Résistance Identitaire Européenne

TERRE & PEUPLE Magazine n°17 résumés de lecture

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Le numéro 17 de Terre et Peuple débute par la recommandation que nous fait Pierre Vial de “penser à notre âme”, notre âme collective, celle qui nous méritera, non pas l’éternité, mais la pérennité en tant que peuple. Celle qui nous préservera, entre autres maux, de l’enfer du Golem américain, colosse d’argile irresponsable et fou.

Ensuite, Bernard Marillier, inépuisable sur le sujet de la symbolique, relève à propos de la chouette, entre autres, que l’aigle et elle représentent les deux formes fondamentales de la connaissance: la chouette, la connaissance rationnelle, par la perception de la lumière lunaire qui n’est que reflet, et l’aigle, la connaissance intuitive, par la perception directe de la lumière du soleil, que l’aigle reçoit les yeux ouverts.

Thomas Stahler décline l’origine, le rôle, l’importance, le sexe du dieu Soleil chez les indo-européens. Fils du dieu du ciel, il est presque partout de sexe mâle et possède rarement une épouse. Son rôle est d’abord limité: de son char céleste, il voit tout ce qui se passe sur terre. Mais il deviendra primordial sous les dernier Romains et, dans l’image du Sol invictus (le soleil invaincu), la figure emblématique des silhouettes européennes les plus rayonnantes, tels l’Empereur Julien, Frédéric II de Hohenstaufen et Louis XIV. Apollon reviendra, et pour toujours. Mais était-il vraiment parti ?

Pierre Bérard a cuisiné pour nous une copieuse et savoureuse recension du pamphlet de David Martin-Castelnau, “Les francophobes”, lequel fait l’inventaire de ce “grumeau de forces hétérogènes”. Cela débute par les Nazificateurs, acteurs éminents de l’oligarchie. Se trouve classé comme tel Bernard-Henry Lévy, qui prétend voir dans la France la patrie du national-socialisme. A ce bobard, répond l’imposture de la France raciste, répandue par la deuxième catégorie, les Xénophiles, qui confèrent aux immigrés un “statut victimaire”. La série se complète avec les Américanouillards, franchouillards repentis et reconvertis, avec les Darwiniens ou libéraux, surhommes du marché total, et avec les haineusement corrects, clients fidèles des sacrifices humains.

Mais le dossier central de ce numéro de T&P, dossier crucial, évoqué en couverture par un portrait de Recep Tayyip Erdogan, est consacré au refus résolu de l’entrée de la Turquie dans l’Europe. Encore faut-il savoir de quelle Europe il s’agit: de l’Europe-marché, marche-pied de l’hégémonie turque, ou de l’Europe-puissance que nous voulons, “bloc civilisationnel enraciné dans une histoire plurimillénaire et dans une géographie bien comprise, fondé sur un héritage très charnel à la fois helléno-germanique et pagano-chrétien,” qu’a ainsi défini Christopher Gérard. Ce que la Turquie ne pourra jamais être...

Pierre Vial rappelle la succession séculaire des affrontements de la Turquie avec l’Europe. Chaque fois, un choc frontal de deux civilisations, de deux visions du monde inconciliables. Le mot turc apparaît treize siècles avant JC dans des annales chinoises, avant d’être repris par les Arabes, pour qui il signifie brutal. C’est eux qui fonderont le royaume de Mongolie et c’est contre eux que sera été élevée la Grande Muraille de Chine. Les peuples turco-altaïques domineront la haute Asie, de la Mandchourie au Turkestan. C’est eux encore qui, emmenés par Attila, secoueront l’empire romain affaibli, qui sera sauvé, aux Champs Catalauniques, grâce à la coalition des Européens. C’est une autre vague turque, les Avars, que Charlemagne aura beaucoup de peine à endiguer. Les Bougres ou Bulgares et les Khazars menaceront ensuite les Byzantins et seront heureusement inquiétés eux-mêmes par la poussée arabe et musulmane. Islamisés, ils auront tôt fait de s’émanciper et puis de supplanter et de remplacer les sultans arabes. Les croisades sont, en fait, la contre-attaque européenne à la poussée asiatique. Après une période victorieuse, elles connaîtront revers sur revers et, non seulement la Terre Sainte, mais l’Empire romain d’orient et les Balkans seront conquis par les Turcs, qui ne seront arrêtés qu’à Vienne, il y a moins de trois siècles. Si la plupart des Européens l’ignorent, tous les Turcs le savent et en nourrissent fierté et ambition.

