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De toutes les fêtes « païenne » Samain est sûrement une des plus connues et qui persiste le plus sous sa forme originelle avec l’Halloween Anglo-Saxon. Si l’on rattache son symbolisme souvent à celui des morts c’est là une interprétation erronées, car Samain rend honneur aux Ancêtres (tradition que l’on retrouve dans le culte des Saints à la Toussaint), aux esprit de l’autre monde qui jusqu’en cette extrémité de l’année ont accompagnés chaque être dans leur périple évolutif tout au long de ce cycle.

D’un point de vue énergétique, Samain est très élevé, c’est un moment particulièrement mystique, car c’est le moment de l’année où l’au-delà est au plus proche de nous, autrement dit, ou plan physique et plans éthérique sont le plus en phase, ce qui tendrait à expliquer ce rapport particulier entretenu avec les Esprit, et plus généralement toutes les entités.

C’est donc un moment hors du temps des plus propice pour entrer en contact avec les plans supérieurs. On comprend aussi pourquoi c’est un des meilleurs temps, en opposition annuelle avec Beltane, pour réaliser les Oracles et autres actes de divination.

Festin et cérémonies étaient orchestrées par les druides, c’était un moment de réunion et de communion entre les incarnés et les esprits de la Nature et les Dieux. Lug et tout particulièrement le Dagda étaient à l’honneur durant cette fête. Dagda, le Dieu-Druide, est aussi maître de la vie et de la mort parmi ses nombreux attributs, ce qui explique son rattachement à cette fête et plus généralement à cette période. Dans la Tradition gauloise, Dagda n’est autre que le Dieu Esus, du moins pour certains de ses aspects.

Samain est la fête durant laquelle les Druides cueillaient la plante sacrée : le Gui, munis d’une serpe, d’or de préférence, et recueilli dans un drap blanc tendu… je vous renvoie à l’article sur les Symboles et Vertus ésotériques des Arbres pour plus de détail sur la tradition qui entoure le gui …

Samain marque aussi le dernier moi lunaire (du calendrier de treize mois lunaires de 28 jours chacun), la fin de l’année et le début de la nouvelle dans la tradition populaire celtique.

Samain, c’est donc pour chacun ce retour à nos origines, dont témoigne le culte des ancêtres dans la tradition celtique. Un retour à la Source Primordiale, l’Awen, après l’expérience de l’année précédente. C’est une sorte de mort initiatique qui durera tout l’hivers, un temps de régénération et de purification, d’apprentissage aussi parfois marqué par la souffrance, mais dont nous pourront jouir de tous les apports, à notre « réincarnation » symbolique, notre renaissance, lors du Retour des Longs Jours, au printemps.

 

Par Eldael - Fêtes Celtiques et Symbolisme