisation, contre les Droits de l’Homme », c’est l’infâme Gilles Manceron qui l’écrit dans Marianne et les colonies. Introduction à une histoire coloniale de la France. Repentons-nous, mes frères, pour tant d’ignominie. Trempons-nous dans le goudron et couvrons-nous de plumes. Nous ne méritons que cela.

 

Je prendrai un exemple, celui de l’apport de la société arabo-musulmane à la civilisation occidentale. Aux yeux des partisans de cette pseudo-thèse, il s’agit de ce qu’on peut appeler un « héritage oublié ». Avoir oublié un héritage, c’est-à-dire ce que l’Europe doit au monde arabo-musulman, c’est avoir une dette à son égard, c’est se montrer ignorant et ingrat, donc coupable.

 

Un autre exemple, celui du film Indigènes dont on veut nous faire croire qu’ils ont libéré à eux-seuls le territoire national et que la France ne fut qu’ingratitude à leur égard. Le répugnant Debbouze proclame : « C’est l’histoire de tirailleurs qui se sont battus pour la mère patrie mais qui, le jour de la victoire, n’ont pas eu le droit de défiler sur les Champs-Elysées ». Ce qui est tout à fait faux ; il suffit de regarder les images d’archives des défilés de la Libération. Et les indigènes n’ont pas eu plus de pertes que les autres contingents de l’Armée d’Afrique, bien au contraire. Mais peu importe le mensonge : « Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ! » disait Lénine.

 

Tout ceci ne fait que conforter les minorités allogènes dans leur certitude que les Occidentaux, les Blancs, sont les oppresseurs des peuples et les pilleurs de la planète. Et qu’en conséquence, il faut se venger. Impunément ! Puisque ce sont ces ethnomasochistes de Blancs qui le disent eux-mêmes.

 

L’œuvre de castration intellectuelle de l’Européen, fonctionne à merveille : la honte l’empêche de revendiquer son identité. Le Blanc se vautre dans une autoflagellation permanente : « L’Occidental, qui ne s’aime plus, a perdu le droit de haïr la haine d’un ennemi qu’il n’a même plus le droit d’avoir, pas même de nommer » (Goldnadel).

 

« Comme s’il était bon, dans tous les cas, de se dénigrer jusqu’à se haïr soi-même, et totalement condamnable d’abaisser ou d’exclure, quoi qu’il fasse, un quelconque représentant de la catégorie « les autres » (Taguieff). 

 

DETRUIRE L’IDENTITE

 

L’idéologie universaliste a coupé la société française en deux. D’un côté, la gauche renforcée par les bataillons de la droite des moutons, qui pense que la France est née en 1789, et que la France c’est la République. Ainsi, pour être français, il suffit d’adhérer aux valeurs de la République, les droits de l’homme, l’égalité, l’universalité : donc, tout habitant de cette petite planète peut être français. Les martiens aussi s’ils existent.

 

Comme dit Jacques Sévilla de ces gens-là : « La nation n’est plus un héritage, mais un contrat conclu entre des associés volontaires. La patrie n’est plus la France charnelle, la société telle qu’elle est, mais le lieu où se reconnaît l’humanité, présente partout où règne la raison : le patriotisme se confond avec l’attachement aux principes de 1789. Un patriote, c’est un adepte des idées révolutionnaires, quel que soit son pays ».

 

De l’autre, une minorité qui se situe ailleurs, – et que nos ennemis aiment stigmatiser par le terme d’extrême-droite, quand ce n’est pas de fascisme -, et qui rassemble les identitaires, les nationalistes, les monarchistes, les souverainistes, les catholiques traditionnalistes, les solidaristes… pour lesquels la nation est une patrie charnelle, c’est-à-dire qu’elle est à la fois une Terre et un Peuple. Car les racines de notre pays s’inscrivent dans un long processus historique qui plonge dans une très longue mémoire. Comme l’écrivent :

 

-          Fernand Braudel : « Comme si l’histoire n’allait pas jusqu’au fond des âges, comme si préhistoire et histoire ne constituaient pas un seul processus »,

 

-          Pierre Chaunu : « La clef de notre identité est enterrée là sous nos pieds. La France est faite avant la Gaule, mot tardif inventé par les Romains »,

 

-          Jacques Sévilla : « … la nation est une communauté de naissance, un fait de nature, et non une association volontaire… La patrie est un héritage partagé entre tous les Français morts, vivants et à naître ».

 

C’est pourquoi il était essentiel pour l’ennemi de remplacer le droit du sang par un droit du sol cosmopolite : c’est la loi Guigou votée en 1998. C’est la plus grave atteinte à notre identité depuis le regroupement familial mis en place en 1976 par les chantres de la droite des moutons, Giscard et Chirac. La preuve de l’extraordinaire contamination des esprits dans ce pays.

 

LE LAVAGE DE CERVEAU COMMENCE A L’ECOLE

 

Le système éducatif est le cœur du problème. Qui tient l’école tient les cerveaux. C’est par là et dès la plus tendre enfance que l’idéologie de l’égalitarisme et de l’universalisme instille son venin. Le but n’est plus de former des enfants à la tête bien faite et bien remplie, mais des individus uniformisés, de bons petits républicains, droitsdel’hommmistes, antiracistes, anticolonialistes, altermondialistes, et surtout sans culture, de manière à en faire des « citoyens du monde ». L’instruction a laissé la place à l’éducation, non pas au sens noble du terme, mais au conditionnement et au dressage. Du passé faisons table rase : déracinées, les jeunes pousses n’en sont que plus malléables.

 

Jacques Heers s’alarmait déjà : « Toute propagande d’Etat commence par l’école. Elle doit former des citoyens et, pour bien remplir sa mission, prendre complètement les enfants en charge, les « formater » dirions-nous aujourd’hui, en faire des hommes mal à l’aise, honteux dès qu’ils auraient l’idée de penser par eux-mêmes et de remettre en cause quoi que ce soit ? ».

 

Pour ceux qui douteraient de la réalité de cette entreprise de lavage de cerveau, relisons ces propos de Vincent Peillon dans le Journal du Dimanche du 2 septembre : « Le point de départ de la laïcité, c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté de choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… ». Mais Peillon ne doit pas parler de lui-même : arrière petit-fils de rabbin, né d’une famille Blum-Lederman et ayant épousé dame Bensahel, est-il sûr de vouloir arracher ses enfants Salomé, Elie et Isaac à leur déterminisme judéo-sémitique ?

 

Les héros des bandes dessinées d’autrefois n’ont plus droit de cité. Tintin est un horrible raciste (Tintin au Congo) tandis que les Schtroumpfs vivent dans une société fasciste dont le Führer est le Grand Schtroumpf. Il faut aux enfants d’aujourd’hui des héros de leur temps, ouverts aux droits de l’homme et à la société multiculturelle et multiraciale :

 

-                     65 millions de Français (Bayard) ! On ne savait pas que « tout le monde, il était français… »,

-                     Vivons ensemble (Albin Michel) par Mustapha Harzoune et Samia Messaoui,

-                     Le loup (noir) qui voulait changer de couleur (Auzon)

-                     Max et Koffi sont copains ; Max et Lili aident les enfants du monde ; Le tonton de Max et Lili est en prison (Serge Bloch)

-                     Mon premier livre de citoyen du monde (Rue du Monde) : encore Serge Bloch

-                     Je serai 3 milliards d’enfants (Rue du Monde).

-                     Stop au racisme ! (Milan Jeunesse)

-                     Et toi, comment tu t’appelles ? (Pastel/Ecole des Loisirs)

-                     Les enfants du monde ; Les enfants d’ailleurs (La Martinière Jeunesse).

 

Même Titeuf a laissé tomber Nadia, la petite Blanche aux taches de rousseur : dans son dernier album, il lui préfère une petite réfugiée africaine sans papiers (Titeuf à la folie).

 

LA REECRITURE DE L’HISTOIRE ET SON ENSEIGNEMENT

 

La littérature est l’une des grandes victimes de ces fous furieux. Exit les grands auteurs, Corneille, La Fontaine, Racine, Molière, Stendhal, Hugo, Musset, etc. trop difficiles à comprendre. Exit les grandes œuvres littéraires, comme Le Rouge et le Noir ou Les Misérables. Exit Voltaire. Il faut dire que le bougre a écrit une pièce qui s’intitule Le Fanatisme ou Mahomet le Prophète. Pire que Les Versets sataniques de Salman Rushdie, ou L’innocence des musulmans, ce petit navet israélo-américain qui rend les musulmans hystériques !

 

Mais la matière la plus torturée par nos idéologues est l’Histoire de France. « C’est le Passé (l’Histoire) qui fonde l’avenir, or les maîtres du présent peuvent réinventer l’Histoire » (George Orwell, 1984).

 

Les trois fautes commises par les pseudo-historiens politiquement corrects sont :

-                     L’anachronisme : le passé est jugé selon les critères politiques, moraux et culturels d’aujourd’hui,

-                     Le manichéisme : l’Histoire est la lutte du bien et du mal, ce qui suppose que le bien l’emportera un jour sur le mal,

-                     Le réductionnisme : la complexité du passé est gommée au profit de schémas d’explication simplistes qui servent à éclairer le discours ambiant.

 

Au placard, Vercingétorix et « Nos ancêtres les Gaulois ». Comme écrit Jacques Sévilla : « … les années 1970 ont diabolisé la formule des manuels d’autrefois. Elle n’était pourtant qu’une image. Elle signifiait que tout membre de la communauté française se reconnaissait dans une histoire commune… Etre français, ce n’est pas naître en France, ce n’est pas posséder une carte d’identité, ce n’est pas bénéficier de la protection sociale, c’est partager un héritage à partir duquel se bâtit un projet d’avenir ».

 

Au placard, Clovis, le fondateur du royaume des Francs, et Charlemagne, le premier Empereur unificateur de l’Europe. Ils rappellent trop que la France n’a pas attendu 1789 pour se construire. Au placard, Charles Martel, le vainqueur de Poitiers et Saint-Louis, le roi croisé. Il ne faut pas froisser nos chères petites têtes voilées.

 

Au placard, tous ces « rois qui ont fait la France » comme aiment à chanter les monarchistes : François 1er, Henri IV, Louis XIV… Pensez, Louis XIV ? « Un benêt sans esprit » pour le grand historien Jean-François Kahn, qui n’hésite pas à écrire dans Marianne : « Le règne de Louis XIV est le premier des régimes totalitaires : répression, personnalisation du pouvoir, dogme religieux de l’Etat, domination arbitraire, droits de l’homme piétinés ». Comme si les « droits de l’homme » existaient au XVIIIème siècle !

 

Paradoxalement, Jeanne d’Arc est toujours au programme, sans doute pour éradiquer les vilains sentiments qu’elle inspire aux électeurs du Front National : Jeanne est décrite dans le manuel Hachette comme une folle qui entend des voix. Rien sur l’incarnation du sentiment national qu’elle représente (quelle horreur que le sentiment national !). Jeanne d’Arc a complètement disparu des programmes du lycée ; on lui préfère Hildegarde de Bingen, une religieuse allemande du XIIème siècle, que tout le monde connaît, bien sûr !

 

Au placard Napoléon, le Code Civil, l’épopée impériale. Pas tout à fait : Napoléon n’est plus étudié que comme un infâme négrier qui a rétabli l’esclavage aux Antilles en 1802. Claude Ribbe, dans Le Crime de Napoléon, qualifie ainsi l’Empereur de : « despote misogyne, homophobe, antisémite, raciste, fasciste, antirépublicain ». De quoi se faire bonapartiste. Ecoutons ces propos du grand historien Claude Sérillon, chez le grand philosophe Michel Drucker : « Napoléon est un beau salopard, quoi qu’on en dise ! ». Du coup, Chirac a refusé de célébrer le 200ème anniversaire de la bataille d’Austerlitz, mais il a envoyé le Charles de Gaulle aux cérémonies de commémoration de la bataille de Trafalgar. Toujours la repentance !

 

Le comble est atteint avec le téléfilm consacré à Toussaint Louverture, diffusé les 14 et 15 février. C’est un tissu d’erreurs historiques, mais aussi de mensonges délibérés, un « effarant détournement de l’Histoire », comme le dira Marcel Dorigny, un historien – un vrai, celui-ci -, de la Révolution. Pour se défendre, les réalisateurs de cette ordure déclareront qu’ « au nom de la vraisemblance historique, il ne faut pas hésiter à tordre le cou à la vérité historique ».

 

Au placard les maréchaux Foch et Joffre, et même Pétain, le vainqueur de Verdun. Comment les enfants peuvent-ils comprendre la remise des pleins pouvoirs au maréchal Pétain en juin 1940, s’ils ne possèdent pas la genèse historique de sa popularité ?

