

Éditorial de Jean-Patrick Arteault
Sur le Front de l’Est, il semblerait qu’il y ait du nouveau. Même si nos stratèges de plateaux télé semblent s’enfermer dans un monde imaginaire où l’armée et l’économie russe seraient sur le point de s’effondrer, la réalité du terrain, selon des analystes sérieux, montrent la réussite de la stratégie russe d’attrition de long terme. Et cette stratégie d’épuisement des ressources ne concerne pas seulement l’Ukraine, dont l’armée subit des pertes faramineuses, dont l’économie ne vit plus que des subventions occidentales, dont le système énergétique est définitivement détruit à plus de 50 %, mais aussi l’ensemble de l’“Occident collectif” qui voit ses ressources financières et ses ressources en matériel militaire disparaître dans le trou noir ukrainien. Il voit aussi son économie générale vaciller sous l’effet boomerang de ses propres sanctions. L’Europe, et la France en particulier, est en voie de paupérisation, phénomène ancien accéléré par son engagement irréfléchi en soutien d’une guerre voulue par les États-Unis et, surtout, par les cercles globalistes qui les contrôlent.
Face à une victoire russe qui se dessine, les classes dirigeantes européennes fanatisées s’obstinent dans leur échec stratégique. Pourquoi ne pas faire encore plus de la même chose en espérant que les mêmes causes ne produisent pas les mêmes effets ?
Les classes dirigeantes européennes paniquent car elles savent que leur défaite aura cette fois-ci des conséquences pour elles-mêmes. Ruiner leurs peuples ne leur fait ni chaud ni froid, mais l’idée que ces peuples acculés leur fassent subir un juste châtiment les terrorise. Elles sont de plus en plus prêtes à l’escalade, jouant avec l’idée de guerre, y compris nucléaire.
Le lecteur curieux trouvera facilement les références de ce qui suit et ce n’est qu’un modeste échantillon des récentes attitudes bravaches de l’“Occident collectif”. L’OTAN se livre à des exercices pour s’emparer de l’exclave russe de Kaliningrad ; la Pologne, les pays scandinaves et baltes voudraient fermer la Baltique aux navires et aux avions russes ; l’universitaire américain et spécialiste des questions nucléaires Peter Kuznick, certes non conformiste, fait état d’études et de discussions très sérieuses aux États-Unis sur la possibilité de gagner une guerre nucléaire par une frappe de décapitation préventive sur la Russie, la Chine et la Corée du Nord ; en France, les hôpitaux ont reçu la consigne de se préparer à recevoir des milliers de blessés de guerre au début de l’année 2026 et les chefs d’état-major des armées affirment préparer leurs troupes à une guerre contre la Russie à l’horizon de quelques années. Bref, partout en Occident la rumeur de guerre s’amplifie. Face à cela, il existe deux écoles.
Certains, les pessimistes, les prennent très au sérieux. Ils font d’abord remarquer que si vous fumez au milieu de barils de poudre ouverts, vous n’êtes pas à l’abri d’une étincelle accidentelle, même si vous prenez des précautions. Bien des guerres ont éclaté par le passé à partir d’incidents jugés mineurs quand on croyait la situation sous contrôle, simplement parce qu’un air de guerre s’était répandu dans les esprits. Ils font remarquer ensuite que la rationalité semble avoir déserté l’esprit des dirigeants occidentaux qui ont tendance à croire en leur propre propagande. Ces esprits immatures ont sans doute d’abord agité la menace russe pour manipuler leur opinion publique à des fins de politique politicienne mais ils finissent par calquer leurs réactions en politique internationale sur cette propagande, avec d’autant plus de facilité qu’ils sont aussi absorbés par l’émotivité de la communication moderne.
D’autres, les optimistes, considèrent que tout ceci est du vent, uniquement à consommation interne. Il s’agit, selon eux, d’utiliser l’épouvantail russe pour deux objectifs précis. D’abord utiliser la peur pour contrôler des populations de plus en plus rétives à leur exploitation : avant-hier la peur climatique, hier la peur sanitaire, aujourd’hui la peur de la guerre en utilisant les vieux fantasmes autour des cosaques et des bolcheviques sanguinaires… Poutine, Staline, ça rime… Ensuite, ces observateurs sagaces font remarquer que les classes dirigeantes occidentales sont à la tête d’états pour la plupart surendettés. Les causes en sont multiples : globalisme financier, libre-échange et délocalisation des activités productives, l’appel à l’emprunt venant compenser le manque de recettes fiscales ou commerciales pour soutenir, un minimum, le niveau de vie des populations, ajoutés à la gabegie et à la cupidité des élites. Pour bien des États, comme la France, le mur de la réalité se rapproche vite. Or, la France, pour ne parler que d’elle, possède un niveau d’épargne et de patrimoine record, 6 000 milliards d’€ dit-on. La tentation est grande de mettre la main dessus. Mais sous quel prétexte pour éviter la révolte ? Pourquoi pas une réactivation d’un patriotisme financier pour combattre un ennemi créé de toute pièce… Ceux-là même qui ont paupérisé l’outil militaire français ces quarante dernières années veulent désormais faire les poches des citoyens pour le reconstruire… Qu’ils disent en tout cas, car les mêmes analystes optimistes font remarquer que, derrière les rodomontades d’un président démonétisé et de ses courtisans en uniforme, les commandes publiques pour nourrir l’effort de guerre ne suivent pas. Les industriels de la défense crient famine…
De ce fait, la guerre leur paraît improbable parce que les bellicistes n’ont pas les moyens de la faire. Au-delà de matériels et de munitions insuffisantes, de doctrines stratégiques et tactiques obsolètes, il y a aussi la question des hommes pour faire la guerre. Avec deux éléphants dans la pièce qu’on feint d’ignorer.
La guerre moderne, celle du laboratoire ukrainien, est un mélange de style Première Guerre mondiale (guerre de position, tranchées, artillerie lourde, etc.) et de style futuriste (missiles, bombes planantes, drones, etc.). Elle impose aux hommes des conditions physiques et mentales très dures. Ukrainiens et Russes ont montré une résilience hors du commun, sans doute parce qu’issus, tous les deux, du même moule rustique qui, pour nous français, renvoie au modèle des Poilus de 14-18. Aujourd’hui en Occident, mises à part quelques unités d’élite, aux effectifs triés sur le volet et entrainés à la dure, il n’y a plus dans la population générale ce type d’homme à mobiliser. Nos populations masculines sont fragiles, physiquement et nerveusement, elles ne tiendraient pas une journée dans les conditions de combat du Donbass.
Enfin, il faut prendre en compte les effets de la submersion migratoire en Occident. Une très grande partie des nouvelles populations n’est intégrée ni socialement, ni politiquement, ni culturellement. Elle ne se sent pas concernée par cette guerre entre Blancs et pourrait même profiter de l’occasion d’une aspiration à l’Est des forces occidentales pour accroître sa pression, soit par le chaos crapuleux, soit par une mainmise de type colonial sur de larges portions de nos territoires.
En conclusion : l’idée même d’une guerre contre la Russie doit être refusée absolument. Deux grands suicides européens au XXe siècle, ça suffit. Pas question de participer à ce qui serait le dernier.
JEAN-PATRICK ARTEAULT (11.11.2025)
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