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On a presque envie de se pincer : il y a quinze ans encore, le livre de chevet des femmes, concernant leurs rapports avec la gent masculine, était « Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus », livre de vulgarisation écrit par l’Américain John Gray en 1992, et visant à aider les deux sexes à mieux se comprendre. Pendant toutes les années 2000, en France, ce livre a été la référence absolue en la matière. Et puis plus rien : John Gray a été « vaporisé », à la Orwell. Les femmes sont tout simplement passées à autre chose. L’homme, soudainement, est devenu l’ennemi à abattre. La gauche libérale française, devenue une simple déclinaison de son homologue américaine, s’en est chargée.

Le but du féminisme, émanation du système d’exploitation économique qui nous dirige, est simple : détruire la société. Pour cela il détruit la relation de confiance qui existait autrefois entre les hommes et les femmes, relation basée sur la reconnaissance réciproque des rôles et des besoins de chacun. Sans cette relation de confiance, pas de couple. Sans couple, pas d’enfants. Sans enfants, pas de famille. Et une fois qu’on a supprimé le couple, l’enfant et la famille, on peut dire que la société n’existe plus ; on a affaire désormais à une juxtaposition d’individus isolés ne communiquant plus entre eux, restant chacun seul dans un logement de plus en plus petit, et vivant cette vie virtuelle qui consiste à recevoir du Système un flux médiatique d’informations biaisées et d’injonctions déguisées.

Mais, au départ, il y a le féminisme libéral de gauche et son alliée objective, l’hypergamie. Et il y a, au cours des années 2010, la généralisation de l’utilisation, par les jeunes, des réseaux sociaux et des applis de rencontre. Et les jeunes femmes aboutissent à la conclusion suivante : les hommes sont des porcs, mais on attend que surgissent parmi eux le prince charmant, le chad ultime, l’homme beau et riche qui fera de leur vie un conte de fées. Dans les faits, le chad s’amuse, les jeunes femmes se font tourner, on leur fait des promesses qui n’engagent qu’elles, pendant que l’immense majorité des jeunes hommes, voyant qu’ils ont contre eux le féminisme, la loi, les médias et l’Etat, renoncent tout simplement au couple, à fortiori au couple marié.

Ces dix dernières années ont été très instructives. D’abord, on comprend mieux la raison de l’expression sexe faible : car la propagande est entrée dans le cerveau des femmes comme dans du beurre, et elles sont passées en quelques années, voire en quelques mois, du livre Les hommes viennent de Mars, les femmes viennent de Vénus à « Moi, les hommes, je les déteste » ou « Sorcières, la puissance invaincue des femmes »  ou encore au fameux « Le coût de la virilité ». Ou comment troquer une approche rationnelle et bienveillante contre la haine et la magie. Il faut encore une fois se référer à 1984, dans lequel les alliés d’hier deviennent les ennemis du jour, la population suivant les revirements du système totalitaire sans se poser aucune question.

Beaucoup d’idées reçues sur les femmes ont été malmenées au cours de ces années de dévoilement de la vérité, et pas souvent à leur avantage.

 

Les femmes sont-elles empathiques ?

Il est permis d’en douter, vu le plaisir évident qu’elles prennent à traiter les hommes de tous les noms. Aucune d’entre elles n’a semblé s’émouvoir de cette décennie de haine, culminant avec l’infâme #allmenaretrash qu’elles ont laissé passer, comme toujours, avec une placidité toute bovine, quand bien sûr elles ne l’ont pas applaudi. Pourtant la plupart d’entre elles ont un fiancé, un mari, un père, un frère, un fils. Aucune importance.

 

Les femmes sont-elles généreuses ?

Il suffit de les écouter se vanter de chercher un homme beau et riche qui leur donnera tout et à qui elles ne donneront rien, pour constater l’inverse.

 

Les femmes sont-elles vraiment les championnes de la communication ?