 

Mais la guerre qui est la plus maltraitée est la Seconde Guerre mondiale. La Shoah, la Shoah, la Shoah ! C’est tout ce qu’on apprend au collège. A la rigueur, un peu de Résistance, surtout pour glorifier l’action des Justes qui ont sauvé des juifs, mais rien sur le Vercors. Pour le reste, rien ou si peu sur la campagne de France en 1940, la guerre en Afrique du Nord, la bataille de l’Atlantique, l’opération Barbarossa (juste un petit mot sur Stalingrad, mais pas plus), sur la guerre du Pacifique, les débarquements alliés (y compris celui du 6 juin). Evidemment, rien sur l’Epuration.

 

La guerre d’Algérie n’est plus traitée que sous l’angle de la torture exercée par les soldats français. Mais bien sûr, on passe sous silence les horreurs perpétrées par les fellaghas.

 

Quant à la colonisation, dans son ensemble, elle est assimilée à une campagne d’extermination des peuples assujettis. Dire que des salauds de députés avaient fait inscrire dans une loi que les programmes scolaires devaient mettre en valeur « le rôle positif de la présence française outre-mer ». Heureusement que Chirac veillait et a fait abroger cette insanité du texte de loi !

 

Par contre, nos chères petites têtes blondes doivent se farcir en Sixième, l’histoire des Han de Chine, et en Cinquième, l’histoire du Mali, du Ghana, du Songhaï ou du Monomotapa, au choix, sans lesquels, évidemment, on ne peut comprendre l’Histoire avec un grand H. Et l’étude de l’islam doit occuper 10% au moins du programme d’histoire : les petits apprennent la date de l’Hégire, mais plus celle de la bataille de Poitiers… C’était la volonté de Laurent Wirth, le doyen des inspecteurs généraux, inspirateur de Darcos et Chatel : « Il est indispensable que la France s’ouvre aux autres cultures du monde et que l’enseignement de l’Histoire s’adapte aux nouvelles populations immigrées ».

 

Enfin, la chronologie est le grand ennemi. Pour être sûr que les enfants seront totalement déstructurés, on leur fait apprendre l’Histoire en dépit du bon sens. En Première, on étudie la crise de 1929 avant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale avant la montée des totalitarismes ; en Seconde, on saute allègrement de l’Antiquité au 12ème siècle, de la Renaissance à la Révolution. Encore un effort, et ils croiront que de Gaulle a vécu au temps des dinosaures.

 

LE TRIOMPHE DE LA MEDIOCRATIE

 

Les dégâts de ce nivellement par le bas sont énormes. Les bons élèves s’ennuient en classe, mais les cancres sont de plus en plus cancres. La moitié des enfants ne savent pas lire couramment ni écrire convenablement à leur entrée en Sixième. Le calcul mental a disparu des programmes. Le « par cœur » est proscrit. Quant à la grammaire et à l’orthographe, elles n’ont pas résisté aux délirantes méthodes d’enseignement, méthode globale ou méthode Freinet. Il est vrai que ce sont là matières bourgeoises, rétrogrades et inutiles, pour ne pas dire fascistes.

 

L’école est devenue un foirail. Les enseignants ont en face d’eux des élèves totalement déstructurés, ou plutôt qui n’ont jamais été structurés : enfant-roi, absence d’autorité, manque de motivation, intérêt situé ailleurs (ordinateur, téléphone portable, jeux vidéo, téléréalité…).

 

Les élèves n’ont plus de respect pour les adultes qui les encadrent, allant jusqu’à les insulter et même les frapper. Mais il s’agit toujours d’établissements sans histoires, n’est-ce pas ? Le pire, c’est que ces profs « maso » en redemandent. Voyez celui qui s’est pris une tête à Bordeaux pour avoir abordé l’histoire politique et religieuse du Maroc. Tout ce qu’il trouve à dire, c’est qu’il faut cesser de provoquer les petites têtes enturbannées et que la République se doit d’être « équitable ». Elle doit donc supprimer les jours fériés chrétiens, proscrire le poisson à la cantine le vendredi, et interdire les sapins de Noël (cet abruti ne sait même pas que celui-ci est un symbole païen). S’il s’en prend une autre, on ne le plaindra pas.

 

Les parents eux-mêmes donnent maintenant toujours raison à leurs chers bambins. Quitte à en mettre une bonne à un prof qui aurait fait du chagrin au cher petit. L’absentéisme est en croissance exponentielle. Si bien que des proviseurs n’ont rien trouvé de mieux que de payer les élèves pour qu’ils assistent aux cours : c’est Martin Hirsch qui le leur a suggéré !

 

Et si 80% des candidats sont aujourd’hui reçus au baccalauréat, alors qu’ils n’étaient que 15% dans les années 1960, c’est parce que le niveau du bac a considérablement baissé. Ainsi, pour masquer l’échec global de toutes ces réformes, on abaisse constamment le niveau des diplômes afin de tenir les objectifs.

 

LA DISCRIMINATION POSITIVE

 

Nos idéologues voudraient changer la nature, car si l’égalitarisme se décrète, il n’en est pas de même pour l’égalité. Les résultats des élèves sont fonction du niveau social, mais aussi, et surtout, fonction de l’origine ethnique. On pourra toujours dépenser des milliards d’euros pour améliorer le cadre de vie des « chances pour la France », ils n’en demeureront pas moins inassimilables, de par leur volonté même (ils parlent de moins en moins français à la maison, où ils baignent dans leur culture d’origine) ! Ce que nos idéologues refusent obstinément d’admettre.

 

Ils ont donc inventé la « discrimination positive » qu’on pourrait aussi appeler « un p’tit coup pouce pour l’allogène ». C’est Richard Descoings, qui en a appliqué, le premier, le principe, à une grande école. Descoings était le directeur de Sciences Po Paris, autant adulé à droite qu’à gauche, on ne sait si c’était parce qu’il était « un grand génie » ou pour ses goûts un peu particuliers. Le cher homme, sodomite et fier de l’être, nous a quittés une nuit, d’une crise cardiaque, dit-on, après avoir « rencontré » deux hommes dans un palace de New York… Une grande perte pour l’Humanité !

 

Mais le malfaisant avait déjà sévi, ouvrant toutes grandes les portes de Sciences Po à des contingents d’allogènes issus des cités et exonérés de tout concours d’entrée, contrairement aux « petits Blancs » qui, eux, continuent à suer sang et eau pour avoir le droit de s’asseoir à côté des « élus de couleur ». Mais ici ne s’arrête pas la malfaisance de ce sinistre individu, nommé par Sarkozy chargé de mission pour la réforme du lycée en 2009. On lui doit, entre autres saloperies, la suppression de l’Histoire en Terminale S, la suppression du CAPES de Lettres Classiques (et par conséquent, à terme, la suppression de l’enseignement du latin et du grec) et la suppression de la dissertation de culture générale au concours d’entrée de Sciences Po, pour favoriser un peu plus l’accès des « chances pour la France ». Un grand homme, on vous dit.

 

LE RETOUR DE LA MORALE

 

Voici la nouvelle mode : « Nous avons besoin d’un réarmement moral ». C’est Peillon qui le dit. En écho, ce crétin de Luc Chatel veut faire un bon mot et s’effraie du retour du pétainisme !

 

Mais il n’est pas question du retour à une vraie morale, qui enseignerait le civisme, le respect des lois et de l’autorité, le respect des parents et des ancêtres, la solidarité, le goût de l’effort et la volonté, peut-être même le sens du devoir et de l’honneur… Non, il s’agit de la « morale universelle » : « Nous devons aimer notre patrie, mais notre patrie porte des valeurs universelles. Ce qui fait la France, c’est la Déclaration des droits de l’homme », ajoute Peillon. Et il s’agit de la « laïcité qui n’est pas suffisamment étudiée ». L’instruction civique doit être remplacée par une « morale laïque » : la République se doit de dire « quelle est sa vision de ce que sont les vertus et les vices, le bien et le mal, le juste et l’injuste ». A quand un ministère du Vice et de la Vertu, come à Téhéran ou à Kaboul, dirigé par des ayatollahs de la laïcité ? Le pire c’est que ces laïcards ne se rendent même pas compte des énormités qu’ils prononcent.

 

L’IMMIGRATION POUR TUER LES PEUPLES D’EUROPE

 

L’immigration allogène est une machine à tuer les peuples d’Europe. Selon la démographe Michèle Tribalat, la France compte 13 millions d’immigrés et de descendants d’immigrés extra-européens, soit 20% de la population. Je rappelle que le seuil de tolérance d’une société est de 7%. La proportion de jeunes issus de l’immigration (Maghreb, Afrique noire, Turquie) atteint 37% en Ile-de-France, 23% en Alsace et 20% en Rhône-Alpes. Car les bébés allogènes représentent plus de la moitié des naissances dans les maternités. C’est que si le taux de fécondité moyen des femmes en France est de 2,1, il n’est que de 1,4 pour les Gauloises et plus de 3 pour les femmes allogènes. Il s’agit d’une véritable opération de remplacement de la population européenne blanche, ce qu’on peut appeler un « génocide par substitution ».

 

Nous en connaissons les responsables : dès les années 1960, c’est la droite des moutons qui a initié cette invasion pour le plus grand profit d’un capitalisme débridé qui voyait là le moyen de tirer les salaires vers le bas et de disposer d’un fort levier de chômage. « L’immigration est une chance pour la France », clamait Bernard Stasi en 1984. Mais la gauche universaliste lui a emboîté le pas avec enthousiasme.

 

Ils n’avaient pas lu Aristote qui déclarait, il y a plus de 2 000 ans : « L’absence de communauté nationale est facteur de guerre civile, tant que les citoyens ne partagent pas les mêmes valeurs de civilisation ». Pourtant, de Gaulle l’avait prédit : « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne… Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? ». Tous les moutons de la droite qui s’en revendiquent ont oublié ces propos pleins de lucidité. Georges Marchais avait dénoncé l’immigration afro-maghrébine, car il avait compris que le premier corps social à pâtir de cette invasion était le prolétariat sous-qualifié, donc le fonds de commerce du Parti Communiste. Même Chirac avait dénoncé « les bruits et les odeurs ». Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts…

 

Devant les problèmes énormes que soulève cette immigration de masse, nos idéologues disposent d’arguments imparables. Le traître professionnel Eric Besson déclare : « La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui veulent vivre ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France de métissage ». C’est vrai qu’il est marié à la Tunisienne Yasmine Tordjman. Mais ses propos sont de la plus grande malhonnêteté qui soit. D’une part, on dit que 25% des Français sont d’origine étrangère, ce qui signifie que 75% des gens sont des Français de souche. D’autre part, jusque dans les années 1960, l’immigration était d’origine européenne : polonaise, italienne, portugaise, espagnole. Cette immigration a totalement changé de nature.

 

Autre postulat : l’immigration permet le mélange des cultures, donc leur enrichissement réciproque. « L’immigration massive et continue… constitue pour les indigènes, mais aussi pour les immigrés, un désastre humain que la Propagande tente de travestir en soutenant, par exemple, que plus il est éloigné de notre culture, sinon hostile à elle, meilleur est l’immigré, par ailleurs « bon » par nature, et aussi « tendance », « moderne » (Richard Millet).

 

Nos idéologues ne veulent pas voir les choses en face, le refus de s’intégrer de populations qui, souvent, par ailleurs, n’ont que mépris pour notre société décadente, même s’ils rêvent de s’y vautrer : « Les étrangers qui venaient autrefois s’appliquaient à nous ressembler, ils semblent se poser aujourd’hui dans leur altérité. A notre grande surprise, les migrants ne nous voient pas comme la pointe avancée de la mode et de la morale, mais plutôt, au regard de leurs traditions, comme une enclave étrange et déviante. Ceux qui viennent d’au-delà des mers ne sont pas nés sous le signe de notre universalisme » (Hugues Lagrange, Le déni des cultures). Il faut dire que notre société ne fait pas envie. Ce que traduit Richard Millet : « Les immigrés extra-européens désireraient-ils s’assimiler à des vaincus qui aiment leur propre défaite ? ».

 

Dès qu’on aborde le problème de la délinquance, l’hystérie se déchaîne. Hugues Lagrange l’a appris à ses dépens pour avoir écrit : « Les adolescents éduqués dans des familles du Sahel sont 3 à 4 fois plus souvent impliqués comme auteurs de délits que les adolescents élevés dans des familles autochtones ; et ceux qui sont éduqués dans des familles maghrébines, deux fois plus ». C’est pourtant la vérité.

 

Mais le résultat, pour les gens qui subissent au quotidien « l’enrichissement des cultures » grâce aux exactions des « chances pour la France », est un sentiment de dépossession. Comme l’écrit Richard Millet : « Jamais je n’aurais pensé me retrouver un jour minoritaire, sur le plan racial, culturel, religieux… faire figure de perdant historique… et devenir quasi maudit : un exilé de l’intérieur ».

