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Immigration clandestine en méditerranée : des « humanitaires » au-dessus de tout soupçon

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Le camp du bien a ceci de particulier qu’il se garde de toute critique à l’encontre des siens. À l’avant-garde, le clergé médiatique arrive avec force procédés rhétoriques et arguments partiaux à faire passer des personnes poursuivies par la justice pour des victimes, pourvu que celles-ci soient du « bon » côté. Le récent procès de travailleurs humanitaires grecs en est une nouvelle illustration.

Des charges impressionnantes contre les « travailleurs humanitaires »

Le 18 novembre 2021 devait débuter en Grèce le procès de vingt-quatre collaborateurs de l’ONG ERCI (Emergency Response Center International, Centre international d’intervention d’urgence). Cette organisation a pour vocation le « sauvetage » de migrants dont les bateaux dérivent en mer méditerranée. Que reproche la justice à ces travailleurs « humanitaires » ? Les charges retenues par le parquet grec ne sont pas minces : espionnage, divulgation de secrets d’État, trafic d’êtres humains, appartenance à un groupe criminel et blanchiment d’argent.

Diable ! Avec de tels chefs d’accusations, on est bien loin de l’image d’Épinal de l’ONG bienfaitrice qui sauve les migrants en perdition. Le lecteur curieux peut avoir le réflexe d’aller chercher des informations plus détaillées à ce sujet dans différents articles de presse ou sur des sites d’information en ligne. L’Observatoire du journalisme s’est prêté à l’exercice. Et là, surprise :

 

Les accusés sont des victimes

Surprise, effectivement, car en fait de précisions, différents articles disponibles à ce sujet ont pour point commun de faire passer les accusés pour des victimes, en utilisant force procédés rhétoriques et arguments partiaux.

La surprise commence dès le titre informant du prochain procès sur l’ile grecque de Lesbos :

« Grèce: 24 humanitaires jugés pour des opérations de sauvetage de migrants », selon RFI le 18 novembre.

« En Grèce, des poursuites contre les migrants et les humanitaires » pour Ouest-France.

Pour le Muslim Post, « En Grèce, des humanitaires et migrants poursuivis par la justice ». On y apprend que « Leur crime est d’avoir sauvé des vies, lors d’opérations de sauvetage de demandeurs d’asile et de migrants au large de Lesbos ».

Encore plus fort, le journal Le Monde titre le 22 novembre : « En Grèce, l’aide aux migrants criminalisée ». Le quotidien vespéral précise que le procès qui devait se tenir le 18 novembre a été reporté.

 

Inversion accusatoire

C’est donc dès le titre que plusieurs médias affichent leur parti pris : ainsi, la chaine de service public RFI requalifie sans aucun complexe les chefs d’accusation contre les travailleurs humanitaires.

Exit les accusations d’espionnage, de divulgation de secrets d’État, de trafic d’êtres humains, d’appartenance à un groupe criminel et de blanchiment d’argent. Les travailleurs humanitaires sont jugés « pour des opérations de sauvetage de migrants » !

Le Muslim Post est encore plus explicite « Leur crime est d’avoir sauvé des vies ». Nous atteignons donc le comble de l’injustice… même si la justice ne s’est pas prononcée à ce sujet !

 

Falsification des accusations

La manipulation ne s’arrête pas là. Les journalistes des articles mentionnés ci-dessus s’emploient à provoquer l’empathie du lecteur, tant pour les soutiens que pour les 24 personnes inculpées :

Le Monde nous apprend que « Devant le tribunal de l’île grecque de Lesbos, des dizaines de militants des droits de l’homme tenant des pancartes ont suivi avec angoisse l’ouverture du procès ».

Le Muslim Post se met à la place du juge pour donner une version des faits univoque : « La jeune Sarah (un travailleur humanitaire) était animée par un seul désir: aider ceux qui mettent leur vie en péril pour atteindre l’Europe. Aujourd’hui, elle risque d’en payer le prix fort. Sean Binder est également poursuivi pour avoir sauvé des vies lors d’opérations de sauvetage ».

Par contre, les différentes charges pesant contre les travailleurs humanitaires et les faits allégués ne seront pas passés en détail par ces médias. Un travail rébarbatif, sans doute. Mais un vrai travail d’investigation certainement.

Après la falsification des accusations, la recherche de l’empathie avec les accusés, la marginalisation des charges retenues contre les travailleurs humanitaires, ce sont les personnes interrogées pour se prononcer sur cette affaire qui ne manquent pas de surprendre :

- Amnesty international et Human Rights Watch pour RFI ;

- Amnesty international, Médecins sans frontières et l’avocat de l’un des accusés pour Ouest-France ;

- Amnesty international pour le Muslim Post ;

- des militants des droits de l’homme pour le Monde.

On aura compris que l’on n’est plus dans le registre informatif, qui implique de présenter des points de vue opposés sur le sujet, mais dans celui du militantisme.

 

La Presse du Canada est allée plus loin

Le journal canadien La Presse est l’un des rares médias à ne pas avoir publié un article militant et outrageusement favorable aux travailleurs humanitaires. On apprend dans un article mis en ligne certains détails sur cette affaire :

« Au terme d’une enquête de plusieurs mois menée par les polices et les autorités de Lesbos, Chios et Samos, trois îles grecques proches de la Turquie, en collaboration avec les services de renseignement grecs, dix personnes sont mises en cause par la police pour leur implication dans un réseau facilitant l’immigration clandestine, selon la police du Nord de l’Égée. […] Cette action organisée sous prétexte humanitaire […] a été entamée en juin dernier et vise à aider de manière substantielle les réseaux illégaux d’immigration », selon le chef de la direction de la police du Nord de l’Égée.

« Les personnes suspectées ont utilisé les réseaux sociaux, les photos et les témoignages de migrants tentant d’atteindre les îles égéennes, l’une des portes d’entrée de migrants et réfugiés en Europe à partir des côtes turques ». Nous n’en saurons pas plus, mais ces premières informations révèlent que l’enquête qui a abouti au procès a été longue et que des preuves suffisamment importantes ont été trouvées pour que cette affaire soit audiencée.

Le procès prévu le 18 novembre ayant été reporté, nous ne connaissons pas à ce jour le sort réservé aux « travailleurs humanitaires ». Un malheur n’arrivant jamais seul, le camp du bien vient d’être de nouveau accablé par l’annonce le 2 décembre par le journal italien Il Giornale de la validation par la justice italienne de la saisie d’un navire d’une ONG pro-migrants pour complicité à l’immigration clandestine et violation du code de la navigation.

Mais rassurez-vous, cela ne ralentira en rien l’impressionnante progression du nombre des traversées clandestines de la mer Méditerranée, comme nous l’apprend un récent bulletin de l’agence Frontex.

Plus que jamais, comme nous le signalions dans un article en mars 2021, quand des révélations sur les relations troubles entre ONG et passeurs sont connues, les médias français détournent le regard…ou travestissent la réalité.

(6 DÉCEMBRE 2021)

Source : © Observatoire du journalisme (Ojim) 2012-2021

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