Résistance Identitaire Européenne

LA PHALANGE CONTRE FRANCO

 LA PHALANGE CONTRE FRANCO

« LA DICTATURE ECHOUA TRAGIQUEMENT, ET PROFONDEMENT,

PARCE QU'ELLE NE SUT PAS REALISER SON ŒUVRE REVOLUTIONNAIRE. »

(José-Antonio, parlant du gouvernement de son père aux. Cortes. 6 juin 1934).

Les révolutions supportent mal qu'on les juge vingt ou trente ans plus tard. Car on s'aperçoit, parfois, qu'elles n'étaient que des révoltes. Pour une révolution, c'est là le plus difficile : vieillir, c'est durer.
« II y a 25 ans, nous nous sommes battus et bien battus. J'étais ton ennemi et tu étais le mien. Et pourtant notre Espagne, celle que nous voulions, était bien la même : celle de la patrie et de la justice sociale. Pour elle, tu supportais des cohortes bourgeoises qui t'étaient étrangères ; j'endurais des commissaires soviétiques. Où en sommes-nous maintenant ? » C'est ce qu'écrit, en substance, un ancien combattant communiste à un ancien combattant phalangiste, dans une lettre publiée récemment par un hebdomadaire espagnol (1).
Oui, où en sommes-nous pour que les plus engagés s'interrogent ? Pour qu'un Régime, auquel une jeunesse s'est sacrifiée, se détourne de celle qui lui est née et la voit chaque jours' éloigner de lui?
(1) « Juan-Pérez » 10 avril 1964 

La révolution phalangiste, natio­nale-syndicaliste, devait se faire sur une base sociale. La Phalange était le parti des tra­vailleurs et de la patrie. Cet idéal a-t-il été abandonné ? Depuis 1939, la gauche répond affirmati­vement. Est-ce une raison, pour adopter la position contraire, ou ne vaut-il pas mieux reprendre à notre compte la critique afin d'y remédier, en faisant en sorte qu'elle ne se justifie plus ?

Il est certain que les faits, le contexte politique, ont changé dans l'Espagne franquiste. Le vieux cri « Pour la Patrie, le Pain et la Justice », sonne faux. Il aurait pu être le slogan d'un gouvernement ; il en est presque le remords.

En 1964, un responsable de la Phalange peut lancer : « nous n'avons pas renoncé à la Révolution » (2). Dans le journal du « Cen­tre Manuel-Mateo », Antonio Carrasca Garcia peut écrire : « l'évé­nement le plus étrange, c'est que trente ans après, on n'ait pas en­core appliqué les solutions que l'on préconisait alors. Si notre écono­mie a avancé, la situation présente doit encore être dépassée si l'on veut arriver aux objectifs que l'Es­pagne demande. En effet, quelle différence y-a-t-il entre les jurys mixtes, les comités paritaires, et l'actuelle organisation syndicale ? Le national-syndicalisme exige un syndicat compétent, non un orga­nisme consultatif » (3). En 1964 en­core, le même « Centre Manuel-Mateo » peut diffuser, en tracts, les « points fondamentaux de la création des premières centrales ouvrières nationales-syndicalistes », parus en 1935, estimant que ses objectifs s'y identifient, estimant que les revendications formulées il y a 30 ans sont encore vala­bles. Si cela peut s'écrire et se faire, c'est qu'une opposition nouvelle est apparue. Celle des Phalangistes de gauche.  

L'OPPOSITION PHALANGISTE.

Cette opposition est le fait de cercles politiques ou sociaux. Le plus important d'entre eux, puis­qu'il coordonne l'activité de 52 cen­tres dans tout le pays, est le « Circula Doctrinal José-Antonio », que dirigent Luis Gonzales Vincen et son secrétaire général Enrique Villoria. Il a été fondé en 1961-62 et publie « Es Asi ». A côté de lui, le « Cercle Ramiro Ledesma Ramos » et le « Centre Social Ma­nuel Mateo », ont une moindre im­portance, d'autant que leur position les cantonne, le plus souvent, dans l'élaboration théorique. Le premier est présidé par Juan Aparicio Lopez, que secondent notamment José Le­desma Ramos Andrès, et Enrique Compte Azcuaga. Il publie la revue « JONS ». Le second, est présidé par Antonio Zaragoza Rodriguez et José Hernando Sanchez ; son jour­nal, « Orden Nuevo » a fait paraî­tre, en mars 1964, son premier nu­méro.

Ces cercles s'adressent surtout aux étudiants et aux travailleurs, laissant de côté, volontairement, les milieux bourgeois, auxquels ils s'opposent. Ils possèdent, d'ailleurs, des sections importantes dans les Universités. Le cercle José-Antonio encadre une forte section étu­diante. Celle du « Cercle Ramiro Ledesma Ramos » est animé par le directeur de l'intéressante revue « Correo Universitario », Juan van Halen.

L'ŒUVRE DES CONSERVATEURS.

Les critiques de l'opposition pha­langiste portent sur des domaines très variés. Si on les examine, on voit qu'elles se ramènent toutes à la dénonciation de la main-mise des conservateurs, et sur l’Etat, et sur le Mouvement.

Il ne faut pas oublier que. dès la première année d'un conflit civil qui allait durer quatre ans, tous les fondateurs de la Phalange, ceux qui lui avaient donné son sens et son esprit, José-Antonio, Ramiro, Onesimo Redondo, Ruiz de Aida, étaient déjà tombés, laissant place libre aux porteurs de compromis, aux conservateurs, soucieux d'ins­taurer un statu quo favorable à leurs intérêts. C'est de cette épo­que, qu'il faut dater les débuts de l'esprit contre-révolutionnaire, qui a droit

« Nous ne sommes ni dans le groupe de la réaction mo­narchiste, ni dans celui de la réaction populiste. En face de la fraude du 14 avril (1), nous ne pouvons nous join­dre à aucun groupe ayant, plus ou moins ouvertement, des intentions réactionnaires ou contre • révolutionnaires, parce que nous, précisément, nous accusons le 14 avril, non d'avoir été violent, non d'avoir été inopportun, mais d'avoir été stérile, et d'avoir frustré, une fois de plus, le peuple espagnol de la révo­lution ».

José Antonio

Discours, Madrid 19 mai 1933.

(1) Proclamation de la république de 1931

de Cité actuellement. Le premier Conseil National du Mouvement, réuni par Franco le 2 décembre 1937, ne comprenait pratiquement que des conserva­teurs. Depuis, sont venus au pou­voir des hommes qui étaient loin de s'être illustrés dans la guerre civile. Le plus souvent, ils n'étaient même pas phalangistes. Ils étaient, en général, placés par 1' « Opus Deï ». Ce sont eux qui forment le gros de la Phalange « officielle », à laquelle s'opposent, aujourd'hui, les cercles que nous avons cité.

L'immobilisme politique et so­cial d'un pouvoir conservateur a rapidement rendu aux banques et à la haute industrie leurs mono­poles, à la Hiérarchie son pouvoir. L'évolution lente du capitalisme a permis la formation de la caste technocratique, qu'une révolution nationale-syndicaliste n'aurait ja­mais laissé surgir, et pour laquelle les questions sociales ne sont plus que des mots surannés, évoqués aux banquets d'anniversaire. Quant à l'Eglise, le retour des Jésuites, l'extension de 1' « Opus Deï », sa liaison officielle avec l'Etat, ont fa­vorisé plutôt qu'empêché, aux cô­tés d'une fraction intégriste, le dé­veloppement des éléments les plus libéraux. Le professeur Ruiz Gimenez, et l'archevêque de Madrid Al-cala, Mgr Casimiro Gonzales, en sont, de, marquantes illustrations.

