Résistance Identitaire Européenne

Terre et Peuple Magazine n°86 - Hiver 2020

86 couv

QUE LIRE ? TERRE & PEUPLE MAGAZINE n°86

 

 

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Dans son éditorial intitulé « Le poisson pourrit d’abord par la tête », Pierre Vial commence par restituer au Hollandais Erasme cet adage prétendument chinois. La pourriture évoquée ici est l’invasion massive de notre Europe par des population hétéroclites, avec le regroupement familial comme point d’orgue d’une absurdité faussement humanitaire. Le résultat de cette trahison : en Seine-Saint-Denis, presque tous les prénoms déclarés en 2019 étaient musulmans. Dans le lycée où Samuel Paty a été décapité, les professeurs s’autocensurent. La république de Macron n’est qu’un décor. On ne peut y compter que sur soi et sur les siens.

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Pierre Krebs rappelle que ce qui ne nous a pas tués nous rend plus forts. Il désigne son ennemi : la Sainte Inquisition de la Banque Yankee. Elle l’a pris à la gorge de sa liberté d’esprit, pour laquelle il est prêt à payer le prix du sang, pour sa liberté d’esprit négationniste, sa liberté d’esprit identitaire. On l’a réveillé au point du jour pour saisir ses ordinateurs, ses disques numériques, ses photos de famille et filmer la moindre rune décorative. On l’a fait attendre trois ans l’ouverture d’une instance qui a annulé l’action judiciaire, rouverte au mois de mars 2021. Entre-temps, notre ami s’est consacré à rédiger un traité métapo-philosophique et une pièce de théâtre « Capturez les rebelles » et à contre-attaquer l’interdiction de son ouvrage « Was tun ? ». Il se réjouit des indices qui révèlent que le système a peur de la contestation, notamment dans le cas de la négationniste Lady Michèle Renouf. Poursuivie pour avoir déclaré à Dresde, lors de la commémoration du bombardement : « Le seul holocauste en Europe a été celui du peuple allemand. » Poursuivie en justice, le Tribunal de Dresde lui a proposé d’annuler de commun accord son procès.

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Ouvrant le dossier « Communautarismes », Pierre Vial dénonce les voleurs de mémoire qui réduisent la société à un agrégat d’individus déterminés par leur seul intérêt. Ces idéologues libéraux des droits de l’homme disqualifient comme « fasciste » l’idéal de patrie nationale. Ils n’appliquent toutefois le procédé qu’aux occidentaux, tolérant notamment que la « Grande Turquie » se donne vocation de diriger le monde musulman. Ou que le monde juif prône l’endogamie. Il épingle le fait que Macron substitue à sa critique du communautarisme celle du séparatisme dans une France réduite à une mosaïque.

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Dans la tradition indo-européenne, Jean Haudry distingue trois périodes : celle de la religion cosmique, circumpolaire, paléolithique ou mésolithique ; celle de la société lignagère néolithique ; celle de la société héroïque à l’âge du bronze. La religion cosmique marque le passage de l’animisme à un polythéisme par la divinisation de réalités naturelles. Apparaissent ensuite des divinités sociales (Mithra, Bhaga, Fides latine). La bande primitive, société sans classes, ne connaissait d’autres clivages que le sexe, l’âge et les dons naturels. Les inégalités n’étaient pas héréditaires. La seule relation marquante était celle des enfants à leur mère. Le rôle du père provient d’une tradition antérieure au monde indo-européen. La fidélité conjugale est ignorée. Vu la féminité des divinités majeures (Ciel diurne, Soleil, Aurores), la femme y avait une place éminente. On peut supposer que, dans la première période, le communautarisme se manifeste dans l’initiation au sein de groupes de jeunes hommes conduits par un maître dans une épreuve de survie dans la forêt. Le jeune initié est sensé mourir et renaître homme. La chasse au grand gibier (ours, loups) resserre les liens et introduit la société patriarcale de la deuxième période. Celle-ci commence avec le déplacement vers la zone tempérée et avec l’introduction de l’agriculture et de l’élevage, d’abord de cheptels qui s’accommodent du nomadisme (ovins, caprins et bovins) et ensuite des porcs, lesquels y sont réfractaires. La sédentarisation se reflète dans les désignations du village. Elles suggèrent « être couché », « cultiver », « procréer », à la différence de celles du clan de la période précédente, qui suggère la mobilité. L’Inde védique figure le « corps » social par l’image du Purusa « Homme », dont la bouche est le brahmane, le bras le guerrier noble, les cuisses l’homme libre et les pieds l’esclave. Une conséquence de cette conception est que le corps du roi, image du corps social, doit rester intact, ce qui lui interdit de participer à la guerre. Dans la société lignagère, il lui est substitué un chef de guerre. Dans la société héroïque, qui révèle le parallèle entre les chansons de geste et les poèmes homériques, le monde indo-européen n’a pas connu la complexité sociale des villes. Elle s’est constituée au sein de la société lignagère qu’elle n’a pas remplacé

