Résistance Identitaire Européenne

Amalgame contre Richard Roudier : 21 jour s d'ITT

 

 

roudier 21 j ITT

Hosto

 

 

 

 

Violences policières au Palais de Justice de Montpellier : ne faisons pas d’amalgame!

        Il fût un temps où l’honneur de la France était d’assurer la liberté d’expression et de cantonner son appareil répressif au maintien de l’ordre républicain... Et non pas de mobiliser ses forces de répression contre les lanceurs d’alertes.

        Il se trouve que Richard Roudier est le Président d’une Association, La Ligue du Midi, régulièrement enregistrée auprès de la Préfecture, et qui a pour objet de défendre les intérêts des autochtones face à une déferlante migratoire sans précédent qui remet en question l’existence même de notre civilisation dans ce qu’elle a de plus sacré : la condition de la femme, la neutralité de l’espace public, la soumission à des dogmes venus du moyen-âge, la délinquance de rue qui pourrit la vie de nos concitoyens, le refus de partager les valeurs de la République, notamment l’enseignement de son histoire, etc, etc.

        Richard Roudier et son fils Olivier ont eu le tort de visiter une association grassement subventionnée par des fonds publics et dont l’objet est de soutenir activement les enfants des clandestins illégalement présents sur notre territoire. C’est vrai aussi que leur visite a été quelque peu traumatisante pour le personnel salarié de cette association, puisque deux tasses à café ont été cassées...

        Convoqués par la Justice pour s’expliquer, ce qui semble tout-à-fait normal, Richard Roudier et son fils Olivier ont été placés en Garde à Vue, entendus par le Procureur auprès duquel ils ont répondu courtoisement aux questions (plusieurs griefs contre eux ont été abandonnés). Et c’est au “dépôt”, au sous-sol du Palais de justice, que Richard Roudier a subi une violence inouïe : refus de médicaments, détournement de nourriture, refus de le laisser aller uriner de la part de deux policiers névrosés. Non contents de cela, nos deux “bourreaux”, ont refermé la lourde porte barreaudée d’acier sur ses doigts coincés dans le chambranle. Malgré ses cris de souffrance, il est resté ainsi les doigts écrasés pendant plusieurs minutes, le sol inondé de son sang. Les deux petits chefs refusant d’appeler les pompiers. Richard Roudier est âgé de 70 ans ! ...

        La Juge de la Détention et des Libertés est descendue elle-même avec son équipe pour entendre le Président de la Ligue du Midi dans le fourgon des pompiers et lui signifier sa remise en liberté avant d’être dirigé vers l’hôpital de La Peyronie.

        Que nous dit cette sauvagerie sur l’état de la France ? Qu’une forme de soft-totalitarisme se met peu à peu en place au pays des Lumières et qu’il devient pratiquement impossible de dénoncer ce que pourtant tout le monde constate jour après jour sur notre territoire : le Grand Remplacement. Et ce ne sont pas les commémorations de l’assassinat de masse de Nice et de l’égorgement du Père Jacques Hamel qui vont changer quoique que se soit à cette politique suicidaire qui menace l’existence même de notre civilisation.

        On peut, certes, contester la forme que prennent certaines manifestations de la Ligue du Midi. Nous sommes désolés que les associations de type RAIH qui vivent de la misère des illégaux pour les mettre au service de la mondialisation qui va les exploiter sans vergogne, aient du procéder au remplacement de deux tasses à café et au rangement de quelques dossiers éparpillés. (Des dossiers d’illégaux qui violent la loi française par leur présence non souhaitée sur le territoire national).

        Nous ne ferons ici aucun commentaire sur les suites judicaires qui seront données à cette bien triste affaire. Nul doute que cette sauvagerie inexcusable fera l’objet de lourdes sanctions dans l’administration de la police et que les deux cadres de la Ligue du Midi en sortiront la tête haute. Richard Roudier qui a assumé en permanence l’action au RAIH (local ouvert au public) déclarait, lors de sa sortie de l’hôpital, qu’il ne fallait pas faire d’amalgame entre quelques brebis galeuses et la grande majorité des fonctionnaires de police et ne regrette pas sa présence lors des manifestations de policiers au printemps.

        Lorsque dans quelques années nous constaterons tous et toutes que la situation nous aura définitivement échappée et que l’Europe sera sous contrôle étranger, l’avertissement que Churchill lança aux démocraties en apprenant la signature des accords de Munich résonnera bien étrangement :

« Entre le déshonneur et la guerre, vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre »

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Renseignements:

BP 1-7114

30912 – Nîmes cedex 2

Tél : 07 83 47 42 42

Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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"Solidarité totale avec Richard Roudier"

 

ALERTE INFO : suite à sa convocation au TGI de Montpellier pour une action non violente dénonçant le business autour des migrants, le président de la Ligue du Midi, Richard Roudier (70 ans) a subi d'importantes violences de la part des policiers responsables de la "souricière".


 Le président de la Ligue du Midi, Richard Roudier, et son fils Olivier -porte parole du mouvement- étaient convoqués ce lundi 24 juillet au commissariat de Montpellier pour une simple audition. Aussitôt placés en garde à vue, ils sont sortis 30h après, avec un placement sous contrôle judiciaire et convocation au tribunal. Richard Roudier, quant à lui, a du être transféré aux urgences pour subir une opération chirurgicale suite à des violences policières en cellule.

lire la suite: http://www.lengadoc-info.com/5352/politique/richard-roudier-70-ans-opere-urgence-apres-violences-policieres-21-jours-ditt/

 

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PLUTOT BOUVINES QUE LE 14 JUILLET, NON ?