Mais c'est surtout sur le plan syn­dical que la critique phalangiste se manifeste. Le discrédit des syndi­cats officiels n'est maintenant plus discutable. La concentration, entre les mains du Caudillo, des respon­sabilités du gouvernement, du chef de l'Etat et de la direction du Mouvement, rend difficile toute mutation interne, et interdit le correctif qu'apporterait un orga­nisme purement politique, non lié au gouvernement. Les phalangistes de gauche ne peuvent donc que sou­ligner, avec une inquiétude crois­sante, le déficit de la balance commerciale espagnole, la misère populaire, son exploitation par un capitalisme toujours en extension, l'action des technocrates, le désé­quilibre entre le secteur écono­mique et le secteur social.

Pour ce faire, il est intéressant de remarquer la part active que prennent, sur ce terrain, les étu­diants, ailleurs trop souvent cou­pés du reste de la nation. Outre ces divers aspects de la faillite économico-sociale, ils s'opposent, dans leur milieu, aux universités pour « ninos de papa », à la sépa­ration des collèges en établisse­ments pour riches et pour pau­vres, au manque de culture popu­laire, à la dépolitisation étudiante, qu'encourage le gouvernement.

A José-Antonio, qui lançait : « Un régime révolutionnaire ne trouve sa justification que dans ses états de service, considérés sous l'an­gle historique et non sous l'angle anecdotique, et mesurés par la confrontation entre ce que se proposait le régime révolutionnaire au jour de la rupture avec le régime antérieur et ce qu'il laisse après lui à la fin de son cycle » (4), les jeu­nes phalangistes d'Espagne répon­dent en écho : « Un régime révolu­tionnaire ne se justifie jamais par son acte de naissance ; il se jus­tifie toujours par ses états de ser­vice » (5). Et c'est un acte d'accu­sation.

Enfin, demeure la question de la succession, qui est passée au cri­ble, elle aussi. Le gouvernement en place est accusé de préparer une restauration monarchique; 1' « Opus Déi » est dénoncé comme moyen de pression sur le chef de l'Etat, pour lui imposer ce système, en la personne du prince Don Juan Carlos, dont la popularité est pour­tant loin d'être établie. On a re­marqué, en particulier, la violente campagne d' « Es Asi » contre la Monarchie, stigmatisée comme fondamentalement contraire, dans son esprit comme dans sa forme, aux principes révolutionnaires de la Phalange.

...ET LES VOLONTES REVOLU­TIONNAIRES.

 

LE CAPITAL ET LE TRAVAIL

« Combien de fois avons-nous entendu dire à des hommes de « droite : « Nous sommes dans une nouvelle époque, il nous faut « un état fort... Il faut harmoniser le capital et le travail... Nous « devons trouver une forme de vie corporative ». Je vous assure que « tout cela ne veut rien dire, ce ne sont que des bulles d'air... Harmoniser le capital et le travail ! C'est comme si l'on disait : je vais « m'harmoniser avec cette chaise ! Quand on parle d'harmoniser « te capital et le travail, ce que l'on veut faire, c'est continuer à « entretenir une minorité de privilégiés sans valeur avec le travail « de tous, des patrons aussi bien que des ouvriers. »

(José-Antonio. Conférence à Madrid. 9 avril 1935).*

Il n'est donc guère de points où l'opposition des phalangistes de gauche ne se manifeste. Elle le fait au nom du National-Syndicalisme, tierce solution sociale, fondée sur la valeur du travail et sur la né­cessité d'une structure syndicale représentative et fonctionnelle, en harmonie avec les particularismes nationaux et populaires.

C'est de cette position que décou­lent la majeure partie des revendi­cations et des solutions proposées par les cercles de la Phalange : la soumission au peuple, au be­soin par référendum, du problè­me de la succession, la participa­tion des jeunes aux décisions qui intéressent l'avenir de l'Espagne, (le leur, donc, ce qui est loin d'être le cas), le retour aux pers­pectives révolutionnaires originelles, l'élimination progressive des oligarchies conservatrices ou finan­cières. Sur le plan social, ils ré­clament la reconnaissance et la satisfaction des revendications des travailleurs, l'aboutissement d'une plus-value, non au capita­lisme ou à l'Etat, mais aux produc­teurs encadrés par les syndicats, la formation de banques syndicales, contrôlées par les ouvriers et à eux, la promotion d'un syndicalisme agraire, l'organisation des syndi­cats verticaux, selon les différentes branches de production, l'élimination des tensions différentielles en­tre secteurs économique et social, ou encore, entre représentants des travailleurs et représentants des entreprises.

Quant à l'entreprise elle-même, à laquelle ils s'attachent particuliè­rement, l'un des responsables du « centre Manuel-Mateo », J. Hernando Sanchez, en parle ainsi : « // faut que, dans l'entreprise, et pour elle, travaillent aussi bien le personnel de direction que celui de la technique, de l'administration, spécialisé ou non qualifié. Ainsi cette pluralité, et l'objectif pour­suivi, assureront-ils la mission commune, c'est-à-dire l'entreprise, en tant que communauté de travail, où les éléments se complètent et se sentent solidaires parce que nécessaires (...) Il faut que le travail soit considéré comme une valeur et non plus comme une marchandise et que, quand l'ou­vrier et le technicien réalisent une œuvre, dans une quelconque indus­trie, ils ne soient pas vendeurs, mais associés pour former, ensem­ble, une entreprise destinée à pro­duire selon l'apport personnel de chacun. Les travailleurs doivent fai­re partie des réunions générales d'actionnaires, et le conseil d'admi­nistration doit être formé par les représentants des travailleurs eux-mêmes, élus dans les diverses caté­gories de travail » (6).

Ce programme a valu, dans les milieux populaires, un vif et com­préhensible soutien aux phalan­gistes de gauche, soutien qui est le seul obstacle possible aux visées des marxistes. On s'en est aperçu surtout pendant les grèves des Asturies

LES POINTS DE BASE DE LA FONDATION DES CENTRALES OUVRIERES NATIONALES SYNDICALISTES

 NOUS voulons un Etat syndicaliste, garantissant la production nationale dans toutes ses industries et dans toutes ses activités.

NOUS voulons un régime distributif, qui garantisse l'existence des espagnols, par l'application du droit, imprescriptible pour nous, au travail pour chacun.

NOUS voulons la disparition des joutes stériles des partis et le rétablissement des normes de solidarité nationale fraternelle entre les espagnols.

NOUS voulons que l'existence des ouvriers ne soit pas à la merci de bourgeois cupides, ni de manœuvres politiques frauduleuses.

NOUS voulons que la totalité des richesses nationales soit mise au service des intérêts nationaux et soumise à la discipline de l'Etat syndicaliste.

NOUS voulons l'augmentation immédiate des conditions de vie, aussi bien économiques que morales, des niasses espagnoles dépouillées.

NOUS voulons la disparition immédiate de la faim dans notre pays, aux prix de ce que représentent la dilapidation et l'injure à la misère des travailleurs.

