LE PERE NOËL MIS A MORT
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Or, si l'histoire et les légendes du Père Noël l'ont rendu immortel, il n'en eut pas moins, et plus d'une fois, la vie dure. Il est intéressant de constater que les offensives les plus violentes de ses adversaires eurent lieu en 1951; ce qui laisse supposer que c'est l'époque où il prit le plus de pouvoir, et qui confirmerait les hypothèses de sa modernité relative.
La lutte de l'Église : autodafé à Dijon
En 1951, certains membres du clergé dénoncèrent la paganisation inquiétante de Noël et l'importance de plus en plus grande attribuée au Père Noël par les familles et les commerçants. L'Eglise protestante prit également la même position; le malaise qui couvait éclata le 23 décembre à Dijon, au cours d'un événement dont de très nombreux journaux se firent l'écho, parmi lesquels France-Soir, qui publia l'article le plus détaillé :
« DEVANT LES ENFANTS DES PATRONAGES LE PÈRE NOËL A ÉTÉ BRÛLÉ SUR LE PARVIS DE LA CATHÉDRALE DE DIJON. »
(Dijon, 24 décembre; dépêche France-Soir)
« Le Père Noël a été pendu hier après-midi aux grilles de la cathédrale de Dijon et brûlé publiquement sur le parvis. Cette exécution spectaculaire s'est déroulée en présence de plusieurs centaines d'enfants des patronages. Elle avait été décidée avec l'accord du clergé qui avait condamné le Père Noël comme usurpateur et hérétique. Il avait été accusé de paganiser la fête de Noël et de s'y être installé comme un coucou en prenant une place de plus en plus grande. On lui reproche surtout de s'être introduit dans toutes les écoles publiques d'où la crèche est scrupuleusement bannie. Dimanche à trois heures de l'après-midi, le malheureux bonhomme à barbe blanche a payé comme beaucoup d'innocents une faute dont s'étaient rendus coupables ceux qui applaudiront à son exécution. Le feu a embrasé sa barbe et il s'est évanoui dans la fumée.
« A l'issue de l'exécution, un communiqué a été publié, dont voici l'essentiel : "Représentant tous les foyers chrétiens de la paroisse désireux de lutter contre le mensonge, 250 enfants, groupés devant la porte principale de la cathédrale de Dijon, ont brûlé le Père Noël. Il ne s'agissait pas d'une attraction, mais d'un geste symbolique. Le Père Noël a été sacrifié en holocauste. A la vérité, le mensonge ne peut éveiller le sentiment religieux chez l'enfant et n'est en aucune façon une méthode d'éducation. Que d'autres disent et écrivent ce qu'ils veulent et fassent du Père Noël le contrepoids du Père Fouettard. Pour nous, chrétiens, la fête de Noël doit rester la fête anniversaire de la naissance du Sauveur."
« L'exécution du Père Noël sur le parvis de la cathédrale a été diversement appréciée par la population et a provoqué de vifs commentaires même chez les catholiques. D'ailleurs cette manifestation intempestive risque d'avoir des suites imprévues par ses organisateurs [...]. « L'affaire partage la ville en deux camps. Dijon attend la résurrection du Père Noël, assassiné hier sur le parvis de la cathédrale. Il ressuscitera ce soir, à dix-huit heures, à l'Hôtel de Ville. Un communiqué officiel a annoncé, en effet, qu'il convoquait, comme chaque année, les enfants de Dijon place de la Libération et qu'il leur parlerait du haut des toits de l'Hôtel de Ville où il circulera sous les feux des projecteurs. «Le chanoine Kir, député-maire de Dijon, se serait abstenu de prendre parti dans cette délicate affaire. »
D'autres journaux du jour ajoutèrent quelques précisions à ces informations : le Père Noël aurait pris la forme d'un gros mannequin de paille orné d'une superbe barbe blanche (Le Figaro); Le Monde, quant à lui, insiste sur le roussi de l'affaire... : «Comme au temps des guerres de religion, Dijon est déchiré par une querelle de dogme. Le Père Noël en est l'enjeu. Cela a commencé par un bel autodafé sur le parvis de la cathédrale Sainte-Bénigne. Un tribunal d'inquisition, composé d'enfants, avait condamné l'effigie du Père Noël aux flammes du bûcher. La sentence fut immédiatement exécutée parmi un grand concours de population. Un communiqué, rédigé par les incinérateurs, fut ensuite publié. On y lit notamment : « A la suite d'un grand jeu liturgique 250 enfants unis à tous les foyers chrétiens de la paroisse, désireux de lutter contre le mensonge et la fabulation trompeuse [...]. Il ne s'agissait pas d'une attraction [...]. Les partisans du Père Noël [...] se proposent de le promener en grande pompe sur les toits de l'Hôtel de Ville et de lui faire prendre la parole au micro."»