Elle n’apparaît qu’à l’âge du bronze et se développe à l’âge du fer. Pas un seul nom de héros indo-européen ne nous est parvenu, seuls ceux des Grecs, des Germains, des Celtes. La consécration du héros est la marque de la désagrégation de la société néolithique, où l’individu n’existe pas en dehors de sa communauté. Mais des solidarités électives s’établissent, compagnonnages d’individus ou confédérations de tribus, qui développent une religion de la vérité, avec un sacré négatif, vis-à-vis de dieux respectés avant d’être priés. Au profit de héros, apparaissent des protections divines individuelles, en même temps que des hommes puissants, contempteurs de dieux qui choisissent leur destin. Avec l’âge du bronze et les armes nouvelles, apparaissent des tactiques de guerre proprement indo-européennes. La bande guerrière joue un rôle central à la période des migrations, soit qu’elle précède le peuple migrant ou qu’elle se maintienne au sein du peuple installé. Des évolutions économiques, telles l’exploitation de métaux ou le recours à la charrue à soc, déterminent le passage de la société lignagère à la société héroïque et l’apparition d’artisanats spécialisés, d’une hiérarchie et de pouvoirs centraux. La puissance des chefs consiste alors à redistribuer leurs richesses. La société héroïque ne répudie pas la société lignagère car, dans le compagnonnage, les compagnons se disent « fils » de leur seigneur. La phratrie est intermédiaire entre la famille et la tribu et la parenté de sang passe au second plan. A la différence du seigneur terrien, qui est parcimonieux, le seigneur guerrier doit être prodigue, non seulement pour rétribuer ses compagnons d’arme, mais encore les prêtres et les bardes. Comme le patron romain devait supporter ses clients. La société héroïque voit s’affronter les bandes migrantes de jeunes hommes sans terres ni femmes et les riches endogames installés. La domestication du cheval, camarade du guerrier, se situe à l’origine de la société héroïque et du phénomène nouveau de la guerre issue de mouvements de populations, à la fin du IIème millénaire. Conquérants belliqueux, les Indo-Européens ne disposent que d’un arsenal réduit, lance ou javelot, couteau, bouclier. L’arc, arme de chasse, a pu servir au combat. Dans la société lignagère, la guerre, limitée d’abord aux conflits entre clans d’une même tribu ou entre tribus voisines, va s’étendre aux peuples étrangers. Elle est, pour les héros, l’occasion de s’illustrer et elle résout le problème des excédents de peuplement. Elle donne naissance à la solution, humanitaire, de l’esclavage des prisonniers. L’arboriculture va fixer les populations et la surpopulation les contraint à la migration.

