
Certains intellectuels et politiciens patriotes se bercent d’illusions en prétendant que le christianisme peut être un rempart contre l’islamisation de la France. Mais l’histoire ancienne et récente montre le contraire.
En effet, une partie non négligeable du christianisme institutionnel semble s’être muée en allié objectif de l’islamisation de l’Europe.
Sous les ors trompeurs de la « miséricorde », de la « fraternité universelle » ou de l’« accueil inconditionnel », elle désarme moralement les peuples autochtones, criminalise toute velléité de résistance identitaire, et prépare, sans toujours en avoir conscience, le lit de sa propre disparition.
Mais il y a pire : le christianisme, loin d’avoir été un rempart contre l’islam, n’a pas su lui résister, et ses Églises ont souvent préféré se déchirer entre elles plutôt que de s’allier.
Le christianisme, incapable de résister à l’islam
L’islam s’est imposé, non par la persuasion, mais par la conquête, la terreur et l’oppression méthodique des populations chrétiennes. Et pendant ce temps, l’Église catholique, loin de s’unir pour résister, s’est trop souvent divisée, affaiblie, voire alliée avec l’ennemi.
Lors de la conquête musulmane aux VIIᵉ et VIIIᵉ siècles, l’Anatolie, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord étaient très majoritairement chrétiennes.
L’Empire byzantin a été incapable de résister aux invasions musulmanes arabes et turques, et les populations chrétiennes se sont massivement converties à l’islam. Certes, le poids des persécutions a joué un rôle important dans ce mouvement, mais il n’explique pas tout : la faible vitalité, la veulerie des hiérarchies ecclésiastiques et la porosité idéologique entre christianisme et islam ont aussi joué un rôle.
Pire, en 1204, les croisés latins, dans un paroxysme de folie, pillent Constantinople, affaiblissant l’Empire byzantin face à la menace ottomane. Aucun appui sérieux des États catholiques à Byzance n’est intervenu, ceux-ci préférant participer au démantèlement de cet empire.
Alors que la colonisation musulmane du Sud de la Méditerranée a abouti au génocide des cultures antérieures, les pays européens colonisateurs et les Églises chrétiennes n’ont fait aucun effort de conversion des musulmans.
Les États catholiques complices de l’islam
- Aux XVᵉ–XVIᵉ siècles : La République de Venise, pays catholique, commerce avec les Ottomans tout en combattant parfois les Grecs orthodoxes.
- François Ier (1515–1547) s’allie avec Soliman le Magnifique contre Charles Quint (empereur catholique).
- Lors de la guerre de Crimée, la France de Napoléon III et le Royaume-Uni protègent l’Empire ottoman de la Russie.
- Lors de la guerre gréco-turque de 1921, la France soutient la Turquie kemaliste.
Les papes François et Léon XIV et l’épiscopat français : soutiens de la colonisation musulmane de l’Europe
Si le pape François a porté la capitulation à son paroxysme, il n’est pas seul. L’épiscopat français, dans son ensemble, a été son allié le plus zélé dans cette entreprise de démantèlement moral et culturel de l’Europe.
François : le pape du mondialisme
Signé avec Ahmed al-Tayeb, Grand Imam d’Al-Azhar, le « Document sur la Fraternité Humaine » d’Abou Dhabi (4 février 2019) est un coup de poignard contre la civilisation européenne.
- Aucune réciprocité : Aucun engagement de l’islam à accorder les mêmes droits aux chrétiens dans les pays musulmans.
- Silence assourdissant sur les persécutions : Aucune mention des 200 à 360 millions de chrétiens persécutés dans le monde.
- Promotion d’un universalisme abstrait : La « fraternité humaine » prime sur toute identité nationale ou religieuse.
François n’a eu de cesse, tout au long de son pontificat, de prôner l’ouverture totale des frontières.
- Discours marquants :
- « L’Europe a besoin d’immigrés pour ne pas mourir. » (Parlement européen, 2014)
- « Les frontières ne sont pas des murs, mais des ponts. » (Lampedusa, 2013)
- Soutien au Global Compact for Migration (2018) :
- Le Vatican a poussé à sa ratification, malgré les critiques des pays souverains (Hongrie, Pologne, Italie sous Salvini).
- Objectif : Faciliter les migrations massives vers l’Europe, sans aucun contrôle.
- Attaques contre les pays qui résistent :
- Hongrie : Critiques virulentes contre Viktor Orbán pour sa politique anti-immigration
- Italie : Dénonciation des décrets anti-migrants de Matteo Salvini (2019)
- Pologne : Appels à l’ouverture malgré le refus du pays d’accueillir des quotas de migrants
François a multiplié les signes de soumission envers l’islam :
- 2016 : Lavement des pieds de migrants musulmans
- 2020 : Visite de la mosquée de Rome pour une rencontre interreligieuse avec des représentants musulmans dans la basilique Sainte-Marie-Majeure
- 2021 : Silence sur les persécutions des chrétiens au Nigeria
Dans l’encyclique Fratelli Tutti (2020), François développe une vision où la fraternité humaine prime sur toute identité particulière.