Le Père Noël ressuscita effectivement le 24 au soir soutenu par les Dijonnais de gauche, farouchement anticléricaux. Cette résurrection dut se multiplier, puisqu'un témoin de mes amis comprit après bien des années ce qui l'avait bouleversé étant enfant : il avait six ans et habitait Chalon-sur-Saône, non loin de Dijon, lorsqu'il eut une « apparition » du Père Noël... Sur un toit de sa ville natale, le Père Noël prit la parole comme un fantôme, soudain découvert par un flot de projecteurs. D'abord terrorisé, il se ravisa brutalement, reconnaissant dans sa vision un proche voisin, ce qui le fit douter à jamais du Père Noël et des visions mystiques... !
Or ces gens de gauche visaient non seulement les enfants et les foyers chrétiens, mais plus directement l'évêque de Dijon et les autres évêques de France qui, par mandements diocésains, partirent en guerre. On dit aussi que des pressions officielles, voire ministérielles, se firent sous cape...
Voici pour tout commentaire, le contenu des messages ecclésiastiques : «Ne parlez pas du Père Noël pour la bonne raison qu'il n'existe pas et n'a jamais existé. Ne parlez pas du Père Noël, car le Père Noël est une invention dont se servent les habiles pour enlever tout caractère religieux à la fête de Noël. Mettez les cadeaux dans les souliers de vos enfants, mais ne dites pas ce mensonge que le Petit Jésus descend dans les cheminées pour les apporter. Ce n'est pas vrai. Ce qu'il faut faire, c'est donner la joie autour de vous car le Sauveur est né. « (Cardinal Saliège, archevêque de Toulouse)
«Ce n'est certainement pas, pour prendre un exemple dans la vie courante, en gorgeant les esprits des invraisemblables stupidités d'un imaginaire chiffonnier dénommé "Père Noël" ou bien en remplaçant le culte de Dieu par celui de la force musculaire... que l'on verra se lever des générations robustes capables de vaincre les duretés de l'époque actuelle. » (Cardinal Roques, archevêque de Rennes.)
Les réactions de l'opinion publique française (et américaine) désapprouvèrent généralement l'attitude de l'Église, chacun justifiant de façon charmante « les raisons pour lesquelles le Père Noël plaît aux enfants, et non celles qui ont poussé les adultes à l'inventer». C'est ainsi que Lévi-Strauss se penchant sur cet événement fit la constatation suivante dans les Temps modernes, mars 1952 : « Le Père Noël, symbole de l'irréligion, quel paradoxe! Car dans cette affaire, tout se passe comme si c'était l'Église qui adoptait un esprit critique avide de franchise et de vérité, tandis que les rationalistes se font les gardiens de la superstition. Cette apparente inversion des rôles suffit à suggérer que cette naïve affaire recouvre des réalités plus profondes ».
Toujours est-il que l'Église se garda bien de relever les critiques à son égard et se mura dans un silence discret. L'affaire eut un dernier rebondissement lorsque l'Académie des Sciences, Arts et Belles Lettres de Dijon réhabilita le Père Noël, la veille du Carnaval ! Il s'y introduisit sur la pointe des pieds par la petite porte de la section Folklore... En février 1952 donc, «la vénérable Société, célèbre pour avoir couronné la première œuvre de Jean-Jacques Rousseau, s'est penchée sur le cas du malheureux vieillard condamné un peu trop précipitamment, la veille de Noël dernier [...]. Elle a entendu, au cours de sa dernière séance, une communication d'un de ses membres, le chanoine de Cossé-Brissac, sur les origines du Père Noël. Devait-on le considérer comme un vulgaire usurpateur, introduit récemment par les incroyants pour prendre la place du Petit Jésus? L'Académie a d'abord voulu se renseigner sur son identité. Le personnage était-il une invention publicitaire ou une déformation de saint Nicolas qui récompense les enfants sages à la même époque dans l'Est de la France et dans une partie de l'Europe? Les traditions proviennent de légendes qui sont elles-mêmes inspirées par d'anciennes croyances. Il est donc probable que la tradition du Père Noël provienne d'une croyance païenne antérieure au christianisme chez les populations d'Europe et peut-être de l'Eurasie. «Le chanoine de Cossé-Brissac a émis l'hypothèse que ses origines remontent à Gargan, fils du grand dieu celte : Bel. Détail intéressant : Gargan portait une hotte et des bottes. C'était un géant bienfaisant qui faisait des montagnes en déversant sa hotte et des collines en décrottant ses bottes. Gargan devait en littérature donner naissance à Gargantua [...]. « Le Père Noël ne serait donc pas un usurpateur mais un ancien dieu incarné qui partage, le 25 décembre, une lourde tâche avec saint Nicolas. Telles sont les conclusions de l'Académie de Dijon », qui fit appel à tous les chercheurs pour préciser sa généalogie... mais en vain !