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Jean-Patrick Arteault analyse les notions de communautarisme, de séparatisme et de laïcité. Pour le Président Macron, l’immigration et le terrorisme islamiste sont des marécages dont il peine à se dépêtrer. La décapitation du professeur d’histoire Samuel Paty en est l’illustration. Le Régime ayant organisé une immigration massive à dominante musulmane, l’arrogant Macron juge préférable de dénoncer, non plus le communautarisme des islamistes et certaines pratiques qui ne sont pas conformes aux lois de la République, mais leur séparatisme. Il peut y avoir des communautés au sein de la République, mais il ne veut pas croire dans une France patrie de peuples autochtones enracinés, mais seulement dans la République, abstraction soluble dans l’idéologie progressiste, à quoi la laïcité est consubstantielle. Cette dernière a, depuis quelques années, été récupérée par le camp identitaire, notamment par Pierre Cassen, de Riposte laïque. Au contraire, la référence à la République et à l’assimilation, qui était au cœur du logiciel anti-identitaire, est devenue suspecte à l’extrême-gauche autant qu’au clan libéral-progressiste de Macron. La laïcité, arme contre l’Islam, n’est pas compatible avec la pêche aux votes allochtones. Macron a tenté de miser sur deux tableaux : combattre les identitaires autochtones et lisser l’altérité des néo-Français allochtones (Islam des Lumières). Mais ces néo-Français ne se gênent pas pour placer l’Etat de plus en plus sous l’empire de la charia. Ce qui pousse les autochtones vers le populisme. Macron a besoin de la réserve des voix des communautés allochtones. Mais le communautarisme est le domaine des identitaires. Voilà pourquoi Macron combat de préférence le « séparatisme ». Il reconnaît les appartenances (à la religion ou au pays d’origine), mais ne les condamne que lorsqu’elles séparent de la République. Le communautarisme allochtone ne doit pas être combattu quand il sert à l’abaissement des autochtones, au cosmopolitisme et au métissage. Le régime n’illusionne pas ainsi les islamo-gauchistes (lesquels ne comptent que de rares musulmans). Ils se servent de l’Islam pour détruire. Les identitaires républicains assimilationnistes (Zemmour) ne se laissent pas abuser par le subterfuge, pas plus que les racailles de la violence quotidienne. Les islamistes politiques ne sont pas séparatistes : ils veulent assimiler la République en l’englobant dans l’Islam, ce qu’agrée la majorité des musulmans. Les Frères Musulmans ont une longue pratique de la clandestinité. La démographie est favorable à l’Islam. Prétendre appliquer à l’Islam les principes de la laïcité est une hypocrisie.

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Pour Robert Dragan, « La République a déjà perdu » son combat contre le communautarisme musulman, auquel Macron reproche son séparatisme, lequel devra faire l’objet d’une loi. L’assimilation d’un étranger n’est jamais complète. Purement conceptuelle, l’identité républicaine est ouverte aux concepts nouveaux (LGBT). En France, les musulmans sont au moins dix millions. Leur rejet par les autochtones est aggravé par les violences, lesquelles sont stimulées par les critiques de la Gauche à l’endroit des Européens. Ceux-ci plaquent sur l’Islam des concepts chrétiens de tolérance et négligent le fait de sa stricte observance des rituels.

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Llorenç Perrié Albanell situe son communautarisme catalan personnel d’abord par rapport à la doctrine universaliste du Contrat social. Mais aussi par rapport à son identité culturelle. Il insiste sur l’importance du critère racial, de la patrie charnelle, mais il prévient contre ceux de ses frères qui souhaitent en fait une Catalogne mondialisée. La sienne suppose l’entraide solidaire clanique. Il rappelle que le théâtre du premier combat du militant identitaire est l’embryon familial, le refuge où les enfants apprennent à grandir ensemble dans l’exécution de ses rituels. En sécession avec le système, prime sur le nombre la qualité de la communauté à laquelle chaque membre fournit son apport. Le cercle familial peut coopter des externes. Avoir des enfants est un devoir identitaire. Il n’y a pas de communauté sans projet commun, le premier étant la survie selon le modèle identitaire. Il est vital en tout cas pour la communauté de disposer d’un point de chute, de rencontre.

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Alain Cagnat dresse l’inventaire du communautarisme musulman en France. Dans les organisations fréquentables, il classe le Conseil Français du Culte Musulman, la Fédération Nationale de la Grande Mosquée de Paris, l’Union des Mosquées de France, la Fédération Nationale des Musulmans de France, les Musulmans de France, la Fédération Française des Associations Islamiques d’Afrique, le Comité de Musulmans Turcs, le Milli Görus, le Tabligh et encore trois fantoches fréquentables : la Fondation de l’Islam de France, l’Association musulmane pour l’Islam de France et L.E.S. Musulmans. Dans les infréquentables, il y a les Frères Musulmans et leurs multiples tentacules, dont l’Union des Organisations Islamiques de France, qui en rassemble plus de deux cents, dont les Jeunes Musulmans de France, la Ligue Française de la Femme Musulmane. L’UOIF, qui est financée par les monarchies du Golfe, la Turquie et le Magreb, a créé en France dans le cadre de l’Institut Européen des Sciences Humaines quatre lycées confessionnels subventionnés par la République. Se sentant grillée, l’UOIF se refond en les Musulmans de France. L’Union des Jeunes Musulmans est fondée par la nouvelle génération qui rejette l’intégration au profit d’un islam de conquête. Le parti UDMF (Union des Démocrates Musulmans de France) est un sous-marin des Frères Musulmans. Il ne collecte que 0,5% en moyenne, mais 16,74% au Val Fourré. Le CCIF s’applique à disqualifier comme islamophobe tout discours critique de l’islamisation. Le Comité de Coordination des Musulmans Turcs de France pratique l’entrisme dans la République en Marche. Le Milli Görus turc contrôle six cents mosquées en Europe et de nombreuses écoles coraniques. Les Loups Gris paramilitaires se sont distingués dans la chasse aux Arméniens de France. Le Tabligh, mouvement intellectuel qui est en réalité un allié des Frères Musulmans, pratique l’abrutissement par la décérébration. Les salafistes sont des puritains, qui reprochent aux occidentaux de pervertir les musulmans au moyen de leur civilisation. Violent autant que non-violent, aucun ne veut le séparatisme, mais bien nous imposer à tous leur religion.                          