 

Malika Sorel, présidente du Haut-commissariat à l’Intégration, ose dire : « Arithmétiquement, du fait de la stagnation de notre démographie, de l’importance du flux migratoire, de la difficulté de la France à intégrer les nouveaux entrants, on assiste à une diminution du nombre de Français porteurs de l’identité française. Devenir minoritaire sur son propre territoire est un réel problème ».

 

C’est ce qui va se produire, inéluctablement : « La France laisse venir l’épreuve, en refusant de se confronter à ceux qui rejettent ses valeurs. […] Notre vieux pays aurait-il perdu le goût de se défendre ? » (Ivan Rioufol, Le Figaro du 26 juin 2009).

 

LE MULTICULTURALISME, PORTE OUVERTE AU COMMUNAUTARISME

 

Jacques Sévilla : « Sans que l’opinion ait été consultée, la France est vouée à se transformer en pays pluriethnique et pluriculturel. Tout un vocabulaire sacralisé (métissage, diversité, compromis) enrobe ce qu’il faut bien considérer comme une mutation fondamentale dans le cours millénaire de l’histoire de France ». Le rêve de l’ennemi, c’est une France où il n’y aurait plus de Bourguignons, de Gascons, de Catalans ou de Corses, mais des citoyens de toutes les couleurs. C’est une utopie criminelle. La France est devenue un melting-pot où le communautarisme enfle à toute vitesse. Le mythe stupide de la France Black-Blanc-Beur de 1998 a volé en éclats.

 

L’obsession du « vivre ensemble » occulte, en réalité, l’incommensurable lâcheté de nos dirigeants et leur volonté de supprimer tout ce qui pourrait mécontenter les envahisseurs. Car si les Blancs sont instamment priés de se fondre dans la société multiculturelle, les Algériens, les Comoriens, les Turcs, les Gitans, les Tchétchènes… ont, quant à eux, le droit de vivre leur différence. Quartiers maghrébins, quartiers noirs, quartiers chinois constituent maintenant autant de citadelles où l’autorité de l’Etat a disparu. « Doutant d’elle-même et se cherchant vainement un projet collectif, la nation n’ose même plus imposer son mode de vie et ses valeurs à ceux qui s’installent sur son sol » (Jacques Sévilla).

 

La France est devenue une poudrière. « Quand on n’a plus la même histoire, le même passé, on n’aime plus le même pays, on ne peut donc plus vivre ensemble » (Dimitri Casali). 37% des jeunes d’origine étrangère ne se sentent pas français.

 

Partout dans le monde, on respecte le drapeau : aux USA, en Angleterre, en Italie, en Espagne, au Brésil, en Turquie, en Chine. Sauf en France, où il est souvent brûlé. Impunément. Par des étrangers pourtant accueillis généreusement, ou des enfants d’immigrés devenus français par le droit du sol mais qui haïssent la France. Il y avait, depuis longtemps, des signes avant-coureurs : La Marseillaise sifflée lors des rencontres de football, France-Algérie en 2001, France-Maroc en 2007 ou France-Tunisie en 2008.

 

Les drapeaux de toutes les couleurs qui ornaient la place de la Bastille, le 6 mai de cette année, sont le révélateur sociologique du vivier électoral de la gauche : marocains, algériens, tunisiens, turcs, maliens, ivoiriens, syriens, égyptiens, palestiniens. Seulement un ou deux drapeaux français qui devaient se sentir bien seuls. Quelques jours auparavant, on en avait observé des centaines, si ce n’est des milliers, lors du rassemblement sarkozyste du Trocadéro. Le rassemblement des cocus qui croient que l’UMP et le PS, ce n’est pas la même chose. Mais ces deux spectacles sont la preuve évidente du déchirement de la France : d’un côté, les Gaulois ; de l’autre, les envahisseurs, caressés dans le sens du poil par une gauche qui a abandonné le peuple des ouvriers et des employés, mais qui a trouvé un électorat de substitution.

 

Tout cela donne la nausée : « Je ne me reconnais plus dans une France multiraciale et multiculturelle où l’immigré ne saurait se nourrir de Montaigne, Bossuet, Voltaire, Proust… et encore moins de l’extraordinaire geste des Croisades et des bâtisseurs de cathédrales » (Richard Millet).

 

L’ISLAM EST ENTRE EN GUERRE

 

En France, vous pouvez dire que vous haïssez les chrétiens ou les catholiques, vous pouvez insulter le Pape, vous passerez pour un esprit brillant. Mieux, pisser sur le Christ ou même déféquer sur des symboles chrétiens est assimilé à de l’art. D’ailleurs, les mots « christianophobie » ou « catholicophobie » n’existent pas. Vous pouvez aussi vous en prendre au bouddhisme, au chamanisme, au paganisme, à l’hindouisme…

 

Mais pour la religion de Mahomet, ce n’est pas du tout pareil. Vous risquez immédiatement de vous faire traiter d’islamophobie. Et à partir de là, gare à la police de la pensée ! Pourtant, comme le dit Jacques Sévilla : « Islamophobie. Ce terme est piégé ; il a pour but de faire de l’islam un objet intouchable, sous peine d’être accusé de racisme. Or une confession n’est pas une race ».

 

L’islam n’est pas une religion comme les autres. D’abord parce que le Coran s’applique dans le domaine spirituel, mais aussi dans le domaine temporel : contrairement au Christ, il ne fait pas de différence entre Dieu et César. En conséquence, il prétend régir tous les actes de la vie civile, il est un code civil.

 

Par ailleurs, l’islam est une religion de conquête. Le Prophète l’a clairement exprimé et ce, à plusieurs reprises, appelant ses fidèles à exterminer les chrétiens et à propager l’islam sur la Terre entière : le Dar al-Harb, le territoire de la guerre, qui est appelé à devenir le Dar al-Islam, le territoire de la soumission à Dieu. Ce n’est pas parce que, pendant un siècle, les musulmans se sont trouvés sous la domination européenne que cette guerre s’est arrêtée. « La guerre entre l’islam et la chrétienté… n’a jamais pris fin » (Jean-Paul Roux, Un choc de religions)

 

Notre pauvre Europe, qui ne croit plus en rien, surtout pas au sacré, et qui ne croit même plus en elle-même, se voit prise en tenaille : « Comment l’islam n’établirait-il pas son triomphe sur les débris du christianisme et de nations qui meurent de ne plus oser être elles-mêmes, l’alliance entre l’islamisme et le capitalisme américain signalant la redistribution des compétences territoriales dans une Europe partagée entre les intérêts américains et ceux des monarchies arabes, en attendant les Chinois ? » (Richard Millet)

 

L’islamisation rampante de notre société est en cours d’accélération. Il y avait 10 000 musulmans en France en 1905, ils sont aujourd’hui plus de sept millions, ce qui représente 8 à 10% de la population. Au train où vont les choses, avec le vieillissement de la population gauloise et l’extraordinaire vitalité démographique des envahisseurs, les musulmans représenteront 20% de la population dès 2020. A Roubaix, les musulmans représentent 50% de la population, 25% à Marseille, 12% à Lyon. A Roubaix, il n’y a plus une seule boucherie non halal et la dernière boulangerie gauloise a fermé ses portes. « Nous sommes tenus de supposer que la présence de millions de musulmans parmi nous est sans conséquence politique ou spirituelle… Il s’agit pourtant de la plus énorme transformation de la substance européenne depuis des siècles » écrit le philosophe Pierre Manent dans Les métamorphoses de la cité.

 

Parallèlement, la pression islamique ne cesse de se renforcer. Il y avait 5 mosquées en France en 1965, on en dénombre aujourd’hui entre 2 100 et 2 500 (on ne sait même pas exactement). « Dans les banlieues, ceux qui faisaient le siège des municipalités en vue d’obtenir des terrains de sport réclament dorénavant des mosquées » (Jacques Sévilla).

 

« En Europe aujourd’hui, les musulmans reconstituent l’oumma à travers le communautarisme, et cela avec l’aide des pouvoirs publics aveugles sur les dangers qui peuvent en résulter » (Annie Laurent, L’islam et la personne humaine). Une armée de collabos, des dhimmis avant l’heure, lui facilitent la tâche. Par lâcheté ou par calcul électoral, les maires des grandes villes rivalisent : c’est à qui construira la plus belle mosquée. Tous les domaines de la vie séculière font l’objet d’attaques : viande halal, menus particuliers dans les cantines scolaires, horaires sexistes dans les piscines et les salles de sport, nombre grandissant de femmes voilées, voiles de plus en plus couvrants (niqab, tchador, burqa), violences sexistes dans les hôpitaux, contestation des programmes scolaires, exigence de jours fériés musulmans, horaires adaptés à l’occasion du ramadan, etc.

 

Oui, c’est bien d’une invasion qu’il s’agit, c’est bien d’une guerre qu’il s’agit. « L’islam s’est lancé à la conquête de l’Europe, et seuls les aveugles et les collaborateurs le nient » (Richard Millet). Les islamistes ne sont que les éclaireurs de cette opération de conversion forcée qui attend les Européens, s’ils ne réagissent pas. Les musulmans dits « modérés », dans leur immense majorité, soutiennent leurs frères engagés dans le djihad, la « guerre sainte ». Chaque vendredi, les imams des mosquées, dont beaucoup sont étrangers et ne parlent même pas notre langue, leur bourrent le mou. Et il suffit de regarder le recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, ou l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, se tortiller dans tous les sens, pour condamner, sans condamner, mais tout en excusant, les saloperies de leurs frères intégristes, pour se rendre compte de l’énorme hypocrisie avec laquelle ils essaient de nous enfumer.

 

Saluons donc le courage de Charlie Hebdo. Nous n’avons rien à voir avec les rédacteurs de ce journal ordurier, mais il faut reconnaître que, dans ces affaires de caricatures, « ils en ont », comme aurait dit Hemingway. Certains objecteront qu’ils mettent de l’huile sur le feu. Ces derniers sont déjà des dhimmis : ils ont déjà baissé leur froc pour se faire sodomiser.

 

CONCLUSION

 

Voici donc un effroyable tableau de la France d’aujourd’hui. Qu’on peut étendre à l’Europe occidentale tout entière, bien qu’à un degré moindre, car la France est dans l’état de décomposition le plus avancé. Il y aurait de quoi désespérer. Et cesser de se battre. Ce n’est pas notre genre. Comme écrivait Charles Maurras : « Le désespoir en politique est une sottise absolue ». Une autre manière de dire : « Tant qu’il y a une volonté, il y a un chemin ».

 

Car, tout n’est peut-être pas perdu. Certains sondages montrent que le vieux fonds gaulois existe toujours. 82% des Français estiment qu’il y a une identité nationale française et 65% pensent qu’il y a un réel affaiblissement de l’identité nationale à cause de l’immigration, de la perte des valeurs et de la diversité culturelle et ethnique. Le pouvoir commence à reculer. Notamment sur le droit de vote des étrangers. Il paraît qu’avant les élections 60% des Français étaient pour. Aujourd’hui, la courbe s’est inversée : ils sont contre à plus de 60% (86% des sympathisants de l’UMP). Quant au mariage homosexuel, son avenir n’est pas aussi « gay » que certains l’imaginaient encore, il y a quelques semaines : 74% des sympathisants de l’UMP sont contre. On est loin des 55% d’opinions favorables issus d’un sondage douteux effectué par un institut dont on sait qu’il est aux mains d’un lobby homosexuel américain (Gallup, pour ne pas le nommer).

 

Si l’on raisonne en termes gramscistes, il semblerait que le pouvoir politique et la société civile soient en cours de rupture. Nous sommes sans doute en période prérévolutionnaire. Deux bouleversements majeurs sont en cours de gestation.

 

Le premier est l’effondrement du système économico-financier mondial. Le capitalisme sans frein, tel qu’on le subit depuis des décennies, n’en a sans doute plus pour longtemps. On nous dit que la crise que nous vivons est plus grave que celle de 1929. Quand on cessera de faire l’autruche, on se rendra compte que ses conséquences seront au moins aussi grandes. L’Amérique d’Obama ou de Romney ne pourra plus vivre encore longtemps à crédit sur le dos des autres peuples de la Terre. En Europe, la politique monétariste de l’UE est en train de tuer les économies européennes. Non seulement la croissance ne redémarrera pas, mais une forte récession va s’installer durablement, avec ses conséquences inévitables : étouffement par l’impôt, baisse des salaires, des retraites et des allocations, régression du niveau de vie, augmentation du chômage, installation de la misère. Nous n’avons encore rien vu : les foules en colère qui descendent dans les rues d’Athènes, Madrid et Lisbonne, ne sont que les éclaireurs des masses furieuses qui, bientôt, casseront tout par désespoir.