L'Académie lui ouvrit donc ses portes mais ne fit que démasquer derrière le Père Noël, un personnage païen, plus même, un personnage sacré qui ne serait autre qu'un dieu. Ce qui, d'une certaine façon, certes moins violente, confirmait l'intuition du clergé. Car, si l'on reprend au plus près les termes de ce procès, quel en est le véritable mobile? Le Père Noël serait un coucou, oiseau bien connu pour s'installer dans le nid des autres, pour ne pas dire dans la mangeoire, ou dans ce qui en tient lieu, puisque la crèche est interdite de séjour dans les écoles laïques. Et lors du cérémonial liturgique, au lieu et place des mystères du Moyen Age mis en scène sur les parvis, le tribunal d'inquisition le jugea comme ces hérétiques dont on attendait un acte de foi (auto da fe) avant de les brûler comme ces sorcières possédées par le diable... comme le roi des Saturnales ou du Carnaval... Alors, dans ce grand jeu de la vérité, les enfants savaient-ils qu'en obéissant à leur évêque et en sacrifiant le Père Noël, descendant de l'évêque saint Nicolas, ils ne faisaient que remettre en scène une très vieille histoire?
(Sources : Catherine Lepagnol, Biographies du Père Noël. Ed. Hachette-1979
Les Scénaristes (Parodie de la discrimination positive, vidéo)
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AZIA ET MESSAOUD M. ONT ÉTÉ MIS EN EXAMEN VENDREDI POUR LES MEURTRES D’UN RETRAITÉ ET D’UNE INFIRMIÈRE
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Azia et Messaoud M. ont été mis en examen vendredi pour les meurtres d’un retraité et d’une infirmière dans le Loiret fin octobre. Si la piste crapuleuse reste privilégiée, des zones d’ombre demeurent.
La rumeur populaire dans le Gâtinais laissait croire à la présence d'un tueur sadique, signant ses crimes par l'amputation. Mais la réalité serait plus prosaïque. Derrière le « coupeur de mains » du Loiret, il y aurait, semble-t-il, un frère et une sœur issus d'un milieu social défavorisé. Après 48 heures de garde à vue, Fazia et Messaoud M., âgés de 40 et 33 ans, ont été mis en examen vendredi 6 décembre pour « homicides aggravés » et « atteinte à l'intégrité physique d'un cadavre » avant d'être placés en détention provisoire. Ils sont soupçonnés d'avoir tué Jacques Samson, un retraité battu à mort et retrouvé les mains tranchées, et Karine Foucher, une infirmière poignardée, le matin du 21 octobre à Châlette-sur-Loing (Loiret).
La sœur et le frère ne vivaient qu'à 300 mètres à peine du domicile de Jacques Samson à Châlette. « Les investigations des gendarmes ont permis de les impliquer sur la foi d'éléments scientifiques, de téléphonie et des témoignages, nous confie le procureur de la République d'Orléans, Nicolas Bessone. En garde à vue, ils ont nié toute implication. Il faut donc rester prudent sur le mobile, mais la piste crapuleuse apparaît privilégiée. »
Mère de sept enfants, Fazia M. n'a aucun emploi et s'adonne à la prostitution occasionnelle. Elle vit dans un pavillon d'un étage, décrit comme « sale et désordonné ». Son frère Messaoud, lui, est un toxicomane accro à l'héroïne et la cocaïne. Ce marginal loge chez sa sœur aînée depuis sa sortie de prison après avoir été condamné dans une affaire de stupéfiants.
Un troisième suspect, Mehmet S., a, lui, été mis en examen vendredi soir pour non-dénonciation de crimes et écroué. Compagnon épisodique de Fazia M., ce quinquagénaire n'est pas soupçonné à ce stade d'avoir été présent lors des tueries. Les cinq autres suspects interpellés mardi, proches des M., ont tous été relâchés et mis hors de cause.