Les carnets de Nicolas Bonnal.

jeudi 27 juillet 2017

Certains auraient voulu nous faire défiler le 15 pour mieux profiter du football à Rio. Le destin et l’Allemagne n’en ont pas voulu ainsi. Mais le 14 juillet reste une date ambiguë qu’il importe de discuter.

En 1870 les républicains prennent le pouvoir dans une France conservatrice en profitant de la déculottée de Sedan qu’ils prolongent froidement. En quelques années ils modifient le pays. Nos lois, nos écoles, nos traditions vont être altérées à jamais ; nous allons nous jeter dans des guerres désastreuses et dans des aventures coloniales mal ajustées qui se termineront mal ; le pays va décliner dans tous les domaines – surtout démographique, ce n’est pas un hasard, car aujourd’hui comme hier les républicains sont les chantres du grand remplacement. Les Français ne leur ont jamais convenu.

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Impressions de Russie : Les faits sur le terrain.

 

Par Dmitry Orlov − 18 juillet 2017 − Source Club Orlov

C’est un fait triste que les gens à l’Ouest et surtout aux États-Unis vivent actuellement dans un monde qui manque d’informations réelles sur ce qui se passe dans de nombreuses régions du globe, en particulier dans les zones de conflit actifs, comme en Syrie, au Yémen et en Libye. Ce qu’ils entendent ne se base souvent pas sur les faits, mais sur une idéologie, qui est mise en avant par des officiels et des think tanks à Washington. Par exemple, en Syrie, Bashar al-Assad, les Russes et les Iraniens seraient en train de détruire le pays et les Turcs, les Kurdes et les divers rebelles soutenus par l’Arabie saoudite tenteraient de le « libérer », alors qu’en fait ce sont les forces du gouvernement syrien, aidées par la Russie et l’Iran, qui libèrent la Syrie des terroristes, y compris d’ISIS, qui eux sont soutenus par les Turcs, l’Arabie saoudite et les États-Unis, et qui y font du bon travail.

Mais peut-être nulle part ce biais idéologique n’est-il plus flagrant et évident que dans le traitement que la Russie reçoit dans les médias de masse américains.

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L’Italie vacille : appel en faveur de la fin contrôlée de l’euro

25 juillet 2017

 Voici ce qu’a dit le spécialiste financier Marc Friedrich à Sputnik Deutschland : La montée du débat en Italie sur les mérites de l’« Italexit », reflète les difficultés insolubles qu’affronte l’eurozone.

Tandis que les politiciens cherchent à trouver le moyen d’affronter le dérapage de la dette publique de l’Italie, qui a atteint 132,6 pour cent du PIB en 2016, la sortie éventuelle de l’eurozone a été soulevée au Parlement italien.

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TERRE & PEUPLE Magazine n°71 résumés de lecture

Le numéro 71 de TERRRE & PEUPLE Magazine est centré sur le thème 'La guerre toujours et partout'.

Dans son éditorial, Pierre Vial prophétise « Les anges iront en enfer'. Les anges, ce sont ceux qui croient se préserver de la guerre en se contentant de la refuser. En commençant par la nier quand elle leur crève les yeux. Ceux qui se bousculent pour trahir les leurs, victimisant les Théo et autres fauteurs de 'petites' émeutes, qui ne sont que des répétitions pour la grande. Il cite Ernst Jünger : « Les longues périodes de paix favorisent certaines illusions d'optique. L'une d'elles est la croyance que l'inviolabilité du domicile se fonde sur la Constitution, est garantie par elle. En fait, elle se fonde sur le père de famille qui se dresse au seuil de sa porte, entouré de ses fils, la cognée à la main. »

Dans son introduction au dossier central, Pierre Vial répète que la guerre n'est pas une institution humaine, mais une loi de la nature. Il souligne qu'elle n'est pas seulement militaire, mais également militante, notamment dans la guerre culturelle, par l'information et la désinformation. Nous faisons à présent l'objet d'une guerre de conquête, par des envahisseurs qui sont dans nos murs et pour qui nous sommes les 'croisés'. Effectivement, nous défendons la Terre Sainte d'Europe, mais certainement pas Israël, dont nous n'avons pas à être les harkis. C'est une guerre totale, armée mais aussi et surtout idéologique, culturelle. Notamment, comme le souligne Patrick Buisson dans son dernier livre 'La cause du peuple', une guerre contre l'idéologie multiculturaliste venue des Etats-Unis. C'est une guerre qui vise à paralyser sans tuer, à détruire les valeurs spirituelles au nom d'une pseudo-démocratie apatride, qui ne défend la liberté que de l'argent. C'est dans ce climat que les fous d'Allah trouvent à s'immerger au sein de nos sociétés, notamment dans l'armée et la police. Pierre Vial, qui cite le général Vincent Desportes (« On peut rêver un monde sans guerre : il n'existe pas. »), évoque le modèle immémorial d'une élite disposée au sacrifice, avec la tradition des compagnonnages guerriers, depuis les berserkirs germaniques jusqu'aux Templiers. C'est la Révolution française, avec la levée de masses qu'on s'applique à fanatiser par la diabolisation de l'ennemi, qui va déboucher sur la guerre totale, celle qui nous est menée. Il n'y a pas d'autre voie de la paix que s'y préparer : para bellum.

