Résistance Identitaire Européenne

Allemagne : un Niveau d'Autocensure Choquant

  • Un fossé de plus en plus significatif se creuse entre ce que les Allemands disent en public et ce qu'ils pensent ... Cinquante-sept pour cent des Allemands trouvent de plus en plus énervant de se voir dicter « ce qu'il leur est permis d'exprimer et comment ils doivent se comporter ».

  • « Cela fait une grande différence ... quand les citoyens pensent qu'ils sont de plus en plus surveillés et jugés ... quand ils ont le sentiment de ne pas être pris en considération, quand ils sentent que leurs préoccupations ne sont pas prises au sérieux... et qu'ils ne sont pas consultés sur les grands sujets » - D'après une enquête sur l'autocensure en Allemagne menée par l'Institut für Demoskopie Allensbach.

  • Ces atteintes [à la liberté d'expression] ont culminé en 2018 avec la loi sur la censure qui oblige les réseaux sociaux à supprimer ou bloquer toute « infraction pénale » présumée relevant de la diffamation ou l'incitation en ligne, dans les 24 heures qui suivent la plainte d'un internaute. Si les plateformes ne réagissent pas, le gouvernement allemand sera en droit de leur infliger une amende pouvant aller jusqu'à 50 millions d'euros. Des Allemands ont été poursuivis en justice pour avoir critiqué la politique migratoire du gouvernement.

  • Le parti Libéral Démocrate au Royaume-Uni, a suspendu la candidature de Daniel Toth-Nagy parce qu'il a affirmé que « l'islamophobie est une aberration » et, pour avoir répondu de la façon suivante à un tweet par « Et le mutilations génitales féminines ? Les crimes d'honneur ? Les mariages forcés ? Que pensez-vous de la protestation des femmes en Iran, en Arabie Saoudite et dans d'autres pays islamiques contre le port obligatoire du hijab ? Et la charia en Grande-Bretagne ? Les droits des LGBT et le refus d'éducation par les musulmans à Birmingham ? »

Une récent sondage a montré que les citoyens allemands autocensurent les propos qu'ils tiennent en public dans une proportion à peine croyable. A la question « est-il possible de s'exprimer librement en public ? » 18% seulement ont répondu par l'affirmative. En revanche, 59% des Allemands ont reconnu que leur parole était plus libre dans leur cercle d'amis et de connaissances.

« Près des deux tiers des citoyens sont convaincus qu'une 'grande prudence est de mise concernant les sujets sur lesquels on s'exprime', car de nombreuses lois non écrites tracent une frontière entre les opinions acceptables et celles qui ne le sont pas », indique l'enquête réalisée par l'Institut für Demoskopie Allensbach pour le compte du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ).

« La question des migrants est celle qui sensibilise le plus la grande majorité des personnes interrogées, suivie des opinions concernant les musulmans et l'islam », indique l'étude. Ainsi, 71% des Allemands interrogés déclarent que commenter la question des réfugiés ne peut se faire qu'« avec prudence ». En revanche, une majorité de personnes interrogées estime que « la protection du climat, l'égalité des droits, le chômage ou l'éducation des enfants, sont des sujets sur lesquels il est possible de s'exprimer plus franchement ».

Le nombre des sujets tabous semble avoir évolué de manière significative au cours des deux dernières décennies. Ainsi, en 1996, 16% seulement des Allemands considéraient la question du patriotisme comme sensible. Aujourd'hui, ils sont 41%.

L'enquête révèle que « le patriotisme, le cosmopolitisme et le soutien à l'Europe » (à l'Union européenne) ne s'excluent pas l'un l'autre. Mais aujourd'hui, « la population n'est plus aussi sûre que les élites qui prônent l'intégration européenne au sein d'une économie mondialisée, portent encore une quelconque estime à la nation... les citoyens craignent de plus en plus d'être considérés comme des extrémistes de droite s'ils se déclarent patriotes. Néanmoins, un tiers des personnes interrogées estime que les hommes politiques qui souhaitent se préserver d'attaques violentes doivent se garder d'afficher une quelconque fierté nationale dans la sphère publique ».