Alain Cagnat prêche ensuite, Pour une révolution communautariste, l’appartenance à un groupe homogène, que ce soit quant à la race ou l’ethnie, quant à la religion, la culture, les traditions ou la vie sociale. C’est précisément ce que prônent notamment le Conseil Représentatif des Associations Noires ou les Indigènes de la République. C’est ce qui est dans le même temps refusé comme raciste aux Européens de souche, par ceux pour qui l’existence d’un racisme anti-blanc n’est même pas pensable ! Alors que, en réalité, l’Europe est la terre de la race blanche, de religion païenne puis chrétienne et de civilisation indo-européenne. Modèle unique par ses réalisations, elle est sur le point de sortir de l’histoire. Le COVID achève de l’abrutir. Que la résistance de nos frères de l’Est nous serve d’exemple. Nous devons prendre part à tous les combats identitaires, à toutes les révoltes, ethniques ou sociales, les paysans, les indépendants, et résister aux écolo-marxistes et autres végans planteurs d’éoliennes. Chacun de nos communautarismes est une barricade.

A l’occasion du décès de Pierre Sidos à l’âge de 93 ans (les héros meurent parfois dans leur lit), Alain Cagnat allume six cierges à la mémoire de la dynastie héroïque des Sidos, les cinq frères et leur père qui, tous six, ont glorieusement illustré l’honneur d’une moderne chevalerie française.

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Halfdan Rekkirson exhume le calendrier scandinave de l’âge du bronze. Il est l’œuvre des premiers Indo-Européens installés dans le nord entre -1200 et        -400. L’Europe qui s’installe alors ne changera plus de manière notable avant le milieu du XXème siècle. Cette période nous a légué des milliers de gravures rupestres, qui révèlent notamment l’étendue des connaissances astronomiques de ces Indo-Européens. Il y a notamment une gravure située à Asperberget, dans le Böhuslan, au moyen de laquelle l’auteur démontre clairement que les Scandinaves de l’âge du bronze savaient compter le temps en divisant l’année par un cycle basé sur les mouvements lunaires. Elle représente un personnage aux bras écartés, qui dresse les quatre doigts de sa main droite, avec au bout de ses doigts une série de 28 points en quatre lignes de sept, avec un 29ème isolé. L’auteur délivre ensuite une analyse limpide des modes traditionnels de calcul sur les doigts, par dizaine mais aussi par douzaine.

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Robert Dragan cisèle un élégant éloge à la terre d’Anjou. La douceur angevine, ce n’est pas que celle d’un parler d’une eau très pure, pieusement fidèle à ses racines latines, celui des Regrets de Joachim du Bellay. Les doux angevins, ce sont également les laborieux maraîchers de la France, les hommes des vignes, les mariniers de la Loire. Sans oublier la vaillance calme et droite des hommes de la guerre de Vendée, des cadets de Saumur, de Christian de La Mazière.

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Pierre-Paul Jobert expose ce qu’il a compris de la crise du Covid 19, grâce ou malgré une culture scientifique personnelle confortablement meublée. Il parle de « complot de l’ignorance et de l’incompétence mêlées », de lobbying de laboratoires pharmaceutiques et de suspicion de collusion. Le 4 décembre 2020, il concluait (en promettant une suite) qu’il faut y ajouter la prévarication, qui est le manquement grave aux devoirs d’une charge publique.  

G.H.

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