Jean Haudry souligne que, dans l'ensemble de leur période commune, nos ancêtres indo-européens n'avaient pas de vocable pour désigner la lutte armée entre deux peuples ou deux partis. Pour eux, il ne s'agissait pas là d'un événement particulier, mais de l'état normal de la vie durant la saison guerrière. Le nom du héros grec Héraclès, comme son correspondant russe Yaroslav, signifie 'gloire de la belle saison'. Mais, à la période la plus ancienne, la notion même de guerre n'existe pas, alors que les squelettes de la période pré-agricole révèlent trois fois plus de morts par violences que la moyenne mondiale actuelle ! C'est la pratique de la razzia, apparue avec l'élevage au Néolithique ancien, qui préfigure la guerre des temps historiques. Dans la société des quatre cercles (famille de trois générations -village-clan-tribu), elle est une activité de la belle saison, une fonction guerrière. Chaque cercle sera à la base d'une unité militaire. Le premier sens du mot latin populus est armée (populare = dévaster). Les saisons guerrière et agricole coïncidant, nos ancêtres ont été amenés à répartir les fonctions et à distinguer les classes. Le succès à la guerre passant pour un jugement des dieux, il imporait d'avoir respecté les formes et les engagements, ce qui va conférer une priorité à la première fonction religieuse. La vengeance apparaît non seulement comme un droit, mais comme un devoir, mais elle fera bientôt place à la compensation par le prix du sang. C'est vers la fin de la période commune, avec les migrations des Indo-Européens à travers l'Eurasie, qu'apparaissent des activités guerrières proprement dites, avec une sorte de contre-société héroïque de jeunes guerriers compagnons d'un roi, dans le cadre d'un engagement mutuel de fidélité qui vient se substituer à la solidarité naturelle. Les dieux donnent alors la victoire à ceux qui honorent leur serment. Les rituels d'initiation de ces compagnonnages, qui vont se prolonger dans la chevalerie, instituent la première forme d'armée permanente. Avec la formation des empires, la discipline au sein de la phalange va primer l'action d'éclat héroïque. C'est de même dans les temps historiques qu'apparaît l'affrontement de factions internes, la guerre civile 'qui glace les coeurs'.

Thierry Thodinor rappelle que l'Hégémôn américain, en déclin, vise à rien moins qu'imposer au monde ses 'biens publics fondamentaux' (dollar et normes), par le contrôle des flux d'information et de capitaux, au moyen de chaînes d'interdépendance présentées comme une panacée morale et rationnelle. Tout récalcitrant doit soulever l'indignation de la 'communauté internationale', avec un devoir d'ingérence, qui peut être problématique militairement (la Russie) ou symboliquement (le Vatican). Le Nouvel Ordre Mondial agonise. L'idéologie des Droits de l'Homme et du marché illimité patine. Le dollar, adossé à une montagne de dettes, a perdu 98% de sa valeur par rapport à l'or. Plus indigestes à avaler que Kadhafi et que Saddam Hussein, la Russie et la Chine manoeuvrent pour dé-dollariser leurs transactions internationales. Il ne reste que les sanctions et la guerre financière, totale mais furtive. Les départements américains du Trésor et de la Justice, en application du Patriot Act, pris suite au 11 Septembre pour traquer le financement du terrorisme, pénalisent d'amendes gigantesques les entreprises étrangères (BNP Paribas, Deutsche Bank, Siemens, Alcatel...) prises en défaut d'application des sanctions. Les Russes sont menacés d'expulsion de la coopérative de transferts financiers internationaux SWIFT, instrument majeur de globalisation. Ils ont répliqué en créant, en 2014 avec les états du BRICS, une nouvelle banque de développement et en adhérant, en 2015, à la Banque asiatique créée par la Chine. Brisant le monopole américain en matière de notation du crédit, ils ont mis en place leur propre agence AKRA. SWIFT, qui informe la NSA (voir Snowden), a déconnecté en 2013 le Vatican, resté fermement attaché au secret bancaire. Son administration a été alors promptement purgée (démission du Pape Benoît XVI) ! L'incompétence des Néocons et l'obsolescence des organisations internationales qu'ils contrôlent encore accélèrent l'autodestruction du mondialisme américain.

