
Derrière ce concept de « Remigration », il y a de très nombreuses interprétations possibles. Il faut donc être prudent car entre ce que chacun en espère, et ce qui sera faisable (ou pas) il y a des marges importantes.
Pour certains, qui ont vécu l’expropriation de « leur terre algérienne » ce serait « la valise ou le cercueil », pour d’autres, reprenant le slogan du FN des années 80 « bon voyage mon pote ». Pour les plus (et moins) jeunes, cela devient le mythe mobilisateur de générations qui ne voient pas de bout au tunnel. Bref, un champ des possibles assez vaste, incluant aussi ceux qui pensent que « c’est déjà trop tard » (ndrl), comme Alain de Benoist, « Je pense, moi, que la catastrophe a déjà eu lieu. (1)


Le constat de départ s’impose pour un grand nombre : l’immigration devient trop importante en Europe, et les différences de culture imposent des clivages dans la société qu’il devient compliqué de trancher pour le législateur. Le vivre ensemble explose, l’intégration est un échec total, et les milliards de la politique de la ville appauvrissent les français de souche, privant ainsi la ruralité de moyens pourtant vitaux pour la survie et l’indépendance alimentaire de la France.
On ose à peine envisager l’interdiction du voile en France, là ou d’autres, en Turquie, en Egypte l’ont fait…par le passé, montrant de fait une société « malade » de ses contradictions intérieures, qui n’ose plus trancher pour rétablir des équilibres pourtant très majoritairement réclamés par la population.
Que tous se rassurent le réel va les rattraper et s’imposer à tous : Futur pour Tous !
Emmanuel Macron le 12 mai 2026, à Nairobi (Kenya), lors du sommet Africa Forward a déclaré : « Nous, Français, on a près de 17 millions d’entre nous qui faisons partie des diasporas… il poursuit en évoquant des jeunes qui seraient « 100 % Français et Maliens, 100 % Français et Algériens, 100 % Français et Sénégalais, etc. » »
17 millions sur une population de 68 millions ? Cela fait exactement 25 % de la population officiellement recensée… des chiffres qui doivent être bien pris en compte pour évaluer la situation et en déduire des comportements, les plus utiles possibles.
Nous avons tenté une extrapolation graphique de la situation démographique à travers une pyramide des âges et incluant le poids des vagues migratoires successives de migrants et d’installés.
Ceux qui voudraient d’une Remigration « dure » doivent bien s’en imprégner, et se demander comment pourrait évoluer la situation très concrètement.
Ceux qui parlent de reconquête doivent regarder ces éléments de près, de très près !
Avant d’ouvrir la boite de pandore (qui s’ouvrira seule à un moment donné…), il convient de regarder les forces éventuelles en présence… Comme disait Staline : « Combien de divisions » ? Où est la vigueur dans une France (et une Europe) vieillissante ??? Une stratégie frontale est-elle souhaitable ?

Les tentatives de remettre en cause l’immigration en France
La loi immigration votée sous Élisabeth Borne en février 2023 avait pour ambition « de contrôler l'immigration, d’améliorer l'intégration ». Elle comportait deux orientations : faciliter certaines expulsions d'étrangers représentant une menace pour l'ordre public ; et faciliter l'intégration et la régularisation de certains travailleurs, notamment dans les métiers en tension. Le texte sera adopté le 19 décembre 2023, par 349 voix contre 186.
La gauche montrera une opposition très forte, qu’elle soit législative mais aussi « frondeuse » et désobéissante, voir pré-insurrectionnelle.
La gauche saisit le Conseil constitutionnel. Le 25 janvier 2024, celui-ci rendit sa décision et censura 35 articles. Parmi les mesures censurées figuraient notamment celles qui avaient été ajoutées ou durcies au Parlement :
- Restrictions supplémentaires concernant certaines prestations sociales pour les étrangers ;
- Durcissement du regroupement familial ;
- Caution retour pour certains étudiants étrangers ;
- Mécanisme de quotas migratoires fixés par le Parlement ;
- Plusieurs autres dispositions issues du compromis avec LR.
