Résistance Identitaire Européenne

Très belle recension du N° 87 de terre & Peuple magazine par notre camarade Robert Spieler

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L'Amérique aux mains des sionistes

Terre et Peuple Magazine est une revue trimestrielle de très grande qualité, à l'iconographie remarquable, dirigée par Pierre Vial. Le ton est donné dans son éditorial dont le titre est « Liberté »: « Aujourd'hui les meilleurs de nos frères et sœurs de sang sont prêts à entrer en résistance. Résistance passive, le plus souvent. Pour le moment. Car parmi les mondialistes qui conservent encore -pour combien de temps?- les rênes du pouvoir, les plus lucides savent qu'ils dorment sur un volcan. Son éruption sera pour eux le temps de l'Apocalypse ». Pierre Vial rappelle cette phrase de Jean Cau dans Le temps des esclaves: « Regardez-les, Mais regardez-les ! Regardez les affreuses gueules molles toujours souriantes (Keep smiling !) de nos hommes politiques. Des têtes courtisanes de chefs de rayon ».

Terre et Peuple consacre un dossier très complet au « Psychodrame américain ». Dans un article passionnant, « Le sionisme au cœur du système américain », Pierre Vial nous rappelle ce propos de Biden: « Je suis sioniste. Vous n'avez pas besoin d'être juif pour être sioniste », ajoutant pour s'en féliciter que ce sont les dirigeants juifs qui sont derrière les changements concernant le mariage homosexuel. Le 21 mai 2013, il affirmait: « L'héritage juif a fait ce que nous sommes, chacun d'entre nous. Il a pesé plus qu'aucun autre facteur durant ces 223 dernières années. Le fait est que l'héritage juif, la culture juive, les valeurs juives, sont une part si essentielle de ce que nous sommes qu'on doit dire en toute honnêteté que l'héritage américain est en fait un héritage juif ». Grâce à Pierre Vial, on est heureux de l'apprendre. L'auteur nous informe, au passage, de la liste impressionnante de Juifs installés par Biden aux postes clefs, et nous livre cette considération de Joël Stein, éditorialiste au Los Angeles Times, qui écrivait en 2008: « C'est vrai que nous contrôlons Hollywood. Peu importe que les Américains pensent que c'est nous qui dirigeons les médias d'information, Wall Street ou le gouvernement, ce qui compte c'est que nous continuions de le faire ».

 