- Thèses centrales :
- « La fraternité humaine prime sur toute identité particulière, culturelle ou religieuse. » → Négation pure et simple de l’identité européenne.
- Critique de la souveraineté nationale :
- « Les frontières ne doivent pas être des obstacles, mais des espaces de rencontre. »
- « Le nationalisme est un virus qui divise. »
- Silence sur l’islam :
- Aucune mention des lois islamiques (charia) incompatibles avec les droits de l’homme.
- Aucune condamnation des violences islamistes en Europe.
Léon XIV, le pape immigrationniste
Léon XIV, élu en 2025, s’inscrit dans la continuité. Il appelle l’Europe et l’Amérique du Nord à être « moins craintives » face à l’immigration de cultures et religions différentes, promeut le dialogue interreligieux avec l’islam et défend des « voies légales et sûres » pour les migrants.
Il minimise les peurs légitimes des Européens en les attribuant à des « discours de haine » ou à des opposants à l’immigration, plutôt que de reconnaître le choc civilisationnel réel : baisse de la natalité autochtone, transformation rapide des quartiers, montée de l’islam politique, attaques contre la liberté d’expression (blasphème), et incompatibilité croissante entre certaines valeurs islamiques et les principes laïques et libéraux européens (égalité homme-femme, laïcité, droits des homosexuels, etc.).
Son profil idéologique : un mondialiste convaincu. Pour lui, les nations sont dépassées au profit d’une communauté universelle ; un défenseur de l’immigration : il voit dans les migrants une chance pour l’Europe vieillissante.
L’épiscopat français : les auxiliaires zélés de la submersion
Si François et Léon XIV donnent le ton depuis Rome, c’est en France que l’Église catholique a poussé le plus loin la logique de la capitulation. L’épiscopat français, presque à l’unisson, a fait de la défense de l’immigration massive et du dialogue avec l’islam une priorité absolue, au mépris des préoccupations légitimes des fidèles et des citoyens.
Des déclarations sans ambiguïté
Les évêques français n’ont eu de cesse de légitimer, voire d’encourager, l’immigration de masse, qu’elle soit légale ou illégale.
- La Conférence des Évêques de France (CEF) :
- 2018 : La CEF soutient publiquement le Global Compact for Migration, malgré les réserves de nombreux pays européens.
- 2020 : Dans un message commun avec le Conseil français du culte musulman (CFCM), la CEF appelle à « renforcer les liens entre chrétiens et musulmans » pour « construire une société plus fraternelle ».
L’épiscopat français ne se contente pas de discours. Il agit.
- Accueil des migrants dans les églises et monastères :
- Soutien aux associations pro-immigration :
- Le Secours Catholique (organisme officiel de la CEF) :
- Budget annuel de 60 millions d’euros, dont une part importante dédiée à l’accueil des migrants.
- 2022 : Campagne « Un toit pour tous » pour loger les migrants en France.
- 2024 : Critique des expulsions de migrants en situation irrégulière, les qualifiant de « contraires à la dignité humaine ».
- La Cimade (association proche de l’Église) :
- Financée à 40 % par l’État, mais aussi soutenue par des dons de paroisses.
- 2023 : Aide à l’installation de migrants en France, dont certains en situation irrégulière.
- Le Secours Catholique (organisme officiel de la CEF) :
Depuis 1973 (création du Service pour les Relations avec l’Islam), l’Église multiplie les gestes : terrains cédés symboliquement pour mosquées, rencontres interreligieuses et discours sur les « valeurs communes ». Le SNRM célèbre 50 ans de « fraternité » tandis que l’islam conquiert des quartiers entiers et les apostats de l’Islam qui se convertissent au christianisme sont persécutés.
La trahison du christianisme ne s’arrête pas au catholicisme.
Aux États-Unis, une partie du protestantisme a dégénéré dans le wokisme pro-musulman. Dans l’Antiquité tardive, le christianisme a participé à la démoralisation de l’Empire romain en sapant les valeurs de patriotisme et d’héroïsme, puis en affaiblissant scientifiquement et technologiquement l’Europe durant la période obscurantiste du Moyen Âge. Celle-ci n’a pu rebondir qu’à partir de la Renaissance que grâce aux efforts réalisés contre cet obscurantisme.
La résistance à l’islam ne viendra donc pas du christianisme, mais d’un renouveau des spiritualités qui l’ont précédé, en liaison avec les conquêtes des Lumières.
Jean Lamolie
Vu sur Riposte Laïque - 2 juillet 2026