Le fossé s'est élargi en Allemagne entre les sujets qu'il est tabou d'aborder dans la sphère publique et ceux qui sont réservés aux conversations entre amis et connaissances. Ainsi, 62% des Allemands sont convaincus qu'un homme politique qui dirait que l'islam a trop d'influence en Allemagne s'exposerait à de vives critiques. Mais ils ne sont que 22% à trouver choquant d'exprimer la même idée en privé. L'idée qu'« on en fait trop pour les réfugiés en Allemagne » est également perçue comme une idée à risque si elle est exprimée publiquement. Mais moins d'un tiers des personnes interrogées (31%) juge qu'il en va de même dans l'espace domestique. En d'autres termes, l'écart s'est creusé entre ce que les Allemands disent en public et ce qu'ils pensent en leur for intérieur.

« Fait très remarquable, beaucoup [d'Allemands] ont le sentiment d'un contrôle social renforcé sur les opinions exprimées publiquement. Ils pensent que les déclarations et comportements publics font l'objet d'une surveillance renforcée », note le sondage. « Un citoyen sur deux est convaincu qu'une attention particulière est portée aux comportements et propos tenus en public. 41% affirment que le poids du politiquement correct est trop élevé, et 35% en concluent que la liberté d'expression n'est possible qu'en privé ».

Le sentiment général des Allemands est que le politiquement correct pèse aujourd'hui d'un poids exagéré : les deux tiers des personnes interrogées pensent que des expressions très politiquement correctes comme « personnes issues de l'immigration » ne devraient pas remplacer des termes plus usuels tels que « étranger ». Cinquante-sept pour cent des Allemands se disent énervés de se voir dicter « les mots qu'il convient de prononcer et les comportements qu'il convient d'avoir ». La plainte des Allemands de l'ex-RDA communiste est plus vigoureuse, encore dans la mesure « ou ils gardent encore frais le souvenir des règlementations et contraintes du régime ». L'enquête se termine d'ailleurs sur la note suivante :

« Il existe une grande différence entre les normes auxquelles une société accepte de se plier et le sentiment constant qu'ont aujourd'hui les citoyens d'être surveillés et évalués ... De nombreux citoyens ont le sentiment qu'on leur manque de respect ; ils aimeraient que leurs préoccupations et opinions soient prises en considération [et] que les sujets importants fassent l'objet d'une discussion publique ... »

Les résultats de cette enquête n'ont rien de surprenant tant il est évident que le droit à la liberté d'expression s'est restreint en Allemagne ces dernières années. Les atteintes à la liberté d'expression ont culminé en 2018 avec la loi allemande sur la censure qui oblige les réseaux sociaux à supprimer ou à bloquer toute « infraction pénale » présumée dans les 24 heures qui suivent la plainte d'un internaute qui estimera avoir été diffamé ou avoir été victime d'une incitation à la haine. Si les plateformes tardaient à agir, le gouvernement allemand serait en droit de leur infliger une amende pouvant aller jusqu'à 50 millions d'euros.

Des citoyens allemands ont ainsi été traduits en justice pour avoir critiqué la politique migratoire du gouvernement : en 2016, un couple marié, Peter et Mélanie M., ont été poursuivis en justice pour avoir créé un groupe Facebook très critique de la politique migratoire d'Angela Merkel. Selon des articles de presse, on pouvait lire sur leur page Facebook : « La guerre et les réfugiés économiques envahissent notre pays. Ils apportent avec eux terreur, peur et chagrin. Ils violent nos femmes et mettent nos enfants en danger. Il faut que cela cesse ! »

A son procès, Peter M. a justifié les propos qu'il a tenu en ligne : « On ne peut même plus exprimer une opinion critique sur les réfugiés sans se faire traiter de nazi. Je voulais créer un forum où chacun pouvait dire ce qu'il pensait des réfugiés ... » Dans son verdict, le juge a déclaré : « le groupe se définit par une série de généralités qui ont un arrière-plan clairement de droite. » Peter M. a été condamné à neuf mois de prison avec sursis et son épouse à une amende de 1 200 euros. Le juge a ajouté : « Vous comprenez j'espère, la gravité de la situation. Si nous nous revoyons à nouveau, c'est la prison. »

En septembre 2015, Die Welt a rapporté que les "xénophobes" qui ne craindraient pas de s'afficher sur les réseaux sociaux risqueront de perdre tout droit sur leurs propres enfants. Un tribunal qui limiterait le droit de certains parents d'entretenir une relation avec leur enfant ou qui ordonnerait la présence d'un « éducateur » pour « intervenir en cas de besoin » entre un parent et son enfant, n'aura même pas besoin de prendre en considération le bien-être de l'enfant. Il n'aura pas besoin non plus d'avoir la preuve que ce bien être de l'enfant est menacé. Un tribunal aura également le droit d'interdire certaines actions, expressions ou réunions en présence d'un enfant. En dernier recours, le tribunal pourra déchoir les parents de leur parentalité et par conséquent de leur droit de garde.