NOUS voulons que toute l'Espagne reconnaisse la raison qui soutient les masses ouvrières dans leur attente révolutionnaire, si on veut éviter qu'elles l'imposent par la force

« Arriba », 25.111.35

 LES GREVES DES ASTURIES.

La première grève des Asturies eut lieu en 1958, la région étant sous occupation militaire («Régulares» nord africains), jusqu'en 1950. Vint, ensuite, celle de 1962, dont tous les événements posté­rieurs sont le prolongement direct. Mais le fait nouveau qui caracté­rise les troubles des deux dernières années, c'est la faiblesse de plus en plus grande du facteur communiste, et l'implantation proportion­nelle des phalangistes.

Il est assez curieux et révélateur, que, pour briser la grève, le gou­vernement aît dû, récemment, créer, de toutes pièces, un « Frente Obrero », destiné à demander la reprise du travail, présentant la grève comme une entreprise com­muniste. Manœuvre dénoncée, ar­gument démenti, par Marcelino Casado, responsable, aux Asturies, du cercle José-Antonio : « Nous, phalangistes de gauche, nous nous opposons à toute répression et à toute pression qui pourraient être exercées contre les ouvriers, au nom de la Phalange. Nous croyons que les revendications des grévistes sont justes. Ce qui est nécessaire, c'est, d'une part, la publication de l'ordonnance réglementant le tra­vail dans les mines et, d'autre part, une régularisation effective des relations patrons - ouvriers. La structure du syndicat actuel a démontré, une fois de plus, son manque d'efficacité, quand il s'agit d'affronter une situation comme celle que nous connaissons actuellement (...). Cette grève n'a aucun caractère politique ; elle est nette­ment économique et sociale. » (7). Ce qui situe parfaitement le pro­blème (8).

Les ouvriers phalangistes ont donc pris la grève en mains. Déjà, en octobre 1963, suite à des sévices policiers dont des mineurs avaient été victimes, 52 responsables de la Phalange, dont plusieurs députés et intellectuels, avaient protesté auprès du Ministre du Mouvement, demandant des sanctions et se soli­darisant des grévistes. Ils appar­tenaient au cercle José-Antonio.

Peu après, au IIIe Congrès syndical, c'étaient des militants du centre Manuel-Mateo, qui avaient été arrê­tés pour manifestation devant la Maison des Syndicats, arrestation qui, le 12 mars 1964, avait déclen­ché, en signe de soutien, une grève de deux heures, à l'usine Pegaso de Madrid. Puis, des « Officiers Provisoires de la Phalange », dans un « Manifeste » publié dans la presse, prenaient vivement à par­tie les hiérarchies du Mouvement, les syndicats, la Monarchie et l'Opus Deï. Le 14 avril, une lettre signée de 70 jeunes phalangistes oppositionnels et adressée au ministre du Mouvement, reprenait les mêmes thèmes.

Parallèlement, à Oviédo, à Gijon, à la Falguerra, où se trou­vent les centres les plus importants du bassin houiller du cercle José-Antonio, des leaders phalan­gistes n'hésitaient pas à entrer dans une semi-clandestinité, pour stimuler leurs camarades contre la droite, « traître à la Révolu­tion ». L'un d'eux déclarait, à José-Antonio Novais, du « Monde » : « Dans un état phalangiste ou syn­dicaliste, la grève doit être inter­dite et le travail subordonné à l'in­térêt de la Nation. Mais nous vi­vons en plein capitalisme. Le syndi­calisme vertical n'est pas conçu pour un Etat capitaliste, comme celui où nous vivons. Cela fait que nos syndicats sont, dans le meil­leur des cas, inopérants. Quand ils ne penchent pas du côté des pa­trons ...» (9).

La Phalange de gauche éprouve de grandes difficultés. Elle est née du refus de la politique conserva­trice et opportuniste de Franco. Elle représente la seule organisa­tion ouvrière réellement sérieuse. Elle doit survivre au franquisme et pouvoir se développer pour accomplir cette révolution ajournée au lendemain de la guerre civile.

Elle est donc contrainte de s'opposer de plus en plus au ré­gime. Cependant, elle doit compter avec sa brutalité répressive, solli­citée par l'Eglise, les gros proprié­taires et les technocrates.

En avril 1964, le n° 8 de « Es Asi » a été saisi. Le 10 juin, la police a fait saisir les planches de l'organe du « Cercle José Anto­nio », et menacé l'imprimeur de sanctions, s'il continuait à l'impri­mer. Le prétexte donné était que « Es Asi » n'avait pas été contrôlé par la censure. Mais le Cercle rappela que « cette revue n'a pas à passer par d'autre censure que celle du ministre-secrétaire du Mouvement, M. Solis Ruiz, étant donné qu'elle est l'organe d'expres­sion du centre phalangiste ». Une autre protestation contre « le groupe de pression capitaliste qui a mis l'Etat sous séquestre », en­traînait, quelques jours plus tard, l'interdiction définitive de « Es Asi ».

Mieux encore, au moment où il formait avec les requêtes une « Association des Anciens Combat­tants du Mouvement », le 19 juin, Gonzalès Vicen, président du Cercle José-Antonio, a été exclu du Conseil National du Mouvement. En re­vanche, le directeur anti-phalan­giste du quotidien monarchiste « ABC », M. Torouato Luca de Tena, fidèle partisan de don Juan de Bourbon et du prince Juan Carlos, était nommé député aux Cortès, en compagnie du Pr. Luis Gimenez, directeur de la revue catholico-libérale, « Cahiers pour le dialogue », ancien ministre de Franco, ex-ambassadeur au Vatican, ancien directeur de « Pax Romana », aujourd'hui avocat de l'écri­vain marxiste Dionisio Ridruejo.

Cette situation explique, à la fois, la modération de la Phalange de gauche dans sa critique du régime et ses revendications en faveur d'une libéralisation, d'une « démocratisation », de la vie politique espagnole. Il n'y a pas là de con­cession à l'idéologie démocratique, mais une position tactique parfai­tement logique.

Et l'on touche là à une question qui dépasse le cadre espagnol et qui intéresse l'ensemble des mou­vements nationalistes.

Dans l'avant-guerre, leurs prédé­cesseurs défendaient un héritage national contre l'anarchie parle­mentaire et le danger de révolution bolchevique. Aujourd'hui, les peu­ples d'Occident, dont les mouve­ments nationalistes sont les porte-paroles conscients, ont pour adver­saires des régimes autoritaires — même s'ils se camouflent

Derrière les oripeaux démocratiques — et le danger n'est plus dans l'anarchie (où, au moins, on pouvait agir), mais dans le despotisme des bu­reaucraties capitalistes et de l'in­quisition progressiste.

Pour ceux qui ne veillent pas les morts, et veulent vaincre, il de­vient indispensable de se reconvertir, d'adopter sa propagande à cette nouvelle situation, et de se faire les champions des libertés sans lesquelles ils sont réduits à piétiner et à disparaître. Libertés qui, dans le cadre municipal, pro­fessionnel, familial, correspondent aux buts réels du Nationalisme, que détruit le régime et dont personne ne prend, effectivement, la défense.

Qui ne voit pas l'analogie des situations ?