La malédiction américaine

L'Amérique est le fruit de multiples immigrations qui ont généré des antagonismes identitaires, des troubles raciaux, une guerre civile et même un génocide, celui du peuple indien. Tout cela en deux siècles d'existence. Terre et Peuple évoque les 102 Pilgrims (Pèlerins) qui, en 1620, débarquent du Mayflower. Ce sont des puritains fanatiques en rupture avec la monarchie anglaise. Puis vint l'immigration allemande, essentiellement protestante. Les Germano-américains représentent aujourd'hui 15% de la population. Puis vinrent les Irlandais (1845) qui fuyaient la Grande Famine, mal accueillis parce que « papistes ». 10% des Américains se revendiquent aujourd'hui d'origine irlandaise. Puis ce fut le tour des Italiens (1880) qui furent fort mal accueillis. En 1891, onze Italiens sont battus à mort. Les Italiens sont aujourd'hui 17 millions, soit 5% de la population. L'immigration juive avait commencé en 1815. En 1860, on dénombre 50 000 juifs aux Etats-Unis, puis 250 000 en 1880. La communauté juive va très vite s'organiser avec la création du B' nai B'rith en 1843 ou de L'Anti-Defamation League en 1913. A partir de 1881, deux millions de juifs prennent le chemin de l'Amérique, suite aux pogroms qui ont suivi l'assassinat d'Alexandre II en Russie. Ils sont pauvres, parlent le yiddish et pratiquent un judaïsme orthodoxe. En 1900, 60% d'entre eux étaient ouvriers; ils ne sont plus que 20% en 1930, contre 75% de cols blancs. Pendant la guerre, les Américains, juifs compris, se désintéressent du sort des juifs d'Europe. Cela changera très vite après la guerre, avec l'instauration de la religion de la Shoah, fort lucrative. Aujourd'hui, les juifs américains sont sept millions, mais dès 1960, ils représentent 16% des médecins et 11% des avocats. Terre et Peuple aborde aussi la question noire avec cette affirmation du général sudiste Robert E. Lee: « Pour moi, je suis convaincu que l'esclavage est un malheur plus grand pour la race blanche que pour la race noire ». Contentons-nous de citer un seul chiffre qui donne le tournis: en 1850, les quatre Etats de la Caroline du Sud, de l'Alabama, du Mississipi et de la Louisiane comptent 1,67 million de Noirs pour 1,80 million de Blancs. La guerre de Sécession fut une tragédie. Au bout de quatre ans de guerre, le Sud vaincu déplore 258 000 soldats tués, soit 18% des Blancs, autant de blessés et d'amputés. Les Nordistes mettront un acharnement frénétique à détruire le Sud dans toute sa profondeur. Terre et Peuple aborde aussi la question des « guerres indiennes » en citant des chiffres effrayants. Officiellement, ces guerres ont provoqué la mort de 19 000 soldats et pionniers, et de 30 000 Indiens: des chiffres parfaitement fantaisistes. On estime qu'au XVème siècle, les Indiens étaient entre 9 et 12 millions. A la fin des guerres indiennes, en 1890, ils ne sont plus que 250 000 ! Il s'agit tout simplement d'une politique d'extermination planifiée par les dirigeants américains. L'article consacré à ce sujet nous apprend que dès 1703, le scalp d'Indien était acheté 40 dollars par les autorités. Entre autres méthodes d'extermination (trafic d'alcool, déportation vers des milieux hostiles, assassinat systématique des chefs indiens, etc...), la destruction systématique des troupeaux de bisons, principale nourriture des Indiens des plaines, entraîna l'anéantissement des tribus indiennes: 60 millions de têtes au début du XVIème siècle; 250 000 à la fin du XIXème. Terre et Peuple consacre aussi des pages passionnantes à la question noire et à la submersion latino: 58 millions de Chicanos en 2016, soit 18% de la population des USA, des chiffres multipliés par 6 depuis 1970 ! Depuis quelques années, un enfant sur deux qui naît sur le territoire des Etat-Unis n'est pas blanc. Entre 2025 et 2030, les Blancs ne seront plus majoritaires. Le début de la fin...

Les lecteurs de la revue Terre et Peuple découvriront des articles tout à fait passionnants. Citons, entre autres « Le cancer venu des campus américains », « La grande réinitialisation », « Le devenir de l'Amérique pressenti par les écrivains de science-fiction », « L'économie du socialisme national en Allemagne », « La guerre après la guerre » (les crimes des alliés en Allemagne). Et pour conclure, « Les fourneaux d'Epona avec la recette du Pavé de truite au Reblochon et morilles ». Bon appétit !

Robert SPIELER – Rivarol du 28 juillet 2021

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Gerry Adams, Bobby Sands et le socialisme patriotique en Irlande

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Sur les traces du patriote de Belfast - Le Brexit comme opportunité de référendum : l'unification irlandaise exige des réponses et des perspectives.

 

En Irlande du Nord, nous recommençons à parler des « Troubles ». Une expression réductrice, si l'on y réfléchit, si l'on passe en revue les épisodes explosifs qui ont éclaté entre les années 70 et 80 dans la malheureuse terre des Six Comtés : de la lutte pour l'autodétermination menée par les patriotes républicains aux affrontements avec les troupes « régulières » et les milices unionistes, de la répugnance mutuelle (presque inépuisable) des nationalistes catholiques pour les loyalistes protestants aux grèves contre les conditions inhumaines subies dans les prisons anglaises et au martyre héroïque de Bobby Sands, les événements du pays opprimé par le pouvoir étouffant de l'Union Jack évoquent avant tout - et malheureusement - des histoires de violence et d'abus. Pourtant, la bataille, la guerre de rédemption du peuple irlandais n'a pas cessé, ne s'est pas éteinte. Elle continue à inspirer les vocations idéales de tous les combattants de la liberté qui ont identifié la cause de leur existence à l'indépendance de leur peuple et de leur communauté. L'un d'entre eux est sans aucun doute Gerry Adams, la figure emblématique du Sinn Féin (le parti nationaliste présent sur toute l'île), ami et associé de Sands, qui voit désormais la possibilité d'une réunification réelle.

