Saor - Guardians (album complet))
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Une date, un événement : 5 janvier 1720 - La spéculation, miroir aux alouettes
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Le 5 Janvier 1720 est le jour de gloire pour John Law : il est nommé contrôleur général des Finances du royaume de France. Quelle ascension pour ce fils d'un orfèvre d'Edimbourg qui, après avoir dissipé sa fortune à Londres entre 1691 et 1695, a entrepris de courir l'Europe pour étudier les divers systèmes financiers et bancaires des pays visités ! De retour dans son Ecosse natale, il publie le fruit de ses cogitations dans un livre intitulé Considérations sur le numéraire et le commerce, dont l'idée centrale est révélatrice d'une mentalité typiquement libérale : il faut émettre du papier monnaie garanti sur les terres du pays (le papier monnaie, emblématique de ce « nomadisme » qu'un Jacques Attali exalte comme étant le fin du fin de la civilisation, au détriment d'un enracinement dans le terroir qu'un Bernard-Henri Lévy dénonce, dans L'idéologie française (Grasset, 1981) comme la matrice de la « barbarie ».
Soucieux d'appliquer sa théorie, Law adresse un mémoire au gouvernement français, empêtré dans le difficile financement de la coûteuse et interminable guerre de Succession d'Espagne (1701-1714). Il voudrait obtenir l'autorisation d'ouvrir une banque d'émission à Paris.
L'Europe se débat alors dans un marasme économique marqué par une dépression générale des prix, qui provoque accroissement de la rente, recul du profit, augmentation du coût du capital. La France est particulièrement touchée : les dépenses de l'Etat ont doublé de 1689 à 1697 puis doublent à nouveau de 1701 à 1714. Spirale vicieuse, entraînant des expédients douteux qui sont autant d'aveux de faiblesse de l'Etat : emprunt, refonte des espèces monétaires, émission de papier monnaie dont la valeur chute rapidement. Le poids très lourd de la dette publique semble devoir plomber toute tentative de redressement.
Selon Law, la clef est dans la monnaie : l'insuffisance monétaire bloque la croissance, il faut donc démultiplier l'instrument monétaire. En créant une institution publique de crédit, calquée sur la Banque d'Angleterre (fondée en 1691), qui émettra un papier solide, on restaurera la confiance et on pourra résorber la dette publique. Il y a, dans ce raisonnement, un élément très important, que les économistes ont eu et ont encore tendance à trop négliger : le facteur psychologique, c'est-à-dire l'état d'esprit — optimiste ou pessimiste — des producteurs-consommateurs est déterminant dans l'évolution d'une situation économique (mais échappe très largement aux calculs trop mathématiques, trop rationnels : la confiance — ou la défiance — ne se met pas en équation, quoiqu'en pensent polytechniciens et énarques).
En exposant son projet dans son Essai sur un nouveau système de finances, Law gagne la confiance du Régent, qui l'autorise à créer une banque privée d'escompte et d'émission. Son caractère privé ne l'empêche pas d'avoir un solide appui de l'Etat : alors qu'elle émet des billets au porteur, 75 % de son capital est en billets d'Etat et le pouvoir autorise le paiement des impôts en billets. Après une phase d'attentisme face à cette nouveauté, le public et les professionnels de la banque font un succès aux billets de la banque Law. Le financier peut alors passer à la réalisation d'une autre idée qui lui est chère : créer une compagnie de commerce pour mettre en valeur la Louisiane récemment acquise par la France (1682).
La réussite semble sourire à Law : sa banque transformée en banque royale, l'appel au crédit et l'émission continuelle de monnaie fiduciaire prennent des proportions spectaculaires. L'apogée est son accession au contrôle général des Finances. Le désastre suit de peu. Le volume excessif des émissions, la fureur spéculative, le climat de surexcitation entretenu au siège de la banque, rue Quincampoix (atmosphère bien rendue dans les versions filmées successives du roman de Féval Le Bossu) contribuent au caractère artificiel du système Law. Quand les premiers signes de défiance apparaissent, Law croit trouver la parade en dévaluant. Cela ne fait qu'augmenter l'inquiétude. Beaucoup cherchent à se débarrasser de billets devenus suspects. Le coup de grâce est donné par le duc de Bourbon et le prince de Conti qui se défont des sommes considérables qu'ils avaient en billets et actions. Law multiplie les mesures déflationnistes mais il est trop tard pour inverser la tendance.