Un périple meurtrier
Très tôt, les gendarmes de la section de recherches d'Orléans ont eu la conviction que les meurtres de Jacques Samson et Karine Foucher étaient l'œuvre de locaux. « Le travail n'était pas professionnel et l'ensemble du périple meurtrier a eu lieu dans un rayon d'un kilomètre », glisse un proche de l'enquête. Les gendarmes ont pu reconstituer le trajet des suspects grâce à l'iPhone de l'infirmière tuée, retrouvé dans une poubelle sur un parking de Pannes (Loiret).
Dans la matinée du 21 octobre, Fazia et Messaoud M. se seraient d'abord introduits chez Jacques Samson en vue de le cambrioler. Le vieil homme se serait débattu et aurait été roué de coups au visage jusqu'à en succomber. Les tueurs seraient ensuite tombés fortuitement sur Karine Foucher, venue administrer des soins à son patient diabétique.
Ils auraient alors ligoté l'infirmière de 42 ans puis l'auraient transportée vivante dans son 4X4 jusqu'à un distributeur de Châlette afin d'y effectuer un retrait de 800 euros avec sa carte bancaire. C'est à bord du véhicule qu'ils auraient ensuite mortellement poignardé la mère de famille avant de déposer son corps en lisière d'une route de Pannes.
Des traces d'ADN sur un mégot et des boules Quiès
L'analyse du « bornage » du téléphone de l'infirmière révèle que les suspects seraient retournés chez Jacques Samson pour une raison indéterminée. Est-ce à ce moment-là qu'ils lui auraient tranché les mains ? S'agissait-il d'éliminer d'éventuelles traces ADN laissées dans une lutte acharnée ? Toujours est-il que les bourreaux de l'octogénaire, visiblement paniqués, font même une halte… au domicile de Fazia M., ce qui signe les crimes.
Le Parisien 6 décembre 2019
I Média n°268 – Les médias face au voile vers la soumission
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Un clandestin s'obstine à vouloir entrer dans les voitures arrêtées aux stops ou aux feux rouges
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Depuis quatre jours, l’étrange manège d’un inconnu dans les rues de Tournon-sur-Rhône a généré plusieurs publications sur les réseaux sociaux et a valu l’enregistrement de plusieurs mains courantes à la gendarmerie.
Il faut dire que cet homme s’obstinait à vouloir entrer dans les voitures arrêtées aux stops ou aux feux rouges. Sans violence, mais, semble-t-il, avec une préférence pour les conductrices.
Après maintes tentatives, il serait parvenu à s’asseoir sur le siège passager d’une automobiliste. Avant que cette dernière ne le prie de quitter sur le champ, son habitacle.
Prenant, bien évidemment, l’affaire au sérieux, les gendarmes de la compagnie de Tournon-sur-Rhône avaient mis en place, dès jeudi 12 décembre, un dispositif de surveillance sur des carrefours stratégiques. Sans résultat.
Jusqu’à ce vendredi, peu avant midi. Quand l’inconnu a fait son retour sur le bitume tournonais. Sauf que pour cette ultime tentative, l’homme s’est emparé de la poignée d’un véhicule conduit par un gendarme en repos. Le militaire, a bien évidemment fait le lien avec l’inconnu recherché et a aussitôt alerté ses camarades de la compagnie. Rapidement sur place, une patrouille a, sans difficulté, interpellé l’individu.
Aux gendarmes, l’homme, en situation irrégulière, placé en rétention à la brigade, aurait confié vouloir chercher un “chauffeur” pour rentrer en Tunisie…
Pompéi : découverte d'une fresque représentant un combat de gladiateurs ensevelie depuis 20 siècles
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- Catégorie : ARCHEOLOGIE
L'oeuvre a été retrouvée dans un sous-sol de la ville italienne, qui pouvait être une taverne il y a 2 000 ans.
Une fresque ensevelie depuis 20 siècles découverte lors de fouilles dans un antique sous-sol de la ville de Pompéi. (HANDOUT / PRESS OFFICE OF THE POMPEI ARCHA)
Deux gladiateurs au terme d'un combat, l'un est victorieux et l'autre tombe, ensanglanté... Une nouvelle fresque a été découverte sur le site archéologique de Pompéi, a annoncé vendredi 11 octobre le ministère italien de la Culture.