 

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Les effets du Brexit

Après les événements de 2016, avec la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne, l'Irlande du Nord a connu un mécontentement -rebelle- généralisé: « Le Brexit, explique Adams dans une récente interview à L'Espresso, accordée à l'occasion du quarantième anniversaire de la mort de Bobby Sands (5 mai 1981), a accru l'intérêt pour un référendum ». Il est important de rappeler que la majorité des habitants du Nord ont voté pour rester dans l'UE, tout comme l'Écosse. Les partis unionistes pro-britanniques et le gouvernement britannique ignorent ce vote démocratique. En conséquence, de nombreux citoyens qui n'auraient peut-être jamais pensé à l'unité irlandaise la considèrent désormais comme une option viable pour l'avenir. En effet, il convient de noter que le représentant du Sinn Féin lui-même s'était distingué, au cours de son mandat, par une certaine méfiance à l'égard de l'UE et de son establishment. Mais la question, de toute façon, n'est pas celle-là: selon Adams, la déconnexion du conglomérat européen n'aurait fait que renforcer le désir croissant de renforcer l'opportunité de réaliser enfin une Irlande unie, posée comme une meilleure perspective d'avenir; une hypothèse réalisable, reconnue par l'Accord du Vendredi Saint qui, il y a vingt-trois ans, a été signé pour remettre en cause la ségrégation imposée au détriment des catholiques nationalistes, des irrédentistes et des franges identitaires dévouées à l'émancipation des Six Comtés qu'ils souhaitaient soustraire à la domination coloniale britannique.

« Mais je veux me rappeler », insiste Adams dans son dialogue avec Gigi Riva, « que ce traité n'était pas une solution, mais un accord pour d'autres changements à venir. Depuis qu'il a été atteint, de nombreux progrès ont été réalisés dans le domaine des droits de l'homme et de la fin de la discrimination. Cependant, les événements de ces derniers jours nous apprennent qu'il reste encore beaucoup de travail à faire. Ce n'est que dans une Irlande unie que le passé sera vraiment du passé et que les gens pourront se concentrer sur l'avenir. »

 

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Au nom de Bobby Sands

L'accord de 1998 avait été conclu par la communauté irlandaise après des décennies de répression policière implacable, d'attaques et d'exécutions. Des décennies profondément marqués par le sang tourmenté des rebelles, qui n'ont jamais voulu accepter la suppression d'une tradition millénaire, de ses symboles et de sa physionomie. Une convention qui, affirme Adams, aurait fait la fierté de Bobby Sands et des révolutionnaires enfermés dans les cellules de Long Kesh: c'est grâce à leur sacrifice que nous pouvons aujourd'hui envisager la possibilité de reconstruire une patrie souveraine, maîtresse de son destin et de ses aspirations. Il faut rappeler que dans la grande conflagration de la seconde moitié du vingtième siècle en Irlande du Nord, plus de trois mille personnes ont perdu la vie, alors que les expéditions contre les catholiques mises en place par les escadrons paramilitaires loyalistes avaient déjà commencé en 1966, avec les raids supplémentaires suivants perpétrés par les troupes britanniques dans les villes de Derry et Belfast. Dans ce contexte, l'action politique était de peu d'importance; l'engagement armé devenait, aux yeux des nationalistes, la seule forme de résistance, la seule promesse de rédemption: une effigie de la liberté, un étendard inconsommable pour les peuples soumis à toute forme de servitude impérialiste. La guérilla populaire est la méthode également préconisée par Sands ; il avait dix-huit ans lorsqu'il a décidé de rejoindre l'Armée républicaine irlandaise, l'armée des volontaires républicains qui, dans la clandestinité, luttait pour voir s'effondrer le régime supervisé par les marionnettistes de Londres. Il serait mort en prison, élu quelques semaines plus tôt au Parlement de Westminster, épuisé par les soixante-six jours de jeûne qu'il a décidé de s'infliger, avec fierté et constance, contre le refus du statut de prisonnier politique et la rétrogradation conséquente au rang de délinquant de droit commun; pour Bobby Sands et les neuf prisonniers qui sont morts avec lui, il n'était pas acceptable que l'Angleterre qualifie la bataille irlandaise de crime ou d'acte déplorable de terrorisme: « Nous nous souvenons maintenant », souligne Adams, « des 40 ans de la grève de la faim, de la mort de Bobby et de ses neuf camarades. La cause pour laquelle ils ont été emprisonnés et pour laquelle ils sont morts est la cause irlandaise. C'est la fin de la partition imposée par la force il y a 100 ans [...] Les luttes dans les prisons et les succès électoraux qui ont eu lieu ont été un moment décisif pour notre lutte et pour l'histoire moderne de l'Irlande. L'élection de Bobby Sands comme député de Fermanagh South Tyrone et de Kieran Doherty et Paddy Agnew au Parlement irlandais a prouvé que les affirmations du Premier ministre britannique Margaret Thatcher et d'autres figures politiques britanniques, selon lesquelles la lutte ne bénéficiait d'aucun soutien populaire, étaient fausses. » L'avertissement reste donc impérissable ; il ne cesse de conserver sa valeur prophétique au-delà de toutes les barrières idéologiques et temporelles. Et il nous rappelle que là où il y a de l'injustice, « il y aura toujours des gens courageux qui prendront position ».