Les décrets d'octobre et de décembre 1720 suppriment le billet et la banque de Law qui, pour éviter d'être lynché, doit s'enfuir en catastrophe et se réfugier à Bruxelles puis en Italie, où il finit dans la misère. Mais il n'est pas le seul à avoir été ruiné par son système, qui va laisser de si mauvais souvenirs que les Français garderont longtemps une grande méfiance à l'égard de la spéculation. Ce qui ne les empêchera pas d'en être à nouveau régulièrement victimes…jusqu'à nos jours.
Pierre VIAL
Parution initiale : RIVAROL 25 janvier 2008
CHRONIQUE DU « VIVRE ENSEMBLE »
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Selon France Bleu Alsace, plus de 200 voitures ont été brûlées à Strasbourg pendant la nuit de la Saint-Sylvestre. Soit le double de l’année dernière. Robert Hermann, président de l’Eurométropole de Strasbourg et adjoint au maire en charge de la sécurité (sic) se console en déclarant : « La situation est comparable à celle d’il y a 20 ans ». Et la faute en est aux Allemands… car ils ont des magasins qui vendent des pétards. Il fallait y penser…
Pierre Vial
Gibraltar porte plainte contre le parti patriote espagnol VOX
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La plainte se base sur des commentaires et des messages postés sur les réseaux sociaux qui «montrent une stratégie claire de dénigrement des habitants de Gibraltar».
Le gouvernement de Gibraltar a porté plainte mercredi contre quatre dirigeants du parti d'extrême droite espagnol Vox, les accusant d'«incitation à la haine» contre le territoire britannique et ses habitants. La plainte, déposée à Madrid, vise notamment le chef du parti et son secrétaire général.
En 2016, le secrétaire général et d'autres membres de Vox avaient déployé un immense drapeau espagnol sur le célèbre rocher de Gibraltar avant de rejoindre l'Espagne à la nage. Le programme électoral de Vox, devenu la troisième force politique espagnole lors des législatives de novembre, exigeait que Madrid intensifie ses efforts diplomatiques pour rattacher Gibraltar à l'Espagne.
La plainte se base sur des commentaires et des messages postés sur les réseaux sociaux qui «montrent une stratégie claire de dénigrement des habitants de Gibraltar et de nos institutions, qui semble clairement conçue pour créer une atmosphère de haine de la part des Espagnols envers les Gibraltariens», a expliqué le gouvernement dans un communiqué.
«Une sangsue»
Selon le chef du gouvernement de Gibraltar Fabian Picardo, les commentaires décrivent le territoire britannique comme «une sangsue» ou «un parasite», l'accusant de «retenir en otages» les travailleurs espagnols, d'être un repaire de «criminels» et de pratiquer le «blanchiment d'argent».
«C'est le vocabulaire employé dans les années 1930 contre les juifs», a-t-il déclaré mercredi devant le parlement de Gibraltar. «Nous n'allons pas laisser faire cela sans réagir», a-t-il ajouté.
Territoire de 6,2 km2 à l'extrémité sud de la péninsule Ibérique que l'Espagne a cédé en 1713 à la couronne britannique, Gibraltar est revendiqué depuis longtemps par Madrid. La colonie britannique, qui compte 30'000 habitants, veut rester dans le giron de Londres.
Nationaliste et anti-immigration, Vox est passé de 24 à 52 sièges de députés, sur les 350 que compte la chambre basse espagnole lors des élections du 10 novembre.
Légion d'honneur : la distinction accordée au patron de BlackRock France fait polémique
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Le chanteur Gilbert Montagné, la comédienne Marina Hands ou encore le Nobel de physique Gérard Mourou... tous ont été décorés ce mercredi. Ils sont, ainsi, 487 à avoir été distingués par la Légion d'honneur comme le veut la tradition, le premier jour de l'année. Mais un nom risque de faire grincer des dents. Celui de Jean-François Cirelli, ancien dirigeant de GDF-SUEZ, puis d'Engie et actuel président de la branche française de BlackRock et promu officier de la Légion d'honneur, comme le révèle BFMTV.