Franco, qui commerce avec Cuba, qui envisage une liaison diploma­tique avec l'U.R.S.S. qui vend à l'Amérique sa base de Jota (Cadix), qui traite avec l'Algérie F.L.N. pour avoir son gaz naturel, qui tente d'entrer au Marché Commun, et reçoit à bras ouverts M. Couve de Murville, n'est pas sans rapports avec Charles De Gaulle. Ces deux militaires, portés au pouvoir par une insurrection, issue d'Afrique du Nord et détournée à leur profit, l'un et l'autre préoccupés par une succession difficile, se retrouvent aujourd'hui, tout naturellement.

En l'an 25 du franquisme, les progressistes espagnols se portent confortablement. Le Régime pros­père. Les militants phalangistes sont arrêtés. Le chant phalangiste, « Mort au capital », est interdit. Mais, comme un De Gaulle qui fêterait le 13 mai parce qu'il le porta au pouvoir, Franco va s'in­cliner tous les 18 juillet, à la vallée de Los Caïdos, sur la tombe de celui que les rouges ont assas­siné et qu'il voudrait bien définiti­vement enterrer.

 Fabrice Laroche

 Notes :

(2) Manuel Cantarero del Castillo. Confé­rence au Cercle José-Antonio. 13 novem­bre 1962.

(3) Orden Nuevo », n° 1, mars 1964.

(4) Cortès, 6 juin 1934.

(5) Lettre des jeunes phalangistes, du 14 avril 1964.

(6} « Orden Nuevo » n° 1.

(7) « Europe-Action hebdomadaire », n° 20,18 mai 1964.

(8) II faut signaler que la réglementation du travail a été promise en 1958 ! Une inter­vention de M. Solis Ruiz, en 1963, n'a rien avancé, la loi — déposée aux Cortès — se heurtant aux groupes de pression, (industrie, Opus Deï) du gouvernement. D'où, durcis­sement de l'attitude des travailleurs, qui demandent un système de contrôle de la comptabilité des entreprises, et une augmen­tation des salaire de 2 000 pesetas, pour les travailleurs de fonds. Au moment où l'on commençait à parler, récemment, de l'adop­tion d'une loi sur le plan de transformation des charbonnages, un projet-loi était déposé aux Cortès sur les loyers, qui revenait à imposer une échelle de prix, ne tenant compte que de leur date de location et non de leur état (salubrité, . exiguïté...) !

(9) « Le Monde », 30 mai 1964.

(10) « ABC », 31 juillet 1935.

(11) Cortès, 19 décembre 1933.

QU'EST-CE QUE L’OPUS DEI ?

L'Opus Deï a été fondée en 1928, à Madrid, par un jeune prêtre qui allait devenir Mgr Escriva, né en Aragon, en 1902. Il avait été ordonné prêtre en 1925. Officiellement, l'Opus Deï se présente comme une association purement spirituelle, permettant à des laïcs, (97 % de ses effectifs) sous réserve de se soumettre à la chasteté, à la pauvreté et à l'obéissance, de se sanctifier sans entrer dans les ordres.

L'association rassemble, au­jourd'hui, des milliers d'adhé­rents dans cinquante-quatre pays. Elle a été autorisée à Madrid, en 1941, à Rome, comme acti­vité diocésaine, en 1943, et ap­prouvée définitivement par le Vatican, le 16 juin 1950, par le décret « Primum inter Instituta ». Désormais organisa­tion internationale, l'Opus Deï a son siège au Vatican, ou, en permanence, 300 cadres venus de tous les pays, particulièrement formés sur le plan théologique, constituent un état-major des plus efficaces.Mais, en réalité, les objectifs de cette nouvelle « Compagnie de Jésus » semblent largement déborder le cadre spi­rituel. L'exemple de l'Espa­gne est à ce titre fort évocateur.

En Espagne, en effet, l'Opus Deï possède sa propre université, celle de Navarre (à Pampelune), secondée par plus de 200 instituts, collèges et résidences étudiantes, des centres culturels ouvriers répartis dans d'autres pays (dont un « centre pré-universitaire multi-racial » ouvert au Kenya par un adhérent nord-africain). Au sein du gouver­nement même, quatre ministres, dont ceux des finances et du commerce (M. Ullastres), sont, membres de l’« Opus Deï », ce qui soumet au contrôle de l'organisation, de nombreuses banques, une chaîne de salles de spectacles, une firme automobile.

Emilio Romero, directeur du quotidien syndicaliste « Pueblo » a pu écrire : « Ce qui surprend les espagnols, c'est l'apparition subite et intense de l'« Opus Dei », par l'entremise de ses membres, ministres, professeurs de facultés, économistes, chercheurs, chefs d'entreprise. Comment ces hommes inconnus encore hier, et dont la plupart ne se sont pas distingués, durant la guerre ci­vile, ont-ils pu arriver à tous ces postes importants, sans que fonctionne un appareil cohérent ? Il nous semble dif­ficile que l'on puisse se situer à tous ces postes importants d'une façon spectaculaire, partout et en si peu de temps » (« Pueblo », 5 février 1964). 

Et, dans « Le Figaro », Jacques Guillemé-Brûlon com­mentait : « II est vrai que « Opus Deï » est devenu syno­nyme de réussite et de puissance ». Sur le plan politique, le plus éminent éditorialiste de l’« Opus Deï », M. Rafaël Calvo Serrer, a écrit : « nous voulons, en Espagne, une monarchie traditionnelle, avec une structure constitution­nelle aussi proche que possi­ble de celle des Etats-Unis », ce qui est à rapprocher d'une autre déclaration d'un cadre de l'organisation : « Nous nous proposons d'être le der­nier gouvernement du général Franco et le premier de la monarchie ; alors, nous mar­cherons sur l'Europe".

Sources: Europe Action n°19-20 Juillet-Août 1964

Imprimer

La sécurité sociale pour les français n'est pas toujours automatique

Connaissez-vous le régime obligatoire (RO) de sécurité sociale ?

C'est la couverture sociale de base et obligatoire comme son nom l'indique dont dispose chaque français. Dans cette jungle administrative française, les RO les plus connus sont la CPAM, c'est à dire le régime général, la MGEN pour le personnel de l'éducation nationale, le RSI pour les indépendants et la MSA pour le monde agricole.

Certains entrepreneurs ont récemment défrayé la chronique en exprimant leur volonté de sortir de cette sécurité sociale obligatoire.

Mais qu'arrive-t-il lorsqu'un artisan fait faillite ? C'est là que commence le parcours du combattant pour celui qui désire conserver son droit à la sécurité sociale. Après sa radiation du RSI, il doit effectuer des démarches pour revenir au régime général de la CPAM. Etant donné qu'il n'a plus aucune source de revenu, il doit également batailler longuement au téléphone avec les services de l'assurance maladie pour bénéficier de la Couverture Maladie Universelle à laquelle il peut prétendre. Il faut parfois ajouter un délai supplémentaire de fabrication d'une nouvelle carte vitale si le transfert entre les deux RO est impossible avec l'ancienne carte. Il peut ainsi s'écouler plusieurs mois pendant lesquels le patient doit s’acquitter de frais onéreux de médecine, de pharmacie, de soins infirmiers, d'analyses médicales, etc, les professionnels de santé étant dans l'incapacité d'être rémunérés par la sécurité sociale pour leurs actes.