En août 2017, le tribunal d'instance de Munich a condamné le journaliste Michael Stürzenberger à six mois d'emprisonnement avec sursis pour avoir publié sur sa page Facebook une photo du grand mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, serrant la main d'un haut dignitaire nazi à Berlin en 1941. Le procureur a accusé Stürzenberger d'avoir « incité à la haine contre l'islam » et d'avoir « dénigré l'islam ». Le tribunal a déclaré Stürzenberger coupable de « diffusion de propagande d'organisations anticonstitutionnelles ». En décembre 2017, la cour d'appel de Munich a acquitté Stürzenberger de toutes les charges qui avaient été retenues contre lui. Les juges d'appel ont estimé que ses propos étaient protégés par lois qui fondent la liberté d'expression. Néanmoins, l'impression demeure aujourd'hui dans la société allemande que même les faits historiques sont devenus tabous.

Bien entendu, les Allemands ne craignent pas l'émergence de goulags de type soviétique ou chinois, néanmoins leurs réticences à s'exprimer en public sont fondées sur la crainte de procédures judiciaires telles celles qui viennent d'être mentionnées.

Le sondage de l'Institut für Demoskopie Allensbach ne concerne que l'Allemagne, mais rien n'interdit de penser qu'une enquête identique menée dans d'autres pays d'Europe occidentale, produirait des résultats identiques. Au Royaume-Uni par exemple, la liberté d'expression a également été sanctionnée dans des affaires précises ici et ici. Plus récemment, un candidat des Libéraux Démocrates, Daniel Tóth-Nagy, a été suspendu par les instances dirigeantes de son parti pour avoir déclaré : « le concept d'islamophobie est une aberration ». Il lui a également été aussi reproché d'avoir twitté à un contradicteur : « Et les mutilations génitales féminines ? Les crimes d'honneur ? Les mariages forcés ? Que pensez-vous de la protestation des femmes en Iran, en Arabie Saoudite et dans d'autres pays islamiques contre le port obligatoire du hijab ? Et la charia en Grande-Bretagne ? Les droits des LGBT et le refus d'éducation par les musulmans à Birmingham ? »

Autant de questions qu'en principe, un homme politique est en droit d'aborder. Mais le porte-parole des Libéraux Démocrates a déclaré que le parti en avait décidé autrement :

« Ces posts se situent totalement en dehors des valeurs et des convictions de notre parti et ne seront pas tolérés. Si nous en avions été informés, jamais [Tóth-Nagy] n'aurait été choisi comme candidat. Nous l'avons immédiatement suspendu et nous nous excusons auprès de toute personne que ses propos ont contrarié ou offensé ».

Plus récemment, des affiches de promotion de California Son, le nouvel album du chanteur britannique Morrissey, ont été retirées des trains et des gares de Liverpool et des régions environnantes. Ce retrait a eu lieu parce qu'un voyageur a demandé à la compagnie de chemin de fer si elle approuvait les opinions de Morrissey et si ses affiches étaient « appropriées ». Les « opinions » visées tenaient à une apparition de Morrissey au Tonight Show, une émission de variétés aux États-Unis, arborant le badge For Britain, un parti de droite dirigé par Anne-Marie Waters.

« Tout ceci fait très Troisième Reich, n'est-ce pas ? Cela prouve que les esprits les plus étroits font désormais la loi dans la sphère culturelle », a déclaré Morrissey après le retrait de ses affiches. « Nous ne sommes plus libres de débattre, et c'est en soi le rejet ultime de la diversité ... Je crains que nous soyons entrés dans l'Ere du Stupide, et nous devons prier pour que cela passe vite. »

La déroute de la liberté d'expression est aujourd'hui si avancée en Europe, qu'il y a peu de chance que cette ère soit bientôt close. Le sondage allemand indique au contraire qu'à l'avenir, les gouvernements n'auront même plus besoin de censurer les citoyens européens : les différentes populations auront été conditionnées pour faire le travail elles-mêmes.