 

Le second est l’inexorable guerre ethnico-religieuse qui nous attend. Elle a d’ailleurs déjà commencé. En France notamment. « L’exacerbation des rancœurs et des haines anciennes ne peut déboucher que sur des affrontements frontaux et, peut-être même, dégénérer en véritable guerre civile » (Dimitri Casali).

 

Quelques exemples récents :

-          Dans le seul mois de septembre, une vingtaine de profs se sont fait casser la figure par de charmantes petites têtes plus ou moins métissées ;

-          Le dimanche de Pentecôte, des fidèles se sont fait caillasser à la sortie de la cathédrale de Carcassonne par de gentils petits musulmans qui voulaient sans doute jouer avec eux ;

-          Une horde de « chances pour la France » a attaqué à coups de barres de fer et de couteaux une soixantaine de parachutistes du 8ème RPIMa à Castres ;

-          Sur le marché de Nîmes, des marchands forains ont vu leurs étals de charcuterie et de vin détruits par une meute de musulmans, des « modérés » sans doute ;

-          A Marseille, des Maghrébins font la chasse aux Roms et brûlent leurs campements (heureusement que ce n’étaient pas des Gaulois : que n’aurait-on entendu ?) ;

-          A Toulouse, lors des « Soirées Nomades », la projection au sol de « calligraphies coraniques » de Mounir Fatmi dégénère; une roumie qui a osé marcher sur « le Coran », est violemment giflée ;

-          A Echirolles, deux « jeunes », l’un noir, l’autre maghrébin, sont massacrés à coups de couteaux par leurs frères de sang (même remarque que ci-dessus) ;

-          Dans des dizaines de « zones de non-droit » (terme qu’il ne faut plus utiliser : c’est du défaitisme), pompiers et policiers tombent dans des guets-apens où on leur balance des machines à laver sur la tête, quand on ne leur tire pas carrément dessus (pour le moment avec du petit calibre, mais bientôt à l’arme de guerre) ;

 

Voulez-vous que je vous dise ? Ce pays, mon pays, ressemble à la Yougoslavie du début des années 1980, un pays que j’ai bien connu pendant les années de guerre. Vous connaissez la suite. Ces deux catastrophes sont inexorables. Dans quel ordre, on ne sait pas. Ni à quelle échéance. Le propre de toute révolution est d’être imprévisible. Alors, il faut se préparer au pire. Car vous ne pouvez compter ni sur la gauche de Flanby, ni sur la droite des moutons pour affronter ces combats de titans. L’heure n’est donc plus à l’attentisme. La société de demain se construit aujourd’hui. N’oubliez pas vos enfants et vos petits-enfants. Demain, il sera trop tard. Ils vous diront simplement : « Qu’avez-vous fait pour empêcher cela ? ».

 

Comme tous les peuples de la Terre, sachons nous faire respecter sur notre terre. Gaulois, maîtres chez nous !

 

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Intervention de Pierre Vial lors de la XVII° Table Ronde

POUR UN ORDRE NOUVEAU

 

Nous vivons la fin d’un monde. Et nous nous en réjouissons. Car ce monde n’est pas le nôtre. Nous sommes dans le monde mais nous ne sommes pas du monde. En tout cas le monde d’aujourd’hui, contre lequel nous nous dressons avec toute notre âme. Car c’est le monde des marchands et de la marchandise, le monde de l’utilitarisme, de l’individualisme, de la jouissance égoïste , le monde bourgeois, le monde de l’exploitation capitaliste baptisée libéralisme pour faire joli, le monde du règne absolu et tyrannique de l’argent, du culte du profit à tout prix, de la destruction des peuples et des identités raciales. Bref, un monde de mort. Alors que nous sommes, nous, les forces de vie. Et c’est ce qui nous donne notre légitimité.

Le Système en place, basé sur l’uniformisation mondialiste et cosmopolite, affichait il n’y a pas si longtemps un triomphalisme sûr de lui et dominateur, exprimé sans pudeur et même de façon provocatrice, par un Bernard-Henri Lévy, un Jacques Attali et leurs congénères, qu’ils s’appellent Fabius ou Jean-François Copé, pour qui les étiquettes de « gauche » et de « droite » qu’ils utilisent cyniquement sont simplement des miroirs aux alouettes destinés à aveugler ces imbéciles de Gaulois, qu’il faut duper sans cesse pour qu’ils restent bien dociles. Car ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui comme ceux qui étaient au pouvoir hier partagent la même idéologie social-démocrate, mondialiste, droitsdelhommiste comme l’illustrent leurs discrètes concertations dans des cadres appropriés, ainsi que l’a brillamment démontré notre ami Emmanuel Ratier en s’intéressant de très près à l’un de ces cénacles, ce lieu de pouvoir qui s’appelle « Le Siècle » et où se retrouvent au coude à coude, entre complices, des gens sensés s’opposer sur la place publique, comme par exemple Nicole Notat, ancienne dirigeante de la CFDT et Laurence Parisot, présidente du MEDEF. Bien entendu tout est fait pour camoufler les réseaux de complicités et leurs membres crient au conspirationnisme si on dévoile leurs magouilles.

Mais aujourd’hui la grande illusion se dissipe et nombre de travailleurs européens, condamnés au chômage, à la précarité en attendant la misère, ont des yeux qui commencent à s’ouvrir, depuis qu’ils ont le dos au mur. Le Système apparaît enfin pour ce qu’il est, c'est-à-dire un colosse aux pieds d’argile. Les fissures se multiplient et, quant à nous, nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour contribuer à les élargir et à les multiplier, jusqu’à l’écroulement du Moloch. Ce sera difficile et long – encore que l’Histoire ne soit pas avare de divines surprises. Mais la survie de nos peuples européens passe par la mort du Système en place, comme l’ont compris, en nombre croissant, des Grecs, des Espagnols et beaucoup d’autres. Mais attention : si la bête est blessée elle en est d’autant plus dangereuse…

Le combat contre le Système comporte divers fronts, comme l’ont montré nos camarades qui ont pris la parole aujourd’hui. Sur le terrain social, économique, culturel, politique c’est le même ennemi, sous de multiples facettes, que nous avons en face de nous. A une certaine époque on l’appelait, à juste titre, l’Anti-France. Mais aujourd’hui c’est l’Europe dans son ensemble qui est visée car c’est l’identité bioculturelle européenne, en tant que porteuse d’une certaine conception du monde bien spécifique, qui est perçue par les zélotes du cosmopolitisme comme un insupportable obstacle à leurs visées hégémoniques. C’est donc un message simple et clair que nous devons adresser à nos frères européens – y compris ceux qui, de sang européen, sont installés hors d’Europe – pour qu’ils prennent conscience de l’enjeu qui est tout simplement leur survie, car les gens que nous avons en face de nous veulent la mort de l’homme blanc. Aujourd’hui comme toujours, le combat plurimillénaire oppose les peuples du désert et ceux de la forêt, ceux qui obéissent à la loi du Sinaï et de La Mecque et ceux qui sont fidèles à la voix de Thulé. Quand on a compris cela tout s’éclaire, tout devient simple, on sait où est l’ami et où est l’ennemi.

Nous savons donc, nous, quel est le sens profond du combat que nous menons. Mais nombre de nos frères de sang ne perçoivent que les aspects matériels de la guerre d’usure que mène contre nous le Système. C’est normal car, aux prises avec les difficultés quotidiennes et les menaces qui pèsent sur eux et leurs proches, en raison du chômage, de la précarité, de la pauvreté, de l’insécurité, ils constatent qu’ils sont victimes des conséquences du Système qui les étrangle mais ils ne remontent pas aux causes de cette situation. Ils n’en sont pas responsables car tout est fait, tout au long de leur vie, pour les empêcher de réaliser une prise de conscience fondamentale, c'est-à-dire idéologique, dont la logique les conduirait à la révolte puis à la révolution. Notre mission – et elle est lourde – est de contribuer, avec d’autres, à leur ouvrir les yeux.

Pour cela, nous pouvons et nous devons nous appuyer sur le riche héritage politico-idéologique qui est le nôtre. Car le combat que nous menons a commencé bien avant nous. Nous avançons guidés par l’exemple de ceux qui nous ont précédés et dont les idéaux, les mythes fondateurs, les symboles d’appartenance venus d’une ancestrale tradition vivent en nous, mobilisent nos énergies et nos volontés. Ainsi, quand nous voulons un nouvel ordre social basé sur le solidarisme communautaire, sur le primat de l’intérêt communautaire par rapport à l’intérêt individuel, sur le devoir de se vouer au service de son peuple, il s’agit tout simplement d’actualiser les messages laissés par les Proudhon, Blanqui, Toussenel, Sorel et tous ceux qui, aux XIXe et XXe siècles, ont voulu, pour réaliser une communauté organique, unir le national et le social en une synthèse immense et rouge. Et cette volonté de réaliser une communauté organique basée sur la loi du sang remonte loin, très loin dans le temps. Pour le comprendre, il faut savoir tendre l’oreille pour entendre la voix d’une tradition, notre tradition, venue d’Hyperborée. Porteurs de ce message ancestral, que nous avons à transmettre, nous voulons en faire le fondement de cet ordre nouveau qui est la bonne nouvelle que nous apportons à nos frères de sang.

L’ordre nouveau que nous voulons devra s’édifier sur les ruines d’un monde en décomposition. Décomposition économique et sociale, avec la destruction des structures qui constituaient le cadre de vie de nos Anciens à l’époque des grandes illusions – ce qu’on a appelé les Trente Glorieuses. La casse de l’outil industriel français, illustrée entre autres, malgré les rodomontades du ministre Arnaud Montebourg, par la liquidation d’Arcelor-Mittal, c'est-à-dire les derniers hauts fourneaux lorrains, révèle l’irresponsabilité du pouvoir politique, son impuissance, son incapacité à s’opposer au pouvoir économique alors même que l’intérêt de la communauté nationale et l’avenir des travailleurs et de leurs familles est en jeu. C’est une clé fondamentale de cet ordre nouveau que nous voulons : face à l’inversion des valeurs qui règne aujourd’hui, où le politique est soumis à l’économique, il faut redonner au politique sa dimension souveraine. Ce qui veut dire, très clairement, que le pouvoir politique doit briser, quand il le faut, le pouvoir des potentats économiques. C’est le message que véhiculaient un Werner Sombart ou un Moeller Van den Brück, comme l’avait fait avant eux Nietzsche avec Ainsi parlait Zarathoustra, dans le chapitre « De la vertu qui donne », où il écrit : «La plus haute vertu est une vertu qui donne (…) Semblable à l’or brille le regard de celui qui donne. Dites-moi, mes frères, qu’est-ce qui est pour nous le mauvais et le pire ? N’est-ce pas la dégénérescence ? Et nous concluons toujours à la dégénérescence là où manque une âme avide de donner ». Nietzsche, Werner Sombart, Moeller Van den Brück : ces trois éveilleurs opposaient la figure du héros, qui est guidé par le don de soi, et celle du marchand, qui est guidé par le seul souci de son intérêt personnel. Leur message a toujours, aujourd’hui, une portée révolutionnaire. D’autant plus que, dans le fonctionnement de la société actuelle, tous les voyants sont au rouge. Et, dans cette société qui conditionne tout à l’économie, la dégradation croissante de la situation économique, annonce d’un naufrage du Système, est confirmée tant par les prévisions pessimistes de l’INSEE que par l’analyse, globalement très sombre, des meilleurs économistes. L’un d’eux, Mathieu Plane, qui travaille à l’Observatoire Français des Conjonctures Economiques, parle d’une « mécanique infernale » pour décrire l’évolution en cours. Claire Guélaud, constatant le pessimisme généralisé des chefs d’entreprise, écrit dans Le Monde (26 septembre 2012) : « C’est une France affaiblie qui abordera une année 2013 qui, pour cause de choc budgétaire massif, s’annonce redoutable. Entre  le ralentissement économique de la zone euro, l’absence de ressorts internes permettant de réactiver la croissance et la désindustrialisation accélérée du pays, on voit mal d’où le salut pourrait, à court terme, venir ».

Mais, pour avoir une vue objective de la situation, il faut éviter le nombrilisme franco-français, car il se passe des évolutions décisives de par le monde. Par exemple, la Chine met en place les conditions de son émergence comme nouvelle superpuissance économique mondiale, en utilisant d’une façon totalement originale certains mécanismes capitalistes mis au service d’une volonté politique, comme l’ont montré dans un ouvrage récent, La voie chinoise. Capitalisme et empire, Michel Aglietta, professeur à l’université Paris X et Guo Bai, chercheuse à HEC. Prôner un ordre nouveau en Europe, comme nous le faisons, exige de prendre en compte l’évolution géopolitique et ethnopolitique mondiale, car l’Europe que nous voulons, libre et puissante, devra s’insérer dans un monde multipolaire, en jouant au mieux la carte d’accords multilatéraux profitables aux diverses parties en cause. Sur l’échiquier mondial, le salut passe par la Realpolitik.