Bernard Marillier met en lumière la spécificité de l’islam turc et Thomas Stahler évalue la réalité, considérable, du paganisme turc: Tanri, le dieu du ciel, voit son nom utilisé aussi bien que celui d’Allah pour désigner Dieu et le croisant de lune comme l’étoile ne sont ni musulmans ni arabes.

Jean Mabire trace le portrait d’Enver Pacha, Albanais ou Bosniaque qui s’est voulu l’éveilleur de peuples turcs asiatiques. Il est le pendant inversé de Moustapha Kémal, Turc de Salonique, qui a entrepris de convertir l’empire ottoman en une nation moderne, aussi européenne que possible.

Jean-Gilles Malliarakis démontre par la géopolitique, notamment celle de l’eau et celle du pétrole, que “le rêve d’un monde turc de l’Adriatique à la muraille de Chine”, élément de l’identité turque, est irréductible à l’identité européenne.

Stéphane Bourhis, enfin, développe cinq bonnes raisons de dire non à l’entrée de la Turquie dans l’Europe.

Le numéro se clôture sur un bel hommage de François Fresnay à Leni Riefenstahl et sur une présentation, par Gilles de Fleury, de la BD de fiction spatiale Sillage.

 

In Renaissance Européenne n°58

ill : couverture de la revue Terre & Peuple n° 17

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EDITORIAL - TP MAG N°71 (deutsch version)

DIE ENGEL WERDEN IN DIE HÖLLE KOMMEN

 

Steht Frankreich am Rande eines Bürgerkrieges? Von seinem Katheder herab versichert uns Jean-Yves Camus, (der sich unbedingt für einen Experten des Rechtsradikalismus ausgeben möchte), dem sei keineswegs so. Dabei reiht er sich in die Riege derer ein, die sich über die Phantastereien der armen Hirnlosen lustig machen, die testen, wer der Angsthase ist, indem sie imaginäre Gefahren heraufbeschwören.

Und doch... Der brave Gallier, der gerne verstehen möchte, was ihm denn widerfährt in einem Land, von dem man nicht mehr richtig weiß, ob es noch den Namen «Frankreich» verdient, reißt die Augen ganz weit auf vor dem Schauspiel der Stadtguerilla, die ihm der Fernseher vermittelt. Syrien? Der Irak? Nein, das Departement Seine-Saint-Denis. André Gérin ist kommunistischer Abgeordneter und Ehrenbürgermeister von Vénissieux, eine gute Plattform, um zu wissen, was da draußen los ist, und der spricht frei von der Leber: «Alle Bestandteile eines Bürgerkrieges sind vorhanden» Bürgerkrieg? Hier muß man genauer sein: Der Soziologe Jean-Pierre Le Goff spricht von «Formen eines unterschwelligen Bürgerkrieges, mit ethnischem Einschlag». Das wichtige Wort ist: «ethnisch».

Es ist ein klassisches Szenario geworden: Ein Polizeiübergriff (oder das, was als solcher gedeutet wird...) wird von den «Jugendlichen» aus den «Vorstädten» zum Anlaß genommen, ihrer Lieblingsbeschäftigung nachzugehen: plündern, kaputtmachen, brandschatzen... im Namen der «Gerechtigkeit» natürlich. Im Nu machen die «Brüder» (und auch die «Schwestern», die oft noch hitziger sind) mobil. Das Departement Seine-Saint-Denis gibt wie immer den Ton an, man muß ja seinem Ruf gerecht bleiben. Clichy-sous-Bois, Montfermeil, Tremblay-en-France (wörtlich: 'Tremblay in Frankreich', ein nunmehr eher unpassender Name) gehen in Flammen auf. Wie ein Lauffeuer tauchen «Rächer» auch woanders auf, in Städten wie Rouen, Rennes, Lille, oder Toulouse.

«Alle Aktionen, die die Mobilmachung erweitern, sind willkommen», erklärt ungeniert ein gewisser Alexandre, 23 Jahre alt, der bei Solidarités Etudiantes Paris III aktiv ist, den Presseleuten. Es handelt sich dabei um eines jener linkslastigen Grüppchen, die auf dem Mist eines französischen Gemeinwesens gedeihen, das sich in einem Zustand der fortgeschrittenen Verwesung befindet.