Je pourrais aussi vous parler de cette fonctionnaire de la fonction territoriale du Rhône, actuellement en détachement dans les Alpes-Maritimes et qui avait suivi ses études sur Paris. La puce de sa carte vitale indique qu'elle dépend de la CPAM du Rhône, le site ameli.fr lui indique qu'elle est rattachée à la CPAM de Paris et les services de la CPAM de Nice lui disent qu'elle dépend de son département où elle réside et travaille actuellement. Comment fait-elle concrètement pour ses soins ?

Je pourrais encore vous évoquer la galère administrative d'une patiente atteinte d'une maladie auto-immune, et qui est employée dans un domaine viticole une partie de l'année, et également salariée d'une entreprise. Elle doit alors perdre son temps et son énergie entre la Mutualité Sociale Agricole et la Caisse Primaire d'Assurance Maladie pour conserver ses droits à jour et ainsi bénéficier du tiers-payant pour son traitement.

Je terminerai sur l'exemple d'une femme d'agriculteur qui a décidé de vendre des fleurs à plus de 60 ans pour arrondir les fins de mois du couple. Toute sa vie assurée à la MSA avec son époux, elle fut automatiquement transférée au RSI, avec tous les problèmes qui en découlent, car considérée comme entrepreneur.

Le choc de simplification promis par le président « normal » n'est pas pour maintenant dans le domaine de la santé. Et on peut aisément comprendre que la coupe est pleine pour les français qui voient débarquer des clandestins disposant de l'Aide Médicale d'Etat dans leur pays.

Aloys Durans

Imprimer

Dieu que cela a gazé !

A un improbable recours du Président Assad aux armes de destruction massive contre un village syrien, action suicidaire qui n'a pas manqué de déclencher un raz de marée d'images poignantes d'enfants sanguinolents et suffocants et de témoignages de personnages haletants qui n'avaient pas pris le temps de coiffer leur casque blanc, l'imprévisible Donald Trump a répondu avec la fulgurance de la colère jupitérienne par un déluge de feu déversé sur une base aérienne syrienne. Cette précipitation, révélatrice de sa prétendue inaptitude à gérer les affaires de l'état, a eu néanmoins l'heureux effet de lui obtenir pour une fois le soutien de ses détracteurs habituels. Il est éclairant à ce propos de rapprocher les documents

http://www.lemonde.fr/syrie/article/2017/04/07/les-etats-unis-lancent-des-missiles-en-syrie_5107220_1618247.html

http://www.ouest-france.fr/journal/syrie-trump-tire-59-missiles-en-reponse-al-assad-4914153

https://fr.wikipedia.org/wiki/BGM-109_Tomahawk

http://www.leparisien.fr/international/les-etats-unis-frappent-la-syrie-07-04-2017-6832623.php

Les deux premiers liens annoncent le tir de 59 missiles tomahawk, de « gros dégâts » et 6 morts parmi les militaires la nuit de jeudi à vendredi, le troisième indique que chaque Tomahawk a une charge de 450 kg d’explosif classique et permet une grande précision. Le quatrième indique que vendredi deux avions syriens effectuent des missions à partir de la base frappée. Calculons : 59 x 450 kg = 26,55 tonnes d’explosif. Résultat  de 26 tonnes d’explosifs : 6 morts et des dégâts soi-disant importants qui n’empêchent pas une mission de deux appareils de cette base dans les heures qui suivent. Avec le fait d’avoir averti les Russes quelques heures avant l’attaque, on pourrait croire à une volonté de mener une action avec un maximum d’effets politiques aux Etats-Unis, mais un minimum d’effets militaires sur place.

Imprimer

Implosion du Système ? Macron piège à cons

Dans l’introduction de son récent ouvrage Le moment populiste. Droite-Gauche c’est fini Alain de Benoist écrit : « Nous sommes entrés dans une nouvelle forme de tripartition électorale : le système politique se structure désormais autour de trois formations principales, attirant chacune entre un quart et un tiers des électeurs ».

Cette appréciation est peut-être déjà rendue obsolète par une campagne présidentielle d’un genre inédit, riche en rebondissements, qui fait d’ores et déjà bouger considérablement les lignes. En effet un des principaux résultats de cette campagne (qui laisse perplexes ou indifférents un grand nombre de citoyens) est l’implosion de pans entiers du système politique. Les dinosaures vacillent. Ainsi, le Parti Socialiste est secoué par de violentes turbulences internes : le ralliement de nombreux socialistes (ou prétendus tels…) - et non des moindres – à Macron a des airs de sauve qui peut, tandis que les piteuses perspectives de la candidature Hamon, l’érosion au bénéfice de Mélenchon font peser de lourdes menaces sur l’avenir du « parti de Mitterrand ». Ce fractionnement, en fait, est le résultat d’une longue évolution : tout au long du quinquennat Hollande, il était évident que la tentation était forte, chez de nombreux sociaux-démocrates, de se rallier avec armes et bagages à un libéralisme affublé, pour les besoins de la cause, de l’adjectif « progressiste », passe-partout idéal pour couvrir tout et n’importe quoi. Valls est évidemment l’incarnation emblématique de ce tour de prestidigitation, dont Hollande a été un des architectes.

Quant à la droite elle est engluée dans les turlupinades d’un Fillon, ardent apôtre lui aussi du libéralisme mondialiste et qui se croyait à l’abri des mauvaises surprises grâce à l’appui des culs-bénits et d’un patronat qui, maintenant, se mord les doigts d’avoir joué le mauvais cheval et fait les yeux doux à Macron.

Macron. Macron le piège à cons. Car en faisant large moisson de jobards qui s’imaginent que le « changement » va changer quelque chose, il joue sur plusieurs registres, pour ratisser large, l’un des leviers les plus efficaces étant la hantise de nombre d’élus de conserver à tout prix leurs prébendes, en pratiquant un retournement de veste qui est chez eux comme une seconde nature. Quant aux électeurs, Macron sait que leur vendre du vent est le moteur d’une démocratie bien comprise.

Macron est la roue de secours du Système, dont l’implosion serait une catastrophe pour ceux qui, à droite et à gauche, par conviction idéologique ou simple intérêt, veulent le maintenir à flot vaille que vaille, au besoin en organisant la comédie d’une nouvelle donne censée transformer le jeu politique (ce qui est, évidemment, une pure illusion, car ceux qui tiennent les manettes ne laisseront pas mourir la poule aux yeux d’or). Beaucoup des premiers appuis que Macron a reçus sont révélateurs : Jacques Attali, Bernard Kouchner, Daniel Cohn-Bendit, Jean Pisani-Ferry, Laurence Haïm, Bernard Mourad, Pierre Bergé, Bertrand Delanoë, Pierre Gattaz, Gérard Collomb… Ces gens sont là pour le décor mais les choses sérieuses se passent en coulisses : être passé, au cours d’une carrière financière éclair, chez Rothschild, sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg, vous ouvre beaucoup de portes utiles. Une clé pour comprendre bien des choses : Macron est un pur produit de la French American Foundation, lobby destiné à mettre un grand nombre de décideurs français, dans le monde politique, économique, médiatique au service des intérêts américains (mais appartenant bien sûr au camp anti-Trump) et de l’atlantisme (voir Rivarol n° 3276, 30 mars 2017).