Judith Bergman, chroniqueuse, avocate et analyste politique, est Distinguished Senior Fellow du Gatestone Institute.

 

source : https://fr.gatestoneinstitute.org/14507/allemagne-autocensure

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Burkini : Alliance citoyenne a reçu le soutien financier de George Soros

George Soros. Photo © Ronald Zak/AP/SIPA

L’association qui appuie les “Rosa Parks musulmanes” a reçu un chèque de 80 000 dollars en 2016. 

Alors que le débat sur le burkini a soudain resurgi le 23 juin dernier, quand un groupe de sept femmes vêtues du maillot de bain controversé apénétré dans une piscine de Grenoble, RT France révèle qu’Alliance citoyenne, l’association qui les soutient, a reçu une juteuse somme d’argent de la part du milliardaire américano-hongrois George Soros. 

Aider l’association à franchir un cap

En effet, Alliance citoyenne apparaît dans la liste des bénéficiaires de la généreuse Open Society Foundations, un réseau de fondations créé en 1979 par le controversé financier. Cette société censée « promouvoir la gouvernance démocratique, les droits de l’homme et des réformes économiques, sociales et légales » a fait don, en 2016, d’une somme de 80 000 dollars à l’association, dans le but, selon elle, de la « transformer »en une « organisation nationale avec une visibilité nationale », dans le cadre de « campagnes anti-discrimination ». George Soros, lui, a été nommé personnalité de l’année 2018 par le Financial Times, pour les « valeurs qu’il représente ». Originaire de Hongrie, il est en conflit ouvert avec le Premier ministre Viktor Orban, qui l’accuse d’encourager l’immigration extra-européenne. Aux Etats-Unis, Donald Trump a également reproché au milliardaire, qui finance les démocrates, d’avoir financé une caravane de migrants en provenance du Honduras. 

Quant à Alliance citoyenne, elle avait déjà organisé un happening le 17 mai dernier, dans une autre piscine de Grenoble. Les femmes soutenues par l’association avaient évoqué un « acte de désobéissance civile » contre les règlements de piscines jugés discriminatoires. Elles expliquaient aussi agir « sans aucune conviction religieuse » mais pour défendre la « liberté de toutes les femmes »

valeursactuelles.com du Lundi 8 juillet 2019

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RACE, CASTE ET FONCTION SOCIALE

Une différence dans le rôle et les aptitudes des diverses races est reconnue dans le Shivaïsme pour les hommes comme pour les animaux. L'homme n'a pas une origine unique. Il existe quatre races d'hommes de souche distincte. Cette notion, longtemps niée par les Occidentaux pour des raisons surtout bibliques (le mythe d'Adam et d'Eve), tend à être envisagée aujourd'hui par certains anthropologues. La diversité des espèces et des races est un aspect essentiel de l'harmonie de la création. Les restrictions concernant les mariages interraciaux permettent d'éviter l'abâtardissement des espèces, de maintenir chacune dans sa noblesse et sa beauté. Le système des castes a pour but de permettre la coexistence de races différentes dans une même société en assurant à chaque groupe social une profession réservée et des privilèges distincts. Il a fait partie de l'organisation sociale du Shivaïsme ancien.
 
D'après Hésiode, l'évolution de l'homme passe par quatre étapes, qui correspondent aux quatre races des Hindous. Ces quatre étapes sont symbolisées par quatre couleurs : blanc, rouge, jaune et noir. Les quatre races d'hommes qui y correspondent jouent successivement un rôle prédominant dans les divers âges que traverse l'humanité. Le sage, de couleur blanche, était l'homme de l'Age d'Or, le Krita Yuga. Puis apparut l'homme guerrier de couleur rouge dans l'Âge des Rites ou Âge d'Argent, le Tréta Yuga. L'homme jaune, cultivateur et commerçant, est celui de l’Âge d'Incertitude, l'Âge de Bronze ou Dvâpara Yuga. Finalement c'est l'homme noir, artisan et ouvrier, qui domine dans l'Âge des Conflits, l'Age de Fer ou Kali Yuga. Dans les sociétés qui ne sont pas multiraciales, les castes ont tendance à se rétablir sur des bases d'aptitudes, car elles sont un aspect essentiel de toute société.
 