Ce constat rejoint l’analyse de Le Gallou, sur le gouvernement des juges et la réforme de cette « Constitution ». Mais évoque surtout la réaction de la Gauche et laisse présager la réponse d’une certaine société civile qui cherche ses valeurs dans une forme de résistance… inadaptée à l’époque , mais qui lui permet de hurler à la haine fasciste.
La Gauche frondeuse, voir insurrectionnelle ?
En décembre 2023, après l’adoption de la loi immigration, il y a eu une véritable fronde d’élus locaux de gauche, avec des déclarations de « résistance » et de refus d’appliquer certaines dispositions.
32 départements dirigés par la gauche annoncent qu’ils n'appliqueront pas certaines dispositions du texte concernant notamment l'allocation personnalisée d'autonomie (APA) versée aux étrangers.
Le président du Lot, Serge Rigal, avait lancé le mouvement en déclarant qu'il refusait d'appliquer ce qu'il appelait la « préférence nationale » introduite par la loi. Une trentaine d'autres présidents de département le suivront rapidement.
Anne Hidalgo, maire de Paris, rejoindra la contestation. Elle appela Paris à devenir une « terre de résistance démocratique et humaniste » face à la loi immigration.
Éric Piolle assumera explicitement le terme « désobéir ». Le maire écologiste de Grenoble annonça que sa ville « désobéira » à la loi sur plusieurs points. «Nous continuerons à mettre en place des gratuités sans regarder la nationalité et la situation administrative des gens. » « Nous continuerons à accueillir et à héberger [...] sans regarder la situation administrative et les papiers. » Il présenta cette attitude comme s'inscrivant dans une tradition de résistance et de défense des valeurs humanistes.
La CGT ne sera pas en reste, sortant de son rôle syndical, en appelant elle aussi à la « désobéissance civile » contre la loi immigration. Des médecins avaient aussi menacé de désobéir si l'AME était supprimée.
Pourtant juridiquement, il y avait une limite fondamentale. Une collectivité territoriale française n'est pas souveraine : elle exerce les compétences que la loi lui attribue et reste soumise au principe de légalité.
Donc un département pouvait contester la loi, saisir le juge, utiliser ses marges de compétence, organiser politiquement une résistance, etc. Mais il ne possède pas un droit général de désobéir à une loi nationale.
Autrement dit :
« Nous n'appliquerons pas cette loi » était une posture politique très forte ; ce n'était pas la reconnaissance d'un droit constitutionnel général à la désobéissance des collectivités. ». Ces postures préfigurent les clivages sociaux intérieurs qui ne manqueront pas de surgir, et qui fractureront la société, et pourquoi pas les opposeront, ce qu’une démocratie parlementaire aura beaucoup de difficultés à soutenir…
Il faudra surtout se souvenir des dangers que peut porter la collaboration locale entre des mairies « militantes » et des associations « engagées ».
Il existe un épisode documenté de coopération entre la mairie écologiste de Lyon et la Jeune Garde, mouvement antifasciste lyonnais. La mairie de Lyon travaillait avec la Jeune Garde : en février 2022, Mohamed Chihi, alors adjoint à la sécurité de Lyon, expliquait au Petit Bulletin que la municipalité avait mis en place une « vidéosurveillance particulière » autour des locaux de groupes d'ultradroite. Il expliquait que la mairie avait constitué un « groupe de liaison sur les extrêmes droites», avec des universitaires mais aussi des associations : « C'est aussi un travail que nous menons avec des associations très investies sur ces combats, comme le Planning Familial, la Jeune Garde et d'autres structures. »
Tout cela pour dire que les tentatives de restreindre l’immigration feront face à des oppositions, dont on peut deviner les premières formes avec ce qui s’est déjà passé en France, et avec ce qui a été tenté par Trump…
Les tentatives de remettre en cause l’immigration aux USA
Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Trump a essayé d’expulser des millions de personnes présentes illégalement aux États-Unis, en s'appuyant principalement sur ICE (contrôle de l'immigration à l'intérieur du territoire et expulsions), mais aussi sur le DHS (Homeland Security : ministère de la sécurité intérieure), les autorités locales et le système judiciaire.