Il reste à voir comment Macron va gérer, dans la perspective des législatives, le magma composite qui s’accroche maintenant à ses basques. Le cirque n’est pas fini…

                                                                     Pierre VIAL

Imprimer

BATAILLE DE POITIERS : DEUX MONDES FACE A FACE


L’histoire est la mémoire de notre identité, comme le disait souvent mon ami Dominique Venner, à qui je dédie cet exposé, deux ans après le message qu’il a voulu nous laisser. La bataille de Poitiers tient une place fondamentale dans notre longue mémoire, n’en déplaise à ceux et celles – n’est-ce pas, Nadjat Belkacem – qui veulent faire disparaître cette longue mémoire de l’esprit de nos enfants.

Un « choc entre deux mondes » : la bataille de Poitiers fut bien cela, comme l’admettent Jean-Henri Roy et Jean Deviosse, auteurs d’un livre consacré à cet événement et qui a bien des défauts, ne serait-ce qu’en illustrant cet ethnomasochisme aujourd’hui très à la mode puisque ces deux hommes écrivent, alors que leur livre appartient pourtant à une collection qui s’intitule « Trente journées qui ont fait la France » : « On en arrive à se demander si la victoire d’Abd-er-Rahman n’eût pas été préférable : la France, comme l’Espagne, se couvrant de mosquées et d’alcazars, sans que pour autant fût freiné l’essor du style roman ni la ferveur des chrétiens, car l’islam était tolérant ». Une phrase qui apparaît insupportable quand on sait combien de chrétiens d’Orient sont massacrés, dans l’indifférence des belles âmes, par ces fous d’Allah qui seraient porteurs d’une religion d’amour, de paix et de tolérance, si l’on en croit leurs frères en religion qui envahissent notre terre et les collabos européens qui leur donnent leur bénédiction. Ce discours lénifiant, destiné à enfumer et conditionner mentalement les futurs dhimmis, ne tient pas une seconde quand on prend la peine de regarder les réalités en face même s’il faut avoir les nerfs solides quand on voit ces scènes de boucherie sadique que sont les décapitations d’otages assassinés par les djihadistes, ces malades mentaux.

Par ailleurs les islamistes sont animés par une folie destructrice qui les amène, par fanatisme et sectarisme, à éliminer toutes traces des civilisations qui n’ont aucun intérêt à leurs yeux puisqu’elles sont l’héritage d’un passé antérieur à l’islam. A cet égard le journal Le Monde, qui n’est pas de nos amis – c’est le moins qu’on puisse dire – est tout de même obligé de reconnaître certaines évidences mises en avant par l’actualité. Dans la revue mensuelle qu’il publie sous le titre Histoire et civilisations il consacre un dossier au vandalisme exécuté méthodiquement par les fous d’Allah en Syrie et en Irak. On y lit cet aveu : « Rarement une entreprise de destruction, telle qu’elle s’est déroulée ces derniers mois au musée de Mossoul, à Ninive, à Nimroud et à Hatra, s’est révélée à ce point méthodique et théâtralisée, avec la volonté explicite de couper les peuples de leur passé le plus ancien ». Un homme qui s’appelait Lawrence d’Arabie a bien connu le monde arabe, comme l’a montré Jacques Benoist-Méchin dans le livre qu’il lui a consacré. Il a écrit : « C’est un peuple bizarre que celui des Bédouins (…) Esclaves absolus de leurs appétits, sans résistance spirituelle (…) bâfreurs de viande bouillie, toujours à mendier un peu de tabac, ils rêvent pendant des semaines à de rares voluptés sexuelles et remplissent les intervalles en se chatouillant et en chatouillant leurs auditeurs d’histoires obscènes ». Mais ces gens étranges, qui ont le goût du pillage et de la destruction, voient, à partir de Mahomet, leurs entreprises de razzias et de tueries légitimées par une religion musulmane qui intime à ses fidèles l’ordre de conquérir le monde entier au bénéfice de la loi d’Allah, devant laquelle il faut se soumettre ou disparaître.

Rappeler ces vérités, c’est poser le décor de la bataille de Poitiers. Elle s’inscrit en effet au cœur d’une entreprise d’expansion de l’islam marquée dès l’origine par une volonté de conquête, maintenue pendant de longs siècles et dont l’invasion de l’Europe que nous connaissons aujourd’hui n’est que la continuation logique et programmée, effectuée avec intelligence car apparemment pacifique. En attendant mieux…

Dans le premier tiers du VIIIe siècle la progression de l’islam semble inéluctable. Après avoir submergé le Proche-Orient et le royaume perse puis l’Afrique du Nord, les disciples de Mahomet ont envahi l’Espagne, minée par les dissensions intestines des Wisigoths. Ils prennent le contrôle de la majorité du territoire de la péninsule ibérique, seuls de petits groupes de résistants espagnols réussissant à se maintenir dans les zones montagneuses du nord. Mais la rapacité des Sarrasins (le mot vient de l’arabe charqiyin, « les orientaux ») ne s’arrête pas là car au-delà des Pyrénées s’offrent des proies tentantes. Dès 719 la Septimanie, avec Narbonne, est occupée. En 725 c’est au tour de Carcassonne et de Nîmes. Puis les armées musulmanes remontent la vallée du Rhône, atteignent la Bourgogne où Autun et Beaune sont pillées. Des raids sont lancés vers le Rouergue, le Gévaudan et le Velay. En 730 Avignon est prise. L’invasion des mahométans serait-elle irrésistible ? Les Byzantins, en 718, montrent qu’il n’en est rien en tenant en échec devant Constantinople les envahisseurs qui doivent refluer, avec de lourdes pertes, à l’issue d’une année de durs combats. Les Francs vont montrer qu’ils sont capables du même exploit.

Le mérite en revient à celui qu’un calendrier du VIIIe siècle, provenant d’une abbaye luxembourgeoise, appelle Karl Martieaux. D’autres sources l’appellent Marteau ou Martel, cette diversité n’étant pas surprenante quand on connaît la fantaisie des copistes de l’époque. Le prénom Carl est germanique et étymologiquement signifie un gaillard armé, un brave, un homme valeureux. Quant au nom de Martel, il est lié à celui de Martin, qui vient du nom de Mars, dieu romain de la guerre qui a donné son nom au mois de l’année où l’on engageait les campagnes militaires. Mais la chronique de Saint-Denis, rédigée au XIe siècle, nous dit au sujet de Carl : « Lors fu primes apelez Martiaus par son nom : car aussi, comme le marteau brise le fer et l’acier et tous les autres métaux, aussi brisait-il par la bataille tous ses ennemis ». La chronique de Verdun apporte le même éclairage : « Pour cela il fut appelé Tudites (le forgeron), ce qui veut dire marteau de forgeron, parce que, comme tous les objets en fer sont forgés grâce au marteau, de même il écrasa tous les royaumes voisins ». Quant à la chronique de Godefroy elle donne une version christianisée en expliquant : « Le pape Grégoire III le proclama consul et lui donna le titre de « Marteau de Dieu » qui est resté attaché à son nom pour les siècles futurs ». Michelet, le grand historien du XIXe siècle, a une vision un peu différente : « Son surnom païen de Marteau me ferait volontiers douter qu’il était chrétien. On sait que le marteau est l’attribut de Thor, le signe de l’association païenne, celui de la propriété, de la conquête ». Ajoutons que Thor est d’abord et avant tout le dieu de la guerre, utilisant comme arme de prédilection le marteau Mjöllnir, qui produit l’éclair et le tonnerre quand on le lance mais il sert aussi à bénir la mariée lors de la consécration du mariage et il a des vertus magiques qu’utilise Thor pour ressusciter ses boucs. En fait, le nom de Charles Martel illustre le syncrétisme pagano-chrétien qui, sur le plan religieux, est à mettre en parallèle avec le syncrétisme politique et civilisationnel entre l’héritage gallo-romain et l’héritage germanique.

