Il fut un temps où les Jeux olympiques commençaient par une consécration, mais aujourd'hui ils ont commencé par une profanation. En fait, la profanation de la tradition chrétienne et occidentale commise lors de l'inauguration des Jeux à Paris dit quelque chose de nous : elle représente la fatuité de notre pauvre époque, elle photographie la misère culturelle et spirituelle qui les caractérise, elle est l'emblème de l'hostilité toujours plus intense à l'égard de notre histoire. Une plante sans racines se dessèche, une civilisation sans racines de même : et notre civilisation, post-chrétienne, post-occidentale, post-humaine, est depuis longtemps déracinée.
Ceux qui ont perdu leurs symboles historiques et ne peuvent se contenter de « substituts » se trouvent aujourd'hui dans une situation difficile : le néant s'ouvre devant eux, devant lequel l'homme détourne le visage avec effroi. Pire encore, le vide est rempli d'idées politiques et sociales absurdes, toutes spirituellement désertées (Carl G. Jung : Sur les archétypes de l'inconscient collectif, 1934).
Le pouvoir du mythe
Le capitalisme, en tant que système économique et social prépondérant dans le monde, a exercé et continue d'exercer une influence significative sur nos vies et sur la formation des sociétés de manière profonde, complexe et durable.
Si la politique est encore capable d'inventer, comme la poésie, des suggestions qui pénètrent l'âme des gens et qui, en même temps, répondent aux questions les plus complexes que la société d'abondance pose constamment et impérieusement, elle remplit sa tâche, elle se donne un sens. C'est lorsque cela ne se produit pas que la politique se ferme, perd sa fonction, se retire. Sa crise se résume dans cette notation qui résume le sentiment d'une tragédie collective car sans politique, comme sans poésie, les peuples sont soumis à la domination des haines élémentaires qui se déchaînent dans l'enclos tribal auquel se réduit la nation, la communauté. Et le conflit se nourrit d'instincts irrésistibles parce qu'il n'est pas culturellement régulé par une idée, par un principe qui rende l'affrontement acceptable. Le point de chute est le nihilisme : un néant indistinct dans lequel les civilisations se dissolvent. La politique, comme la poésie, est une science de l'âme qui repose sur des valeurs, des sentiments primaires et des raisons qui renvoient à une vision de l'organisation sociale fondée sur la centralité de la personne et de sa dignité. Tout cela repose sur deux piliers : l'autorité et la liberté.
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Les Etats-Unis ont profité des élections présidentielles au Venezuela pour relancer une nouvelle tentative de déstabilisation de ce pays :
« Le président vénézuélien Nicolas Maduro et son rival de l’opposition Edmundo Gonzalez ont tous deux revendiqué leur victoire à l’élection présidentielle lundi matin, après un vote marqué par des accusations de tactiques sournoises et d’incidents isolés de violence.
« Die Nibelungen » de Fritz Lang a 100 ans
Avec « Hagen », Constantin Film propose une nouvelle interprétation de la Chanson des Nibelungen, mondialement connue, sous forme de série en six épisodes sur RTL. Joachim Paul souligne dans son commentaire pour le magazine allemand Freilich que cette production devra effectivement être comparée à l'art cinématographique d'une autre époque.
La chaîne RTL annonce pour fin 2024 une « nouvelle interprétation de la Chanson des Nibelungen, mondialement connue ». La série en six épisodes est « spectaculaire », « on plonge dans l'univers de l'épopée fantastique », elle est « riche en images » et les acteurs offrent une « performance impressionnante ». On parle déjà du « Game of Thrones » allemand. De nos jours, ceux qui utilisent des adjectifs aussi ostentatoires pour leurs relations publiques doivent effectivement être comparés à l'art cinématographique d'une époque. Et aujourd'hui encore, on ne peut pas passer à côté de « Die Nibelungen » de Fritz Lang.
Rémi Tremblay est un militant patriote québécois qui fait partie de la direction du magazine identitaire Le Harfang.
Il est bien connu des Editions de Synthèse Nationale, puisqu’auteur de deux Cahiers d’histoire du Nationalisme : « Adrien Arcand, le fascisme canadien » et « Oswald Mosley, l’Union Fasciste Britannique ».
Il vient de récidiver toujours dans le cadre des Cahiers d’histoire du Nationalisme sur le thème de la mouvance identitaire blanche aux Etats-Unis.
Lire la suite : La mouvance identitaire blanche aux Etats-Unis
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