Nous connaissons mal le système social des Egyptiens et des Crétois. Selon Hérodote (chap. 2, 164-168), les Égyptiens reconnaissaient sept castes professionnelles : celles des prêtres, des guerriers, des vachers, des porchers, des commerçants, des interprètes et des bateliers. Aristote remarque que le système des castes crétois était similaire à celui de l'Egypte. Il en attribue l'origine à Sésastris en Egypte et à Minos en Crète.
 
Nous retrouvons dans toutes les traditions cette division de l'humanité selon des fonctions et des capacités. Chez les Celtes, les druides sont des prêtres et juristes : l'aristocratie militaire, le flaith, représente le pouvoir ; le bo-airig (possesseurs de vaches) forme la classe agricole. L'attribution d'un rôle social particulier à des races d'origines différentes ne semble pas particulière à l'Inde et reste en tout cas une tendance latente dans toutes les sociétés.
 
L'humanité ne trouve l'équilibre et le bonheur que lorsque les quatre groupes humains qui sont à la base des quatre castes sont en harmonie. Cela seul permet d'éviter les quatre tyrannies dont parle Manu, le grand législateur, et qui sont la tyrannie des prêtres, celle des guerriers, celle des marchands et celle de la classe ouvrière qui sont également néfastes et se succèdent indéfiniment jusqu'à ce qu'un équilibre social soit rétabli.
 
Il n'est pas nécessaire d'aller en Inde pour observer ce cycle inéluctable, l'Europe, dans le passé récent, a connu la prise du pouvoir par l'Église, puis par l'aristocratie suivie de la bourgeoisie capitaliste, et enfin la dictature du prolétariat. Aucune de ces formules n'est stable ni efficace. Elles aboutissent inévitablement à la tyrannie et à l'injustice. Seule une reconnaissance des quatre groupes essentiels à toute société et leur attribution de droits et de privilèges distincts peut permettre une organisation sociale stable et juste. C'est une organisation de ce genre, le système des castes, qui a permis à l'Inde, malgré les invasions et les guerres, de maintenir une civilisation ininterrompue depuis l'Antiquité. Le Moyen Âge européen avait tenté d'établir une organisation de ce genre. Ce fut l'Église, avec l'Inquisition qui rompit l'équilibre.
 
L'homme, né dans une catégorie donnée, correspondant à des aptitudes particulières, doit s'employer à se réaliser pleinement dans le cadre de la profession familiale. L'ambitieux qui veut occuper des fonctions pour lesquelles il n'est pas qualifié mène au désordre social. Le mélange des races produit des individus bâtards qui défigurent l'harmonie, la beauté de la création, qu'il s'agisse des animaux ou des hommes, car ils ne possèdent plus les vertus qui caractérisent chacune des races. Nous le savons pour les animaux, mais nous prétendons l'ignorer pour les hommes. Des animaux de pure race ont un caractère défini que n'ont pas les bâtards. Un chien de berger n'est pas un chien de chasse. On ne fait pas un chevalier avec un commerçant.
 
C'est sur le plan des réalisations spirituelles, du progrès de l'être humain, des rites et des pratiques religieuses et magiques que le Shivaïsme ne connaît pas de différences entre les hommes. Son enseignement est ouvert à tous, ce que lui reprochent véhémentement les textes du Védisme aryen. En fait, les plus hautes réalisations spirituelles sont considérées comme plus aisées pour les humbles que pour les puissants. Dans le Kali Yuga, les plus favorisés sont les artisans et les femmes, car leurs devoirs sociaux, leurs responsabilités sont plus limités que ceux des prêtres ou des princes. Le détachement, l'abandon des tâches quotidiennes n'implique pas un manquement à des devoirs importants. Il est plus facile au pauvre qu'au riche de suivre la voie du bacchant, de se rapprocher du divin, de s'identifier à Shiva, le dieu errant, d'entrer dans le royaume du dieu.
 
Ce sont les différences entre les hommes, leur inégalité qui sont la source de tout progrès, de toute civilisation. L'identité dans les aptitudes des diverses races et une fiction. Cela ne veut pas dire que chaque race collectivement ne possède pas des aptitudes que n'ont pas les autres. Il en est de même pour les individus à l'intérieur de chaque groupe. Le véritable problème social est celui de donner à chacun le maximum de chances de se développer selon ses tendances, ses capacités, ses besoins.
 