Cette question, au premier abord, peut paraître incongrue. Et pourtant : après dix ans de condamnation morale de la drague de rue, de la drague de boîte de nuit, de la drague de bar, de la drague au travail, on assiste maintenant à un déferlement de plaintes TikTokesques provenant de femmes n’en pouvant plus de ne plus recevoir aucune attention, aucun compliment, aucun sifflet de la part de mâles censés « en tant qu’hommes » faire le premier pas. Et ces femmes assurant qu’elles « ne comprennent pas » ce qui se passe. Et d’accuser les hommes d’être devenus des gays (qui tout d’un coup ne sont plus leurs meilleurs amis) ou d’être trop impressionnés par leur charisme de créature indépendante et libérée. Bref, comment faire semblant de ne rien comprendre pour éviter d’avoir à désigner les vrais coupables : les militantes féministes. Qui ont pu mener à bien leur œuvre destructrice parce que les autres femmes leur ont déroulé le tapis rouge jusqu’au trône de porte-parole officielle, dont elles se sont emparées sous un ciel dans lequel nul ne vit jamais passer le moindre nuage de contradiction…

Car les jeunes hommes, après tout, ont fait tout ce qu’on leur a dit de faire. Ils ont arrêté de draguer dans la vraie vie et se sont résignés à le faire sur les applis de rencontre. Ils ont arrêté de proposer aux femmes de se mettre en couple, couple qui, rappelons-le, n’est que la structure « qui permet à la domination du patriarcat de se perpétuer ». Ils ont arrêté, en réalité, d’attendre quoi que ce soit de l’autre sexe. Ils le laissent tranquille, comme on le leur a ordonné.

On s’attendrait donc à ce que ces femmes qui veulent de nouveau se faire draguer et désespèrent que les hommes se mettent de nouveau à se comporter « en tant que tels » se servent de leur don extraordinaire en matière de communication pour demander aux féministes la tenue d’une nouvelle table ronde, ou se servent des réseaux sociaux pour manifester enfin leur désaccord quant aux orientations que leurs porte-parole officielles ont données depuis 2015.

Et bien non : les féministes continuent de discourir au beau milieu d’un silence de plomb. Elles ne risquent absolument rien. L’auréole au-dessus de leur tête n’a pas vacillé d’un pouce. Elles peuvent toujours compter sur la sororité, cette espèce de solidarité féminine obligatoire sur laquelle elles ont joué dès le début avec le plus parfait cynisme. Elles se sont mises à insulter les hommes, et, voyant qu’ils commençaient à réagir, les autres femmes leur ont emboîté le pas, à cause de cette loi non écrite : une femme doit toujours soutenir une autre femme contre un homme, même en sachant que celui-ci est dans son droit.

Ainsi la communication entre femmes, depuis dix ans, n’est rien d’autre qu’une caserne de petites soldates apeurées écoutant ces militantes leur aboyer des ordres et leur désigner l’homme comme l’ennemi absolu. Et les petites soldates de se taire ou d’approuver hypocritement, sans oser le moindre geste de rébellion, même si cela doit signifier leur impossibilité définitive d’accéder au couple, à la famille et aux enfants…

 

Les femmes veulent-elles vraiment l’égalité ?

Absolument pas. Ni les femmes ni les féministes. Leur but est d’aboutir à un état de domination institutionnelle et officielle, la naissance d’une société de discriminations qui seront, bien sûr, toutes en leur faveur. Et cela commence dès le début, avec les « féministes de la première vague » parées aujourd’hui de toutes les qualités parce que tout le monde a oublié leur véritable objectif : donner aux femmes les mêmes droits que les hommes tout en continuant à s’exempter des devoirs, à commencer par les obligations militaires, qui consistaient en temps de paix à donner trois ans de sa vie à la nation, et en temps de guerre à aller mourir contre l’Allemagne. C’est donc bien un régime discriminatoire en leur faveur, une inégalité stricte et camouflée en égalité qu’elles ont voulue, et qu’elles ont fini par obtenir, avec l’obtention du droit de vote en 1944. Dix ans plus tard, la guerre d’Algérie commençait, et on envoya au casse-pipe les seuls bonshommes, comme d’habitude, pendant que Madame restait tranquillement chez elle avec son droit de vote. 