Face à face se trouvent un "mirmillon" et un "thrace", deux types de gladiateurs aux armures différentes, classiques adversaires des arènes de la Rome antique. Le premier, gladium (courte épée romaine) et scutum (grand bouclier) en main porte un casque à large bord, le cimier et son panache de crin, tandis que le second, en position de perdant, bouclier tombé au sol a le corps recouvert de sang.
"Pompéi est une mine inépuisable de connaissances"
La fresque, en forme de trapèze et qui mesure environ 1,12 sur 1,5 mètre a été découverte lors de fouilles dans un antique sous-sol, situé à l'angle de la rue des Noces d'argent (vicolo delle Nozze d'Argento) et de la rue des Balcons (vicolo dei Balconi), deux des rues pavées de l'antique cité ensevelie.

Au-dessus de la fresque on peut voir ce qui correspond sans doute à l'empreinte de l'escalier de ce local qui devait être il y a vingt siècles une taverne avec, à l'étage supérieur, un logement occupé par les propriétaires, ou plus probablement, compte tenu de la présence de gladiateurs, par des prostituées, explique le ministère dans un communiqué.
"Il y a encore quelques années, le site de Pompéi était connu dans le monde pour son image négative : effondrements, grèves des employés et files de touristes sous le soleil", a déclaré le ministre italien de la Culture, Dario Franceschini. "Aujourd'hui, c'est un site accueillant, avec des millions de touristes supplémentaires mais surtout un site à nouveau dédié à la recherche comme le prouvent les fouilles en cours. Cette nouvelle découverte montre que Pompéi est une mine inépuisable de connaissances pour les archéologues", a-t-il ajouté.
"Nous ignorons l'issue du combat"
Pour Massimo Osanna, directeur des fouilles, cité dans le communiqué, l'intérêt de la fresque réside dans "la représentation réaliste des blessures, comme celle du poignet et de la poitrine du gladiateur battu, qui laisse couler le sang et mouille ses jambières". "Nous ignorons l'issue du combat. Il pouvait y avoir la mort mais aussi la grâce, cette dernière étant suggérée par le geste de la main fait par le thrace comme pour implorer le salut".
Site touristique parmi les plus visités d'Italie, l'antique cité romaine de Pompéi a été ensevelie par l'éruption du Vésuve en l'an 79. Si des écrits de Pline le Jeune datent la catastrophe au 24 août 79, de récentes fouillent la situent plutôt en automne de la même année.
I-Média n°270 – Attentat de Bayonne : la fin du « pas d’amalgames » ?
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Le 8 décembre 1978, les traîtres du Conseil d'Etat invalide l'interdiction du regroupement familial
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- Catégorie : COLLABOS ET RENEGATS
Références
Conseil d'Etat
statuant
au contentieux
N° 10097 10677 10679
Publié au recueil Lebon
ASSEMBLEE
M. Chenot, président
Mme Cadoux, rapporteur
M. Dondoux, commissaire du gouvernement
lecture du vendredi 8 décembre 1978
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Texte intégral
Vu sous le n. 10097 la requête sommaire et le mémoire ampliatif présentés par le Groupe d'information et de soutien des travailleurs immigrés, dont le siège est ..., agissant poursuites et diligences de son président en exercice le sieur X..., ladite requête et ledit mémoire enregistrés au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 21 novembre et le 19 décembre 1977 et tendant à ce qu'il plaise au Conseil annuler pour excès de pouvoir un décret en date du 10 novembre 1977 qui a provisoirement suspendu l'application des dispositions du décret du 29 avril 1976 relatif aux conditions d'entrée et de séjour en France des membres des familles des étrangers autorisés à résider en France ;
Vu sous le n. 10677 la requête formée pour la Confédération française démocratique du travail dont le siège est ... , ladite requête enregistrée au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat et tendant à ce qu'il plaise au Conseil annuler pour excès de pouvoir un décret du 10 novembre 1977 suspendant provisoirement l'application du décret du 29 avril 1976 ;
Vu sous le n. 10679 la requête sommaire et le mémoire ampliatif présentés pour la Confédération générale du travail, dont le siège est ..., ladite requête et ledit mémoire enregistrés au secrétariat du Contentieux du Conseil d'Etat le 11 janvier et le 15 mars 1978 et tendant à ce qu'il plaise au Conseil annuler pour excès de pouvoir le décret du 10 novembre 1977 suspendant l'application du décret du 29 avril 1976. Vu le décret du 29 avril 1976 ; Vu la constitution de la République Française ; Vu le Code du Travail ; Vu l'ordonnance du 31 juillet 1945 et le décret du 30 septembre 1953 ; Vu la loi du 30 décembre 1977 ;