Robert Dragan dresse un dossier richement documenté (arte.tv et les historiens américain Robert C. Davies et français Jacques Heers) de l'enfer qu'ont fait subir les Arabes à plus d'un million d'Européens (et d'Américains), qu'ils ont traînés en esclavage en terre d'islam à l'époque moderne. Ce drame fait l'objet d'un silence assourdissant de la part de nos maîtres à penser. Or la saignée a été lourde, car le chiffre d'un million est d'autant plus écrasant que l'Europe était beaucoup moins peuplée : pour quinze millions de Français, il n'y avait que cinq millions d'Espagnols et quatre millions d'Anglais. Au moyen-âge déjà, le fléau frappait les marins et les populations côtières européens jusqu'en Scandinavie et même en Islande. C'est Meknès, capitale du sultanat du Maroc, qui en était le centre et le Sultan Moulay Ismaïl (1672-1727) une des figures marquantes par sa brutale cruauté. Des chrétiens renégats (le capitaine hollandais Jan Janszoon) et des juifs ont collaboré aux rapts, au commerce et à l'élevage du bétail humain blanc (production de métis). Entre 1609 et 1616, les pirates barbaresques ont arraisonné 466 navires marchands anglais et ont vendus les survivants. Moins intensive dans ses débuts, cette traite remonte cependant au moyen-âge. Elle durera jusqu'au XIXe siècle, jusqu'au bombardement d'Alger par une flotte anglaise en 1816 et à la conquête, en 1830, par les troupes de Charles X. Ce qui est reproché à crime aujourd'hui et reconnu comme tel dans les repentances d'opportunistes mondialistes. Aujourd'hui encore, les pays de la péninsule arabique se fournissent en jeunes prostituées blanches en Europe de l'Est.

Fabrice Lehénaire cite Macron (« L'arrivée de milliers de migrants est une opportunité économique. »), pour souligner la nécessité de bien distinguer le demandeur d'asile, réfugié qui, pour échapper à des violences extrêmes, aspire à obtenir un statut légal temporaire, d'une durée aussi brève qu'on peut l'espérer, de l'immense majorité des immigrés, migrants de plus en communément illégaux, qui ont des motivations d'opportunité personnelle, quand elles ne sont pas d'invasion conquérante, voire de violence terroriste. C'est la flagrante infériorité numérique des premiers par rapport aux seconds qui commande d'y déceler une opération stratégique de démantèlement de la civilisation européenne.

Roberto Fiorini présente le livre de Jehan Morel 'Guerilla contre guerilla' paru aux éditions DPF-CHIRE (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.). C'est la honte de la débandade de l'armée française en mai 1940 qui détermine l'auteur à se laver de ce déshonneur en s'engageant pour aller combattre en Indochine. Il aura « la chance d'être affecté à une unité qui pratique la contre-guerilla », des supplétifs vietnamiens que des responsables politiques carriéristes abandonneront honteusement, comme ils abandonneront ensuite les harkis. Il achèvera sa carrière de guerillero au Katanga, contre les forces de l'ONU. Il note au passage la réalité écrasante de l'explosion démographique créée par la bonne conscience des Européens (25% de la population mondiale en 1900, ils n'en représenteront plus que 4% avant la fin de ce siècle ). Il a retiré de ses expériences du terrain un catalogues de principes et de recettes incomparables pour mener une guerre asymétrique, notamment la pureté morale et le dévouement par quoi mériter la loyauté des frères d'arme et de sang.

Roberto Fiorini consacre un long article à Georges Sorel (1847-1922), fondateur du syndicalisme révolutionnaire, qui prêche l'action directe de guerre contre le monde bourgeois. Pour lui, le suffrage universel est un piège tendu par la démocratie libérale pour confier le pouvoir aux possédants. Il incombe aux minorités conscientes d'éduquer et d'entraîner les masses dans une démocratie de base, directe et participative. La violence ouvrière, par la grève générale, est l'arme ultime et légitime du désespoir. Sorel conteste aux classes la possibilité d'intérêts communs et dénonce l'oligarchie de puissants entrepreneurs, ligués aux dépens de la nation. Comme il dénonce l'opération des partis, lesquels ont confisqué le mouvement ouvrier. La première CGT était profondément sorélienne. Pour élever intellectuellement et moralement la classe laborieuse du peuple, il préfère l'action quotidienne et le mythe mobilisateur, expression d'une poésie populaire, qui fait appel à l'intuition de préférence à la raison pour inviter à l'héroïsme désintéressé. Pour rester en prise avec la réalité que vit le peuple, il prône la mobilité des idées, ce qui fera que Lénine, qui l'admire, le jugera « brouillon ».

Pour Alexis Arette, c'est par la voie de la presse que la bourgeoisie capitaliste a « matérialisé » le peuple, dans une société vouée au Veau d'or (où l'entraîneur-vedette du PSG rafle une indemnité de licenciement de 22 millions € à l'heure où les paysans sont réduits aux restos du coeur). Une société où des juges condamnent Zemmour pour avoir « dépassé les limites de la liberté d'expression », que ne dépassent pas des rappeurs qui appellent à « saigner les flics comme des porcs ». Une société où les bulles des complots prétendument déjoués ne masquent pas ceux qui ne l'ont pas été parce qu'on a libéré des multirécidivistes, où François Hollande ne se suicidera pas comme Allende, mais s'éteindra dans le confort bourgeois que la République garantit à ses maquereaux. A moins que surgisse un gouvernement de salut public. Car il y a du changement dans l'air. La Norvège renvoie ses suspects. Le Japon est fermé aux musulmans. Cuba a interdit une mosquée. La Pologne s'aligne sur les Hongrois et les Tchèques. L'Angola interdit l'islam. Sept états des Etats-Unis jugent la charia incompatible avec la loi américaine. Même Merkel ose réagir contre les métèques violeurs. Erdogan confirme que les armes des djihadistes étaient d'origine occidentale. A la si conciliante Eglise conciliaire, il reste à découvrir qu'il n'y a pas de Coran alternatif.