Währenddessen macht die Staatsmacht (oder was davon übrigbleibt...) vor den Radaumachern und deren Komplizen ihren Kotau: Während Herr Cazeneuve, der französische Regierungschef, SOS-Rassismus sowie auch die LICRA (Liga gegen Rassismus und Antisemitismus) mit allen gebührlichen Ehren empfängt, um deren Gejammer respektvoll aufzunehmen, beeilt sich Herr Hollande – der keine Zeit gefunden hatte, sich um die Polizisten zu kümmern, die fast lebendig verbrannt wären, nachdem ihr Fahrzeug von ach so lieben «Jugendlichen» abgefackelt worden war dem neuen Helden der Vorstädte, Herrn Theo, sein Mitgefühl auszudrücken. Genannter Theo erhielt übrigens die Unterstützung des Fußballspielers Moussa Sissoko, des Schauspielers Omar Sy und des Ex-Tennisspielers Yannick Noah, was ja völlig normal ist: Unter Rassenbrüdern herrscht nämlich Solidarität, und das ist gut so, nur daß die Gallier sich davon eine Scheibe abschneiden könnten...

Ein ehemaliges Mitglied des RAID (Spezialeinheit der Einsatzpolizei), jemand also, der genau wissen muß, wovon er spricht, kündigte am 15. Februar in der Zeitung Présent an: «Die Aufstände dieser letzten Tage muten wie eine Generalprobe vor noch Schlimmerem an».

Vor dieser Sachlage ziehen es die braven Leute, die zwar durch die Medien und deren Strippenzieher hirnlos gemacht worden sind, vor, wie feige Straußvögel, die sie geworden sind, den Kopf in den Sand zu stecken. Muß man sie verurteilen, oder vielmehr bemitleiden? François Bousquet stellt mit Klarsicht fest: «die Europäer flüchten in ein verhängnisvolles Scheuklappendenken», sie sind «in der Opfermentalität verfangen, die unsere Welt beherrscht» (s. La droite buissonnière, Verlag Editions du Rocher, 2016). Die Art und Weise, wie das Problem der sogenannten «Migranten» (d.h. Invasoren) behandelt wird, spricht Bände: Die Eindringlinge sind natürlich Opfer, und wenn sie sich auch zu etlichen Entgleisungen hinreißen lassen (Überfälle, Raub und Vergewaltigungen): Das sind bloße Bagatelldelikte, denen man mit der gebührenden Nachsicht begegnen sollte.

Diejenigen, die heute meinen, sie könnten in der Realitätsverleugnung verharren und weiterhin fromme Scheinheiligkeit pflegen, täten gut daran, sich der Worte Ernst Jüngers in seinem Essay «Der Waldgang» zu erinnern:

Lange Perioden des Friedens begünstigen bestimmte optische Täuschungen. Eine von ihnen ist der Glaube, daß die Heiligkeit des Hauses auf der Verfassung basiert, durch sie gewährleistet wird. In der Tat basiert sie auf dem Vater, der an der Schwelle seiner Tür steht, von seinen Söhnen umgeben, die Axt in der Hand."

Überhören die Engel diese Botschaft, so werden sie mit der Hölle Bekanntschaft machen.

Pierre VIAL

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La sécurité sociale pour les français n'est pas toujours automatique

Connaissez-vous le régime obligatoire (RO) de sécurité sociale ?

C'est la couverture sociale de base et obligatoire comme son nom l'indique dont dispose chaque français. Dans cette jungle administrative française, les RO les plus connus sont la CPAM, c'est à dire le régime général, la MGEN pour le personnel de l'éducation nationale, le RSI pour les indépendants et la MSA pour le monde agricole.

Certains entrepreneurs ont récemment défrayé la chronique en exprimant leur volonté de sortir de cette sécurité sociale obligatoire.

Mais qu'arrive-t-il lorsqu'un artisan fait faillite ? C'est là que commence le parcours du combattant pour celui qui désire conserver son droit à la sécurité sociale. Après sa radiation du RSI, il doit effectuer des démarches pour revenir au régime général de la CPAM. Etant donné qu'il n'a plus aucune source de revenu, il doit également batailler longuement au téléphone avec les services de l'assurance maladie pour bénéficier de la Couverture Maladie Universelle à laquelle il peut prétendre. Il faut parfois ajouter un délai supplémentaire de fabrication d'une nouvelle carte vitale si le transfert entre les deux RO est impossible avec l'ancienne carte. Il peut ainsi s'écouler plusieurs mois pendant lesquels le patient doit s’acquitter de frais onéreux de médecine, de pharmacie, de soins infirmiers, d'analyses médicales, etc, les professionnels de santé étant dans l'incapacité d'être rémunérés par la sécurité sociale pour leurs actes.

