Résistance Identitaire Européenne

Terre et Peuple Magazine

terre et peuple magazine 20

TERRE & PEUPLE Magazine n°20 résumés de lecture

TP20

 

Le numéro 20 de Terre & Peuple Magazine, sorti au début de l’été, a pour thème ‘L’Europe est-elle chrétienne ?’ Dans son éditorial, Pierre Vial répond au célèbre article de Jean Raspail paru dans Le Figaro du 17 juin dernier, où le prophète du ‘Camp de Saints’, citant Mitterand («Ils sont chez eux chez moi») et Chirac («L’Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes»), estime que pour l’Europe, objet de l’invasion musulmane, «les carottes sont cuites». Pierre Vial objecte à cela que «l’histoire n’est jamais finie», que l’actualité et la science nous donnent raison, et puis que nous nous battrons quand même, parce que «nous aimons la bataille car nous aimons la vie».

Thomas Stahler dénonce l’amalgame fréquent entre le paganisme et le satanisme. Cet amalgame est d’autant plus déplacé que, si Satan ou Belzebuth désignent, en effet, des divinités païennes, celles-ci sont bienfaisantes. Baal, vainqueur du monstre Zébuv, en reprend le nom pour sa seule gloire et Lucifer, fils de la déesse Astoreth, est l’étoile du matin. Les traditions indo-européennes opposent communément un dieu céleste à un serpent monstrueux qui menace de détruire le monde: Thor combat Jormungandr, Apollon abat le Python et Mithra affronte Ahriman qui a pris la forme d’un serpent-dragon. Ils ouvrent la voie à saint Georges et à saint Michel. Paradoxalement, la mode actuelle à afficher des prétentions satanistes est le fait d’une confusion, née de la seule propagande disqualifiante diffusée par le christianisme. C’est la même confusion qui inspîre, souvent aux mêmes personnes, d’affecter une dévotion pour Adolf Hitler, dont ils n’ont pas lu une ligne, et pour le nazisme, qu’ils ne connaissent que par la propagande anti-nazie. L’une et l’autre sont à la mesure de leurs appétits pour un certain sadisme, généralement platonique. Ces ‘satanistes’ sont aux antipodes du paganisme.

Suit une étude de Pierre Vial sur les racines historiques de l’Europe. Celle-ci naît aux premiers siècles du moyen âge. Car c’est aux ‘Européens’ qu’un chroniqueur de Cordoue oppose les Sarrasins à Poitiers et Angilbert célèbre en Charlemagne le ‘chef vénérable de l’Europe’. Il s’agit alors, plutôt que d’une communauté politique, d’un fonds culturel commun, que d’aucuns ont appelé et appellent la chrétienté. Cela même qui a sous-tendu le lobby du pape et des démocrates chrétiens auprès des constituants européens, avec l’issue piteuse qu’on sait. A la question: l’Europe est-elle effectivement chrétienne, Pierre Vial répond oui et non. Il y a d’abord que l’Europe (en grec, cela signifie ‘au vaste regard’) est bien antérieure au christianisme: Hérodote appelle Europaioi les Grecs dressés contre l’impérialisme oriental dans un conflit de civilisations. Ensuite parce que l’héritage de l’Europe est, selon Jacques Le Goff, quadruple: l’héritage grec («L’apport de la Grèce est ce qu’il y a de plus distinctif dans notre civilisation,» affirmait Paul Valéry); le romain, avec une langue dont l’Eglise fait une langue sacrée; l’idéologie trifonctionnelle indo-européenne; enfin l’héritage que Le Goff qualifie de biblique. Cette pluralité est coiffée par une unité, l’Eglise, qui se proclame la civilisation, la civilisation chrétienne. Sur le contenu, profondément ou superficiellement chrétien, de cette civilisation et sur le caractère rigoureusement monothéiste ou au contraire largement polythéiste de la pensée religieuse des populations européennes, on se rapportera au compte-rendu (voir la rubrique Nos activités passées) de la communication de Pierre Vial aux Journées du Soleil.

A propos de l’enjeu de la constitution européenne, Jean-Gilles Malliarakis évoque Troie, et même ‘Troy’, le film hollywoodien qui invite les masses médiatisées à croire que c’est depuis des millénaires que la Mer Egée est le théâtre d’un affrontement entre les Européens et les Orientaux. Et que les bons, les doux et les gentils étaient, à l’époque de la guerre de Troie, ces Toyens assimilables aux Turcs, supposés nous apporter aujourd’hui les valeurs de l’Orient. Freud s’était déjà déclaré pour Hannibal contre les Romains, c’est-à-dire pour l’opulence des despotismes religieux et contre les particularistes qui, pour sauver leur liberté et leur identité, doivent s’unir. C’est bien le schéma qui se propose aux constituants européens, celui que le vieil Homère, dans l’Iliade, faisait méditer et reméditer aux libertaires grecs.