Considérant que les requêtes du Groupe d'information et de soutien des travailleurs immigrés, de la Confédération française démocratique du travail et de la Confédération générale du travail sont dirigées contre le décret du 10 novembre 1977 ; qu'il y a lieu de les joindre pour qu'elles fassent l'objet d'une même décision ;
Sur la recevabilité des requêtes : Considérant que la défense des intérêts matériels et moraux des travailleurs étrangers répond à l'objet de l'association et des organisations syndicales requérantes ; qu'ainsi le ministre du Travail et de la participation n'est pas fondé à soutenir que les requérants ne justifient pas d'un intérêt suffisant pour demander l'annulation du décret attaqué ;
Sur la légalité du décret attaqué : Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens des requêtes : Considérant que le décret du 29 avril 1976, relatif aux conditions d'entrée et de séjour en France des membres des familles des étrangers autorisés à résider en France, détermine limitativement, et sous réserve des engagements internationaux de la France, les motifs pour lesquels l'accès au territoire français ou l'octroi d'un titre de séjour peut être refusé au conjoint et aux enfants de moins de 18 ans d'un ressortissant étranger bénéficiant d'un titre de séjour qui veulent s'établir auprès de ce dernier. Que le décret attaqué du 10 novembre 1977 suspend, pour une période de trois ans, les admissions en France visées par ces dispositions mais précise que les dispositions du décret du 29 avril 1976 demeurent applicables aux membres de la famille qui ne demandent pas l'accès au marché de l'emploi ; que le décret attaqué a ainsi pour effet d'interdire l'accès du territoire français aux membres de la famille d'un ressortissant étranger titulaire d'un titre de séjour à moins qu'ils ne renoncent à occuper un emploi ;
Considérant qu'il résulte des principes généraux du droit et, notamment, du Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946 auquel se réfère la Constitution du 4 octobre 1958 que les étrangers résidant régulièrement en France ont, comme les nationaux, le droit de mener une vie familiale normale ; que ce droit comporte, en particulier, la faculté pour ces étrangers, de faire venir auprès d'eux leur conjoint et leurs enfants mineurs ; que, s'il appartient au Gouvernement, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, et sous réserve des engagements internationaux de la France de définir les conditions d'exercice de ce droit pour en concilier le principe avec les nécessités tenant à l'ordre public et à la protection sociale des étrangers et de leur famille, ledit gouvernement ne peut interdire par voie de mesure générale l'occupation d'un emploi par les membres des familles des ressortissants étrangers ; que le décret attaqué est ainsi illégal et doit, en conséquence, être annulé ;
DECIDE : Article 1er - Le décret du 10 novembre 1977 est annulé.
Analyse
Abstrats : 01-04-03 Actes législatifs et administratifs - Validité des actes administratifs - Violation directe de la règle de droit - Principes généraux du droit - Droit des étrangers de mener une vie familiale normale.
26-03-04 DROITS CIVILS ET INDIVIDUELS - LIBERTES PUBLIQUES - ETRANGERS, REFUGIES, APATRIDES - Etrangers - Droit de mener une vie familiale normale.
35 FAMILLE - Etrangers résidant en France - Droit de mener une vie familiale normale.
49-05-04 POLICE ADMINISTRATIVE - POLICES SPECIALES - POLICE DES ETRANGERS - Décret du 10 novembre 1977 suspendant l'application du décret du 29 avril 1976 relatif aux conditions d'entrée et de séjour des familles des étrangers autorisés à résider en France - Illégalité.
Résumé : 01-04-03, 26-03-04, 35, 49-05-04 Il résulte des principes généraux du droit et, notamment, du Préambule de la Constitution que les étrangers résidant régulièrement en France ont, comme les nationaux, le droit de mener une vie familiale normale, qui comporte, en particulier, la faculté de faire venir auprès d'eux leur conjoint et leurs enfants mineurs. S'il appartient au Gouvernement, sous le contrôle du juge et sous réserve des engagements internationaux de la France, de définir les conditions d'exercice de ce droit pour en concilier le principe avec les nécessités tenant à l'ordre public et à la protection sociale des étrangers et de leur famille, le gouvernement n'a pu légalement, par un décret du 10 novembre 1977, interdire par voie de mesure générale l'occupation d'un emploi par les membres des familles des ressortissants étrangers.
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