Certaines idées ne sont vraies que sur un plan et ne sont pas applicables sur un autre. C'est là que les slogans simplistes aboutissent à des absurdités. L'exemple classique des grammairiens indiens est comme suit : « Devant les dieux tous les êtres sont égaux, donc ma mère, ma femme et ma fille sont égales, je puis donc coucher avec l’une comme avec l'autre. » Les théories soi-disant égalitaires et démocratiques de notre temps aboutissent inévitablement à un nivellement qui est une frustration, une sorte d'esclavage pour tous. La liberté, c'est le droit d'être différent. Le fait que les pouvoirs ou les privilèges soient mal répartis est une chose à laquelle on peut remédier, un égalitarisme qui n'est qu'une abstraction en est une autre. Il n'aboutit qu'à l'élimination des plus faibles, mais aussi souvent des plus doués, de ceux qui créent les valeurs, la raison d'être d'une culture. La répression des ces intellectuels, mais aussi des hommes qui, par leur talent, ont su arriver au succès, à la fortune, est une caractéristique des pays dits « socialistes ».
 
Toute énergie électrique ou dynamique est fondée sur des différences de potentiel. C'est aussi le cas de toute activité, de toute vie. « Le nivellement est la mort », disent les Tantras. L'eau, principe féminin qui tend toujours à se niveler, à s'immobiliser, est l'image d'un principe négatif. Le feu, par contre, qui tend à monter et à détruire, est un symbole de vie, d'énergie.
 
 
 
Sources : Alain DANIELOU - Shiva et Dionysos - Editions Fayard 1979
 

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L'actrice gauchiste Anne-Elisabeth Blateau (Scènes de ménages) placée en garde à vue

Anne-Elisabeth Blateau aurait été placée en garde à vue ce vendredi 6 septembre. La comédienne, révélée au grand public dans Scènes de ménages, aurait tenté d’étrangler une femme pompier.

Rendue célèbre pour son rôle d’Emma dans Scènes de ménages, Anne-Elisabeth Blateau aurait passé la nuit en garde à vue. Selon les informations de Closer, les pompiers seraient intervenus à son domicile situé dans le quartier du Marais, à Paris, ce vendredi 6 septembre aux environs de 4h30. Mais la situation aurait rapidement dégénéré. Contactés pour « une suspicion de traumatisme crânien », les soldats du feu auraient été violemment pris à partie par la comédienne de 43 ans, une fois arrivés sur place.

Une femme pompier étranglée

En état d’ivresse, Anne-Elisabeth Blateau serait entrée dans une colère noire qui l’aurait rendue « physiquement agressive ». Selon un rapport de police rapporté par Closer, la comédienne se serait jetée sur une femme pompier pour l’étrangler, obligeant des agents de la brigade anti-criminalité à intervenir pour la calmer. Mais l'interprète d'Emma serait devenue incontrôlable au point d’insulter les forces de l’ordre de « sales nazis ». La femme pompier aurait fait part de son intention de porter plainte, tandis qu’Anne-Elisabeth Blateau aurait fini la nuit au commissariat. « Elle devrait être auditionnée dans la matinée après dissipation des vapeurs d’alcool », écrivent nos confrères.

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CHRISTINE LAGARDE À LA BCE : CHANTAGE ET POLITIQUE

L’arrivée de Christine Lagarde à la tête de la BCE signe la continuation – et même l’accélération – des politiques monétaires accommodantes. Avec un objectif bien précis en tête…

On ne voit pas beaucoup d’analyses intéressantes sur la nomination de Christine Lagarde à la tête de la Banque centrale européenne (BCE). Elle connaît un peu de choses en matière d’échanges internationaux grâce à sa formation par l’ex-patron de l’OMC, Pascal Lamy, mais quasi-rien en matière monétaire, financière, bancaire – et bien sûr, rien aux marchés.

Christine Lagarde est une « politique » et une politique intellectuellement sous influence anglo-saxonne, c’est-à-dire ralliée à l’inflationnisme et aux dépenses déficitaires. Les médias l’ont bien vu, disant qu’elle était “colombe”, dovish– et que comparé à elle, Draghi serait considérée comme un faucon, un hawk.