Pour Eric Louvier, le mot communautarisme est un mot qui fait peur. Il fait observer que le Petit Robert s’abstient prudemment de le définir, malgré son importance par rapport à la grande menace: le caractère composite des nouvelles ‘nationalités’ européennes, du fait de l’invasion du vieux continent par des dizaines de millions d’extra-européens. Il s’agit, en effet, d’une transformation radicale du substrat anthropologique du continent européen. Spinoza attribue à tout organisme le devoir de persévérer dans son être et, pour les communautés humaines, dans le respect du legs des ancêtres et l’espérance d’un futur plus grand. L’immigration en masse débouche sur la rupture de cette chaîne, sauf à juger qu’il est temps encore de lancer le communautarisme européen. Terre & Peuple suggère de créer des cercles communautaires européens. Pour reconstituer un moi collectif, dissous aujourd’hui dans l’affaissement des croyances, des dogmes et des religions qui structuraient jusqu’ici l’imaginaire collectif des Européens, le christianisme et l’Eglise, mais aussi la patrie, la famille et le travail. Le capitalisme libéral, générateur du consumérisme de masse, ne peut prospérer que sur ce cimetière des valeurs.

En plus des rubriques habituelles, on remarquera deux critiques, pas toujours divergentes, de ‘Le coup d’Etat mondial, essai sur le nouvel impérialisme américain’, le dernier livre de Guillaumes Faye, dont Pierre Vial souligne que, «dans le combat qui est le nôtre, il a fourni nombre de munitions».

On retiendra aussi le beau portrait, brossé par Jean Mabire, d’un autre éveilleur de peuple, le poète guerrier Kurt Eggers, qui à quinze ans avait déjà pris sa part des combats que les corps francs ont menés, sur les frontières orientales, pour défendre leur patrie, l’Allemagne vaincue en 1918, contre la curée lancée par ses voisins.

In Renaissance euroépenne N°61

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Editorial - TP Mag n°20

LA FOI ET L'ESPERANCE

Associées à la charité, la foi et l’espérance sont, dans la tradition catholique, vertus théologales. Pour nous, elles sont vertus de survie : si nos peuples européens renoncent à la foi et à l'espérance, ils sont perdus car ils accepteront alors la descente aux enfers qu'ont programmée et déjà commencé à mettre en oeuvre les maîtres du pouvoir (les vrais, ceux qui, derrière les façades institutionnelles, détiennent la réalité du pouvoir et tirent les ficelles des marionnettes politico-médiatiques).

Mais, diront certains, n'est-il pas trop tard ? Jean Raspail avait lancé un cri d'alarme prophétique, il y a trente ans, en publiant Le camp des saints. Sa description d'une invasion de l'Europe par les masses faméliques du tiers monde, avec la lâche passivité ou la complicité active des "élites" des sociétés occidentales, avait paru, aux âmes sensibles, nimbée d'un catastrophisme outrancier. Et pourtant… Aujourd'hui nous y sommes et Raspail constate avec amertume : "Je crois que les carottes sont cuites".

Avec franchise et grand courage — il en faut, au jour d'aujourd'hui, pour s'exprimer comme il le fait — il a répondu à la question piégée que lui posait Le Figaro : "Qu'est-ce qu'être Français aujourd'hui ?". Il déclare (17 juin 2004) : "Je suis persuadé que notre destin de Français est scellé, parce qu’"ils sont chez eux chez moi" (Mitterrand), au sein d'une "Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrétiennes" (Chirac), parce que la situation est irréversible jusqu'au basculement définitif des années 2050 qui verra les "Français de souche" se compter seulement la moitié — la plus âgée — de la population du pays, le reste étant composé d'Africains, Maghrébins ou Noirs et d'Asiatiques de toutes provenances issus du réservoir inépuisable du tiers monde, avec forte dominante de l'islam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-là ne faisant que commencer. La France n'est pas seule concernée. Toute l'Europe marche à la mort. Les avertissements ne manquent pas — rapport de l'Onu (qui s'en réjouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques Dupâquier, notamment —, mais ils sont systématiquement occultés et l'Ined pousse à la désinformation. Le silence quasi sépulcral des médias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach démographique de l'Europe des Quinze est l'un des phénomènes les plus sidérants de notre époque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bébé de chez nous sans songer à ce qui se prépare pour lui dans l'incurie des "gouvernances" et qu'il lui faudra affronter dans son âge d'homme… Sans compter que les "Français de souche", matraqués par le tam-tam lancinant des droits de l'homme, de "l'accueil à l'autre", du "partage" cher à nos évêques, etc., encadrés par tout un arsenal répressif de lois dites "antiracistes", conditionnés dès la petite enfance au "métissage" culturel et comportemental, aux impératifs de la "France plurielle" et à toutes les dérives de l'antique charité chrétienne, n'auront plus d'autre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule "citoyen" du Français de 2050".