 

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La voie sociale vers la république

S'il est certain, comme le répète Gerry Adams, que la fusion tant désirée des deux Irlandes n'est pas qu'une utopie réconfortante, nous devrions nous demander quelle solution devrait être esquissée pour sanctionner une agrégation réelle et définitive entre deux factions qui, depuis longtemps, semblent irréductiblement incompatibles. S'il est certain qu'un référendum pourrait entériner la réunification de l'île sous un seul drapeau, il serait alors impératif de trouver un remède qui consoliderait une réconciliation durable entre le camp catholique, prépondérant en République d'Irlande, et le camp protestant, prévalant en Irlande du Nord, dans la région des Six Comtés. Ce sont des questions qu'Adams avait providentiellement posées dans les années 1990. Des questions dont les réponses dessinent des objectifs intéressants, des intentions qui se traduisent par des ambitions politiques novatrices, au-delà des catégorisations usagées qui prévalent. La république qu'Adams tente d'imaginer a une claire intonation sociale et solidaire; elle s'oppose cependant aux tendances mondialistes et atomisantes qui semblent avoir complètement annihilé toute aspiration patriotique et identitaire. « On ne devient pas socialiste », écrit-il dans Pour une Irlande libre, « en abandonnant le nationalisme et le républicanisme et en les remplaçant par des slogans gauchistes vides de sens [...] le républicanisme est une philosophie dans laquelle les dimensions nationale et sociale sont fusionnées »; et il poursuit: « Cette vision classique du problème s'oppose à celle de ceux qui opposent républicanisme et socialisme et qui brisent l'unité du mouvement pour l'indépendance nationale en donnant la priorité à des objectifs socialistes qui ne peuvent être atteints tant que l'autonomie n'est pas réalisée; avec le risque de n'atteindre ni l'indépendance ni le socialisme. » Ce n'est que selon ces coordonnées, comme le souligne Gerry Adams, que les différences et les pluralités qui fragmentent la structure civique des deux Irlandes peuvent être réaménagées, harmonisées dans un cadre unitaire et organique. Néanmoins, les voies du rétablissement de la paix refusent d'abdiquer leur complexité intrinsèque ; elles exigent un dévouement généralisé et assidu qui absorbe les controverses, qui ramène les disparités dans une réalité communautaire et eurythmique. Et alors, peut-être, comme l'a prédit Bobby Sands, nous verrons enfin la lune se lever.

Tiocfaidh ár lá, Tiocfaidh ár lá, il a été répété entre les mesures de Long Kesh.

Domenico Pistilli

Source : https://www.barbadillo.it/99808-gerry-adams-bobby-sands-e-il-socialismo-patriottico-in-irlanda/

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Une date, un évènement : 23 juillet 1562 Mort d'un lansquenet par P. Vial

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Ironie du destin : Götz von Berlichingen, qui s'éteint le 23 juillet 1562 à l'âge de quatre-vingt-deux ans, meurt dans son lit, au château de Hornberg. Pourtant, il fut de ceux que la Camarde aurait dû, normalement, agripper et emporter cent fois plutôt qu'une au cours de l'une des innombrables batailles qu'il a livrées.