Mais revenons chez nous. Il ne pourra y avoir d’ordre nouveau sans la reprise en main de notre destin, ce qui suppose une guerre de libération, pour nous émanciper du pouvoir de l’argent anonyme et vagabond, de ce capitalisme spéculatif si bien dénoncé par Gottfried Feder. Tout ce qui va dans le sens de cette émancipation est bon et il nous faut donc être présents dans tous les mouvements de contestation et de rejet du système capitaliste, qui vont mobiliser un nombre croissant de gens de tous bords auxquels nous devons nous joindre sans état d’âme car les ennemis de nos ennemis peuvent et doivent être, sinon des amis, au moins des compagnons de route temporaires, le temps de scier à la base les colonnes du temple libéral.

Mais la guerre de libération comporte un autre volet, à savoir la nécessité de libérer notre terre des intrus qui s’y sont installés. L’incapacité du pouvoir politique à maîtriser les dysfonctionnements de la société multiraciale est mise cruellement en relief par des événements récents. Quand, dans les quartiers Nord de Marseille, réputés à juste titre pour être des zones de non-droit, des habitants prennent l’initiative, devant l’inertie des autorités, de chasser manu militari des Roms qui avaient installé leur campement au pied des immeubles, il est révélateur de voir que ces habitants sont des Maghrébins, qui donnent une leçon claire aux Européens : puisque vous êtes incapables de faire régner un minimum d’ordre et d’hygiène, nous, nous prenons les choses en main. Donc si vous voulez que l’ordre et la sécurité reviennent, faites confiance à l’islam… et tant qu’à faire convertissez-vous. Conseil suivi par certains Européens et Européennes, qui pensent ainsi acheter une assurance-vie.

De même, quand un jeune Noir et un jeune Maghrébin sont victimes d’un règlement de compte et assassinés à coups de couteau par une quinzaine d’agresseurs, à Echirolles, aux portes de Grenoble, c’est l’illustration que dans nombre de villes c’est la loi des bandes ethniques qui règne. Mais cela, bien sûr, est soigneusement nié par les autorités et les media car l’admettre serait trop politiquement incorrect. A noter que les agresseurs avaient été précédemment condamnés pour vols et violences – un seul d’entre eux ayant fait de la prison, ce qui illustre le laxisme de la justice. A noter aussi que deux des agresseurs, deux frères, Sid Ahmed et Mohamed, s’étaient engagés dans l’armée (malgré leurs condamnations en justice ?), ce qui illustre l’infiltration de celle-ci par les immigrés. Un policier constate, au sujet des « jeunes » des villes « à problèmes » : « Ils manquent de repères. Certains parents ont abandonné ou profitent du business et la justice ne leur fait plus peur car elle ne les condamne pas ou peu. Ils se sentent intouchables ».

 

Il est donc évident qu’il ne pourra y avoir dans notre pays un ordre nouveau, c'est-à-dire le rétablissement d’une vie normale, si la question la plus décisive aujourd’hui – c'est-à-dire l’immigration-invasion – n’est pas réglée, car elle a des conséquences dans tous les domaines : la sécurité, bien sûr, mais aussi l’emploi, le logement, l’école, la santé…

Ce n’est pas possible, ils sont là et ils ne repartiront pas, nous disent les bons apôtres, mélange de lâcheté et de masochisme toujours prêts à tendre l’autre joue et à se soumettre sans conditions. Notre réponse est simple : il y a eu bien des cas, tout au long de l’Histoire, où des populations entières ont été déplacées d’un territoire à un autre, quand un pouvoir politique le voulait vraiment et mettait les moyens nécessaires. Tout est affaire de volonté. Les millions d’Allemands chassés de l’Europe centrale par les communistes en 1945 s’en souviennent encore.

Alors il faut parler clairement. Il y a cinquante ans, il fut dit aux pieds-noirs qu’ils avaient le choix entre la valise et le cercueil. A ceux qui leur ont dit cela, à leurs descendants, à leurs frères de race et à tous les envahisseurs nous disons aujourd’hui exactement la même chose. Ce sont paroles en l’air ? Ne croyez pas cela. De plus en plus la parole se libère. Sur les marchés, chez les commerçants, au bistro, au bureau, dans les ateliers, dans les cours de récréation ce que l’on entend montre que l’exaspération devant des situations insupportables monte sans cesse. L’esprit de résistance se diffuse. L’étape suivante sera le passage à l’acte.

Souvenons-nous de la vieille maxime qu’aimait citer un certain Lénine : une étincelle peut mettre le feu à la plaine. L’étincelle peut surgir à tout moment. Il faut le savoir, si on ne veut pas être victime de l’incendie et se tenir prêt.

Le temps est donc venu de lancer notre cri de guerre : pour un ordre nouveau, peuples d’Europe réveillez-vous. Levez-vous et marchez. Seuls sont dignes de vivre ceux qui savent combattre.

 

Je vous remercie.

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Intervention de Roberto Fiorini lors de la XVII° Table Ronde

Les offensives du Capital contre le monde du Travail

 

Mes camarades,

Cette 17° table ronde nous invite à réfléchir à notre avenir. Imaginer « un ordre nouveau » c’est réfléchir à ce que devra être demain.

Le monde actuel, et son ordre financier libéral, devient de plus en plus insupportable, pour un nombre sans cesse croissant d’européens. Mais tout ordre illusoire, déconnecté du réel finit par s’écrouler : le marxisme n’était pas en phase avec les réalités du monde et a finit par périr. Il en sera de même de ce capitalisme, pour les mêmes causes.

A nous de tirer les enseignements de ce que nous savons sur ce système, pour préparer l’avenir. Car nos peuples sont prêts à envisager un changement de destin.

Dans notre conception du monde il n’y a pas de fatalité. Le destin se regarde en face, et si l’on ose, alors son cours peut être infléchi.

 

La crise financière aura été le révélateur d’un grand nombre d’injustices. Ce système économique je vais vous le montrer sous un autre visage. Nous pourrons alors porter un autre regard, sur notre condition sociale.

Une vision que nous avons commencé à vous présenter dans le numéro 52 de la revue de TP, avec un titre évocateur : « la capital attaque » vous trouverez ce numéro sur notre stand.

Ce système n’est pas passé loin de l’effondrement en 2008, mais aujourd’hui, bien que toujours en crise, il n’en est pas moins offensif.

Il ne faut pas s’y tromper ; le capitalisme financier mène une véritable attaque, structurée, méthodique et efficace contre les peuples.

 

La finance, est en train d’agoniser, mais pour se sauver, elle exige toujours plus de sacrifices. Afin de se maintenir, elle a mis en place une véritable « préparation des esprits ». Un conditionnement mental, orchestré par les médias et les politiciens aux ordres. Ce bombardement de mauvaises nouvelles, ce « Dresde médiatique » est nécessaire pour fabriquer du consentement.

Ils créent un écran artificiel, un écran de fumée, destiné à masquer, leur œuvre de prédation. En réalité, ils pompent l’énergie vitale de nos pays, en s’appropriant les richesses, et en s’accaparant de plus en plus méthodiquement, notre patrimoine, notre force de travail, nos richesses, bref, tout ce qu’ils désirent.

Le système, par ces opérations de guerre psychologique, tente de rendre légitime ses actions : mais cette préparation « culturelle » des esprits devient de plus en plus visible.

 

Cette situation d’hyper domination, l’oligarchie l’a rendu possible, tout d’abord, en se dotant d’un outil impitoyable. En contrôlant la fabrication de la monnaie, ils peuvent acheter tout ce qui est à vendre.

Ils se servent ensuite de l’industrie de la finance, et de ses mécanismes complexes, pour  multiplier ces sommes à l’infini, en toute discrétion. Ensuite pour ne pas payer l’impôt, comme le font solidairement, tous les membres d’une même communauté, ils vont s’en affranchir, dans des paradis fiscaux, créés spécialement pour cela.

 

Quand on dispose de milliards et de milliards, on peut tout acheter, ou presque. On peut surtout acheter ce qui est à vendre ! Mais c’est là que pour eux, le bas blesse. Car les hommes, les peuples et les nations, ont de tous temps, érigé des lois pour se protéger.

Alors pour détruire les remparts et les murailles, qui nous protégeaient, ils ont inventé le libéralisme économique. Cette théorie, devenue religion mondiale obligatoire, n’est fondée sur rien, à part une vue de l’esprit. Elle est pourtant devenue machine à détruire les lois, et les protections à nos frontières !

Rien ne doit entraver le libre échange, répètent-ils à longueur de temps. Désormais, c’est la main libre du marché qui régule tout. Sous entendu, les lois sont des problèmes; sous entendu l’état qui régule est un problème. Par contre quand la finance va mal, ils changent les règles à leur convenance, et les états doivent intervenir et s’endetter pour sauver la finance. La Grèce aurait du faire faillite, ainsi certains usuriers auraient été ruinés ; mais au lieu de cela, on force le peuple Grec à payer. Et les usuriers sont épargnés !

En réalité le libéralisme économique peut se résumer assez aisément par une image : laissons entrer le renard dans le poulailler. Laissons le prédateur faire ce que bon lui semble, sans nous défendre.

Voilà ce qu’est leur doctrine économique, appuyée par le Fmi et la banque mondiale ; voilà ce qui s’est imposé à nos échanges commerciaux, grâce à l’OMC. Voilà le système qui régit notre quotidien et qui nous conduit à l’esclavage.

L’entreprise de destruction de nos identités, a pris un autre visage, dont peu d’entre nous ont conscience ; c’est cette autre forme de combat contre nos peuples, que je vais vous présenter.

Nous étions aveugles, par ce que nous avons trop longtemps ignoré certaines réalités. Nous avons trop longtemps regardé le monde, avec la lorgnette libérale.

Nous avions aussi fait de l’anti communisme, un axe prioritaire de notre combat, mais peut être, avions nous sous estimé la force, de certaines offensives contre notre peuple.

L’économie européenne, après la seconde guerre mondiale était en surchauffe. Il fallait reconstruire, accompagner les progrès technologiques, suivre le boom de l’industrie pétrolière, qui nous plaçait alors en dépendance, pour les décennies à venir.

On ne trouvait plus de main d’œuvre, et les ouvriers en profitaient à plein : ils pouvaient changer d’entreprise et aller du jour au lendemain dans une autre qui payait mieux.

A la sortie de cette période, la richesse créée, qu’on appelle aussi la valeur ajoutée, allait à 76 % en faveur du Travail, et les 24 % restant, allaient au Capital.

Cette répartition des richesses ne convenait plus aux capitalistes,  qui ne pouvaient supporter de voir la richesse ainsi créée, aller trop favorablement du côté des travailleurs. Leur réponse à cette situation n’allait pas tarder,

Le capitalisme n’est pas une doctrine poétique, ni philanthropique et lorsque ces prédateurs veulent récupérer les richesses, ils ont montré, tout au long de l’histoire,  que la trique, la famine et la baïonnette étaient de bons outils, pour arriver à leurs objectifs, et faire fléchir le peuple revendicatif.

Mais voilà, à la sortie de la seconde guerre, le souvenir de certaines expériences socialistes, était encore fort dans les mémoires.  Si jamais le rapport de force était engagé par le Capital, le peuple pourrait être tenté de faire appel aux mêmes alternatives que par le passé, pour retrouver un peu de justice sociale.

Alors ceux qui président à nos destins euro libéraux, ont fait fonctionner leurs méninges, et ont tenté de répondre à cette question : comment récupérer ces richesses, qui sont tombées dans les mains du peuple ???

Les réponses sont venues, nombreuses ! Mais pour ne pas susciter le mécontentement, il ne fallait pas que cela ne se voit trop. Alors ils ont fait semblant de jouer le jeu de la redistribution.

La première évidence pour les néo capitalistes était qu’il fallait faire baisser les salaires. Pour y arriver, et calmer la surchauffe salariale, il fallait créer de la concurrence aux travailleurs européens.

L’immigration de travail, puis de peuplement a été la première des réponses. On manque de bras, importons en !

Avec désormais les conséquences, qui sont visibles dans nos rues : l’Europe est déjà en train de s’arabiser, de s’islamiser, accompagnée dans cette démarche par les marchands qui trouvent là, un marché auquel il faut répondre.  On ne mange plus de cochon, mais du Hallal ? Adaptons nos rayons, et nos enseignes : l’argent n’a pas d’odeur. Tel est le fond de leur âme.

Pourtant, mes camarades, j’aimerais vous mettre en garde ; car il ne faut pas se tromper entre les causes et les conséquences du mal, qui ronge la société européenne. Les conséquences, nous ne les connaissons que trop, et je ne peux m’y attarder ici.

Mais les causes du mal qui nous ronge sont toutes autres ; désormais, les marchands président à nos destinées, et pour eux, seul le profit est prioritaire. La logique économique a pris le dessus sur la logique politique.