Le dispositif comporte plusieurs volets :
Renforcer massivement ICE : L'administration a augmenté les effectifs et les moyens de l'agence, permettant à des forces de police locales de participer à certaines opérations anti-immigration.
Multiplier les arrestations à l'intérieur du pays : Il ne s'agit plus seulement d'intercepter les migrants à la frontière.
ICE intervient, sur les lieux de travail ; dans les quartiers ; lors de contrôles routiers ; dans les tribunaux ; dans les bureaux d'ICE ; parfois à partir d'informations fournies par les autorités locales.
En juillet 2026, ICE a procédé à 49 571 arrestations, son record mensuel depuis le début du second mandat de Trump. Plus de la moitié des personnes arrêtées n'avaient pas de condamnation pénale.
Il a aussi essayé de rendre les expulsions beaucoup plus rapides
L'administration Trump a cherché à utiliser beaucoup plus largement la procédure d'expedited removal : une procédure permettant de renvoyer certaines personnes sans passer par la totalité du processus judiciaire ordinaire.
Après plusieurs batailles judiciaires, une cour d'appel fédérale a autorisé en juin 2026 l'administration à poursuivre cette politique accélérée.
Trump a également attaqué le problème des « sanctuaires »
Aux États-Unis, certaines villes et certains États limitent leur coopération avec ICE (étant de fait dans la désobéissance et en sécession civile et légale !).
Trump a donc cherché à casser cette séparation. L'État fédéral doit pouvoir appliquer partout le droit fédéral de l'immigration. C'est pourquoi des opérations particulièrement importantes ont eu lieu dans des États démocrates, notamment en Californie. Los Angeles est devenue en 2025 un véritable laboratoire de cette confrontation entre gouvernement fédéral, autorités locales et mouvements anti-ICE. Le gouvernement a même déployé la Garde nationale dans le contexte des manifestations.
Il a également essayé quelque chose de beaucoup plus radical : les expulsions vers des pays tiers.
L'idée n'est plus nécessairement : personne originaire du Salvador vers le Salvador, mais éventuellement : personne originaire du Salvador vers un autre pays acceptant de l’accueillir.
L'administration a développé cette politique avec plusieurs pays. Mais elle s'est heurtée aux tribunaux. En février 2026, un juge fédéral a déclaré illégale une partie de cette politique, notamment parce que certaines personnes pouvaient être expulsées vers un pays qui n'était pas le leur avec seulement quelques heures de préavis, sans possibilité suffisante de contester leur éloignement ou de faire valoir les risques encourus.
L’État peut avoir la capacité matérielle d'expulser quelqu'un, mais le droit peut empêcher ou ralentir l'opération.
Et surtout Trump a tenté d'agir sur les incitations
Il ne s'est pas contenté des expulsions. L'administration a également développé une politique de self-deportation : rendre le départ volontaire plus attractif ou, inversement, rendre la présence irrégulière beaucoup plus difficile.
L'idée est de ne pas avoir à expulser physiquement chaque personne. Si 1 million de personnes partent volontairement, l'État économise énormément de ressources par rapport à 1 million d'expulsions forcées.
Mais il y a eu un énorme problème : la capacité d'absorption du système
C'est probablement la leçon la plus importante de l'expérience américaine.
Tu peux voter : « Nous allons expulser des millions de personnes. » Mais il faut ensuite :
les identifier, les arrêter, les détenir, examiner leur situation juridique, obtenir les documents de voyage, obtenir l'accord du pays d'origine, organiser le transport, gérer les recours, les expulser.