Götz (abréviatif de Gottfried) est né en 1480 à Jagsthausen, en Souabe. Au cœur d'un monde germanique en pleine mutation et marqué par l'ascension des Habsbourg, dont un jalon important est, en 1477, le mariage de Maximilien et de Marie, héritière de Bourgogne. Tandis que monte la puissance des hommes d'argent, comme les Fugger, et que l'art allemand fleurit avec Mathias Grünewald, Albert Dürer et bien d'autres, un malaise profond se développe chez les Allemands, sur le plan politique, social, religieux. En fond de tableau, un sentiment de frustration qu'exprime bien Luther lorsqu'il écrit en 1516 : « Il n'y a pas de nation plus méprisée que l'allemande. » Sa critique virulente de l'Eglise romaine a un fort impact au sein du peuple allemand.

Menacés d'être asphyxiés par la puissance de la bourgeoisie d'argent, qui impose ses valeurs, cultive l'art de l'usure et s'allie avec des pouvoirs princiers soucieux de leurs seuls intérêts, au besoin au détriment du pouvoir impérial, paysans et pauvres chevaliers (dont beaucoup vivent comme les paysans) se révoltent, prennent les armes et tournent leur colère contre monastères et châteaux, dont beaucoup brûlent. La répression des princes contre cette « Guerre des paysans » est sanglante et laissera de profondes cicatrices.

 

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Götz participe brièvement à cette guerre civile, pressé, dit-il dans ses Mémoires, par des paysans qui, manquant cruellement de chefs militaires expérimentés, se sont tournés vers lui. Il est vrai qu'il a alors, à quarante-six ans, une forte réputation. Il est appelé le « chevalier à la Main-de-fer » depuis ce jour de 1504 où il a reçu une décharge de couleuvrine qui lui a arraché la main et le poignet. Un forgeron habile lui a fabriqué une prothèse de bois recouverte de métal. Cela ne l'empêchera nullement de recommencer très vite à s'impliquer jusqu’au cou dans les nombreuses et souvent confuses guerres intestines qui déchirent l'Allemagne, opposant entre eux, en un ballet incessant d'alliances et   de   coalitions   nouées   et dénouées,   princes,   évêques, bourgeois des grandes villes, chevaliers et paysans.

Götz von Berlichingen est entré dans la carrière des armes à quinze ans, en tant qu'écuyer de son oncle. Il n'avait pas encore dix-sept ans lorsqu'il eut son premier cheval tué sous lui. Puis il sera, pendant quarante-sept ans, de toutes les guerres. Se faisant des amis mais aussi des ennemis, beaucoup d'ennemis. Parfois vainqueur, parfois vaincu. C'est le métier qui veut ça. Fait prisonnier, il passe de longues années enfermé. Il vit cela avec une certaine philosophie. En 1542 — il a alors soixante-deux ans —, il rejoint sans hésiter l'armée impériale en lutte contre les Turcs. Un homme de son expérience est précieux.

La figure de Götz von Berlichingen est passée à la postérité. Ce fut un chevalier-brigand, illustration haute en couleur de ces hommes, les lansquenets, vivant pour et par la guerre. Il ne fut ni pire ni meilleur que beaucoup     d'autres.    

Mais Goethe l'a immortalisé en lui consacrant un drame célèbre, où il fait de lui le défenseur des vieux principes chevaleresques, en butte aux médiocrités d'une modernité s'affirmant       avec      morgue       au XVIe siècle.

 

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Le rugueux lansquenet devient, grâce au génie de Goethe, un héros qui se déclare prêt « à mourir plutôt que de devoir à personne, si ce n'est à Dieu, l'air que nous respirons, et foi et service à personne, sinon à l'empereur ».