Il y a là une dimension importante de la bataille de Poitiers car celle-ci a vu l’union des peuples européens présents sur le territoire de l’ancienne Gaule, unis pour repousser les envahisseurs de ce territoire. En jouant cette carte, Charles Martel s’est montré aussi grand politique que grand chef de guerre. Il dut pourtant, au départ, s’imposer dans des circonstances difficiles. Il était certes fils de Pépin d’Herstal, maire du palais c'est-à-dire l’homme assurant la réalité du pouvoir au nom de rois mérovingiens porteurs d’une légitimité officiellement maintenue mais devenue symbolique. Pépin gouvernait de fait les deux royaumes, celui d’Austrasie, où se trouvaient les bases de la puissance de son clan familial, et celui de Neustrie, Austrasie et Neustrie se partageant la France du nord. En plaçant ses fidèles à la tête d’archevêchés et de grandes abbayes, Pépin s’était constitué un solide réseau, destiné à appuyer sa politique de transmission du pouvoir à ses descendants. Parmi ceux-ci Carl dut s’imposer à la force du poignet, car il était le fils d’une concubine de Pépin – ce que dans la tradition germanique on appelait une épouse de second rang. Il brisa par les armes les révoltés, neustriens, saxons et frisons qui avaient cru pouvoir profiter de la mort de Pépin pour s’émanciper, aidés par Eudes, prince d’Aquitaine. Il eut l’intelligence politique de laisser sur le trône des Mérovingiens dépourvus de tout pouvoir réel et de placer des hommes à lui aux principaux postes de responsabilité ecclésiastique, de façon encore plus systématique que son père. Si bien qu’il put se poser en défenseur naturel d’une chrétienté face à la menace musulmane qui montait du sud. Ce qui lui fournit une pieuse justification quand, pour récompenser la loyauté de ses fidèles et leur donner les moyens de s’armer efficacement, il leur distribua, à titre d’usufruit, des patrimoines fonciers récupérés, au nom du service public, sur les terres détenues par l’Eglise. Ainsi fut constituée une cavalerie lourde qui fit ses preuves à Poitiers.

En 721 le prince d’Aquitaine Eudes sut repousser l’attaque lancée par les Sarrasins contre Toulouse, l’ancienne capitale des rois wisigoths. Mais la menace musulmane n’avait pas disparu pour autant et Eudes crut opportun de conclure, vers 730, une alliance avec le chef berbère Munuza, maître de la Cerdagne – l’une des clefs, par la vallée de l’Ariège, du pays toulousain – entré en rébellion contre le wali, c'est-à-dire le gouverneur de l’Espagne musulmane. En se faisant les alliés de certains Infidèles, les Aquitains prêtaient le flanc à l’accusation de trahison à l’égard de la chrétienté. Charles Martel s’engouffra dans cette brèche qui lui offrait l’occasion de se présenter en champion de la chrétienté mais aussi de prendre le contrôle du sud-ouest de la Gaule, resté depuis longtemps plus que rétif à l’égard d’un pouvoir franc étendant progressivement son autorité dans toutes les directions. Aussi ne se fit-il pas prier quand Eudes, se sentant dangereusement menacé par un nouveau raid parti d’Espagne sous la direction du wali Abd-er-Rahman, sollicita l’aide des Francs.

La progression des Sarrasins en Aquitaine fut rapide, jalonnée par les dévastations et les tueries. Une chronique arabe note avec satisfaction : « Ce que le fer épargnait était livré aux flammes ». Après avoir ravagé les provinces de Bigorre, Comminges et Labour, les Sarrasins anéantissent Bayonne, Auch, Dax, Bazas, brûlent les abbayes de Saint-Savin et de Saint-Sever et atteignent Bordeaux. Ses habitants sont massacrés et la ville incendiée, les premiers bâtiments visés étant évidemment les églises. Eudes a regroupé vaille que vaille ce qui reste de ses troupes sur la rive droite de la Garonne mais celles-ci lâchent pied rapidement et une source précieuse dont je vais reparler, appelée l’Anonyme de Cordoue, écrit que « Dieu seul peut connaître le nombre de ceux qui périrent ». Dans les mois qui suivent l’Aquitaine est dévastée de fond en comble, les envahisseurs détruisant systématiquement récoltes, arbres fruitiers, habitations, les habitants ne trouvant de recours que dans une fuite éperdue car ils savent que, sans distinction de sexe ni d’âge, ceux qui restent sont égorgés ou mis en croix. C’est le règne de la terreur que, selon l’auteur arabe Al-Makhari, « Dieu avait jetée dans le sein des Infidèles ».

Puis Abd-er-Rahman reprend sa marche en avant vers le nord, traçant, disent les Annales ecclésiastiques de France, « un long sillon de flammes et de sang (…) en une tempête qui renverse tout et brandissant un glaive pour qui rien n’est sacré ». En font l’expérience les habitants de Périgueux, Saintes et Angoulême. Abd-er-Rahman semble avoir pour objectif l’abbaye Saint-Martin de Tours, qui a la réputation d’abriter de grandes richesses.

Alors Charles Martel donne l’ordre de lever le ban, c'est-à-dire la mobilisation de tous les hommes libres, en application d’une vieille tradition germanique que les Romains respectaient aussi au temps des premiers siècles de la République, quand ils se considéraient comme des citoyens-soldats au service de la mère patrie. Dans l’armée que réunit Charles, les Francs, qui constituent la force de choc, côtoient d’autres Germains intégrés dans le royaume mérovingien tout comme les contingents gallo-romains.

Abd-er-Rahman, utilisant la voie romaine allant de Saintes à Poitiers, pénétra en Poitou pour, reconnaissent Jean-Henri Roy et Jean Deviosse, pourtant favorables aux Arabes, « y tuer, y violer et égorger plus encore ». Arrivés en vue de Poitiers, les Sarrasins pillèrent et incendièrent l’abbaye Saint-Hilaire, emplie de richesses et bien sûr considérée par les musulmans comme un temple de l’idolâtrie. Les moines qui ne furent pas tués furent emmenés comme esclaves. Quant à Poitiers, fortement protégée par de solides murailles, il semble bien qu’Abd-er-Rahman ait négligé d’en faire le siège, qui lui aurait pris du temps, pour continuer au plus vite sa route vers le nord.

Charles Martel l’attendait, à proximité de la voie romaine reliant Châtellerault à Poitiers, à environ vingt kilomètres au nord-est de cette ville, en un lieu qui s’appelle encore aujourd’hui Moussais-la-bataille.