La distinction fait déjà polémique auprès de ses opposants à l'instar du Parti communiste qui a déclaré sur Twitter : "Jean-François Cirelli, président de BlackRock France, est promu Officier de la légion d'honneur en ce 1er janvier. En récompense du pillage de nos retraites par répartition?".
Maximes Combes porte-parole de l'ONG Attac France, a, lui aussi, commenté la nouvelle.
Et pour cause le plus grand gestionnaire d'actifs au monde est accusé de faire valoir auprès de l'exécutif le régime de retraite par capitalisation, sur le modèle des fonds de pension américains, au détriment du système français actuel par répartition. Il a notamment été pointé du doigt par le député d'Eure-et-Loire Olivier Marleix ainsi que par Médiapart et l'Humanité.
La loi Pacte soupçonnée de servir les intérêts de Black Rock
Ses détracteurs s'appuient sur l'existence d'une note adressée à ce dernier en juin 2019, rédigée par BlackRock et intitulée Loi Pacte:Le bon plan Retraite et révélée par L'Humanité le 11 décembre dernier. Dans ce document interne d'une quinzaine de pages, la multinationale détaille l'intérêt de développer l'épargne-retraite par capitalisation en France en s'appuyant notamment sur la loi Pacte votée au printemps, même si le système de retraite par répartition "restera au coeur de l'épargne retraite française".
"Depuis un mois, votre gouvernement a autorisé le géant des fonds de pension américain à collecter directement la retraite privée des Français. Si la réforme va à son terme, les affaires de BlackRock prendront donc un formidable essor en France", avait alors réagi Olivier Marleix, cité par BFMTV qui précise qu'il a saisi la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) dans le but qu'elle examine le rôle joué par BlackRock dans le projet de réforme des retraites. Fondé en 1988 aux Etats-Unis, le géant a indiqué à l'occasion de la publication de ses derniers résultats financiers gérer un portefeuile d'actifs de quelque 7000 milliards de dollars.
Le 19 décembre, BlackRock a finalement répondu aux critiques dans un communiqué. "En aucune manière, nous n'avons cherché à exercer une influence sur la réforme du système de retraite par répartition en cours auprès des pouvoirs publics ou de tout autre acteur du secteur", affirmait-il ajoutant que le gestionnaire d'actifs, implanté en France depuis plus de 13 ans, "dialogue avec les organismes de réglementation et les pouvoirs publics", "dans le but d'expliquer [son] point de vue sur l'intérêt des investisseurs à long terme".
lexpress.fr
Arrestations en Albanie suite au tremblement de terre de fin novembre
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Les autorités albanaises ont procédé, samedi 14 décembre, à l’arrestation de 9 personnes soupçonnées d’« homicide et d’abus de pouvoir » suite au tremblement de terre qui a touché le pays à la fin du mois de novembre et qui avait fait 51 morts et un millier de blessés dans un pays connu pour son urbanisme sauvage et sa corruption.
Ils sont constructeurs, ingénieurs, fonctionnaires locaux et sont tous soupçonnés par la police albanaise d’avoir joué un rôle dans les effondrements qui ont fait 51 morts, plus de 900 blessés et laissé quelque 5 000 personnes sans logement fin novembre.
« Il a été établi dans les enquêtes préliminaires que des abus dans le domaine des règles, des normes et des standards ont également été à l’origine de l’effondrement d’immeubles qui ont fait 23 morts à Durrës », a notamment déclaré le chef de la police de cette localité de 400 000 habitants sur la côte Adriatique, l’une des plus touchées.
Selon les informations diffusées par les autorités, la police albanaise recherche notamment un ingénieur qui aurait travaillé sur la construction d’un immeuble à Durrës dans lequel une famille a perdu 8 de ses membres.
Au total, ce sont 17 personnes qui font l’objet d’une enquête pour des abus en matière de construction de logement.
Le séisme d’une magnitude de 6,4 sur l’échelle de Richter qui a frappé ce petit pays des Balkans a mis en évidence de graves dysfonctionnements dans le domaine du bâtiment. Un pays où les règles en matière de construction sont facilement contournables. L’Albanie, qui est officiellement candidate pour intégrer l’Union européenne depuis 2014, devrait bénéficier d’une aide internationale puisque la Commission européenne a annoncé ce samedi la tenue d’une conférence des donateurs à la mi-janvier à Tirana.
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