Résistance Identitaire Européenne

Eveilleurs de Peuples

Henri Vincenot par Pierre Vial

Henri Vincenot raconté par Pierre Vial, dans un volume de la collection Qui suis je ?.

Disponible aux Editions Pardès, 44 rue Wilson 77880 Grez sur Loing

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12 € + frais de ports :  pour un exemplaire, forfait de 5 euros; pour 2 exemplaires : forfait de 6 euros; 7 euros pour 3 exemplaires ou plus, à commander directement chez l'éditeur.

 

"Il est le vieux sanglier, c'est la plus longue mémoire, c'est l'âme de la Bourgogne, de la civilisation paysanne dont il était imprègne jusqu’au plus profond de son être. Toute sa vie, il fut un conteur, un chantre de sa patrie charnelle, l’éternelle Celtie, celle des friches et des forêts où sont ses racines, c'est à dire son sol et son sang. Bien que né dans la capitale des Ducs de Bourgogne (Dijon), sa famille a son berceau familial enraciné depuis la nuit des temps dans le petit village de Châteauneuf en Auxois, sur la montagne de Sombernon qui marque le partage des eaux entre la Manche, l'Atlantique et la Méditerranée."

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Henri Vincenot : Le vieux Gaulois reste païen

Pierre Vial : Dans votre dernier livre, « L’oeuvre de chair », une conteuse bretonne, March’arit Fulupp, parle de son «ministère» pour désigner son activité, que vous appelez, vous, une "profession sacerdotale". Vous semblez donc, vous qui êtes aussi un conteur, donner une dimension religieuse au fait de conter des récits traditionnels, des histoires mythiques ?

Henri Vincenot :
J’ai eu la chance de connaître dans mon enfance des conteurs bretons et en particulier March’arit Fulupp. J’avais eu une pneumonie et le médecin a dit : "Ce qu’il faut à ce gars-là, c’est de l’iode". Qui dit iode dit goémon, qui dit goémon dit Bretagne : mes parents ont pris la carte des Côtes du Nord, ont mis le doigt sur la côte - et c’est tombé sur un village qui s’appelle Pordic. Mes parents ont écrit au maire de Pordic. Mais il était en train de se faire casser la figure au Chemin des Dames et c’est le vieil adjoint, ce Désiré Angot dont je parle dans mon livre, qui a répondu : "Envoyez votre gars, il sera chez nous comme chez lui". Et je me suis retrouvé à Pordic, sur la frontière linguistique : d’un côté de la rue - celui qui donnait vers la mer - il y avait les Gallos, qui étaient marins pêcheurs et parlaient un patois ayant de grandes ressemblances avec le patois bourguignon et les autres patois romans, et de l’autre côté de la rue il y avait des cultivateurs, qui parlaient breton (le trégorois est un parler très proche de celui du Pays de Galles, puisque ce sont des Gallois qui ont débarqué en Trégor au Vème siècle). J’ai appris par osmose les deux langues. Et j’ai entendu les contes bretons, c’est-à-dire les contes de la Table Ronde - mais les vrais, pas ceux qui ont été christianisés par Chrétien de Troyes et Marie de France (où le Graal est devenu le vase qui a recueilli le sang du Christ, alors qu’en fait le Graal est tout autre chose...). J’ai compris que c’étaient les contes du cycle d’Artus, plus ou moins modifiés par les traditions locales (les Trégorois sont imaginatifs et fantaisistes).

Les conteurs bretons disaient eux-mêmes que ce qu’ils faisaient n’était pas un métier mais un "sacerdoz". Et, moi qui suis né dans une famille de conteurs, j’ai éprouvé à mon tour, un jour, le besoin de conter. Là-bas, en Bretagne, j’avais entendu une voix qui m’a appris ce dont on ne parle jamais, ou rarement: nos origines celtiques. L’Église a effacé cela et l’Université, qui est sa fille même s’il y a eu ensuite séparation brutale, a fait de même. Et l’on en arrive à ceci : à l’Académie de Bourgogne, quand on étudie un mot bourguignon comme "gaudes" (c’est de la bouillie de maïs grillé) il y a tout de suite quelqu’un, un latiniste, pour dire : "Mais ça vient de gaudere, se réjouir...". Moi, je ricane dans mon coin. Et l’on me dit : "Alors, le Gaulois, là-bas, ça ne va pas ? ». Et je dis : « Vous êtes bien gentils, c’est très bien d’aller chercher du latin, mais moi je sais qu’en breton - la seule langue celtique que nous ayons, gardons-là précieusement ! - la racine « iaude » désigne la bouillie !". Inutile de vous dire que cela ne figure pas dans le procès-verbal de la réunion. Je ne prétends pas posséder la seule vérité. Mais je dis que nos ancêtres s’appelaient les Gaulois, que nos racines sont celtiques et qu’il y a bien quelque chose comme un sacerdoce à rappeler cela en racontant des histoires.

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Henri Vincenot : des friches et des bois

Depuis le 21 Novembre 1985, en plein bois, au coeur de la montagne bourguignonne, repose un vieux Gaulois : Henri Vincenot.


Il est le vieux sanglier, c'est la plus longue mémoire, c'est l'âme de la Bourgogne, de la civilisation paysanne dont il était imprègne jusqu’au plus profond de son être. Toute sa vie, il fut un conteur, un chantre de sa patrie charnelle, l’éternelle Celtie, celle des friches et des forêts où sont ses racines, c'est à dire son sol et son sang. Bien que né dans la capitale des Ducs de Bourgogne (Dijon), sa famille a son berceau familial enraciné depuis la nuit des temps dans le petit village de Châteauneuf en Auxois, sur la montagne de Sombernon qui marque le partage des eaux entre la Manche, l'Atlantique et la Méditerranée. Du village voisin de Maconge, partent les trois pentes où naissent les ruisseaux qui rejoignent la Seine, la Loire et le Rhône : "Salut Maconge, toit du monde occidental !! Maître des trois versants !! Centre sacré du triangle des eaux !! Tête de la Vouivre, source d’éternelle jeunesse... !!".

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