Pierre Vial

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Négritude

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Pillages, incendies, assassinats se multiplient en Afrique du Sud. Routes bloquées, centres commerciaux ravagés (y compris dans le quartier central des affaires de Johannesbourg), camions et voitures incendiés. Comme toujours, les media français minimisent le phénomène et veulent ignorer qu’il a pour origine des affrontements ethniques, comme le souligne L’Afrique réelle de Bernard Lugan. En effet la raison de ces violences est l’arrestation de l’ancien président Jacob Zuma, qui est Zulu. Son fils Dudane Zuma a appelé les Zulu à se mobiliser et l’actuel président Cyril Ramaphosa, très hostile aux Zulu, parle du coup de « conspiration ethnique »… Au passage, les Zulu règlent leurs comptes avec des commerçants-usuriers indiens qui, écrit Lugan, « comme des sangsues vivent aux dépens des paysans zulu ».

Il ajoute : « Ces pillages sont le révélateur de la faillite économique et sociale de la « nation arc-en-ciel » si lyriquement chantée par les naïfs au lendemain de la fin de l’ « apartheid ». Le bilan économique de bientôt trois décennies de pouvoir ANC est en effet désastreux avec un PIB qui ne cesse de baisser (…) Les mines, premier employeur du pays ont perdu près de 300 000 emplois depuis 1994 (…) L’agriculture avait, elle aussi, perdu plusieurs centaines de milliers d’emplois avant le coup mortel porté aux fermiers le mardi 27 février 2018, quand le parlement sud-africain vota le commencement d’un processus de nationalisation-expropriation sans compensation des 35 000 fermiers blancs (…) Aujourd’hui 75% des familles noires vivent en dessous du seuil de pauvreté (…) le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994 ».

En Haïti, l’assassinat du président Jovenel Moïse le 7 juillet, réalisé par un groupe de 28 personnes, a provoqué une situation apocalyptique. D’après un journaliste français, à Port-au-Prince « le chaos est total, les gangs sont partout, surarmés et d’une violence hors de contrôle ». Rien n’est fait pour agir contre l’explosion de la diffusion du Covid 19, qui fait des ravages.

Pierre Vial

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STOP AUX HÉROS-VICTIMES

 

Ceux qu’on qualifie de « héros », à savoir les hommes que notre société établit comme des figures de référence universelles ont considérablement changé de profil au fur et à mesure du temps.

Si ces individus sont supposés incarner des modèles quasi indépassables, alors on peut se demander légitimement si l’analyse de ceux-ci ne serait pas une grille de lecture pertinente de l’époque dans laquelle nous vivons. Et c’est ce à quoi j’aimerais vous faire réfléchir dans cette vidéo : Qu’est-ce que le choix de ces héros traduit de notre société et de ce qu’elle souhaite exalter.

Sources :

Bernard Lugan parle de Nelson Mandela : https://www.youtube.com/watch?v=stv9p...

Nelson Mandela chantant une chanson qui appelle au meurtre des blancs : https://www.youtube.com/watch?v=NKieP...

L’EFF aujourd’hui qui chante « kill the boers » : https://www.youtube.com/watch?v=dMuXc...

 

 

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Sacré Ménard…

 

robert menard a allume l une des bougies de la hanoukkia installee dans le hall de la mairie de beziers photo afp pascal guyot 1418750422

 

MÉNARD POURFENDEUR DE FRANCO :  « Il y a 85 ans, un coup d’Etat fasciste plongeait nos amis espagnols dans la pire des guerres civiles. Pensées aux centaines de milliers de victimes de la répression franquiste et à ceux qui ont dû refaire leur vie en France, notamment à Béziers. »

Pas mal d’électeurs de Robert Ménard et de familiers de son excellent site Boulevard Voltaire ont dû se frotter les yeux en découvrant sur Facebook son message célébrant les rouges massacreurs de paysans et violeurs de religieuses, à l’heure où le gouvernement socialiste de Madrid s’apprête à expulser les restes des victimes du terrorisme rouge du Valle de Los Caídos – Présent d’hier.

Certes, l’ancien fondateur de Reporters sans frontières naquit à Oran (où s’étaient réfugiés de nombreux républicains espagnols) d’un père communiste et lui-même fut trotskiste, mais on pensait qu’il avait depuis longtemps viré sa cuti. Ce revenez-y exprime-t-il sa conviction profonde ou relève-t-il de l’électoralisme ?

Source : En bref, Camille Galic - Présent - Samedi 24 juillet

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