Je pourrais aussi vous parler de cette fonctionnaire de la fonction territoriale du Rhône, actuellement en détachement dans les Alpes-Maritimes et qui avait suivi ses études sur Paris. La puce de sa carte vitale indique qu'elle dépend de la CPAM du Rhône, le site ameli.fr lui indique qu'elle est rattachée à la CPAM de Paris et les services de la CPAM de Nice lui disent qu'elle dépend de son département où elle réside et travaille actuellement. Comment fait-elle concrètement pour ses soins ?

Je pourrais encore vous évoquer la galère administrative d'une patiente atteinte d'une maladie auto-immune, et qui est employée dans un domaine viticole une partie de l'année, et également salariée d'une entreprise. Elle doit alors perdre son temps et son énergie entre la Mutualité Sociale Agricole et la Caisse Primaire d'Assurance Maladie pour conserver ses droits à jour et ainsi bénéficier du tiers-payant pour son traitement.

Je terminerai sur l'exemple d'une femme d'agriculteur qui a décidé de vendre des fleurs à plus de 60 ans pour arrondir les fins de mois du couple. Toute sa vie assurée à la MSA avec son époux, elle fut automatiquement transférée au RSI, avec tous les problèmes qui en découlent, car considérée comme entrepreneur.

Le choc de simplification promis par le président « normal » n'est pas pour maintenant dans le domaine de la santé. Et on peut aisément comprendre que la coupe est pleine pour les français qui voient débarquer des clandestins disposant de l'Aide Médicale d'Etat dans leur pays.

Aloys Durans

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Dieu que cela a gazé !

A un improbable recours du Président Assad aux armes de destruction massive contre un village syrien, action suicidaire qui n'a pas manqué de déclencher un raz de marée d'images poignantes d'enfants sanguinolents et suffocants et de témoignages de personnages haletants qui n'avaient pas pris le temps de coiffer leur casque blanc, l'imprévisible Donald Trump a répondu avec la fulgurance de la colère jupitérienne par un déluge de feu déversé sur une base aérienne syrienne. Cette précipitation, révélatrice de sa prétendue inaptitude à gérer les affaires de l'état, a eu néanmoins l'heureux effet de lui obtenir pour une fois le soutien de ses détracteurs habituels. Il est éclairant à ce propos de rapprocher les documents

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/04/07/les-etats-unis-lancent-des-missiles-en-syrie_5107220_1618247.html

http://www.ouest-france.fr/journal/syrie-trump-tire-59-missiles-en-reponse-al-assad-4914153

https://fr.wikipedia.org/wiki/BGM-109_Tomahawk

http://www.leparisien.fr/international/les-etats-unis-frappent-la-syrie-07-04-2017-6832623.php

Les deux premiers liens annoncent le tir de 59 missiles tomahawk, de « gros dégâts » et 6 morts parmi les militaires la nuit de jeudi à vendredi, le troisième indique que chaque Tomahawk a une charge de 450 kg d’explosif classique et permet une grande précision. Le quatrième indique que vendredi deux avions syriens effectuent des missions à partir de la base frappée. Calculons : 59 x 450 kg = 26,55 tonnes d’explosif. Résultat  de 26 tonnes d’explosifs : 6 morts et des dégâts soi-disant importants qui n’empêchent pas une mission de deux appareils de cette base dans les heures qui suivent. Avec le fait d’avoir averti les Russes quelques heures avant l’attaque, on pourrait croire à une volonté de mener une action avec un maximum d’effets politiques aux Etats-Unis, mais un minimum d’effets militaires sur place.

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Sommaire Terre et Peuple Magazine n°71 - Printemps 2017

La guerre toujours et partout, n°71, Equinoxe de Printemps.

p.3, Pierre VIAL, Les Anges iront en enfer (éditorial).

p.4, Réserve opérationnelle. Marion pestiférée.

p.4, Barbus de Noël, messe de minuit Hallal.

p.4, Colonies, Impérialisme israélien.

p.5, Eglise australienne, Sainte  pourriture.

p.5, Allophones, Grand Remplacement à l'école.

p.6, Migrants, Y a bon le téléphone.

p.6, Hypocrisie, Tangage au Vatican.

p.6, Congolais, l'argument du couteau.

p.7, SYLVIE, Les fourneaux d'Epona, Bourride de Lotte.

p.8, Pierre VIAL, La Guerre toujours et partout (dossier).