Dans l’esprit de ces gens là, on peut donc remplacer le peuple, si le précédent était trop gourmand.

 

Pour faire plus d’argent, ils ont mis en route un mécanisme qui verra notre extermination si nous ne réagissons pas.

 

J’exagère me dirons certains ? Soit ils n’ont pas bien appréciés la situation actuelle, soit ils n’ont pas connaissance des projections démographiques. Et bien sachez pourtant que l’Europe avait,  en 2000 une population de 730 millions d’habitants, alors qu’elle ne sera plus que de 690 Millions en 2050 ; tandis que celle de l’Afrique, qui était de 800 millions d’habitants en 2000, va presque tripler et passer à 2 milliards en 2050.

Avec cet hiver démographique qui se profile pour l’Europe, la situation migratoire actuelle,  peut être comparée à celle d’un robinet dont seulement quelques gouttes tombent actuellement. A l’horizon 2050, le robinet sera ouvert à plein, et si rien ne change, l’homme blanc ne sera plus majoritaire en Europe, et sa population vieillissante, sera remplacée par une autre.

Pourtant, malgré le chômage actuel, Madame Parisot, l’actuelle patronne du MEDEF,  continue d’encourager l’immigration légale. Elle reconnaissait même, en avril 2011, que sur 200 000 immigrés légaux, seuls 10 % venaient pour travailler. Elle reconnaissait ainsi implicitement, que 180 000 immigrés supplémentaires, chaque année, seraient à charge de la communauté, et pèseraient sur les comptes sociaux.

Mais pourquoi continuer l’immigration, s’il n’y a plus assez de travail pour tous ?

Par ce que l’’immigration est une arme du capital ! Nos camarades du MAS ont fait un autocollant qui le rappelle : « immigration arme du capital »

La réponse nous a été apportée en 2009 par le conseil d’analyse économique, qui  a confirmé, que l’immigration faisait effectivement baisser les salaires.

 

Que dit son rapport ? Il met en évidence « …qu’une hausse de la proportion d’immigrés de 1% fait automatiquement baisser les salaires de 1,2 %... ».

 

1 % d’immigrés en plus c’est donc 1,2 % d’impact en baisse des salaires !

Après 50 années d’immigration massive, cette première stratégie a bien fonctionné : la valeur ajouté est rééquilibrée, et est revenue à ses niveaux de 1950. C'est-à-dire 64 % en faveur des salariés, et non plus 76,  tandis que celle du capital, est remontée  à 36 % au lieu de 24.

La part qui allait aux salaires a baissé de 12 % !  Celle qui va aux actionnaires est donc remontée de façon significative sur la fin du 20° siècle. Ce constat est désormais à peu près identique partout, sur notre belle Europe.

Ce qui veut dire, que la stratégie était bien pensée, et surtout qu’elle a bien été conduite ; il n’y a pas de hasard dans ce qui est arrivé.

Ces chiffres sont vérifiables dans le rapport COTIS, qui est un rapport commandé par Sarkozy en 2008, pour faire le point sur la question de la valeur ajoutée.

Pour autant, certains seront tentés de me dire que c’est normal, que ceux qui prennent les risques, doivent  en retirer la juste rémunération !

Oui peut être ; mais pour autant, ce qui permet à ces richesses de naitre, au jour le jour, c’est bien l’association du capital et du travail.

Pour autant, les fruits de cette association, ont pour une bonne partie, été détournés de leur objectif premier. Car auparavant, la richesse produite était pour une bonne partie, réinvestie dans la création d’emplois. Et le cycle continuait. Entre temps, la finance,  a continué d’imposer ses règles au monde, et sa voracité s’est accentuée.

8 % de cette richesse, allant au capital, n’a plus été réinvestie, pour créer des emplois ; elle a surtout servis à spéculer. Et ce sont autant d’emplois qui ne sont plus créées.

Pourquoi alors maintenir la même répartition qu’auparavant, si ce qui est créé, ne sert plus à faire prospérer l’ensemble de la communauté ? Pourquoi maintenir cet équilibre ancien, si les richesses s’accumulent uniquement, dans les mains de quelques uns ?

Pourquoi devrions-nous respecter ce grand patronat qui ambitionne de nous exterminer et de nous remplacer ? Ils doivent avoir conscience que nous n’oublierons pas ce qu’ils ont fait ! Les élites nordiques sont bien moins avides, et de ce fait, méritent le respect. Le patronat français ne le mérite pas.

Le mot socialisme a tellement été dévoyé qu’il est sali, qu’il peut ressembler à un gros mot : pourtant, nous entendons nous réapproprier ce terme.

Pour nous, derrière le socialisme, il faut entendre l’intérêt de la communauté avant tout.

Oui l’intérêt de la communauté doit passer avant les intérêts particuliers : voilà les objectifs que doit se fixer une économie organique. L’organe que nous avons ici à faire vivre c’est notre peuple, ceux qui doivent prospérer, ce sont ceux de notre sang.

L’oligarchie, a totalement rompu les équilibres, et elle l’a fait volontairement. Ces messieurs du capital, sont prêts à nous remplacer, par d’autres, moins revendicatifs !

Si nous y voyons un danger mortel, eux ne voient que le profit. Et c’est au cœur même de leur stratégie, que de créer et d’organiser ces déséquilibres.

Leurs choix furent guidés par un simple constat : quand il y a trop de travail, les salaires augmentent. Alors ils ont décidé d’organiser le chômage ! Voilà pourquoi il faut toujours plus d’immigration : ils ont fait de ce premier enseignement, un indicateur économique : le taux de chômage n’accélérant pas l’inflation. NAIRU en Anglais :

Entendez bien, « le taux de chômage n’accélérant pas l’inflation «

Eh oui mes camarades, si le besoin, de main d’œuvre crée de l’inflation,

le trop plein de main d’œuvre crée du chômage, et réduit ainsi l’inflation.

C’est sur ce mensonge du plein emploi, que se fondaient les campagnes électorales successives du 20° siècle. Ils nous ont fait croire  « que si l‘on votait pour eux,  il y aurait plus de travail » !

Mais tous ceux qui se succèdent au pouvoir, n’ont pas de mandat pour créer du travail ou de la prospérité pour le peuple.

Leur seule mission est de faire en sorte que la répartition des richesses ne bouge pas ! En France, le taux de chômage n’accélérant pas l’inflation, est de 10 % environ.

Voilà pourquoi le chômage reste quasiment identique, et voilà pourquoi l’immigration continue sans cesse !

Non content de ses premiers succès, le capital a continué,  à mener la lutte des classes. Cette lutte que d’autres avaient imaginé, pour tenter de mettre à bas leur suprématie économique. Mais si le monde ouvrier a cessé le combat, les capitalistes  le poursuivent, encore actuellement et, assez férocement, si on y regarde d’assez près.

La lutte des classes continue donc de plus belle, divisant ad vitam aeternam, nos communautés.

Maurice Barrès nous rappelait portant que «Toute maison divisée contre elle-même,  périra ». Pour sortir de ce piège, Il nous faudra donc, nous libérer des grilles de lectures, libérales ou marxisantes. C’est pour cela que le pouvoir économique, ne doit appartenir ni aux ouvriers, ni au capital, mais qu’il faut un arbitrage au dessus de tous ces intérêts particuliers. L’intérêt que nous jugeons supérieur,  est celui de la communauté du peuple. Le sang avant l’argent.

La seconde offensive du capital contre son peuple, a été plus subtile ; plus sournoise.

Avec l’immigration, on avait freiné la surchauffe. Mais il fallait accentuer le grignotage des salaires.

Cette seconde stratégie a été mise en œuvre en 1983 en France. Sous la présidence du parti à la rose. Je n’ose même pas les appeler socialistes, tellement ils ont trahi le peuple.

Jusqu'à cette date, pour le bien être des travailleurs, les salaires et les pensions étaient encore indexés, et augmentaient au rythme de l’inflation.

Si les prix augmentaient de 5 %, les salaires augmentaient  de  la même proportion. Le pouvoir d’achat était ainsi théoriquement maintenu.

Depuis 1983 c’est terminé, l’inflation augmente plus vite que les salaires, alors il y a érosion, rabotage du pouvoir d’achat… Et tous les intellectuels de ce pays s’en étonnent ! Mais comment en est-on arrivé là ? On ne comprend pas pourquoi le pouvoir d’achat est en baisse ? Ce sont tous des menteurs : ils savent très bien comment cela a été fait.

Il fallait que le piège soit Européen, étant donné qu’ils ambitionnaient de créer un marché unique. Il fallait préparer l’arrivée de l’Europe de Maastricht. Cette Europe des marchands, cette construction, qui a joué avec nos sentiments les plus profonds, en remplissant nos cœurs d’Europe, tout en vidant nos poches.

Par ce que parmi les fameux critères de Maastricht, il y en a un qui dit, que l’inflation ne doit absolument pas excéder 2 % par an. De prime abord tout le monde s’en fiche des critères de Maastricht, mais au final, c’est une des mâchoires du piège qui nous enchaine au capitalisme financier et libéral !

 

Cette Europe qui voulait élever le niveau de vie de ses citoyens, s’est dotée d’une banque centrale, la BCE, dont les seuls objectifs sont  de s’assurer, que l’inflation ne dépasse pas 2 %. Ses seules missions officielles se limitent à cela !

Le peuple est idiot, nous dit on en permanence, pourtant il s’est bien vite rendu compte que son niveau de vie baissait, contrairement à ce qui lui avait été promis par les traités des marchands. Il s’est vite rendu compte, qu’il devenait de plus en plus dur de boucler son budget. Comme cela finissaient par se voir, marchands et financiers ont été un peu plus loin dans le subterfuge. Ils ont fait en sorte de maquiller l’inflation, de trafiquer ses chiffres ! Pour « maquiller » les chiffres de l’inflation, on a demandé à l’INSEE, de créer des indices qui disent ce que la BCE avait besoin d’entendre.

Si des revues telles, 60 millions de consommateurs, n’avaient pas publié d’études sérieuses sur la question, il n’y aurait quasiment pas de données contradictoires à celles de l’INSEE, pour constater ces hausses de prix.

 

Voilà qui explique pourquoi les fins de mois commencent de plus en plus tôt. Et pourquoi la population européenne se paupérise de plus en plus : par ce que cela a été organisé ; par ce que cela a été voulu !

Comme un aveu, en plein cœur de la crise,  Mme Merkel demandait, en mai 2010, en prévision de l’harmonisation européenne, à ce que l’indexation des salaires sur l’inflation, soit supprimée dans les pays qui la pratiquaient encore. Elle n’a pas eu gain de cause. Mais cette demande là, en disait long, sur ce qui fonde leurs motivations.

En Europe, seuls 2 pays ont conservé des salaires qui suivent l’inflation : ce sont la Belgique  et le Luxembourg.

Même avec la mise en service de l’euro, ils ont poursuivis ouvertement leurs mensonges, et leur désinformation : Fabius nous a juré que les prix étaient sous contrôles, et qu’ils n’avaient pas augmentés.

La bonne blague ! Pour qui voyage un peu, et recoupe les avis des gens qu’il rencontre,  il est évident que partout en Europe les prix ont flambé. Et une fois encore, le fameux « pouvoir d’achat »des plus humbles  a été laminé.

Par cette nouvelle hausse des prix dissimulée, les industriels et les commerçants ont encore grignoté, ce qu’ils avaient bien modestement distribué en hausses de salaires. Et ils ont même grignoté, ce que l’état avait distribué en aides sociales.

Entre 1970 et 2005 le taux de prélèvements sociaux a augmenté passant de 6 à 16 %, Ce sont encore 10 % du salaire net qui ont été enlevés aux travailleurs de ce pays, pour les voir redistribués le plus souvent à d’autres. Et leur condition s’est encore aggravée, sans que le corps malade du peuple, ne réagisse. Mais comment réagir quand on est gavé à la morphine médiatique ?

 

Voilà comment l’oligarchie s’amuse avec nos vies. Voilà mes camarades, ce qu’a eu à subir notre peuple, depuis trop longtemps.

 

Je vais maintenant rentrer dans l’actualité un peu plus récente,  qui montrera encore bien concrètement ce qu’a encore permis la crise de 2007.

Le capitalisme Rhénan, ce modèle de capitalisme « plus protecteur » à l’européenne, vient de disparaitre, et a été supplanté par le capitalisme Anglo saxon,  beaucoup plus agressif, qui vient lui aussi, de débarquer sur les plages de Normandie.

 

L’Europe du « marché unique » a consacré l’ouverture économique de nos frontières, et les entreprises sont passées par-dessus les états. Ce faisant, les multinationales ont balayé les pouvoirs politiques nationaux, et les ont rendus inefficaces.

