Résistance Identitaire Européenne

Traditions


La récupération religieuse des fêtes païennes

 

Sans prétendre apporter des éléments d’une grande originalité, je tenterai, pour les fêtes chrétiennes les plus importantes, de voir quel est le glissement de contenu à propos de mêmes dates et de mêmes symboles et comment s’est faite la réinterprétation culturelle de ces fêtes par le christianisme ou, en d’autres termes, comment on a pu donner à des éléments anciens une signification nouvelle.

 

Noël : Date de célébration : 25 décembre.

Signification chrétienne : Noël, du latin « natale », qui signifie « jour de naissance ». Cette fête fut fixée ce jour, à Rome en 376, par le pape Jules 1er pour fêter la naissance du Christ. Cette fête était auparavant célébrée le jour de ce qui est maintenant l’Épiphanie. A ses débuts, l’Église ne célébrait que la fête de Pâques, elle attachait beaucoup plus d’importance à la résurrection du Christ qu’à sa naissance, dont on ne connaissait pas la date. C’est en voulant récupérer les fêtes païennes du solstice d’hiver célébrant le renouveau que les chrétiens adoptèrent la date du 25 décembre.

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Saint Nicolas (6 décembre)

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Selon la légende, Aubert de Varangéville, de retour de croisade, rapporta de Bari une phalange du doigt de saint Nicolas. Cette relique attira de nombreux pèlerins en Lorraine, à Saint-Nicolas-de-Port, près de Nancy. En fait, le doigt miraculeux s’inscrit dans tout un contexte d’anciennes croyances que certains noms liés à Nicolas permettent de retrouver. Nicolas est évêque de Myre en Asie Mineure, Toutefois, en ancien français, mire signifie aussi « médecin » et cette homophonie peut expliquer la dévotion qui se développe autour de ce saint thaumaturge.

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1636 : un évêque en croisade contre les Ifs, arbres sacrés en Bretagne

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Le 15 mai 1636, Pierre Cornullier, évêque de Rennes, prend une décision insolite : il ordonne l’éradication systématique des ifs qui traditionnellement accompagnent les morts dans les cimetières.

Prêchant par l’exemple, il envoie ses propres domestiques déraciner de nuit les arbres funéraires de l’église de Saint-Martin-des-Vignes, à quelques pas de son manoir des Trois Croix, dans la campagne de Rennes (au niveau de l’actuelle rue Saint Martin).

4 siècles plus tard, ce coup de sang de Cornullier reste une énigme, même si une découverte récente (septembre 2021) dans un ouvrage paru en 1636 permet d’en savoir un peu plus.

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La rune blanche ? Fake news par Halfdan Rekkirsson

 

L'étude des runes et du futhark est longue, ardue, et recèle bien des pièges.

La soi-disant "rune blanche" en est un. Voici une courte histoire de cette invention, pourquoi elle doit être oubliée, et comment retrouver sa voie quand on est perdu sur le long chemin de l'étude.

 

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Héritage païen: Tradition catalane des herbes magiques de la Sant Joan

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Juste après la fête des feux de la saint Jean, il était de tradition d’aller cueillir, sans outils tranchants, des herbes spécifiques, que l’on nomme pour l’occasion « herbes de la saint Jean ». Il semblerait également qu’une pratique similaire existe ailleurs en Europe, encore une preuve de l’existence d’un héritage païen européen commun. Cette tradition est encore maintenue dans certains villages grâce à des associations soucieuses de pérenniser l’héritage ancestral.

On a dénombré pas moins de 27 herbes de la saint Jean ! Les plus utilisées en pays catalan sont au nombre de quatre. Le « mort i viu », ou orpin qui a la propriété curieuse de fleurir toute l’année s’il a été coupé à la saint Jean. L’immortelle ou herbe de saint Pierre. Le mille-pertuis ou la verveine, les deux correspondent à la tradition des herbes de la saint Jean. Les feuilles de noyer.