Et dans le cas de la France et de l’Europe on pourrait rajouter, s’assurer qu’ils ne reviennent pas. L’UE est une passoire ; les USA peut être un peu moins…
Les résultats sont importants — mais inférieurs à l'objectif politique
Début 2026, Brookings estimait qu'environ 540 000 personnes avaient été expulsées depuis le retour de Trump en janvier 2025.
Mais Trump avait évoqué des objectifs de l'ordre de 1 million de personnes par an, voire davantage dans sa rhétorique politique.
Les données disponibles indiquaient donc qu'il était encore loin d'un rythme permettant d'expulser plusieurs millions de personnes rapidement.
Et en même temps, le rythme d'arrestation a continué à augmenter : près de 50 000 arrestations en juillet 2026 et environ 34 000 expulsions ce mois-là, selon les données ICE analysées par le Deportation Data Project.
Une chose très révélatrice : la cible s'est élargie
Au début, Trump mettait fortement en avant les « criminals », c'est-à-dire les étrangers ayant commis des crimes. Mais à mesure que l'appareil s'est développé, une part importante des personnes arrêtées n'avait pas de condamnation pénale.
En juillet 2026, environ 51 % des personnes arrêtées par ICE n'avaient pas de casier judiciaire, selon les données analysées par le Deportation Data Project.
Et cela a provoqué une réaction sociale extrêmement forte
Les opérations ont entraîné : manifestations ; affrontements avec ICE ; opposition des autorités locales ; mobilisation d'associations ; résistance de certaines entreprises ; procédures judiciaires ; conflits entre États et gouvernement fédéral.
Los Angeles a été l'épisode emblématique. Mais les tensions se sont poursuivies en 2026, notamment dans le Minnesota et d'autres États. Bruce Springsteen, le « Boss » chante la désobéissance à travers sa chanson « Streets of Minneapolis », reprise de concert par toutes les démocraties libérales… rappelant si nécessaire la force de la création culturelle !
Qui en France aura le courage d’engager cela ? La « Remigration » n’est même pas à l’agenda politique du RN, parti « aux portes du pouvoir ». Avant que cela n’arrive, il faudra que le peuple s’empare du sujet, et la confrontation rugueuse n’étant pas dans l’âme d’une grande majorité des Français, cela mettra longtemps à traverser la société, si cela arrive un jour avant la dhimmitude…
Les tribunaux sont devenus le deuxième champ de bataille
Trump dispose de : la police, ICE, DHS, des prisons, de l'argent, des avions, des accords diplomatiques.
Mais il doit composer avec les juges fédéraux, les cours d'appel, la Cour suprême, la Constitution, les conventions internationales.
Et les tribunaux ont bloqué certaines mesures. Par exemple, expulsions vers des pays tiers : restrictions judiciaires ; arrestations dans les tribunaux : politique invalidée par un juge fédéral en 2026 ; certaines expulsions pour risque de torture : encore annulées par une cour d'appel en août 2026, certaines tentatives de retrait de visas et d'expulsion liées à des prises de position politiques ont également été jugées anticonstitutionnelles.
Donc l'expérience américaine confirme quelque chose d'essentiel : la capacité d'expulsion n'est pas uniquement une question de volonté politique ou de moyens policiers. C'est aussi une question de droit.
L’impact dissuasif de ces politiques
Mais il y a un résultat très intéressant : l'effet dissuasif. Il ne faut pas mesurer uniquement le nombre d'expulsions. Il faut aussi regarder le nombre de départs volontaires, la diminution des entrées, les personnes qui renoncent à venir…
C'est potentiellement beaucoup plus important. Une politique très dure peut produire
100 expulsions mais provoquer 1 000 départs volontaires, et empêcher 5 000 nouvelles installations.
Dans ce cas, son effet démographique est beaucoup plus important que le seul chiffre des expulsions.
C'est exactement la raison pour laquelle le concept de self-deportation est central dans la stratégie Trump.