Leur suprématie est telle, qu’ils peuvent s’affranchir des politiciens locaux. Il leur suffit de faire du lobbying à Bruxelles, pour que les lois dont ils ont besoin soient votées. 80 % de nos lois nous viennent de Bruxelles désormais.

Et si jamais un pouvoir national avait quelques velléités, ces grosses entreprises lui rappelleraient qui commande réellement.

Comment expliquer alors ces rumeurs de l’entre deux tours de la présidentielle : « après l’élection présidentielle, si les socialistes sont élus, ça va licencier à tour de bras… » Avait on entendu…

Et le patronat Français a effectivement sorti l’artillerie lourde :

Petroplus avait ouvert le bal pendant la campagne avec ses 550 emplois menacés, le groupe Doux a alimenté le feuilleton de l’été avec ses 1500 emplois en sursis,

Peugeot a annoncé son plan massif de licenciements, avec 8000 suppressions de postes, le 12 juillet 2012. Le choix de la date n’est pas innocent, car ils ont fait l’annonce de ces licenciements, deux jours seulement après la conférence sociale des 9 et 10 juillet, ce temps fort voulu par le nouveau gouvernement. Ce dernier veut inscrire l’obligation de négocier avec les partenaires sociaux, dans la constitution française. Oui, oui, vous pourrez négocier, bien sûr, mais sur les sujets qu’on vous imposera ! Histoire de bien rappeler au PS et au peuple qui gouverne, et surtout ou se situe le pouvoir réel.

Pour bien marteler ou était ce pouvoir, est ensuite arrivé l’annonce par Carrefour de 600 autres suppressions de postes, puis encore récemment Sanofi, avec 1200 suppressions, et maintenant Mittal avec encore 630 postes menacés…

Au sujet de Sanofi, qui va supprimer 1200 emplois, alors qu’ils ont réalisé 8 milliards de bénéfices l’an dernier, cela n’a pas empêché Claire Chazal, dans le 20 h de TF1 du Dimanche 30 septembre de dire, sans sourciller, que ce groupe était en situation très difficile ! 8 mds de profit l’an dernier, 40 mds sur les 5 dernières années, et elle ose professer que la situation  de ce groupe est difficile !!! Leur partialité et leur neutralité dans le traitement de l’information, semble parfaite !

J’ouvre ici une petite parenthèse, pour informer ceux de nos amis, qui s’étonnent du silence des médias, sur certaines actualités ! Il faut leur rappeler que le système tient en main un grand nombre de cartes, dont celle hyper efficace, du pouvoir médiatique. Les groupes de média appartiennent tous à des grands groupes industriels ou financiers, alors bien sûr qu’ils sont complices !

Par exemple, le journal Libération, appartient aux Rothschild, ou le Figaro qui appartient au groupe Bloch Dassault… TF1 au groupe Bouygues… la liste est trop longue pour la poursuivre ici. Il n’y a rien à attendre de leur part.

 

Revenons à nos moutons qui doivent être tondus.

Le premier enseignement à tirer de ces situations est de taille : le peuple est devenu une variable d’ajustement, et les multinationales s’amusent du renforcement de leurs pouvoirs sur le monde du travail : entre 1955 et 2004 la part de salariés dans la population active, est passée de 66 % à 92 %.

Dit autrement,  9 salariés sur 10 dépendent d’un employeur. Et ce quelqu’un d’autre c’est peut être une PME, ou une administration. Mais c’est peut être aussi une multinationale : une de ces entreprises, qui peuvent licencier facilement si cela leur chante, même si elles font du profit.

Et elles le font ; elles licencient  à tour de bras, pour rappeler à Hollande ou est le vrai pouvoir.

Hollande  a été élu principalement, par ce que l’autre puait la collusion avec le monde du fric. Mais il a aussi été élu, sur le refus de l’austérité : « je ne signerais pas le traité budgétaire européen sur la règle d’or » disait il.

Voilà ce qui a justifié le pilonnage du patronat. Désormais il ne refuse plus de le signer, ce traité qui pue l’austérité.

De toute façon, pour être certains que leur machin soit bien adopté, ils ont même fait en sorte que si 12 pays l’adoptent, alors il s’appliquera à tous.

Comme il a déjà été adopté par 13 pays : il est donc déjà applicable à la France, et la parodie de consultation parlementaire, n’est là que pour amuser la galerie.

Notez aussi au passage, que ce  traité budgétaire européen, ne fera l’objet d’aucun référendum, que les peuples ne sont plus consultés. Les démocraties ne veulent plus prendre de risques, avec ce peuple qui est incontrôlable.

Ce peuple qui a compris qu’on le saignait à blanc, car au-delà de la parodie de démocratie, il y a la tragédie qui se met en place.

La rigueur conduit inexorablement à la récession ! 120 économistes l’ont rappelé cette semaine. Mais les PIB grecs, italiens et espagnols nous le rappellent au quotidien, tandis que leurs économies s’enfoncent chaque jour un peu plus dans la récession. On voudrait tuer l’Europe qu’on ne s’y prendrait pas mieux.

 

Revenons donc à Hollande qui disait, vouloir renégocier ce traité, et s’est en plus doté d’un ministre du « redressement productif ».

Un Don Quichotte qui veut sauver notre industrie, sans jamais tenter de boucher le trou qui est au fond de la baignoire. Ce trou s’appelle mondialisation, et pour le boucher, il faudrait mettre en place un protectionnisme aux frontières de l’Europe, ce que font en permanence nos concurrents économiques. Un protectionnisme Européen, que Maurice Allais, prix Nobel d’économie, appelait de ses vœux.

Mais notre pauvre Don Quichotte, n’est là que pour faire illusion : faire croire qu’il essaye, et que ça ne marche pas ! Mais en réalité, on ne lui donne pas les moyens de réussir, si tant est qu’il en ai l’envie. Par ce que soyons sérieux 5 minutes, comment redresser l’industrie, en étant soumis à la concurrence déloyale d’entreprises, qui à travers le monde, ont des salaires jusqu'à 20 fois moins élevés que les nôtres.

En France, en Europe, et presque partout sur cette planète, le pouvoir est dans les mains des marchands et des financiers. Aucun de ceux qui dirigent l’Europe actuellement ne nous dit : changeons les règles, protégeons nos frontières ou refusons de payer à ces usuriers. Ils répètent à l’unisson : il faut payer, il faut payer ! Et ceux qui résistent un peu, tel Papandréou en Grèce  ou Berlusconi en Italie,  sont balayés par les marchés, et remplacés, toujours sans élections populaire, par un fidèle serviteur de la banque Goldman Sachs. Qu’elle est belle leur dictature en velours ; qu’ils sont beaux les diktats imposés par les marchés.

 

Mes camarades, ancrez vous bien cela dans la tête, ceux qui sont élus, ne sont mis en place, que pour faire appliquer ce que les autres leur demande. Déjà du temps de Sarkozy, et encore sous Hollande, le patronat exige que la France augmente sa compétitivité !

Alors le patronat créé les conditions, qui vont favoriser les négociations, pour réformer le marché du travail.  La France doit revoir sa compétitivé salariale : un des dossiers que Fillon et Sarko, n’ont pas pu boucler, mais que les « pseudo socialistes » devront réaliser, sans que cela se voie trop : alors le patronat l’aide un peu, en dégradant la situation économique et sociale.

Et c’est là que l’on peut entrevoir tous les risques que font peser sur nous, les erreurs du patronat français. Ils ont accepté la mondialisation, et la destruction des lois qui nous défendaient et les défendaient, qui nous protégeaient et les protégeaient, en espérant conquérir, de nouveaux marchés à l’international. Le protectionnisme était alors inscrit dans les accords du GATT, et un gouvernement digne de ce nom, pouvait l’invoquer, pour protéger tel ou tel secteur d’activité qu’il entendait préserver.

Le piège était tendu : si on peut se préserver, alors  allons y, ouvrons nos frontières. Sauf qu’entre temps, d’autres homme politiques, toujours plus serviles, et trahissant toujours plus, ont supprimé ces clauses de protection, et désormais notre industrie est dans le piège.

Nos entreprises et nos salariés, sont confrontés à 3 milliards de travailleurs, payés jusqu'à 20 fois moins, que les travailleurs européens.

Comment résister à une telle concurrence ? On ne peut pas, si on ne se protège pas à nouveau.

Selon eux, Il faudra revoir nos ambitions à la baisse, et crever !   Selon nous il vaut mieux, se lever et se battre !

Désormais pour s’en sortir, nos entreprises doivent accepter le match déloyal, qu’elles n’ont pas vu arriver, pensant pouvoir tirer profit de la situation. Mais le vent a tourné.

Aujourd’hui tout le monde est dans le piège de ces règles, qui nous imposent ce dumping social, cette concurrence déloyale ! Patrons et ouvriers doivent satisfaire aux appétits des actionnaires, qui réclament toujours plus de dividendes.

Les entreprises sont depuis toujours soumises à la loi de la rentabilité : pour survivre, une entreprise doit se réformer ou mourir, cela a toujours été, et cela sera toujours. Pourtant, au-delà de la rentabilité commerciale, nos entreprises, nos Etats même, sont désormais en compétition de rentabilité, avec le reste du monde, à travers les marchés boursiers.

Et la rentabilité financière s’impose à tous, comme nouvelle religion mondiale.

Sarko/Fillon ou Hollande/Montebourg, sont tous soumis au même diktat.

 

Alors les états ouvrent les digues, se réforment, privatisent comme le suggère le FMI, et permettent aux voleurs et aux vampires, de dépenser leurs milliards. Des milliards fabriqués avec notre sueur, ou par la planche à billets.

On réduit les services publics, ou on les privatise, par petites touches : regardons en France deux cas très significatifs : la privatisation du Gaz, dont le prix depuis ne cesse d’augmenter. Soyez content, ce mois ci, ce ne sera qu’une hausse de 2 % alors que Suez en demandait 6 %. Cette technique de marketing a très bien fonctionné, pour nous faire accepter l’inacceptable. On en voulait ni 2 % ni 6 % ; mais 2 % c’est mieux que 6 ! Le conditionnement mental fonctionne à plein.

Au fait vous êtes vous demandés qui étaient les nouveaux actionnaires de Suez ? Merryl Lynch et Goldmann Sachs, deux banques d’affaires US, qui cherchaient à se diversifier, quand les marchés boursiers étaient trop risqués. Alors ils ont cherché des valeurs plus fiables : voyez-vous sur le Gaz par exemple, le populo en a besoin pour manger ou pour se chauffer. Le peuple ne peut pas s’en passer, et bien pour eux, ça  c’est une valeur sure. Ainsi on étrangle le peuple durablement et on lui reprend ce qui a été distribué. Peut être comprendrez vous mieux pourquoi,  le gaz a augmenté de près de 20 % en deux ans…

Et puis si ca ne monte pas assez vite, on pourra agir, et spéculer sur le marché des matières premières, pour faire grimper les prix : un coup le blé, un coup le cuivre, un coup le pétrole… c’est sans fin !

On peut aussi se rappeler les autoroutes publiques, qui ont été bradée 9 Mds  € quand elles en valaient 15 ! Merci Mr Breton ! Autant d’argent perdu pour la communauté, et autant de recettes supprimées, qui auraient permis à l’état d’investir. Avec les recettes des autoroutes, l’état aurait pu investir dans le rail ou le transport fluvial. Non, ces salauds qui trahissent la France, ont préféré nous couper d’une partie de nos ressources, nous plaçant de fait, encore plus en situation de dépendance vis-à-vis des marchés. On aurait aussi pu baisser le prix des autoroutes, comme en Suisse, et ainsi permettre à nos jeunes, de les emprunter plus facilement.

Ils font ainsi d’une pierre deux coups : ils nous privent de recettes assurées ; mais en plus, ils obligent l’état à aller emprunter sur les marchés, et à y payer de lourds intérêts, au lieu de faire appel à une banque publique, qui prêtait auparavant pour presque rien. C’est tout simplement machiavélique !

Après le gaz, viendra l’électricité. Un sacré gisement de richesses celui-là ; au moins aussi important que l’eau, qui leur rapporte déjà des Mds, sans que plus grand monde s’en soucie. Ou plutôt si, ceux qui ouvrent leurs robinets s’en soucient, tellement elle pue le chlore.

 

Alors puisqu’il faut rentabiliser l’état,  celui-ci doit aussi réduire son train de vie social. Et réduire ses missions de service public.  Toujours la même logique, on veut soit disant enlever des charges qui pèsent sur tous, ce qui peut à priori sembler légitime ; mais ensuite n’y auront accès, que ceux qui peuvent se les payer. Un service public privatisé, c’est surtout la victoire de l’individualisme, sur l’esprit de solidarité.