Jean Haudry définit son livre 'Message de nos ancêtres' comme un ouvrage militant, destiné à la formation des adolescents. Il a accepté de le rédiger à l'initiative de notre Président. Il y narre l'histoire des Braves, un peuple sédentaire indo-européen, installé en Europe centrale aux temps protohistoriques (seconde moitié du deuxième millénaire), dont le roi revendique, selon l'usage de l'époque, le titre de 'roi du monde' et qui, à défaut de conquérir le monde, le fait venir à lui. Les Braves ne représentent pas le noyau fondateur des Indo-Européens, mais leur histoire correspond à celle des Gaulois (qui ont donné leur nom à la Gaule), des Francs (qui ont donné leur nom à la France) et des Angles (qui ont donné le leur nom à l'Angleterre). Un épisode se passe chez les Hyperboréens. Le nom de ceux-ci (qui signifie 'au nord des montagnes) désigne les régions au nord de la Grèce, et non la composante arctique mise en évidence par Tilak. Jean Haudry rappelle que l'hostilité à l'égard de l'étude de la parenté des langues de l'Europe, de l'Inde et de l'Iran trouve sa source dans l'incompatibilité de cette parenté avec le thème biblique des trois fils de Noé. Le livre est richement illustré par Eric Heidenkopf.

Vous servant à chaque parution de TERRE & PEUPLE Magazine une synthèse du dernier numéro, nous sommes bien placés pour apprécier la qualité altière de la recension que Jean Haudry a réalisée dans cette livraison du numéro 66 de Nouvelle Ecole consacré à Charles Maurras. Il ne serait pas raisonnable de tenter une synthèse d'une synthèse. Outre le sommaire, qui est déjà riche d'enseignement, nous nous en tiendrons aux réflexions de notre maître et ami sur trois axes de la pensée, très riche, du fondateur du nationalisme intégral. Aux quatre états confédérés que Maurras reconnaît à l'anti-France, juifs, francs-maçons, protestants et métèques, Jean Haudry estime qu'il fallait déjà à l'époque (condamnation de l'Action Française), et qu'il faut également aujourd'hui, ajouter les catholiques, à quelques exceptions près. Par rapport à son mot d'ordre 'Politique d'abord', Maurras est presque toujours en porte à faux (son agnosticisme par rapport à la catholicité des rois ; sa prophétie manquée de la 'divine surprise' ; son anti-germanisme viscéral). Sa revendication-programme « Je suis romain, je suis humain. » est à la fois pertinente et inacceptable, en ce qu'elle oublie l'héritage celte et germanique. Jean Haudry se doit d'évoquer celui de la grande famille indo-européenne. Il conclut avec une citation d'Alexandre Douguine sur l'eurasisme et le retour de l'Indo-Européen aux racines de sa patrie primordiale.

Sommaire du thème central de Nouvelle Ecole n°66

Maurras vu par Lucien Rebatet

Portrait de Charles Maurras (Olivier Dard)

Le jeune Maurras, félibre et fédéraliste (Rémi Soulié)

Maurras et l'Abbé Penon (Axel Tisserand)

Heidegger et Maurras à Athènes (Baptiste Rappin)

La République, la bourgeoisie et la question ouvrière (Charles Maurras)

La géopolitique selon Maurras (Martin Motte)

Maurassiens et Mai 68 (Gérard Leclerc)

Maurras et le romantisme (Alain de Benoist)

Charles Maurras et le positivisme d'Auguste Comte (Francis Moury)

Maurras en Amérique Latine (Michel Lhomme)

L'anarchiste, c'est Créon (Charles Maurras)

Roberto Fiorini nous envoie au cinéma, voir le dernier film de Ken Loach 'Moi Daniel Blake', sur les effet du libéralisme sur la société anglaise.

In Renaissance européenne n°112

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Elne, Pays Catalan, des islamistes obligent une famille à fuir de son logement

Elne, Pays Catalan, des islamistes obligent une famille à fuir de son logement

Cela pourrait être le titre d’un mauvais polard, mais c’est la triste réalité d’un événement survenu il y a peu.

C’est en fin de semaine dernière, vendredi 14 juillet, que j’ai découvert la vidéo du youtubeur Boris Le Lay via l’envoi d’un contact. Un témoignage édifiant, sans aucune exagération, soit-dis en passant pour les mauvaises langues.

De quoi s’agit-il ?

Une famille avec trois enfants a dû fuir son logement situé à Elne, en Pays Catalan.

Fuir ? Oui fuir, sous la pression et les menaces de mort d’une trentaine de fanatiques musulmans excités par l’adjoint de l’imam local. Ce second couteau s’avère être le voisin direct de la famille Lesteven. Pour quelle raison obscure ? En raison de l’implication militante du chef de famille pour la campagne des récentes élections législatives en faveur du candidat frontiste, et désormais élu député, Louis Aliot.

Le maire d’Elne n’est pas à la hauteur de ses fonctions.