  1. 9 à 12, Pierre VIAL, La Guerre.
  2. 13 à 16, Jean HAUDRY, La guerre chez les Indo-Européens.
  3. 17 à 20, Thierry THODINOR, Guerre de l'information : fake yourself!
  4. 21 à 23, Thierry THODINOR, Guerre financière, le boomerang Swift.
  5. 24 à 30, Robert DRAGAN, L'Enfer.
  6. 31-32, Fabrice LEHENAIRE, « Les blanchisseuses » du Système.
  7. 33 à 35, Jehan MOREL, Guérilla : la guerre implacable du faible au fort.
  8. 36 à 40, Roberto FIORINI, Georges Sorel, au-delà de la Raison ?
  9. 41-42, Alexis ARETTE, Un autre climat…
  10. 43-44, Le Message de nos Ancêtres, interview de Jean HAUDRY.
  11. 45-46, Le Message de nos Ancêtres, interview d' Eric HEIDENKOPF.
  12. 47-49, Jean HAUDRY, Actualité de Maurras.
  13. 50, Roberto FIORINI, Moi Daniel Blake.
  14. 50, Les Amis de Robert Brasillach.
  15. 51, L'indo-européen (Jean Haudry).
  16. 51, Pierre-Antoine, l'autre Cousteau (Jean-Pierre Cousteau).
  17. 52, Pierre VIAL, XXIe Table Ronde Terre et Peuple.

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Implosion du Système ? Macron piège à cons

Dans l’introduction de son récent ouvrage Le moment populiste. Droite-Gauche c’est fini Alain de Benoist écrit : « Nous sommes entrés dans une nouvelle forme de tripartition électorale : le système politique se structure désormais autour de trois formations principales, attirant chacune entre un quart et un tiers des électeurs ».

Cette appréciation est peut-être déjà rendue obsolète par une campagne présidentielle d’un genre inédit, riche en rebondissements, qui fait d’ores et déjà bouger considérablement les lignes. En effet un des principaux résultats de cette campagne (qui laisse perplexes ou indifférents un grand nombre de citoyens) est l’implosion de pans entiers du système politique. Les dinosaures vacillent. Ainsi, le Parti Socialiste est secoué par de violentes turbulences internes : le ralliement de nombreux socialistes (ou prétendus tels…) - et non des moindres – à Macron a des airs de sauve qui peut, tandis que les piteuses perspectives de la candidature Hamon, l’érosion au bénéfice de Mélenchon font peser de lourdes menaces sur l’avenir du « parti de Mitterrand ». Ce fractionnement, en fait, est le résultat d’une longue évolution : tout au long du quinquennat Hollande, il était évident que la tentation était forte, chez de nombreux sociaux-démocrates, de se rallier avec armes et bagages à un libéralisme affublé, pour les besoins de la cause, de l’adjectif « progressiste », passe-partout idéal pour couvrir tout et n’importe quoi. Valls est évidemment l’incarnation emblématique de ce tour de prestidigitation, dont Hollande a été un des architectes.

Quant à la droite elle est engluée dans les turlupinades d’un Fillon, ardent apôtre lui aussi du libéralisme mondialiste et qui se croyait à l’abri des mauvaises surprises grâce à l’appui des culs-bénits et d’un patronat qui, maintenant, se mord les doigts d’avoir joué le mauvais cheval et fait les yeux doux à Macron.

Macron. Macron le piège à cons. Car en faisant large moisson de jobards qui s’imaginent que le « changement » va changer quelque chose, il joue sur plusieurs registres, pour ratisser large, l’un des leviers les plus efficaces étant la hantise de nombre d’élus de conserver à tout prix leurs prébendes, en pratiquant un retournement de veste qui est chez eux comme une seconde nature. Quant aux électeurs, Macron sait que leur vendre du vent est le moteur d’une démocratie bien comprise.

Macron est la roue de secours du Système, dont l’implosion serait une catastrophe pour ceux qui, à droite et à gauche, par conviction idéologique ou simple intérêt, veulent le maintenir à flot vaille que vaille, au besoin en organisant la comédie d’une nouvelle donne censée transformer le jeu politique (ce qui est, évidemment, une pure illusion, car ceux qui tiennent les manettes ne laisseront pas mourir la poule aux yeux d’or). Beaucoup des premiers appuis que Macron a reçus sont révélateurs : Jacques Attali, Bernard Kouchner, Daniel Cohn-Bendit, Jean Pisani-Ferry, Laurence Haïm, Bernard Mourad, Pierre Bergé, Bertrand Delanoë, Pierre Gattaz, Gérard Collomb… Ces gens sont là pour le décor mais les choses sérieuses se passent en coulisses : être passé, au cours d’une carrière financière éclair, chez Rothschild, sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg, vous ouvre beaucoup de portes utiles. Une clé pour comprendre bien des choses : Macron est un pur produit de la French American Foundation, lobby destiné à mettre un grand nombre de décideurs français, dans le monde politique, économique, médiatique au service des intérêts américains (mais appartenant bien sûr au camp anti-Trump) et de l’atlantisme (voir Rivarol n° 3276, 30 mars 2017).