 

La sécurité sociale n’a pas bonne presse dans notre camp, qui n’y voit qu’une pompe aspirante pour l’immigration. Mais cet outil, était surtout créé pour aider les plus démunis des nôtres ; il ne faut pas le perdre de vue. Le saccage volontaire de la sécu est une autre illustration de la prédation organisée : la sécu c’est 450 milliards de Chiffre d’affaires potentiel. Plus que le budget de l’état. Alors si elle est rendue durablement déficitaire, plus personne ne voudra la conserver, et on pourra alors la privatiser ! Regardez les liens de proximité entre la famille Sarkozy et la mutuelle Malakoff Médéric ! On détruit d’un coté, et on privatise discrètement de l’autre. Axa se frotte déjà les mains.

 

Savez vous que le gouvernement accorde chaque année, 28 milliards € d’exonérations, de cotisations sociales, à certaines entreprises ? Elle accorde ces exonérations  aux entreprises, qui maintiennent les bas salaires en France.

Oui, oui, on nous dit qu’il n’y a pas d’argent, mais depuis la réforme des 35 h, chaque année, l’état exonère pour 28 milliards d’€ de cotisation sociales, les entreprises qui ne payent pas leurs employés, plus de 1,6 fois le smic.

Si vous payez vos salariés moins de 2000 €, l’état vous donnera de l’argent ! Comme cela on évite que les salaires augmentent trop !

Etonnant non, et bien il semblerait que cela soit même encore trop, car ils veulent descendre ce plafond à 1,3 smic, soit : 1700 €. Histoire de continuer à tirer les salaires vers le bas.

On a encore de la marge, avec ce qu’on fait les Allemands, avec leurs mini jobs à 400 € par mois ! 400 € c’est aussi le smic pour les jeunes grecs, désormais, depuis que le FMI a demandé à ce qu’on le baisse de 30 %. 400 € : voilà peut être le salaire planché, qu’ils veulent imposer partout ; l’histoire nous le dira peut être ?

 

Par ce que ce qui intéresse Madame Parisot, c’est la baisse du cout du travail. Et son dernier cheval de bataille, c’est la fléxisécurité !  Ce qu’elle voudrait, elle et tous ses amis grands entrepreneurs, c’est plus de flexibilité. Et pour avoir un marché du travail plus souple, elle demande la suppression du CDI.

Oui vous entendez bien, la suppression du CDI, en contrepartie, au début en tout cas, de plus d’indemnités et de plus de formation. Ainsi les salariés seraient fragilisés, donc rendus plus malléables, et donc prêts à encore plus de soumission : la précarité à vie pour tous ! Voilà ce qu’ils construisent, voilà ce dont ils rêvent.

Mais ce n’est pas tout : ils demandaient à Sarko/Fillon de permettre la création d’un smic de branche ; sous entendu dans certains secteurs, on pourrait baisser directement les salaires.

Leurs appétits sont sans limites, et les traitres qui collaborent avec eux, sont très nombreux. Ils attaquent aussi les conventions collectives, qui protègent des milliers de salariés : cela se produit conjointement en France ; en Espagne,  en Italie... un peu partout. Les attaques des libéraux sont ciblées. Ils essayent aussi de nous faire travailler plus en supprimant des jours fériés ; ils ont proposé d’en supprimer 7 au Portugal, en Espagne ou en Italie ! Ca ne vous rappelle pas le Lundi de pentecôte, que nous avons offert au gouvernement Raffarin ?

Partout en France, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce,   le patronat demande encore et encore, appuyé par le FMI, à pouvoir licencier plus facilement, et sans que cela ne coute trop aux entreprises.

L’offensive est générale ; pas de place pour le hasard, quand les attaques sont si bien coordonnées !!! Il faut augmenter notre compétitivité salariale, il faut réduire le cout du travail. Tout est bon pour y arriver.

Pourtant ces offensives législatives, ne semblent pas leur suffire. La loi ne l’autorise pas ? Alors forçons les usages.

Les entreprises poussent leur avantage encore plus loin, grâce au chantage à l’emploi : comme chez GM à Strasbourg, ou chez Fiat à Turin, les exemples ne manquent pas : chaque fois le discours est le même : la direction a proposé aux salariés le marché suivant : si vous acceptez de perdre des jours de RTT, de perdre une semaine de congés payés, de voir certaines primes baisser, ou de travailler plus d’heures sans voir vos salaires augmenter. ? Alors on conserve l’usine ici !

 

Le chantage à l’emploi peut sembler injuste, voir même dégueulasse ? Pourtant il se généralise, dans la vie de nos entreprises.  Et d’autres patrons voyous vont encore plus loin dans cet odieux marchandage : chez Continental, les fameux Conti, la direction avait demandé les mêmes sacrifices aux salariés : moins de RTT, moins de primes, travailler plus d’heures sans hausse de salaire…. Les salariés  ont accepté,  contre la promesse de conserver leur usine pendant 5 ans. Une fois les 5 ans passés, l’usine a fermé, et les salariés ont compris, que les économies qu’ils avaient eux-mêmes consentis, avaient servies à payer leur plan de licenciement.

Voilà le visage de ce capitalisme, qu’on veut nous montrer sous les meilleurs auspices dans les média !

 

En préambule de ma conclusion j’aimerais vous montrer à travers une anecdote, à quel point tout leur monde n’est que chimère.

Car même si on s’obstine absolument à tenter de réduire ses couts, pour rester dans la course internationale, on prend le risque qu’un pays concurrent, dévalue sa monnaie, ce que nous ne faisons jamais.

Sur BFM radio,  j’écoutais  l’interview du PDG d’arc international, qui expliquait comment,  à force de gestion, de rigueur, de compression des couts et des salaires, il avait gagné deux points de compétitivité. Cela avait été très compliqué pour tous, mais l’entreprise solidaire l’a accepté, bon gré, mal gré.

Dans le même temps son principal, concurrent Turc avait bénéficié d’une dévaluation de sa monnaie de 20 %... La situation pour son entreprise n’est pas meilleure, malgré les tous efforts consentis. Ces efforts n’avaient permis qu’un bref répit, et il réclamait, pour s’en sortir des barrières douanières aux frontières de l’UE.

Ce seul exemple illustre toutes les incohérences, les mensonges, les risques et les enjeux cachés, derrière cette course effrénée à la productivité.

Ce seul exemple montre à quel point, il est inutile de se forger de belles armes, si on n’est pas en mesure de se protéger, d’une offensive extérieure !!!

Et cette Europe ne nous protège pas ; elle nous détruit ; elle nous asservit.

 

Conclusion

 

Voilà mes camarades l’ordre mondial actuel, tel qu’il est, si on le regarde d’un peu plus près, bien droit dans les yeux.

Voilà ce Meilleurs des Mondes qu’ils nous ont promis, et qu’ils sont en train de construire, inexorablement.

Le tableau peu sembler sévère, mais pourtant, c’est bien ainsi que je l’ai découvert. Certains pourraient croire que cette analyse, n’a pas grand-chose à envier à ceux que nous avons tant combattus, à «l’extrême gauche»?

Si nous les avons combattus, c’est par ce qu’ils faisaient de l’économie le centre de leur argumentation, restant en cela fidèle, au schéma capitaliste/marxiste, qui ne sont que les deux revers d’une même médaille.

Le cœur de notre combat n’est pas économique ; ce qui nous importe, c’est la survie de notre peuple. Au centre de nos préoccupations, se trouve la préservation de notre héritage génétique. L’économie n’est, et ne sera jamais, qu’un outil, pour permettre à ceux de notre communauté de survivre, à toutes les époques de notre longue histoire.

La lutte des classes, a créé une première division artificielle, pour nous séparer. Cette démocratie, avec son régime des partis, nous divise encore plus, en autant d’intérêts particuliers opposés.

Ce que nous aurons à construire, c’est l’unification de la communauté, de tout notre peuple, sans autres distinctions que celle du sang.  Notre Europe socialiste ne pourra être qu’un grand ensemble, ou tous nos intérêts particuliers devront s’estomper, face à l’intérêt commun. Etre plutôt qu’avoir !

 

Notre peuple est humilié, tenu en laisse, mis en esclavage : ceux qui gouvernent ce monde ne pensent qu’à le voler ; nous, nous envisageons de l’émanciper et de le faire grandir. Il est abrutis par le système qui veut en faire un consommateur, et pour cela lui ment à longueur de vie ; nous tenons à le rendre conscient, éveillé et en cela libre de ses choix. Nous savons que son héritage est dans ses gênes, et c’est pour cela que nous devons encourager son émancipation ; même si son état actuel d’abrutissement, semblerait devoir nous en dissuader.

On nous rétorquera que jamais l’homo economicus n’a vécu dans d’aussi bonnes conditions : il est mieux logé et mieux chauffé que les rois d’entant. Oui mais il bouffe de la merde, il crève très tôt de cancers ou d’autres saloperies, et la planète est une poubelle polluée, à l’avenir incertain.

Le paganisme qui est le message d’espoir que porte Terre et Peuple se veut un message ancré dans le réel, donc ancré dans la nature. Certains nous disent que la foi portée par notre paganisme, a été vidé de son sens par le temps, que notre tradition est perdue. Alors je voudrais rappeler le message d’Odin à ses fils.

Car Odin nous appelle au combat.

Ceux qui doutent à un moment de leur vie, ceux qui n’ont pas encore la détermination suffisante, ceux qui ne savent pas encore, quelle mission leur incombe,   peuvent se référer à cette image d’Odin que nous connaissons tous.

Il nous apparait armé de sa lance, entouré de ses deux corbeaux, Hugin et Munin, nommés Réflexion et Mémoire, qui ont guidé ses pas. Puisant ainsi à la source de la sagesse, il a dompté les deux loups qui sont à ses pieds, Geri et Freki, qui sont aussi appelés Avide et Glouton.

Et voilà le sens de ce message : nous combattons contre la voracité des hommes, contre l’avidité sans fin qui consume ce monde. Nous devons dompter ces forces sauvages, qui menacent de tout détruire. Sans la lutte le monde sera consumé.

Si l’Irminsul est un autre symbole païen, c’est par ce qu’il est un symbole d’équilibre, réussissant la synthèse entre les forces opposées, tout en conservant ses racines profondément ancrées dans la terre.

C’est grâce à cette lutte perpétuelle que se maintien l’équilibre du monde.

Mes camarades, demain ne sera pas comme hier, et de quoi sera fait demain, nul ne le sait, même si l’on peut voir les nuages s’amonceler.

 

Jean Mabire nous rappelait que ce qui vit, c’est ce qui lutte ! Demain, comme hier !

 

Ici s’arrête l’intervention de Roberto le conférencier.

Mais c’est désormais le Secrétaire Général de Terre et Peuple, qui va s’adresser à vous, quelques brefs instants encore.

La tache que nous aurons à accomplir, est dans tous les cas de figure immense, alors regardons l’avenir en face.

Nos adversaires voudraient nous faire croire que plus rien n’est possible. La seule chose qu’ils attendent réellement, c’est que nous n’ayons plus aucun espoir.

Terre et Peuple existe depuis 17 ans, et son message de résistance, est aussi un message d’espoir.

Nous sommes aujourd’hui une minorité, lucide, consciente, qui doit se former, et qui doit éveiller d’autres personnes, afin que notre vision du monde progresse. Nous n’avons pas des décennies devant nous, l’orage gronde. Les signes avant coureurs sont trop nombreux, pour être négligés.

Si nous voulons être porteurs d’un ordre nouveau, alors nous devrons aussi être porteurs, d’une détermination nouvelle.

On voudrait nous culpabiliser en nous faisant passer, pour ce que nous ne sommes pas. Refusons d’être les boucs émissaires, dont le système à besoin.

Nous menons le combat pour préserver notre sang, c’est vrai,

Nous menons le combat pour préserver la diversité sur cette planète,

Nous menons le combat contre l’uniformisation, voulue par les marchands.

 

Notre message ne sera pas audible s’il est porteur de haine. Notre message sera par contre, entendu si c’est l’amour des nôtres, qui guide nos pas.  Le peuple Corse a magnifiquement montré, que l’amour de la terre, et l’amour de son peuple était un message puissant.

Avec nos moyens actuels, aussi réduits soient ils, chacun doit trouver sa place. Chacun doit trouver la porte qui est en lui. Chacun doit se décider, maintenant, à servir, humblement, à nos cotés. Venez rejoindre notre phalange ; venez trouver votre place auprès de nous.

Pierre nous dit souvent que « Là ou il y a une volonté, il y a un chemin… »

Oui, mais après le chemin, il y a le travail. Oui mes camarades, le travail, celui que personne ne fera à notre place.

Notre mission d’éveil doit permettre d’éclairer ce chemin, et de le baliser, dans la nuit qui recouvre actuellement l’Europe.

C’est l’histoire seule qui dira, si ceux de notre communauté, ont su trouver les forces nécessaires  pour répondre aux enjeux nouveaux.

Seule l’histoire nous jugera.

Merci

Roberto Fiorini,

 

Rungis, le 7 Octobre 2012

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