Révolté, mais nullement surpris de l’évolution chaotique de ce pays et du laisser-faire de l’administration. En effet,  le maire de la commune et ses adjoints sont Officier de Police Judiciaire (OPJ) de droit (art. L.16 du Code des Procédure Pénale). Peu de personnes en sont informées et les intéressés eux-mêmes peu enclins à revendiquer cette fonction fort encombrante par les temps qui courent pour des politiciens seulement intéressés par leur réélection. Il est bon de rappeler que conformément à l’article L.2211-1 du Code Général des Collectivités Territoriales, le maire concourt par son pouvoir de police administrative au respect du bon ordre, de la sûreté, de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publique sur le territoire de la commune. Le maire ici n’a pas rempli sa fonction. Les nombreux appels au secours de cette famille non pas été entendus par ce dernier. En revanche le standard téléphonique de la mairie a bien été saturé par les appels des citoyens insurgés devant un tel laxisme, motivés par un  appel à une mobilisation téléphonique afin de dénoncer un fait inacceptable d’insécurité. 

Mise en place d’un réseau de solidarité au-delà des étiquettes politiques

Par le biais de mes contacts j’ai rencontré dans la foulée cette famille afin de proposer une aide via nos réseaux, Resistència que je préside, ainsi que la Ligue du Midi. 

Fort heureusement, bien avant notre entretien, la solidarité a bien fonctionné grâce à cette vidéo publiée par Boris Le Lay, et cela seulement en quelques heures. De nombreuses personnes ont apporté leur concours dans cette opération. Des dons ont pu être collectés et une aide au déménagement organisée. Car faut-il encore le rappeler, la situation très tendue avec la communauté musulmane d’Elne n’a pas permis à cette famille de pouvoir regagner son logement, même pour récupérer quelques affaires.

Une solution de relogement a été également trouvée. Sur cette question la discrétion s’impose.

Des questions restent en suspend

Outre le silence des élus d’Elne et l’inaction des forces de l’ordre dans cette affaire il convient de s’interroger sur plusieurs faits :

  • Comment se fait-il qu’un citoyen ne soit pas protégé par rapport à ses opinions politiques ? Il est inadmissible, et inconcevable que des musulmans radicalisés décident de faire la loi chez nous et de chasser une famille de son domicile en appliquant la politique de la terreur, avec la complaisance des pouvoirs publics.
  • Comment se fait-il qu’aucun média, national ou local n’ait parlé de cette affaire ? Sans la réactivité des internautes cette affaire aurait été étouffée.
  • Comment se fait-il que ces fanatiques ne soient pas inquiétés pour le moins du monde ?

En conclusion

La mairie d’Elne prévoit la construction d’une mosquée, ayant parait-il une capacité d’accueil de 300 places. Cette affaire violente, traitée avec légèreté par le pouvoir municipal doit susciter une question primordiale, LA QUESTION : Jusqu’où les politiciens seront-ils prêts à ramper pour satisfaire des désidératas de la communauté musulmane ?

Llorenç Perrié Albanell

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Qui fait la soupe doit la manger

 

Surnommé « L'enfermé » pour avoir passé une trentaine d'années de sa vie en prison, Blanqui (1805-1881) a combattu tous les régimes politiques du XIXe siècle. C’est une grande figure révolutionnaire, activiste hostile à tout compromis et adepte du « coup de force ».

Blanqui se démarque des fon¬dements marxistes du socialisme d’essence matérialiste et scientifique. La lutte des classes et les autres concepts marxistes ne s'inscrivent pas dans sa pensée révolutionnaire.

Homme d'action, Blanqui envisageait qu'une minorité organisée pour¬rait créer la force révolutionnaire, nécessaire et suffisante, pour insuffler au peuple une volonté d’action victorieuse contre la ploutocratie et ses séides.

Écrit en 1834, « Qui fait la soupe doit la manger » était destiné au journal Le Libérateur. Blanqui y dénonce l’exploitation et l'idée d'égalitarisme comme remède contre toutes les injustices sociales. La révolution à venir doit être l’œuvre d’une minorité agissante et activiste. Il s’agit là d’un texte qui a gardé toute sa fraîcheur et qui dégage un enthousiasme pour l'action révolution¬naire, chère a Blanqui. Un texte à méditer.

T & P

 

Blanqui 1

 

La richesse naît de l'intelligence et du travail, l'âme et la vie de l'humanité. Mais ces deux forces ne peuvent agir qu'à l'aide d'un élément passif, le sol, qu'elles mettent en œuvre par leurs efforts combinés. Il semble donc que cet instrument indispensable devrait appartenir à tous les hommes. Il n'en est rien.

Des individus se sont emparés par ruse ou par violence de la terre commune, et, s'en déclarant les possesseurs, ils ont établi par des lois qu'elle serait à jamais leur propriété, et que ce droit de propriété deviendrait la base de la constitution sociale, c'est-à-dire qu'il primerait et au besoin pourrait absorber tous les droits humains, même celui de vivre, s'il avait le malheur de se trouver en conflit avec le privilège du petit nombre.

Ce droit de propriété s'est étendu, par déduction logique, du sol à d'autres instruments, produits accumulés du travail, désignés par le nom générique de capitaux. Or, comme les capitaux, stériles d'eux-mêmes, ne fructifient que par la main-d'œuvre, et que, d'un autre côté, ils sont nécessairement la matière première ouvrée par les forces sociales, la majorité, exclue de leur possession, se trouve condamnée aux travaux forcés, au profit de la minorité possédante. Les instruments ni les fruits du travail n'appartiennent pas aux travailleurs, mais aux oisifs. Les branches gourmandes absorbent la sève de l'arbre, au détriment des rameaux fertiles. Les frelons dévorent le miel créé par les abeilles.
Tel est notre ordre social, fondé par la conquête, qui a divisé les populations en vainqueurs et en vaincus. La conséquence logique d'une telle organisation, c'est l'esclavage. Il ne s'est pas fait attendre. En effet, le sol ne tirant sa valeur que de la culture, les privilégiés ont conclu, du droit de posséder le sol, celui de posséder aussi le bétail humain qui le féconde. Ils l'ont considéré d'abord comme le complément de leur domaine, puis, en dernière analyse, comme une propriété personnelle, indépendante du sol.