Il reste à voir comment Macron va gérer, dans la perspective des législatives, le magma composite qui s’accroche maintenant à ses basques. Le cirque n’est pas fini…

                                                                     Pierre VIAL

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TERRE & PEUPLE Magazine n° 70 résumés de lecture

Le numéro 70 de Terre & Peuple Magazine est centré autour du thème 'Russie et Ukraine, une fracture au coeur de l'Europe'.

Pierre Vial, dans son éditorial, professe que notre mission essentielle est de dire la vérité, la loi du réel. Dans notre monde de tricheurs, dire la vérité rend libre. C'est un acte révolutionnaire de résistance aux lois liberticide, aux tabous imposés au mépris des réalités et du respect des différences, notamment les différences culturelles et raciales entre les peuples.

Pierre Vial recense le dernier livre de Patrick Buisson, consacré, non pas à la présidence de Sarkozy, mais à sa critique fondamentale, afin de mieux illustrer le sujet 'La cause du peuple'. Eminence grise de ce président de la République, c'est à cette cause qu'il s'est attaché à le convertir, pour le service du bien commun, à lui faire accepter avec la 'ligne Buisson' l'idée d'une rupture avec la ligne anti-France, celle qui met « à genoux, puis à plat ventre, puis à baiser la babouche : ce n'est jamais suffisant. » Et à lui ouvrir les yeux sur les véritables enjeux de cette guerre, qui met en question le fonds ethno-culturel et racial du peuple français. Quand il croyait l'avoir convaincu, il l'entendait, empressé de se montrer politiquement correct, déclarer au Monde : « Le métissage, c'est la volonté de vivre ensemble. Ce n'est pas la négation des identités ! » Jusqu'à la révolte des identitaires à laquelle appelle aujourd'hui Patrick Buisson : on veut leur peau, celle de leur âme.

Robert Dragan saute sur l'occasion de re-fusiller Jean-Paul Demoule, l'archéologue qui, sans être lui-même linguiste, s'est mêlé de contester, dans son livre 'Mais où sont passés les Indo-Européens ?', la réalité d'une origine commune aux langues européennes vivantes ! Cette occasion est l'exécution en règle de Demoule dans la revue d'études indo-européennes WEKwOS, laquelle l'accuse d'ignorer délibérément les dernières synthèses scientifiques et de s'en tenir à la science du XIXe siècle !

Le même Robert Dragan enchaîne, dans sa tâche de justicier, en tordant le cou à l'accusation de voltairianisme qui, dans les milieux patriotes, est proférée à l'encontre des païens, lesquels fondent pourtant leur identité sur la communauté du peuple avec le peuple. Alors que Voltaire, comme nombre de philosophes des Lumières, affecte pour le peuple un souverain mépris. Le portrait, documenté, qu'il campe de Voltaire est dévastateur. Notamment sa détestation pour Rousseau, contre qui il portera plainte devant des juges suisses, réclamant qu'on le punisse « capitalement » ! Il l'écrit à d'Alembert : « Jean-Jacques sera charmé qu'on le pende, pourvu qu'on mette son nom dans la sentence. »

Pierre Vial salue la réapparition du Crapouillot qui, pour sa résurrection, a choisi de déshabiller les clowns désabusés de EELV (Europe-Ecologie-Les Verts), pour la plupart des arrivistes, étrangers à la nature et dont des marchands ont récupéré les bons slogans. Mathilde Gibelin les avertit que la révolution est en marche et qu'ils ont des comptes à lui rendre.

Roberto Fiorini, présentant le dossier Russie-Ukraine, rappelle que son importance pour notre avenir ne doit pas nous faire perdre de vue que nous sommes sans prise sur l'événement et que c'est ici que se mène le combat pour notre survie. La Russie nous procure un modèle dont s'inspirer, voire des opportunités à exploiter, mais elle n'est pas le vecteur de notre salut, lequel ne tient qu'à nous.