 

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Aujourd’hui, les femmes continuent à demander une absence de réciprocité généralisée, et à l’obtenir : la fin du devoir conjugal pour elles et la continuation de l’obligation de fidélité pour l’homme ; la continuation du droit de vie et de mort sur l’enfant à naître sans aucun droit pour le père et l’intimidation morale visant à lui faire prendre sa part de la contraception parce que « un enfant, ça se fait à deux » ;  la possibilité pour une femme de saisir les tribunaux pour contraindre l’homme à un test ADN afin de l’obliger à assumer un enfant qu’il n’a pas voulu reconnaître, et l’impossibilité légale pour le même homme de vérifier par le même procédé qu’il est bien le père biologique des enfants qu’il a reconnus.

Les femmes proposent maintenant à l’homme un nouveau contrat de couple (légal ou moral) ; un contrat qui stipule que l’homme devra continuer à remplir les mêmes devoirs qu’avant, à savoir apporter l’argent, la force, la protection, la sécurité… en échange de rien. Car la femme, quant à elle, a pris soin de s’affranchir de toutes ses anciennes obligations : maternelles, charnelles, ménagères, alimentaires. Elle ne « doit pas de sexe » ; elle se réserve la possibilité de partir quand bon lui semblera ; elle trouve normal que l’argent de son travail ne soit que de l’argent de poche pendant que celui de son mari sert à payer les factures ; par contre elle trouvera également normal que son mari effectue tout de même 50% des tâches ménagères. Et tout est à l’avenant.

Et c’est là qu’intervient ce que je serais tenté d’appeler la contre-révolution, absolument foudroyante, et rendue possible par les mêmes moyens qui avaient permis la révolution hypergamo-féministe : ces moyens, ce sont le numérique et les réseaux sociaux, et cette contre-révolution, c’est celle des hommes. Silencieuse, sans violence, sans pancarte, sans slogans, sans hashtag. Les hommes qui décident tout simplement que ça suffit. Parce que, pour la première fois, ils peuvent se parler entre eux. Sans fausse pudeur, sans cette fierté masculine qui les oblige à rester sur leur quant-à-soi quand ils évoluent dans la vraie vie. L’anonymat que permettent les réseaux sociaux, avec l’utilisation massive de pseudonymes, leur permet, pour la première fois, de s’avouer mutuellement leurs problèmes, et de s’apercevoir qu’ils en ont principalement un, et que c’est le même pour tous : ils participent à un jeu dont ils comprennent peu à peu qu’il est truqué et ne peut aboutir qu’à leur défaite. Et ils en tirent tous la même conclusion : il faut arrêter d’y jouer. Il faut arrêter d’être en couple, arrêter de s’engager, arrêter d’avoir des enfants. Et garder son argent pour soi.

 

Ce faisant, ils jouent, en définitive, le jeu du Système. Mais ont-ils le choix ?

Les enfants vont donc disparaître du Royaume de France. C’est prévu, programmé, organisé. Et cela ne signifie aucunement que la race humaine va disparaître de ce beau pays, bien au contraire. Les crétins médiatiques se sont pourtant alarmés récemment du fait qu’en 2025, les décès en France ont, pour la première fois depuis Mathusalem, dépassé le nombre des naissances, sous-entendant que le pays va vers l’extinction de sa population. Les mêmes crétins, incapables de comprendre jusqu’au bout la logique à l’œuvre, ne se sont pas rendu compte que, malgré cela, la France a encore gagné, cette même année 2025, deux cent mille habitants, atteignant le pic historique de 66 579 000 habitants. L’explication est très simple : la fabrique des enfants a été délocalisée. Le Système n’a pas envie de se fatiguer à donner des allocations familiales, à construire et entretenir des maternités, des écoles, etc. Les enfants naissent à l’étranger, sont soignés et éduqués par un pays étranger, sont eux-mêmes des étrangers, et arrivent en France à l’âge adulte, prêts à l’emploi.

 

À quoi servent les femmes occidentales si elles ne font plus d’enfants ? 

À la prostitution. Voilà leur horizon ultime. Quand on ne veut plus se donner, on ne peut plus que se vendre. Alors que les féministes n’ont pas de mots assez durs pour flétrir le « devoir conjugal » c’est-à-dire le fait pour une femme d’accepter un rapport avec l’homme qu’elle aime pour lui faire plaisir, leur indulgence est sans limite pour celle qui accepte un rapport avec un inconnu en échange de cent cinquante euros. Et tout est dit.

André Waroch - 02/2026

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