Cependant le principe d'égalité, gravé au fond du cœur, et qui conspire, avec les siècles, à détruire, sous toutes ses formes, l'exploitation de l'homme par l'homme, porta le premier coup au droit sacrilège de propriété, en brisant l'esclavage domestique. Le privilège dut se réduire à posséder les hommes, non plus à titre de meuble, mais d'immeuble annexe et inséparable de l'immeuble territorial.

Au XVIe siècle, une recrudescence meurtrière de l'oppression amène l'esclavage des noirs, et aujourd'hui encore les habitants d'une terre réputée française possèdent des hommes au même titre que des habits et des chevaux. Il y a du reste moins de différence qu'il ne paraît d'abord entre l'état social des colonies et le nôtre. Ce n'est pas après dix-huit siècles de guerre entre le privilège et l'égalité que le pays, théâtre et champion principal de cette lutte, pourrait supporter l'esclavage dans sa nudité brutale. Mais le fait existe sans le nom, et le droit de propriété, pour être plus hypocrite à Paris qu'à la Martinique, n'y est ni moins intraitable, ni moins oppresseur.

La servitude, en effet, ne consiste pas seulement à être la chose de l'homme ou le serf de la glèbe. Celui-là n'est pas libre qui, privé des instruments de travail, demeure à la merci des privilégiés qui en sont détenteurs. C'est cet accaparement et non telle ou telle constitution politique qui fait les masses serves. La transmission héréditaire du sol et des capitaux place les citoyens sous le joug des propriétaires. Ils n'ont d'autre liberté que celle de choisir leur maître. De là sans doute cette locution railleuse : « Les riches font travailler les pauvres ». À peu près, en effet, comme les planteurs font travailler leurs nègres, mais avec un peu plus d'indifférence pour la vie humaine. Car l'ouvrier n'est pas un capital à ménager comme l'esclave ; sa mort n'est pas une perte ; il y a toujours concurrence pour le remplacer. Le salaire, quoique suffisant à peine pour empêcher de mourir, a la vertu de faire pulluler la chair exploitée ; il perpétue la lignée des pauvres pour le service des riches, continuant ainsi, de génération en génération, ce double héritage parallèle d'opulence et de misère, de jouissances et de douleurs, qui constitue les éléments de notre société. Quand le prolétaire a suffisamment souffert et laissé des successeurs pour souffrir après lui, il va, dans un hôpital, fournir son cadavre à la science, comme moyen d'études, pour guérir ses maîtres.

 

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Voilà les fruits de l'appropriation des instruments de travail ! Pour les masses, des labeurs incessants, à peine l'obole de la journée, jamais de lendemain sûr, et la famine, si un caprice de colère ou de peur retire ces instruments ! Pour les privilégiés, l'autocratie absolue, le droit de vie et de mort! Car ils ont les mains pleines, ils peuvent attendre. Avant que l'épuisement de leur réserve les contraigne à capituler, le dernier plébéien serait mort.

Qui ne se rappelle les misères de 1831, quand le capital s'est caché par crainte ou par vengeance ? Du fond de leur fromage de Hollande les barons du coffre-fort contemplaient froidement les angoisses de ce peuple décimé par la faim, en récompense de son sang versé au service de leurs vanités bourgeoises. Les représailles de la grève sont impossibles.

Les ouvriers de Lyon viennent de les tenter. Mais à quel prix ! Soixante mille hommes ont dû fléchir devant quelques douzaines de fabricants et demander grâce. La faim a dompté la révolte. Et n'est-ce pas un miracle même que cette velléité de résistance ? Que de souffrances n'a-t-il pas fallu pour lasser la patience de ce peuple et le raidir enfin contre l'oppression !

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Le pauvre ne connaît pas la source de ses maux. L'ignorance, fille de l'asservissement, fait de lui un instrument docile des privilégiés. Écrasé de labeur, étranger à la vie intellectuelle, que peut-il savoir de ces phénomènes sociaux où il joue le rôle de bête de somme ? Il accepte comme un bienfait ce qu'on daigne lui laisser du fruit de ses sueurs, et ne voit dans la main qui l'exploite que la main qui le nourrit, toujours prêt, sur un signe du maître, à déchirer le téméraire qui essaie de lui montrer une destinée meilleure.

Hélas ! L’humanité marche avec un bandeau sur les yeux, et ne le soulève qu'à de longs intervalles pour entrevoir sa route. Chacun de ses pas dans la voie du progrès écrase le guide qui le lui fait faire.