Alain Cagnat présente un relevé détaillé de l'histoire de l'Ukraine, depuis les Varègues, colonisateurs Vikings qui, dès le VIe siècle, rejoignent par les voies d'eau la Mer Baltique à la Mer Noire et fondent Novgorod et Kiev, jusqu'à la guerre civile actuelle fomentée par les ong 'humanitaires' de Soros et autres, en passant par les vagues d'invasions, Tatars, Mongols, Lituaniens, Polonais, Ottomans, et les réactions, les Cosaques et les grands tsars, Pierre Ier et Catherine II. Il conclut : « Que ressort-il de tout ceci ? Que Kiev est le berceau de la Russie. Que Russes et Ukrainiens ne forment en réalité qu'un même peuple. Et que l'Ukraine est, comme tant d'autres pays, instrumentalisée par les Anglo-Saxons dans leur tentative de contrôler le monde. »

Pour Jean-Patrick Arteault, la guerre civile larvée qui ronge depuis près de trois ans l'Ukraine est une guerre régionale, qui oppose la Russie et l'Union européenne, et une guerre mondiale, qui oppose l'occidentalisme américano-centré et le souverainisme eurasiatique. C'est un conflit interne entre deux peuples frères, compliqué par des ingérences externes. Le nom de l'Ukraine, qui signifie marche frontalière, lui a été donné par ses voisins au long d'une histoire fournie en fluctuations territoriales, jusqu'au démembrement de l'URSS, en 1991. La victoire de 1945 lui a procuré des gains territoriaux sur des zones historiquement autrichiennes ou polonaises parlant ukrainien, à côté de zones historiquement russes parlant ukrainien, de zones parlant russe mais à forte majorité d'Ukrainiens et de zones à majorité de Russes. La Crimée, conquise sur les Ottomans par Catherine II, est alors peuplée massivement de Russes ethniques. La fragmentation est également culturelle et religieuse. La décision, lors de la pseudo-révolution du Maïdan en 2014, de retirer au russe son statut de langue officielle a mis le feu aux poudres. Aux élections présidentielles de 2010, la pro-occidentale ultra-corrompue Ioulia Tymochenko a été largement battue par le pro-russe Ianoukovitch, contre qui les occidentaux (notamment Bernard-Henry Levy et Georges Soros) ont alors déclenché le coup d'état. Dans ce pays, les facteurs de division ne manquaient pas, notamment la mémoire de l'Holodomor, la famine organisée par les bolcheviques, pour l'essentiel des commissaires politiques juifs, qui fit des millions de morts. Dans la 'Grande Guerre Patriotique' de 1941-1945, des Ukrainiens non-russophones s'en trouvèrent motivés à combattre aux côtés des Allemands. La guerre civile dans le Donbass n'a pas été déclenchée à l'initiative de la Russie, mais du nouveau pouvoir de Kiev, qui s'inscrit dans la stratégie de l'Amérique d'empêcher, pour réaliser sa fameuse 'destinée manifeste', l'empire russe d'accéder aux mers libres.

Robert Dragan rappelle que, à l'issue de la première guerre mondiale, la résistance victorieuse de la Pologne à l'armée des soviétiques lui a permis de s'approprier un cinquième de l'Ukraine, le reste de cette région de l'empire des tsars subissant par la suite un sort particulièrement atroce, du fait à la fois de la résistance des paysans ukrainiens à la collectivisation des terres et à la présence dans le pays d'une forte minorités de Juifs (lesquels avaient même constitué jusqu'alors une nationalité à part). Les récoltes sont réquisitionnées (semences comprises), par priorité pour l'exportation, et les récalcitrants sont punis avec une sauvage sévérité (la déportation ou pire). Il s'ensuit une famine épouvantable, qui a fait plus de six millions de morts, dont d'innombrables enfants. L'opération, qualifiée de Holodomor, est attribuée par la population aux Juifs qui, il est vrai, constituent l'essentiel des commissaires et policiers politiques communistes. Les gens se répétaient que les juifs se vengeaient pour « les années Khmelnytski », du nom de l'etman des cosaques zaporogues qui, au XVIIe siècle, a libéré l'Ukraine du joug des Polonais (lesquels avaient jusque là confié aux Juifs la perception des impôts...). Cet héritage historique convaincra de nombreux Ukrainiens à s'engager contre les soviétiques dans la Waffen SS. L'implacable épuration qui s'ensuivit entraînera des centaines de milliers de déportations. On comprend bien que cela obère la relation des Ukrainiens avec les Russes, mais pas que cela les amène à soutenir des oligarques cosmopolites, parmi lesquels de très nombreux juifs !