Constat désespéré ? Désespérant ? Raspail, qui reprend à son compte une expression mythique forgée par Saint Loup, en osant dire que "la France est d'abord une patrie chamelle", voudrait se raccrocher à l'espoir d'une résistance gauloise. Mais il rappelle la déclaration de quelqu'un qui n'est pas un Gaulois, Laurent Fabius, au congrès socialiste de Dijon, en 2003 : "Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage d'une jeune française issue de l'immigration, ce jour-là la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la République".

Alors ? Faut-il baisser les bras, se coucher et attendre la mort annoncée ? Dans un tonique éditorial de sa Nouvelle Revue d'Histoire (septembre-octobre 2003), Dominique Venner rappelait que "l'histoire n'est jamais finie (…) Retenons du passé que l'impensable peut, un beau jour, devenir réalité". Notre conception du monde, de l'homme et de l'histoire nous interdit en effet la résignation, étrangère au mental européen. D'autant que les événements nous rappellent bel et bien chaque jour que nous avons raison, en illustrant, souvent tragiquement, notre vision ethnique, bioculturelle de l'histoire des sociétés. C'est ce que démontre avec le talent qu'on lui connaît Bernard Lugan dans sa revue L'Afrique réelle et ses nombreux ouvrages, où la dimension raciale des conflits africains est mise en évidence, à la grande fureur des utopistes.

Et les sciences de la vie apportent leur confirmation. Certes nous baignons dans un océan d'hypocrisie et de mensonge mais, de temps en temps, une petite lueur surgit. Ainsi la revue La Recherche, publiant un dossier sur "Le devenir de l'homme" dans son numéro de juillet-août 2004, a-t-elle interrogé trois chercheurs de renom, Marcus Feldman, de l'université Stanford (département de biologie), Richard Lewontin, de l'université de Harvard (zoologie comparative), Mary-Claire King, de l'université de Washington (génomique) pour aborder un sujet tabou : "Les races existent-elles ?". C'est une bonne question… mais devenue explosive. La réponse est intéressante : "Contrairement à l'idée défendue depuis le milieu du XXe siècle, on peut définir scientifiquement des races dans l'espèce humaine. La connaissance du génome humain permet en effet de regrouper les personnes selon les zones géographiques dont elles sont issues".

Tout nous dit, l'actualité et la science, que nous avons raison. Alors, haut les cœurs ! Battons-nous. D'autant qu'en y réfléchissant bien, nous aimons cela...

P. VIAL

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Sommaire - TP Mag n°20

N°20, L’Europe est-elle chrétienne ?

 

p.3, Pierre VIAL, La Foi et l’Espérance.

p.4, 6 juin 1944, libérateurs ou massacreurs ?

p.4, Voile islamique, l’école champ de bataille.

p.4, Haro sur le latin et le grec.

p.5, Réfléchir et Agir n°17.

p.5, Notre grand concours de l’été : des goûts et des couleurs.

p.5, Vote ethnique.

p.5, Les femmes et l’Islam.

p.6, En bref, Nouvelles d’ici et d’ailleurs, Ghettos urbains ghettos ethniques.

p.6, Assemblée communautaire.

p.7, Mais à qui se fier ?

p.7, Généreuse France.

p.7, Solstices.

pp.8-9, Bernard MARILLIER, Le Chat, ambivalent par excellence.

pp.10 à 13, Thomas STAHLER, Satanisme et Paganisme.

p.14, Pierre VIAL, L’Europe face à son destin, du Mythe à l’Histoire, de l’Histoire au Mythe.

pp.15 à 24, Pierre VIAL, L’Europe est-elle chrétienne ?

pp.25 à 28, Jean-Gilles MALLIARAKIS, L’enjeu de la Constitution européenne.

pp.29 à 33, Eric LOUVIER, D’un génocide l’autre : pour un communautarisme européen de reconquête.

pp.34 à 37, François DELACROIX, Les nouvelles prédictions de Guillaume Faye. A propos du dernier livre de Guillaume Faye.

p.37, Pierre VIAL, A propos du dernier livre de Guillaume Faye, le point de vue de Pierre Vial.

p.38, E.T, La conquête de l’Espagne par les Arabes.

p.39, Pierre VIAL, Veilleurs de mémoire (Bernard Rio).

p.39, Pierre VIAL, La nostalgie de l’Empire (Cahiers libres d’Histoire n°12).

p.40, Pierre VIAL, Maurras toujours là (Jean Madiran).

p.40, Pierre VIAL, L’Histoire en liberté (NRH n°13).

pp.41 à 43, Jean MABIRE, Kurt Eggers, éveilleurs de peuples.

p.44, IXeme Table Ronde de Terre et Peuple, Notre héritage celtique.

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