Ces plantes sont soit tressées en forme de croix, avec l’immortelle qui forme les quatre branches de la croix et le mille-pertuis qui prend place au bout des branches, soit montées en bouquets, ou en couronnes. La croix revêt de nos jours un caractère uniquement chrétien, or nous pouvons également l’interpréter d’un point de vue païen. En effet, cette dernière placée dans un cercle nous rappellera la roue solaire, quatre branches pour quatre saisons, mais également le croisement de l’horizontal et du vertical. La verticalité symbolise dans ce cas l’élévation spirituelle. L’axe horizontal symbolise le rayonnement de cette élévation. Les herbes ainsi assemblées sont accrochées au fronton des portes des maisons. Elles portent bonheur à ceux qui en franchissent le seuil.

On appelle généralement le bouquet des herbes de la saint Jean un « ramallet » en catalan, on le garde toute l’année, jusqu’à la nouvelle célébration du solstice d’été, ou il est jeté dans le bûcher, en même temps qu’une pensée envers un être cher, vivant ou disparu, occupe notre esprit lors de ce petit rituel qui est également censé porter bonheur. Les propriétés de ces herbes sont également curatives, notamment pour les brûlures et les plaies.

Certains parlent même que lors de la confection du bouquet de la saint Jean, il était de coutume de remplacer l’ancien bouquet par un nouveau et de le laisser macérer dans de l’huile d’olive déjà consacrée comme préparation médicinale afin de soigner les maladies de la peau ou les plaies, aussi bien des hommes que des animaux. D’autres traditions et d’autres légendes existent autour du solstice d’été en pays catalan, mais nous ne pouvons pas toutes les citer ici !

Llorenç Perrié Albanell

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Vieux futhark, futhorc, futhark récents ...Mais pourquoi tant de runes ! par Halfdan Rekkirsson

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Etudier les runes, c'est bien. Mais encore faut-il savoir QUELLES RUNES ? Car il a existé, durant toute la période pré-chrétienne de la Germanie, plusieurs systèmes runiques, issus du vieux futhark, et dont la création a suivi les évolutions linguistiques des peuples qui les ont utilisés. Cette vidéo est l'occasion d'y voir plus clair, et de découvrir, de nouveau, une part de l'histoire aussi riche que complexe des différents peuples germaniques, histoire dont l'étude est inhérente à celle des runes.

 

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Les druides - Prêtres des peuples celtes

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Représentant l’élite intellectuelle du monde celtique, les druides n’ont laissé aucune trace écrite. Ce documentaire expose les dernières découvertes des archéologues sur leur culture. 

Née en Europe centrale vers le Ier millénaire avant J.-C., la civilisation celte a occupé une grande partie du continent européen, des Balkans à l’Angleterre, de l’Italie du Nord à la Galice, avant d’être lentement absorbée par la civilisation romaine. À la fois dignitaires religieux, bâtisseurs, astronomes, mais aussi juges et guérisseurs, les druides constituaient l’élite intellectuelle des tribus celtes. S’ils savaient lire le grec et le latin, ils n’ont laissé aucune trace écrite. Nous devons ainsi le peu de connaissances qui nous sont parvenues à quelques auteurs de l’Antiquité. Quel rôle jouaient les druides ? Quelle est la part de vérité dans l'image que nous nous faisons de ces sages, représentés, depuis le XVIIe siècle, en tunique claire et longue barbe blanche, coupant le gui à la serpe pour concocter de mystérieuses potions ? 

Redécouverte en Irlande au XVIIIe siècle, en réaction à l’occupation britannique, la mémoire de la culture celte ne s’est pas éteinte. Aujourd’hui encore, des druides et même des druidesses célèbrent, dans plusieurs pays d’Europe, la nature et le cycle des saisons, comme le faisaient peut-être leurs lointains ancêtres. Plongeant dans le passé, des archéologues poursuivent leurs recherches sur le terrain. Les fouilles entreprises dans un tumulus du Jura souabe, sur un site du nord de la France où furent retrouvés les restes de sept cents guerriers sans tête, ou encore sur celui de Bibracte, la capitale des Éduens, dans le Morvan, apportent de précieuses informations sur l’organisation de la société celtique. Elles éclairent en particulier les prérogatives des druides, dont on sait désormais que, s’ils conseillaient les rois, il pouvait leur revenir également de les sacrifier rituellement pour satisfaire les puissances célestes. Documentaire de Manfred Uhlig (2020, 53mn)

 

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