Pierre Koenig relève que c'est le 25 juillet dernier que Poutine a consacré le Club Stolypine. Animé par son conseiller Sergueï Glaziev, il vise à donner à l'économie russe un modèle de développement qui tranche sur l'idéologie globaliste du libre marché à l'occidentale d'Alexei Koudrine, dans un retour à la conception westphalienne des rapports entre les nations. Pour le même Pierre Koenig, la Perestroïka de Gorbatchev et la Glasnost sont des opération de déstabilisation menées par l'occident, jusqu'au pillage généralisé et à la sécession des pays baltes, de la Biélorussie, de l'Ukraine et des républiques d'Asie centrale. Cela s'inscrit dans une ligne que la thalassocratie anglo-saxonne avait amorcée à l'époque élisabéthaine contre l'Espagne et le Portugal, pour empêcher qu'une puissance continentale domine le continent, et qu'elle a poursuivie contre la France jusqu'à Waterloo, pour briser ensuite les empires austro-hongrois et allemand. Et contre la Russie, à la Guerre de Crimée, alors que l'enjeu était nul pour la France. Depuis la fin de l'URSS, cette oligarchie a gagné une guerre idéologique et s'apprête à réduire l'humanité en esclavage culturel. Il est vital d(opposer à ce totalitarisme rampant, la liberté des peuples et la pluralité des cultures.

Pour Thierry Thodinor, à la faveur de l'état de choc dans lequel les peuples européens ont été placés, le 'Consensus de Washington' (FMI/Banque Mondiale...) vise à imposer ses réformes, lesquelles seraient rejetées en temps ordinaire. Dans l'Ukraine d'aujourd'hui, livrée aux maladies infectieuses et au pillage par les prédateurs locaux et par ceux qu'on y a importés (tel ce Hunter Biden, propre fils du vice-président US sortant !), la 'Révolution de la Dignité' s'est transformée en de sordides règlements de compte.

Petrus Agricola, correspondant habituel de Rivarol pour le monde agricole, note au sujet des sanctions prises à propos de l'Ukraine à l'encontre de la Russie que, depuis l'arrivée de Poutine au pouvoir, les Russes ont développé de manière spectaculaire leurs productions agricoles. Notamment en mettant en culture des millions d'hectares de 'tchernozioms', les fameuses terres noires. La Russie est ainsi devenue, devant les Etats-Unis, le premier exportateur mondial de blé, son client le plus important étant l'Egyte. Pendant ce temps, les paysans européens paient la facture de leurs élites donneuses de leçons : avec les fournitures destinées aux Russes, ils noient les marchés qui voient les prix s'effondrer, tant pour leurs fruits et légumes que pour leurs porcs. La Russie sera très prochainement auto-suffisante.

Ancien président de l'Association française de l'Agriculture, l'écrivain Alexis Arette, qui avait dans son livre 'Les damnés de la terre' dénoncé le programme agricole des puissances financières et la trahison de la démocratie chrétienne, des Jeunesses Agricoles Catholiques et des syndicats d'agriculteurs, rappelle que le génocide du monde agricole, initié par le Général De Gaulle, a été concomitant à celui des Harkis et a conduit les résistants (dont lui-même) dans les prisons de la République. Mais qu'il en est sorti 'in-converti' ! Opportunistes, « les syndicalistes agricoles mériteraient, dans un bon régime, d'être pendus ». Des six millions trois cent mille paysans français qui vivaient de la terre à la sortie de la guerre, il en subsiste moins d'un million, dont plus de deux cent mille exploitations de « subsistance » de paysans misérables qui s'accrochent par amour de la terre. Avec une productivité énorme de basse qualité, sur des sols stérilisés, avec des économies d'échelle qui ne compensent pas la fragilisation, notamment celle des cheptels, touchés par des pandémies et gavés d'antibiotiques. Dans le même temps, Poutine mise sur la qualité de la production d'une agronomie biologique.

Claude Valsardieu égraine toute une théorie d'images suggestives et de symboles évocateurs, confirmés par des étymologies, certaines fermes comme le roc, d'autres émouvantes et vertigineuses, pour inviter à se réapproprier les mystères de la lumière virginale de l'aurore : le coq, Mithra et Epona, Athéna et l'étoile du matin. Et il rappelle comment, à l'époque romane, l'Eglise a investi la majesté païenne de l'aurore avec la crèche de Noël, avec le Petit-Jésus, symbole de la naissance du soleil, et avec la Sainte Vierge, vêtue de bleu-pâle et de blanc comme la lumière aurorale. Il établit ensuite la coïncidence entre sainte Barbe, la barbare Berbère que Vatican II a éjectée du calendrier, et Danaé, princesse d'Argos qui fut comme Barbe enfermée par son père dans une tour, où Zeus vint la féconder par une pluie d'or, afin qu'elle enfante Persée et que celui-ci puisse tuer la Méduse. Qui dons restituera leur benoîte patronne aux mineurs et aux géologues, aux puisatiers et aux artificiers, aux artilleurs et aux pompiers ?

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