Cette nomination est très importante ; selon moi, elle constitue une victoire pour Macron. Elle signe la chute d’Angela Merkel.

Il s’agit là d’une sorte de conspiration politique menée par l’élite européenne pour éviter de placer un Allemand à la barre de la BCE. Jens Weidmann était peut-être un choix difficile, mais il était logique. Lagarde, elle, est un choix absurde, sauf si on l’analyse dans une perspective politique et non dans une perspective technique.

La future ex-directrice du FMI reste une politicienne suprême. Le rôle qu’elle a joué dans le plan de sauvetage de la Grèce était de la pure politique ; le prix payé par les citoyens grecs a été sévère, voire inhumain. Tout cela dans le but de renflouer les nombreuses institutions financières européennes qui avaient failli. On attend les commentaires de Yanis Varoufakis sur ce qu’il pense de de Lagarde…

Une question essentielle

La question qui devrait préoccuper les investisseurs et les analystes financiers est la suivante : quel a été le chantage politique que la France a pratiqué dans le but de garantir la direction de la BCE à un politicien français ?

Certes, les Allemands ont pu désigner l’actuelle ministre de la Défense allemande, Ursula von der Leyen, à la présidence de la Commission européenne – mais c’est un poste et un rôle bidon et sans réelle substance.

Le Financial Times affirme comme nous que le bilan des nominations est un succès absolu pour Macron.

Mercredi, les rendements italiens à 10 ans ont chuté, Bruxelles ayant annoncé que le pays respectait les exigences budgétaires de l’Union européenne (UE) et ne subirait pas la redoutable « procédure de déficit excessif ». Cela aurait entraîné des pénalités monétaires pour Rome.

Les Italiens ont donc obtenu un arrangement de Bruxelles en ne s’opposant pas à la candidature de Lagarde !

A qui d’autre a-t-on promis des faveurs politiques pour ne pas s’opposer aux nominations de haut niveau issues des réunions de l’UE ?

La semaine dernière, le Financial Times a publié un article intitulé « Macron se moque de Weidmann pour anéantir les espoirs de la BCE en Allemagne ».

Railler un haut fonctionnaire allemand très respecté n’est pas du meilleur goût. Il convient de rappeler à Macron – comme l’a d’ailleurs fait la presse allemande – que c’est la carte de crédit allemande qui permet à la dette française à 10 ans de se négocier à des taux négatifs.

Triste fin de règne pour Angela Merkel

Les efforts de Draghi pour faire tout ce qui est nécessaire pour préserver l’euro ont débouché sur un programme de quantitative easing gigantesque et une accumulation massive de dette souveraine dans le bilan de la BCE. Cette dette ne trouve aucun acheteur aux taux actuels.

L’accumulation a été cynique, encore plus cynique que celle de la Fed, et dépourvue de toute stratégie de sortie. L’écart entre la valeur des dettes accumulées par la BCE et la valeur de marché est colossale, c’est un gouffre.

La seule issue – et c’était certainement l’objectif de Draghi – consiste à créer un eurobond synthétique en fondant tous les avoirs en un seul instrument d’emprunt.

Sur ce sujet, Draghi a gagné car la position de Merkel était contradictoire : elle voulait, elle avait donné comme instruction, de défendre la construction européenne à tout prix… mais sans avoir les moyens de contrôler ce prix. Et le prix élevé qu’a payé Draghi fait que, maintenant, l’Allemagne va devoir accepter la couleuvre majeure : l’eurobond !

Merkel termine bien mal son règne ; la postérité ne sera pas tendre avec elle.

Le récent discours de Draghi à Sintra était tout à fait révélateur : il visait à laisser un testament, à faire en sorte que le prochain président de la BCE soit bloqué pour très longtemps dans le programme de QE. C’était déjà une manœuvre contre la nomination de Weidmann.

Maintenant que Lagarde succède à Draghi, il n’est plus question de mettre fin aux programmes européens d’assouplissement quantitatif et de taux d’intérêt négatifs. Au contraire !

Lagarde a le poids politique et le respect international pour mener à bien l’eurobond.

Vous aurez été prévenu.

source : https://la-chronique-agora.com/christine-lagarde-bce-chantage-politique/

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