Mais il y a aussi un énorme coût économique : Les États-Unis ont dû engager des sommes considérables pour développer l'appareil d'expulsion.
Une estimation de l'Economic Policy Institute évoque jusqu'à 268,9 milliards de dollars de dépenses liées aux expulsions sur les 2,5 années suivantes, si le programme est pleinement financé. C'est une estimation contestée et provenant d'un organisme critique de la politique de Trump. Mais le point structurel demeure : Expulser coûte de l'argent. Il faut payer les agents, la détention, les tribunaux, les avions et transports, l’administration, la diplomatie, la surveillance…
Et la vraie leçon pour tout projet sérieux de Remigration : même avec la puissance administrative et financière des États-Unis, une politique d'éloignement massif rencontre quatre limites :
1. capacité administrative
→ combien peut-on réellement traiter ?
2. coopération étrangère
→ combien de pays acceptent leurs ressortissants ?
3. droit
→ jusqu'où les tribunaux laissent-ils aller l'exécutif ?
4. économie
→ combien coûte l'opération et que devient le marché du travail ?
Et il existe un cinquième facteur, peut-être le plus important, la dimension sociétale et insurrectionnelle qui pourrait surgir ! En opposition à cette résistance « identitaire » pourrait naître une autre résistance, idéologique elle aussi, et porter la société à sa division autant démocratique que physique…
Couper la pompe aspirante… et fermer les frontières
La leçon la plus immédiate est celle du message envoyé aux migrants et surtout aux filières mafieuses qui les font venir pour piller nos systèmes sociaux. Ne venez plus chez nous il n’y a plus d’argent à prendre ! Comme disait jean Marie Le Pen :
« supprimer les pompes aspirantes de l'immigration ».
Les impacts financiers réels sont controversés, mais la réalité des résultats est là : l’Europe n’en peut plus de cette immigration, et elle commence à le dire.
Les actes arrivent : Le nouveau système européen de « retour ». Le Conseil et le Parlement européen sont parvenus en juin 2026 à un accord sur un nouveau règlement européen destiné à accélérer les retours des étrangers en situation irrégulière.
Le texte prévoit notamment :
- une obligation renforcée de coopérer avec les autorités ;
- une procédure européenne de retour plus uniforme ;
- une meilleure reconnaissance des décisions d'éloignement entre états ;
- des possibilités de détention dans certaines situations ;
- et surtout la possibilité pour les états membres de créer des « hubs de retour » dans des pays situés hors de l'UE.
Autrement dit, un état pourrait organiser le transfert d'une personne faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire vers un centre de retour situé dans un pays tiers, sous certaines conditions juridiques.
Ne rêvons pas trop entre la loi et la réalité il y a un gouffre : l’expulsion des OQTF en France est un exemple de cette incapacité à la faire appliquer.
A l’heure actuelle, et compte tenu de la démographie du continent africain, il va falloir juguler les flux migratoires vers l’Europe. Sans oublier que le droit du sol leur donnera bientôt, potentiellement, des majorités démocratiques, irréversibles. Le Kosovo est l’exemple dont il faut se souvenir ! Nos préoccupations, lorsque l’UE aura cessé de dire, « venez, vous êtes tous les bienvenus », seront de contrôler toutes nos frontières extérieures, et de le faire avec détermination et fermeté.
En commençant par interdire et emprisonner les ONG et démanteler les filières mafieuses qui favorisent cette nouvelle traite des esclaves, dont le patronat ne semble pas vouloir se priver. Remettre des contrôles fiables et sérieux et expulser tous ceux qui débarquent, sans distinction.
Bref une politique dictée par des impératifs de Civilisation, et non plus par des impératifs de Marché. Redevenir maîtres chez nous, comme le rappelle Y Benedetti !

Le MEDEF réclame plus de migrants, encore et toujours
Car cette Union européenne est un Marché, rien d’autre, et c’est ce qui la rend détestable au plus haut point par un nombre grandissant d’Européens.