Cette bataille est rapportée par un écrit que j’ai mentionné plus haut, dont l’auteur, désigné comme « l’anonyme de Cordoue », était un chrétien vivant sous la férule musulmane dans une ville qui conserve, aujourd’hui, des témoignages architecturaux intéressants de l’occupation sarrasine. Le texte fut rédigé, dans un latin maladroit, vingt-deux ans après l’affrontement entre Charles Martel et Abd-er-Rahman. Il avait donc une mémoire encore fraîche des événements, tels qu’ils marquèrent les contemporains. Il nous dit que le combat décisif fut précédé de sept jours d’escarmouches destinées, pour chacun des deux camps, à tâter les forces de l’autre. Cette phase d’observation correspond peut-être au sentiment qu’avaient les deux chefs d’armée de jouer gros jeu. Mais il fallait enfin se décider à l’affrontement. Abd-er-Rahman lança ses hommes à l’assaut. L’armée franque subit le choc sans broncher. L’Anonyme de Cordoue nous dit : « En combattant avec énergie, les peuples nordiques, sans fléchir, restant immobiles comme un mur de glace, tuent les Arabes sous leurs coups de glaive ». Il est à noter que l’Anonyme désigne les guerriers de Charles Martel sous le terme d’ « Européens », ce qui montre qu’il était bien conscient qu’il y avait là un choc de civilisation, un face à face ethnique entre les envahisseurs venus d’Afrique et d’Asie et des combattants qui défendaient leur terre et leur peuple.

La lutte dura jusqu’à la nuit. Les Sarrasins avaient voulu, par leur charge, impressionner et disloquer le front de l’armée franque. Ils en furent pour leurs frais. D’autant que la contre-attaque des Francs, conduite par un Charles qui, nous dit la Chronique de Saint-Denis,  fond sur les Sarrasins « comme un loup affamé sur les brebis », incite les musulmans à se replier pour essayer de protéger leur camp où ils ont entassé le butin fruit de leurs rapines. Au cours de la mêlée qui s’en suit, Abd-er-Rahman tombe, frappé à mort. De la main même de Charles, comme l’affirment certaines sources comme la Vie de saint Theofred et les annales de Théophane.

A la tombée de la nuit le combat cesse. Les Francs se préparent à le reprendre à l’aube. Mais l’Anonyme de Cordoue nous raconte la suite : « Le lendemain, les Francs voient le camp immense des Arabes et leurs tentes toujours à la même place. Ils ignorent que le camp avait été déserté et supposent qu’à l’intérieur les phalanges des Sarrasins se tiennent prêtes au combat. Charles envoie des éclaireurs en mission. Toutes ses reconnaissances découvrent que les armées d’Ismaël sont parties. En bon ordre et en silence elles ont fui pendant la nuit. Mais les Européens redoutent encore qu’elles se cachent à travers les sentiers et tendent des embuscades. Aussi sont-ils stupéfaits de se retrouver sans résultat après avoir fait prudemment le tour du camp. Et comme ces illustres peuples ne se soucient nullement de la poursuite, après avoir seulement réparti entre eux dépouilles et butin, ils reviennent heureux dans leurs patries ». La Vie de saint Pardulf ajoute : « Un des plus beaux fruits de cette journée fut la délivrance d’un grand nombre de prisonniers que les Sarrasins entraînaient et qu’ils abandonnèrent ».           

Après Poitiers, les Sarrasins s’accrochaient encore dans le sud de la Gaule. Il fallut plusieurs expéditions pour délivrer Marseille, Avignon, Béziers, Agde, Marseille et Arles. Restait Narbonne et la Septimanie ne fut définitivement conquise que par le fils de Charles Martel, Pépin, père de Charlemagne, lequel porta le fer jusqu’en Espagne.

La bataille de Poitiers est devenue un symbole, qui nous parle d’autant plus compte tenu de ce que nous avons sous les yeux. Ma conclusion est simple : il faut aujourd’hui une nouvelle bataille de Poitiers, à grande échelle. Elle exige des âmes fortes, excluant les tièdes compromis, les calculs politiciens et le pitoyable arrivisme. C’est tout le sens de l’appel que j’ai lancé pour un Front des patriotes, destiné à coordonner, dans le respect des diverses composantes de notre camp, les efforts de tous ceux qui oeuvrent pour la même cause, à savoir l’identité de notre peuple. Donc un seul mot d’ordre : levons l’étendard de la résistance et de la reconquête. Et que vive la victoire.

                                                                                          Pierre VIAL

                 (intervention faite le 7 juin 2015, à l’occasion de la première Rencontre Charles Martel qui s’est tenue à Jaunay-Clan, dans la Vienne, à quelquelques kilomètres du site de la bataille de Poitiers, rencontre organisée par le Cercle des Chats bottés, association poitevine présidée par Jacques Soulis)

 

Imprimer

Au fil des jours

Les naïfs qui croyaient que Trump était l’homme capable de casser le Système doivent prendre de l’aspirine. Vilipendé par les tenants du politiquement correct, Trump a compris (ou ses conseillers ont compris pour lui) qu’il tenait une occasion unique de rentrer dans le rang et d’être absous de ses péchés en jouant une carte facile : taper sur le Syrien Bachar El Assad. De Tel Aviv à Paris, Berlin, Londres… et Washington, les hommes et les femmes (n’est-ce pas, Merkel ?) du Système mondialiste sont soulagés : le vilain garçon yankeee reprend son rôle de gendarme du monde et, donc, tout est pardonné, tout est en ordre. On va enfin pouvoir concentrer le tir sur l’empêcheur de mondialiser en rond, Poutine. Car le véritable objectif du mondialisme est là et nulle part ailleurs. Ses créatures pavoisent déjà (les media « français » font assaut de servilité en ce domaine) mais elles vendent peut-être un peu vite la peau de l’ours. Car l’ours, précisément, a de la ressource, c’est un solide… et son coup de patte peut faire mal.

Changement de décor : la population de la Guyane, où les descendants de Gaulois sont bien peu nombreux, réclame des sous. Des sous, des sous, encore des sous, toujours plus de sous… Ces assistés congénitaux pensent pouvoir profiter au maximum de la démission de l’Homme Blanc. La réponse d’un Etat digne de ce nom serait de leur dire : vous êtes des grands garçons et des grandes filles ? Alors maintenant démerdez-vous. On va vous faire un beau cadeau : l’indépendance. Vous ne vivrez plus aux crochets de la France et des Français. Mais, disent certains : « Et la base de lancement d’Ariane ? On ne peut l’abandonner ? ». Mais si, on peut car il y a en Provence un endroit, le plateau d’Albion, qui pourrait devenir une nouvelle base de lancement de fusées. Cela coûterait de l’argent ? Bien sûr. Mais combien coûte la mise sous assistance respiratoire, ad vitam aeternam,  des Guyanais ? En fait, sur cette question comme sur beaucoup d’autres, tout est affaire de courage politique. Evidemment, avec les larves que sont nos politiciens…

Parlons-en, d’ailleurs, de ceux-là. Le guignol de l’élection présidentielle n’amuse plus grand monde et le moulin à paroles des candidats tourne à vide. Mais peu importe : il faut bien mériter sa gamelle. Je ne prétends surtout pas jouer les devins mais je sais ne pas prendre le risque de me tromper en annonçant qu’un des principaux résultats de l’élection présidentielle sera la montée croissante d’une méfiance accrue de la population à l’égard d’un système politique qui ne sert qu’à couvrir l’exploitation sans mesure des braves gens. Le temps de la désobéissance civique, de la Sécession, va venir.

                                                                       Pierre VIAL  

Imprimer

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour réaliser des statistiques de visites