Toujours ses héros ont commencé par être ses victimes. Les Gracques sont mis en pièces par une tourbe ameutée à la voix des patriciens. Le Christ expire sur la croix, aux hurlements de joie de la populace juive excitée par les Pharisiens et les prêtres et, naguère, les défenseurs de l'égalité sont morts sur l'échafaud de la Révolution par l'ingratitude et la stupidité du peuple, qui a laissé la calomnie vouer leur mémoire à l'exécration. Aujourd'hui encore, les stipendiés du privilège enseignent chaque matin aux Français à cracher sur la tombe de ces martyrs.

Qu'il est difficile au prolétariat d'ouvrir les yeux sur ses oppresseurs ! Si à Lyon il s'est levé comme un seul homme, c'est que l'antagonisme flagrant des intérêts ne permettait plus l'illusion à l'aveuglement même le plus obstiné. Alors se sont révélés les trésors de haine et de férocité que recèlent les âmes de ces marchands! Au milieu des menaces de carnage, de toutes parts accouraient pour l'extermination canons, caissons, chevaux, soldats. Rentrer dans le devoir ou périr sous la mitraille, telle est l'alternative posée aux rebelles. Le devoir du travailleur lyonnais, l'homme-machine, c'est de pleurer la faim, en créant jour et nuit, pour les plaisirs du riche, des tissus d'or, de soie et de larmes.
Mais une si dure tyrannie a ses dangers : le ressentiment, la révolte. Pour conjurer le péril, on essaie de réconcilier Caïn avec Abel. De la nécessité du capital comme instrument de travail, on s'évertue à conclure la communauté d'intérêts, et par la suite la solidarité entre le capitaliste et le travailleur. Que de phrases artistement brodées sur ce canevas fraternel! La brebis n'est tondue que pour le bien de sa santé. Elle redoit des remerciements. Nos Esculapes savent dorer la pilule.

Ces homélies trouvent encore des dupes, mais peu. Chaque jour fait plus vive la lumière sur cette prétendue association du parasite et de sa victime. Les faits ont leur éloquence ; ils prouvent le duel, le duel a mort entre le revenu et le salaire. Qui succombera? Question de justice et de bon sens. Examinons.

Point de société sans travail ! Partant point d'oisifs qui n'aient besoin des travailleurs. Mais quel besoin les travailleurs ont-ils des oisifs ? Le capital n'est-il productif entre leurs mains, qu'à la condition de ne pas leur appartenir ? Je suppose que le prolétariat, désertant en masse, aille porter ses pénates et ses labeurs dans quelque lointain parage. Mourrait-il par hasard de l'absence de ses maîtres ? La société nouvelle ne pourrait-elle se constituer qu'en créant des seigneurs du sol et du capital, en livrant à une caste d'oisifs la possession de tous les instruments de travail ? N'y a-t-il de mécanisme social possible que cette division de propriétaires et de salariés ? En revanche, combien serait curieuse à voir la mine de nos fiers suzerains, abandonnés par leurs esclaves! Que faire de leurs palais, de leurs ateliers, de leurs champs déserts ? Mourir de faim au milieu de ces richesses, ou mettre habit bas, prendre la pioche et suer humblement à leur tour sur quelque lopin de terre. Combien en cultiveraient-ils à eux tous? J'imagine que ces messieurs seraient au large dans une sous-préfecture.

Mais un peuple de trente-deux millions d'âmes ne se retire plus sur le Mont Aventin. Prenons donc l'hypothèse inverse, plus réalisable. Un beau matin, les oisifs, nouveaux Bias, évacuent le sol de France, qui reste aux mains laborieuses. Jour de bonheur et de triomphe ! Quel immense soulagement pour tant de millions de poitrines, débarrassées du poids qui les écrase! Comme cette multitude respire à plein poumon ! Citoyens, entonnez en choeur le cantique de la délivrance ! Axiome : la nation s'appauvrit de la perte d'un travailleur ; elle s'enrichit de celle d'un oisif. La mort d'un riche est un bienfait.

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Oui! Le droit de propriété décline. Les esprits généreux prophétisent et appellent sa chute. Le principe essénien de l'égalité le mine lentement depuis dix-huit siècles par l'abolition successive des servitudes qui formaient les assises de sa puissance. Il disparaîtra un jour avec les derniers privilèges qui lui servent de refuge et de réduit. Le présent et le passé nous garantissent ce dénouement. Car l'humanité n'est jamais stationnaire. Elle avance ou recule. Sa marche progressive la conduit à l'égalité. Sa marche rétrograde remonte, par tous les degrés du privilège. Jusqu'à l'esclavage personnel, dernier mot du droit de la propriété. Avant d'en retourner là, certes, la civilisation européenne aurait péri. Mais par quel cataclysme? Une invasion russe? C'est le Nord, au contraire, qui sera lui-même envahi par le principe d'égalité que les Français mènent à la conquête des nations. L'avenir n'est pas douteux.

Disons tout de suite que l'égalité n'est pas le partage agraire. Le morcellement infini du sol ne changerait rien, dans le fond, au droit de propriété. La richesse provenant de la possession des instruments de travail plutôt que du travail lui-même, le génie de l'exploitation, resté debout, saurait bientôt, par la reconstruction des grandes fortunes, restaurer l'inégalité sociale.

L'association, substituée à la propriété individuelle, fondera seule le règne de la justice par l'égalité. De là cette ardeur croissante des hommes d'avenir à dégager et mettre en lumière les éléments de l'association. Peut-être apporterons-nous aussi notre contingent à l'œuvre commune.

Auguste Blanqui

 

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