Une civilisation doit se préserver, cette UE nous remplace et nous tue. Cela doit cesser, et les causes en sont principalement économiques.
En France, comme partout en Europe, c’est l'économie qui commande au politique. Le MEDEF nous dit que « d'ici 2050, on aura besoin de 3,9 millions de travailleurs étrangers supplémentaires pour faire tourner l'économie française.» C’est l’écologiste Marine Tondelier qui l’a jeté à la face de Marine le Pen lors du débat devant une assemblée du Medef : (2)
Le chiffre vient d'une étude du Center for Global Development : le 14 juin 2021, CGD publie une étude consacrée au déficit de travailleurs en Europe à l'horizon 2050. Le titre est « Europe To Be Short 44 Million Workers by 2050 Without Increased Immigration »
Le CGD estime les besoins en travailleurs étrangers supplémentaires :
- France : 3,9 millions
- Allemagne : 7,0 millions
- Royaume-Uni : 3,6 millions
- UE + Royaume-Uni : 43,7 millions
Or on sait que cette immigration ne vient pas que pour le travail : l’immigration (légale) de travail ne représente que 13 à 15 % des migrants, cela montre que les 85 % restant sont à charge de la collectivité, et que cela se transforme en pillage des caisses de solidarité nationale, finançant la substitution de population, le bien nommé, grand Remplacement. Et surtout n’oublions pas l’immigration illégale qui de fait n’est pas mesurable… mais estimée pour 2025 à 200 ou 300 000 migrants supplémentaires.

Le patronat s’était fait discret lors des débats sur la Loi immigration, mais presque unanimement tous les syndicats patronaux de tous les secteurs disaient en substance, « l'entreprise a besoin d'un travailleur, elle doit pouvoir le recruter, quelle que soit son origine, notamment dans les secteurs en tension ».
Il faudrait interroger ces gens-là sur les conséquences sociales, budgétaires et sécuritaires de l’immigration, et comment cela entrave déjà la viabilité de leurs activités économiques…
Il faudra trancher cette opposition : Le patronat dit : « Nous devons pouvoir faire venir les travailleurs dont l'économie a besoin. » La Remigration dit : « L'économie doit adapter son modèle à la population que nous voulons conserver. »
Une vision identitaire de l’économie viserait à dire « Si nous manquons de bras, il faut changer notre modèle économique plutôt que changer la population. »
En y intégrant notamment des perspectives de robotisation, les humanoïdes, l’IA… ; ou pourquoi pas envisager une autre immigration, différente de la sub-saharienne, si l’économie réclame réellement de la main d’œuvre. Si la France a besoin de travailleurs, pourquoi ne privilégierait-elle pas des pays culturellement plus proches (ou moins incompatibles) plutôt que l'Afrique qui importe aussi une religion qui porte en elle un ordre théologique qui dépasse et englobe aussi la dimension « politique » ?
La Remigration est une thématique à faire émerger et à défendre, mais en soit elle ne résoudra pas tout, si d’autres mesures ne sont pas impérativement prises. C’est un débat de société profond qui doit émerger. La première étant de fermer nos frontières puis de « supprimer les pompes aspirantes de l'immigration », dont le Medef est un des moteurs.
Cela passera inévitablement par la remise en cause du droit du sol, et du tout économique. Faye combattait « l’Economisme » pour rendre toute sa place au politique, au projet de Civilisation, et donc de destin pour l’Europe, une Grande Europe unifiée. Car qu’on le veuille où non, la problématique est européenne et le déclin sera européen. Pour cela nous aurons à « affronter » les nôtres de l’intérieur, et peut être ceux qui ne voudront pas être chassés…
L’Europe ou la Mort !
Roberto Fiorini
- (1) https://www.revue-elements.com/que-pensez-vous-de-la-remigration-3/?utm_source=chatgpt.com
- (2) https://odysee.com/@l'échodesCanuts:d/medef-immigration:6
